Parfum de livres…parfum d’ailleurs

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 La rédaction de Juin 2009

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Zen littéraire


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MessageSujet: La rédaction de Juin 2009   Ven 5 Juin 2009 - 9:25

parait que c'est mon tour de proposer alors voili-voiça :

cette journée (ou nuit ?) a été absolument pourrie, "y en a marre !", stop, pause... vous n'en pouvez plus et il vous faut décanter tout ça ou repartir du bon pied...

cat

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Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...
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Bédoulène
Zen littéraire


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MessageSujet: Re: La rédaction de Juin 2009   Jeu 25 Juin 2009 - 21:42

ma rédac arrive

Le pop pop du réveil retentit. A tâtons je trouve le bouton d’arrêt. Je me lève, j’ai faim !
Arrivée à la cuisine je remplis la bouilloire, la pose sur la cuisinière et ouvre le gaz mais le cerceau de flammes s’arrête dans un grand POP. Je secoue la bouteille qui se trouve légère, zut elle est vide ! Heureusement le micro-ondes réchauffe mon verre d’eau en 1 mn.
A cet instant je me souviens que la veille il ne me restait aucun croûton de pain, donc pas de tartine. Je trouve cependant un paquet de granola destiné à ma Petite-Fille. J’ai un peu de remords à pique dedans, mais bon je réapprovisionnerai avant son prochain passage.
Je m’installe dans la salle à manger pour boire mon thé. Sur la table les 3 livres posés me rappellent que je dois me rendre à la bibliothèque pour retourner ceux-ci et en emprunter 3 autres.
Une heure après je me présente devant l’entrée de la médiathèque, la porte est fermée, tiens ! Je vérifie l’heure, il est 9 h 30 donc en principe ouvert depuis une demi-heure. Une passante s’adresse à moi :
- c’est fermé ce samedi, c’est jour férié !
Je la remercie mais intérieurement je peste.
Je rejoins mon mari qui m’attend dans la voiture.
- tu as fait vite !
- c’est fermé, c’est férié j’avais oublié
- tu reviendras lundi
- c’est le jour de fermeture hebdomadaire
Je rumine en silence, je désirais emprunter le dernier livre d’A. Baricco et je savourais la lecture à l’avance.
Mon mari suggère de faire un tour à Belcodène où se déroule un vide-grenier.
Un sympathique village et les exposants sont installés au cœur du village. Au détour d’une allée je découvre un stand de livres neufs. Le jeune homme qui les vend est très avenant. Je m’attends à trouver, comme souvent, des collections d’harlequin ou de B. C. mais je découvre un livre de poésie, je prends le livre pour en feuilleter quelques pages.
Le jeune vendeur m’interpelle :
- vous aimez la littérature ?
- oui et je lui cite quelques auteurs de ma préférence
Il fouille dans un sac et en retire un livre qu’il me tend avec insistance « la montagne volante » de Ransmayr
J’achète donc ce livre et 2 autres à un prix très correct
- je vous fais confiance sur le choix dis-je
- vous ne serez pas déçue.
Je suis ravie, mon Week-end s’annonce bien finalement.
Mon mari me regarde amusé et un peu ironique.
- si tu avais vu ta tête devant la bibliothèque me dit-il , c’était quand même pas dramatique.
- Si, affirmais-je.
- Plus que de ne plus avoir de gaz, de pain ?
- Oh il n’y a plus de cornets de glace non plus ajoutais-je.

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Peu de gens lisent; et parmi ceux qui lisent, il y en a beaucoup qui ne se servent que de leurs yeux. (Voltaire)
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Steven
Sage de la littérature


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MessageSujet: Re: La rédaction de Juin 2009   Jeu 25 Juin 2009 - 23:27

(petit clin d'oeil à un auteur que certains reconnaîtront)


Des sanglots secouent son corps. Ses larges mains, trop large mais si frêles aujourd'hui n'arrivent as à tarir la source des larmes. Il est accoudé à la fenêtre de sa chambre. Dehos, la lumière du soleil joue avec le feuillage du chène amériacain palnté il y a trois ans, lors de la naissance de son petit, son unique garçon.
Tout était rose à ce moment-là, l'avenir s'ouvrait radieux ! La vie lui souriait et il y mordait à pleines dents ! Il était loin de se douter que ce jour de bonheur déboucherait sur la journée la plus difficile de sa vie. Déjà, son cerveau englué dans la grisaille élaborait les hypothèses les plus folles. Depuis deux jours, son couple battait de l'aile, sa femme ne lui adressait plus la parole, pire elle lui refusait l'entrée de la chambre.
Dans le quartier, la nouvelle c'était répandue comme une poignée de miettes de pain semée aux vents. Lorsqu'il sortait, il se sentait épié, montré du doigt, les gens chuchotait sur son passage. Il avait envie de crier, de hurler "Ce n'est pas ma faute".

Son petit bout chéri, si vif, si gai... quel sombre avenir se préparait devant lui. Une vie de misère dans le meilleur des cas.... Il frémit ! Une autre épreuve se préparait ; l'occasion de repartir du bon pied croyait-il naïvement, mais les experts l'avaient laissés sans aucune espérance.

Il entendit du bruit derrière lui. Il se retourna lentement et vit son garçon entrer dans la pièce : "Papa, y-a un iago, un iago, vins voir !"
Si vif à pas même trois ans ; si vif et déjà marqué à vie. Il alla rejoindre son petit qui s'extasiait devant le iago. En allant vers lui, il repensait à l'examen fatal ! Pourtant, tout avait bien commencé, l'épreuve de modelage avait réussi, mais il avait vu au yeux de l'examinateur que le babil incessant du garçonnet ne plaisait pas. Tout c'était gâté lorsque, sommé de choisir entre trois image, le petit avait préféré prendre la photo d'une magnifique rose plutôt que celle de notre illustre indicateur temporel. C'est ce que lui reprochait sa femme, de lui avoir appris à aimer les fleurs et la nature. Puis Axel avait lamentablement échoué à l'épreuve de légo. L'examinateur avait rayé son nom d'un geste presque satisfait : Axel venait de rater son exament d'entrée en école maternelle.
La directrice, dans son bureau rempli de livres te de photos de chats, lui avait exposé les options qui s'ouvraient à lui. Soit inscrire Axel dans une école publique (Quelle horreur !!!), soit passer les tests complémentaires qui pourraient réhabiliter le petit aux yeux de la société.
Il n'avait pas hésité une seule seconde et signé pour les tests qui auraient lieux dans deux jours. Mais depuis, il s'était renseigné, il savait que ces tests ne représentaient pas une nouvelle chance... Seulement un dépistage précoce pour savoir si Axel n'était pas un délinquant futur en puissance.

Parmi les enfants amenés à passer ces tests, 26 % étaient catalogués comme futurs voleurs, 13 % comme traders verreux, 11 % comme kidnappeur, 10 % n'auraient jamais la télévision, 9 % deviendraient instituteurs publics, 8 % comme personnespossédantuncanicheetnenettoyantpaslescrottesdubijou, 8% comme serialkiller, 7 % auraient des prédispositions au viol et 5 % iraient vivre à Minsk et se nourriraient exclusivement de tartine beurrée au salidou. Seuls 4 % des enfants qui passaient ces tests étaient réintégrés dans l'école privé du quartier. Et encore, souvent, leurs parents faisaient jouer leurs appuis.
Il avait eu l'inconscience d'en parler à son directeur espérant un geste de sa part. Le directeur l'avait regardé et lui avait demandé :
"Quelle épreuve a-t-il raté ?"
Il se voyait répondre avec sa franchise naïve "L'épreuve des légos."
Son directeur avait poussé un petit cri horrifié et l'avait congédié d'un bref "Désolé, je ne peux rien pour vous !"
Et depuis, tout le monde était au courant ; les invitations aux différentes manifestions de leur beau quartier avaient cessé ; les commerçants oubliaient fréquemment de lui rendre la monnaie ; et quand l'idée saugrenue de protester lui était venu, que n'avait-il pas entendu !
"Quand on a un enfant comme ça, on n'achète pas de pain !"
"Mais monsieur, pas étonnant que votre fils rate son épreuve de légo, avec un père qui ne sait pas comter sa monnaie"...

Alors, il faisait le dos rond, attendait remblant les épreuves complémentaires qui sans doute l'amènerait à déménager, à change de quartier, de pays peut-être. Minsk... Il avait longuement regardé la planisphère pour situer cette ville en noir et blanc... Il y voyait un avenir possible, plein de salidou, de sortie en pleine nature, sans tests, ni examens complémentaires... Résigné, il alla tambourienr à la porte de sa chambre, mais personne ne répondit. Derrière lui, Axel criait en sautant
"Le iago, le iago, le iago !"

_________________
Le jour où les terriens prendront figure humaine, j'enlèverai ma cagoule pour entrer dans l'arène.

Hf Thiéfaine
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sousmarin
Zen littéraire


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MessageSujet: Re: La rédaction de Juin 2009   Dim 28 Juin 2009 - 12:10

La journée commençait et un programme enchanteur m’attendait sous un soleil éclatant et une brise rafraîchissante, lorsqu’on frappa à la porte ; je ne me rappelle plus la suite…

Je me trouve actuellement dans une pièce claire, je suis allongé et attaché, j’ai la tête qui tourne et suis très fatigué ; plusieurs personnes masquées se déplacent autour de moi. Je comprends ce qu’ils disent.
- Bon, on prélève quoi sur ce clone ?
- Le cœur uniquement, le reste est à jeter…de toute façon, l’original est riche et en possède 2 autres.
- Quelle chance que la sécurité sociale en paie au moins un !
- Oui, c’est un sacré progrès.
- Monsieur, il se réveille !
- Tuez-le !
Je vois alors l’un des « médecins » sortir un énorme couteau et…me réveille en sueur.

Le lendemain de cette nuit cauchemardesque, les corps pourrissants de ceux que la famille présume « non consentants » pour le don d’organe continuaient à me hanter ; c’est à ce moment là que je pris la résolution qu’il fallait changer cela…

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Le chêne qui plie,
Défiant sa nature,
Montre sa force.
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La rédaction de Juin 2009

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