Parfum de livres…parfum d’ailleurs

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 Moi, Jane, Babouin d'asphalte.

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Cliniou
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MessageSujet: Moi, Jane, Babouin d'asphalte.   Ven 10 Juil 2009 - 15:36

Ne sachant trop où mettre certaines anecdotes "cocasses" qui nous arrive parfois, je me suis dit : "Pourquoi t'ouvre pas un sujet ?...Ils penseront à toi durant tes vacances...." Mon moi s'est tâté, l'ego le regardait, lui faisant un clin d'oeil, la timidité eut beau y mettre toute sa retenue, l'envie la poussa alors que l'hésitation tirait vers la réserve aux chats dans la gorge; la sagesse voulut calmer le jeu mais l'esprit s'y était pris.
Dès lors, une succession de clics droits et gauches se firent entendre, c'était l'orchestre rouge, le résistant dur et ferme, soumis et dévolu, travaillant dans l'ombre de la lumière du cerveau.
Et l'ouverture fut !

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Cliniou
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MessageSujet: De la survie d'une tasse de café   Ven 10 Juil 2009 - 15:41

Comme Bédoulène me l'a rappelé tantôt, la vision d'une photo de tasse de café fumante m'a remis en mémoire ceci:

Souvent le matin, on tente de grappiller des petites minutes de sommeil à droite, à gauche ; on règle même l’heure du réveil sur 6h12 ….2 min de plus. Puis on reste sous la couette jusqu’à l’annonce de la météo à 6H27. Puis, un jour on se dit que l’achat d’une machine pour faire du café, ça ne serait pas idiot…..dans les yeux miroitent déjà quelques minutes de plus le matin dans le lit.
Mais, voilà…..mon percolateur, qui nous proposait plus un jus de chaussette que du café, est mort.
Adieu Rowenta ! Paix à ton âme et à mon estomac !
Ayant encore l’aigreur du jus de chaussette, nous nous sommes dit : « l’heure de La Machine à espresso a sonné. » Vite, nous (oui, nous étions 2) sommes partis en exploration dans une grande surface spécialisée en électroménager. Là, un choix assez fourni s’offre à nous lorsque notre regard se trouve attiré par une affiche d’un rouge aniline « Prix Fous ». Hum. Observation, toucher, prix séduisants, hochements de tête, regards en haut, en bas. La machine a l’air d’avoir de nombreuses qualités : petite, pas chère, 15 bars. D’un commun accord, nous prenons à pleines mains une boîte, on passe à la caisse et, légers de bonheur, nous rentrons chez nous impatients de gouter le breuvage de notre nouvel achat.
Déballée avec précaution, la chose n’a pas l’air si solide que ça. Installée sur le plan de travail de la cuisine, on suit le mode d’emploi. Lui, branchement, solution du puzzle de pièces, moi porte-filtre en main tassant le café.
Le porte-filtre est vissé, le bouton « on » enclenché, on ne bouge plus, ne respire plus, la Delonghi passe à l’oeuvre….c’est alors qu’à notre grand dame, l’engin a commencé à trembler, le bruit de pompage - dans un premier temps normal - s’est emballé vers des sonorités stridentes. L’eau enfin a commencé à couler mais non par l’orifice du filtre mais bien partout ailleurs. Alors qu’une panique nous gagnait- la machine allait-elle exploser ? Devions-nous nous précipiter sous la table ?....- sans doute à cause des vibrations intenses, le porte-filtre, je précise bouillant….^^, s’est déboîté de son socle, est tombé sur les deux petites tasses qui, sous l’impact de l’objet métallique empli de marc boueux, ont elles-mêmes valsé dans le décor. C’est alors que l’on observe l’idiotie de ce que nous appelons les réflexes car, si ces réactions en étaient bel et bien, elles nous permettraient d’éviter , ou du moins de nous protéger de, certaines choses. C’est alors donc que certes nous avons esquissé un petit bond d’avec nos pieds pour éviter les tasses transformées en projectiles liquides et chauds, mais me direz-vous pourquoi j’ai tendu les mains pour rattraper le porte-filtre ….bouillant ? Car si une fonction fonctionnait bien, c’était bien le préchauffage ! D’un rugissement, j’ai lâché vers mon mari l’objet responsable de ma douleur ; lui, plus effrayé par le cri que l’objet, me regardait toujours faisant des petits bonds vers l’arrière les yeux écarquillés. Associant le cri à l’objet volant identifié plein de marc, il s’est gardé de tenter de le rattraper- au passage, le chat a eu la bonne idée de vouloir entrer dans la pièce- mais a eu la présence d’esprit de s’approcher de la machine hurlante pour l’éteindre. Je suppose que vous comme moi aviez oublié que la machine était toujours en état de marche !
Quand le silence fut revenu, nous constations la catastrophe : tasses brisées, eau brune et marc partout, dégoulinant sur la porte de l’armoire. Et alors, la machine n’en parlons pas ! Heureusement elle n’avait pas fondu malgré l’odeur de plastique surchauffé. Mes mains n’allaient pas trop mal et le chat était bien vivant ; reniflant ça et là l’espèce de café à terre, il s’arrêta, nous contempla et quitta la cuisine. Haa, ces humains !
Conclusion évidente : nous l’avons reportée illico et avons remis l’achat à un jour plus serein.

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Queenie
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MessageSujet: Re: Moi, Jane, Babouin d'asphalte.   Ven 10 Juil 2009 - 16:51

(Ai toujours dit que le café c'est pourri)

Si t'en a d'autres des comme ça, je suis preneuse! ça fait bien marrer. Je me vois très bien rattraper le truc bouillant à cause de "réflexe" tout nase! (Souvent les trucs qui m'échappent des mains je tente, allez savoir pourquoi, de les rattraper avec les pieds... Selon le poids dudit objet, ça peut faire sacrément mal...)

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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Moi, Jane, Babouin d'asphalte.   Ven 10 Juil 2009 - 17:02

Dis donc Cliniou il y a du monde dans ta tête ! sourire et finalement le résistant avait raison, le récit détaillé de ton aventure "Kaféienne" m'a amusée (t'offusque pas, juste ce qu'il faut)

Mais ton chat a de meilleurs réflexes que vous sourire (ceci dit il a accroché le fil ?)

j'imagine la cuisine après cet épisode explosif !

Bois du thé !

On dit chat échaudé craint l'eau froide mais Cliniou échaudée ?

à tantôt

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Cliniou
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MessageSujet: Re: Moi, Jane, Babouin d'asphalte.   Ven 10 Juil 2009 - 17:11

Mais il faut en rire, Bédou !

J'aime beaucoup le thé mais j'aime aussi beaucoup le café, depuis nous avons racheté une nouvelle machine de meilleure qualité. Je vais un torréfacteu qui est si petit, qu'il dépasse à peine de son comptoir. J'ai étudié la presse de ma mouture...au début, j'obtenais un liquide plat comme une figue sèche et maintenant, j'ai une vraie mousse et je peux dire "A bas Nespresso! " (hum, la militante qui est en moi se réveille)



Heu....dites, et vos anecdotes alors ? Je ne suis pas la seule bebouine ici, hum ?



Pssst, bédou, la prochaine sera cellee du sèche-cheveux !

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kenavo
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MessageSujet: Re: Moi, Jane, Babouin d'asphalte.   Ven 10 Juil 2009 - 17:38

Bédoulène a écrit:
Dis donc Cliniou il y a du monde dans ta tête ! sourire
rire

Cliniou a écrit:
"A bas Nespresso! "
jemetate tu peux bien être Jane avec ton Tarzan, mais si tu snobbe mon George, on ne se parle plus Razz
et je ne bois même pas de café laugh

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Nezumi
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MessageSujet: Re: Moi, Jane, Babouin d'asphalte.   Ven 10 Juil 2009 - 17:50

Tu décris avec maestria les petites catastrophes du quotidien Cliniou, c'est drôle et on s'y croirait!

Moi aussi j'en lirais volontiers d'autres récits comme celui-là (en espérant ne pas te porter la poisse et faire survenir d'autres catas quand même sourire ).

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bix229
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MessageSujet: Re: Moi, Jane, Babouin d'asphalte.   Ven 10 Juil 2009 - 18:11

Faut lire Que choisir, la prochaine fois, Cliniou...

Magimix, c'est mieux...

Boycoter Krupp qui a bossé pour Hitler...
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Moi, Jane, Babouin d'asphalte.   Ven 10 Juil 2009 - 21:12

Cliniou a écrit : Pssst, bédou, la prochaine sera cellee du sèche-cheveux !

tu vis dangereusement Cliniou !

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MessageSujet: Re: Moi, Jane, Babouin d'asphalte.   Sam 11 Juil 2009 - 8:29

Cliniou a écrit:
[...]

Heu....dites, et vos anecdotes alors ? Je ne suis pas la seule bebouine ici, hum ?


Ben en fait, ce genre d'anecdotes tu peux en retrouver sur notre fil Vie de merde.

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Cliniou
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MessageSujet: Re: Moi, Jane, Babouin d'asphalte.   Sam 11 Juil 2009 - 8:47

OUlaaa......il faut alors changer de place cette ouverture intempestive.
C'est qu'en fait je ne trouve pas ça être une part de vie de merde....pour moi vie de merde (l'expression), le fait de le penser,c'est un état de vision du réel qui pourrait nous conduire au suicide Suspect

...où se trouve le divan?.....


Bref, mettez de l'ordre sans scrupule, et changez s'il le faut, hein.

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MessageSujet: Re: Moi, Jane, Babouin d'asphalte.   Sam 11 Juil 2009 - 9:04

Vie de merde qui conduit au suicide... RIen que ça ?! Wa!


Parcours le fil et tu verras par toi-même qu'on en est loin quand même.


Et sinon pour ton fil-post... c'est comme tu veux, moi il ne me gêne pas ici.

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MessageSujet: Re: Moi, Jane, Babouin d'asphalte.   Sam 11 Juil 2009 - 9:15

Pas le fil Vie de Merde, l'expression et tout ce qu'elle peut contenir.
Pas le fil quand même....

Pour ce qui est du sujet/fil ici présent, je n'ai pas d'avis sur sa place. Je m'adapte à votre organisation sans souci oui Donc s'il est plus dans le ton de Vie de Merde et bien, c'est parti pour le transfert sinon ben on change rien zen

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MessageSujet: Re: Moi, Jane, Babouin d'asphalte.   Sam 11 Juil 2009 - 15:00

pour moi aussi ce fil est parfait.. et ton anecdote avec la moustique du bar pourrait bien se faire ici.. tu me fais trop rire rire

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Cliniou
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MessageSujet: Re: Moi, Jane, Babouin d'asphalte.   Dim 12 Juil 2009 - 20:39

On verra si on peut rapatrier le moustique par ici.
Avant que je ne m'envole (mardi), je vous raconte ici l'histoire du sèche-cheveux....

J’ai toujours eu les cheveux longs.
Petite, je m’imaginais avec des cheveux démesurément longs, tournés en sculpturaux chignons médiévaux. En grandissant, cette image ne m’a jamais quittée mais j’ai dû me rendre à l’évidence, je n’avais aucun don pour la coiffure. M’amusant à coiffer une de mes grandes cousines, j’avais tellement emmêlé la brosse dans ses cheveux qu’il a fallu couper la mèche !
Grande désillusion pour moi, et surtout grande colère de ma cousine qui se retrouvait avec non seulement une mèche sauvagement coupée au beau milieu de sa chevelure mais aussi avec un crêpage encore plus sauvage de ce qu’il en restait.
Bref, mon coiffeur est devenu un ami précieux, modelant, lissant, dégradant mes cheveux. Dès que les événements de la vie réclamaient une tête belle pour avoir l’air bien pensante, je courais chez lui pour un moment de pure admiration face à ses ciseaux mais surtout cette brosse qui tirait, s’enroulait, plaçait à gauche, à droite mes mèches rebelles.
Mais, on aime aussi pouvoir se coiffer soi-même lorsqu’on n’a pas le temps de se détendre dans un salon de coiffure...

Voilà qu’un cas de force majeure se présenta à moi : deux semaines surchargées de travail m’empêchaient de fixer un rendez-vous alors qu’une réunion super-hyper-méga-importante était fixée à la fin de ces deux semaines éreintantes.
Je ne pouvais décemment pas me présenter sans au moins un brushing.
Bercée par les pâles musiques des supermarchés, poussant un caddie dans une allée de boîtes de conserve, je pris une grande décision : acheter un sèche-cheveux. J’empoignai donc mon caddie; sans clignoteur, je virai à gauche, demi-tour, direction étage supérieur, rayon « petit électroménager ».
Je pris une grande bouffée d’air et m’avançai lentement dans l’allée qui allait sans aucun doute m’offrir l’objet à intelligence insoupçonnée à la pointe du progrès de la coiffure à domicile pour attardée du brushing.
En effet, je trouvai plus que mon bonheur : Calor, ayant pensé qu’il devait exister des canules dans mon genre, a mis sur le marché une brosse soufflante rotative baptisée "Brush Activ" (tout est dans le nom, n'est-ce pas?); cette petite merveille est vendue avec deux têtes de brosses aux diamètres différents, la rotation est automatique et dans les deux sens. Tout est fait pour mettre l’acheteuse en confiance : pour tout type de cheveux, lisser, boucler, fantaisies, enrouler, dérouler...
Je fus séduite par tant de qualités, tout paraissait simple comme bonjour, je ne pouvais échouer….
Vint le jour de ladite réunion; j’avais une matinée pour me préparer.
N’ayant pas tout à fait confiance dans ma dextérité à utiliser la brush Activ en mode accéléré, une fois ma tasse de café avalée, je m’étais empressée à me faire un shampooing bien mousseux suivi d’un rinçage en profondeur.
Essorage nerveux, attente d’une évaporation succincte de l’excédant d’humidité.
Ouverture de la boîte, prise de l’objet en main, mise en place de la brosse large, mise de contact, bouton de soufflerie poussé, main gauche empoignant la première mèche, main droite approchant l’appareil soufflant de la mèche de cheveux, contact de la brosse avec les cheveux, fonction enroulement actionnée. Tout avait l’air de fonctionner normalement.
Un sourire naissait sur mes lèvres, un regain de fierté s’emparait de moi. Quand même !

Le brushing avançait bien ; le côté gauche coiffé, « brushé », j’arrivais au niveau de l’arrière de ma tête.
Tout le monde sait que se regarder dans un miroir et vouloir diriger ses mains à l’arrière de sa tête représente une épreuve de patience proche d’un test pour névrosés. Il faut penser de manière inverse……
C’est alors qu’au lieu d’appuyer sur déroulage, j’appuyai sur enroulage.
Me voilà avec la brosse toujours soufflante, serrée à l’arrière de mon crâne, la mèche de cheveux me torturant le cuir chevelu.
Calor m’arrachait les cheveux tout en les crêpant...
Souvenir, souvenir, je me revoyais coiffant ma cousine.
Véronique aurait-elle une poupée fétiche ? Serait-elle occupée à me faire subir un rite vaudou ?
Mes doigts crispés sur le manche de la brosse finirent par avoir une once de présence et purent arrêter la soufflerie. Restait à démêler le tourillon de cheveux. Timidement, mon index droit, ne sachant plus s’il fallait pousser le bouton vers le haut ou vers le bas, esquissa une poussée montante mais, se ressaisissant à la dernière minute, baissa la commande responsable de ma souffrance.
Je vis la brosse dérouler la mèche de cheveux, si on pouvait encore appeler ça une mèche de cheveux. Je posai l’instrument de torture et m’empressai de trouver mon spray pour plantes vertes. Oui, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
J’en suis toujours à me demander pourquoi j’ai tenu à utiliser ce spray….sans doute pour faire plus professionnel ? Donner un petit coup de brumisateur à l’arrière de ma tête ne pouvait pas lui faire de mal, même si, selon toute vraisemblance, c’était plutôt une presse d’imprimerie qu’il eut fallu pour revenir à la normale.
Bref, le temps filait à toute allure, le spray trouvé dans le fond de l’armoire sous l’évier de la cuisine, je me précipitai dans la salle-de-bains et m’aspergeai d’eau qui sentait la vase ! sans commentaire.
Je n’avais plus le temps de me laver à nouveau les cheveux.
J’empoignai mon Brush Activ Calor, décidée à le mater et lui montrer qui commandait dans cette salle-de-bains.
Grande respiration ; mode « on » de l’engin ; brushing deuxième à vous !
Le stress me gagnait, je ne voulais pas refaire les mêmes erreurs, j’avais eu trop mal et puis l’ébauche de résultat que j’avais aperçu en mouillant mes cheveux me faisait froid dans le dos... Vision terrifiante d’une femme hirsute.

Je m’appliquai, étouffant l’énervement. Terminer l’arrière de ma tête était la mission impossible du moment. Seulement, il faut savoir qu’on ne peut pas faire l’arrière en une largeur de brosse ; donc, la première ligne terminée, il me fallait recommencer dans la même position une seconde ligne avant d’atteindre le côté droit de mon visage.
C’est ainsi que le sort s’acharna.Mes yeux se posèrent sur la boîte rose « Barbie »,je voyais la photo d’une femme souriante,la moitié de sa tête mouillée et l’autre coiffée grâce à ladite Brush Activ.
Mais comment font-elles ?
Je me regardai alors dans le miroir, tenant l’instrument de malheur, les bras désarticulés, essayant de contrôler mes mouvements inversés, une touffe de cheveux légèrement crêpés (ou brûlés) sur la gauche.
Regard horizontal, lèvre inférieure mordillée, j’arrivai enfin au côté droit. Quand j’eus terminé le tour de mon crâne, je n’étais pas encore au bout de mes peines, il y avait encore la frange.
Cheveux trop courts, il fallut donc changer de tête de brosse.
J’avais envie de crier banzaï mais ma conscience des relations de bon voisinage m’en empêcha.La petite brosse s’enroulant trop fort, j’obtins un rouleau à la Dick Rivers sur le front.
Ma dernière chance, une pluie torrentielle au moment où je sortirais de mon appartement. Véronique, tu ne pourrais pas faire une incantation pour une petite…drache ?
Pfff, aucune réponse. Même pas un nuage.

Conclusion : tout est faux, aucune femme ne peut arborer un sourire niais après avoir utilisé ce genre d’appareil dont l’efficacité n’est pas prouvée. Par contre, vous pouvez être assurées d’être en nage, les joues en feu, une chaleur s’échappant de votre crâne meurtri comme si vous sortiez d’un four, le tout accompagné d’une légère odeur de roussi gagnant également votre humeur.
Je vous rassure tout de suite, je suis arrivée à l’heure à la réunion. Mais au lieur de statuer sur la désignation d’un nouveau directeur, j’avais l’impression de tourner une publicité Vivagel.

C'est ainsi que j'ai décidé de couper mes cheveux....."elle s'était fait couper les cheveux....."

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