Parfum de livres…parfum d’ailleurs

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 La rédaction de Mai 2009

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bulle
Zen littéraire


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MessageSujet: La rédaction de Mai 2009   Sam 2 Mai 2009 - 14:19

Il y a eu tempête sur l'océan, votre bateau s'est échoué sur une île, (Tout comme la famille Robinson)
Vous devez rendre cet endroit habitable. Vous n'avez rien pu récupéré du bateau, c'est le néant;c'est l'heure de la débrouillardise . Comment passer une première nuit au sec. Vous vous nourrissez avec quoi. L'aventure de l'homme préhistorique tome 2.

_________________
Le bonheur ne s'acquiert pas, il ne réside pas dans les apparences,
chacun d'entre nous le construit à chaque instant de sa vie avec son coeur.
[Proverbe africain]
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animal
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MessageSujet: Re: La rédaction de Mai 2009   Dim 17 Mai 2009 - 21:10

désolé je n'ai gardé que l'île bonjour


Mon île déserte, j'y planterai des collines et de l'herbe verte. Quand au loin la mer aura l'air inerte et que le vent, longtemps, m'aura giflé et pris ma voix. Quand les gris du ciel se seront faits plus sombres, dans l'air humide et froid je m'allongerai. Epuisé et tranquille je laisserai, alors, les batements de mon coeur résonnant contre la terre et le rythme lent de l'île me mener vers un profond sommeil. A demi éveillé, encore, pour ce naufrage que, cette fois, rien ne viendra plus troubler que la lointaine odeur d'un horizon sans fin et le froissement de la vie balayée par la nuit.

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Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...
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sousmarin
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MessageSujet: Re: La rédaction de Mai 2009   Mar 19 Mai 2009 - 19:28

Tant bien que mal, je reviens sur mes pas et vois un homme assis sur une malle.

Je hurle « Espèce de satyre » en lui sautant dessus puis nous roulons tous 2 par terre et sa tête cogne contre une bouteille de whisky, vide bien sûr...
Je me relève, prends une barre à mine qui se trouve là inopinément, et force la malle !
Une superbe femme en sort, me dit « vous êtes mon héros ! » et me tend ses lèvres, le tout posé sur un superbe coucher de soleil (avec petite musique de fond).
Je m’apprête à recueillir les fruits de mes efforts quand ma tête entre en collision avec la sienne ; avant le trou noir, j’entends ce qui semble être le bruit d’un choc entre deux colosses et je murmure « marche arrière »…
« Bâbord toute » crie le capitaine au timonier quand il voit ce qu’il ne devrait voir à cet endroit…
Hélas trop tard pour la collision, mais le pire est évité !
« Voie d’eau à tribord poupe » entend-t-on venant de la cale, « besoin d’un bouchon humain »…
Le capitaine, s’adressant à son second, demande « Qui a les plus grosses fesses sur ce navire ? »
Le second, gêné, se penche vers son oreille et lui murmure un nom.
« Ah, j’aurais pas cru » lui répond le capitaine…
Pauline n’en revient pas, cette collision l’a poussée entre les cuisses musclées de Bogos, inconscient qui plus est, quelle chance !

Bien plus tard, dans le canot de sauvetage, le capitaine n’arrête pas de répéter « je le savais bien qu’elles n’étaient pas les plus grosses… » ; les autres, épuisés, rament ou dorment, voire les 2 en même temps !
Une heure plus tard, le canot touche terre.
« Mais comment un médecin a-t-il pu atterrir sur cette île déserte ? » demande le capitaine, d’un air suspicieux, à celui qui les a accueillis sur la plage.
« Je me suis perdu avec mon avion lors d’un orage et puis il est tombé …en panne d’essence » lui répond le médecin en précisant : « ne vous en faîtes pas cette île a de quoi nous nourrir tous pendant plusieurs mois, le problème, ce sont les fantômes ! »
Adèle est bien la seule à rigoler face à cette révélation…la plante qu’elle a trouvée sur l’île, très agréable à fumer, lui fait voir la vie en rose !

« Ils n’interviennent que la nuit et le soir tombant, il serait bon de prendre des dispositions. Mais ne vous inquiétez pas, ce ne sont pas des vrais fantômes c’est juste le nom qu’ils se donnent » lui répond le médecin « ce ne sont que des cannibales » complète t-il !
« Rassurez nous, il se mangent entre eux… » interroge, pragmatique, Bogos.
« Mais pour qui les prenez vous, ils sont solidaires, ils ne mangent que leurs prisonniers qu’ils traitent humainement et qu’ils engraissent consciencieusement ; la preuve ils m’ont envoyé pour vous soigner… »
Avant que quiconque ait pu réagir, ils furent encerclés par une vingtaine d’hommes blancs armés de lances et de pagaïes.
Tous attendent la réaction du capitaine, celui qui détient le fusil. Il se lève alors en disant :
« Emmenez les et répartissez les dans les enclos 3, 5 et 6, exécution ! »

A ce moment là, 2 de nos vaillants rescapés, tentèrent de s’évader.
Malheureusement l’une d’entre elle, dans sa précipitation, oubliant de lasser ses chaussures, s’étale de tout son long et provoque le rire de tous les fantômes.
Ce fut la chance d’Adèle qui pu s’engouffrer dans les hautes herbes sans se faire remarquer ; seul Bogos la vit faire et l’esquisse d’un sourire passa fugitivement sur son beau visage grave…

Sur le chemin menant à l’enclos, puis à l’abattoir, Pauline, notre chanceuse de la collision vit se dresser sur son chemin, ou plus exactement sur sa cuisse, une énorme araignée qui la mordit sauvagement ; elle tombe alors immédiatement dans les pommes. Le sexe de l’araignée, masculin en l’occurrence, lui sauva la vie ; son venin n’était pas mortel. Mais nos fantômes n’avaient pas de bons yeux et, la croyant morte, ils la poussèrent dans le fleuve qui longeait le chemin. Elle se retrouve alors plongée dans l’eau où un fort courant l’emporte.
Nom de nom, pour une fois que ma phobie des piqûres me rend service… pensa t-elle fugitivement, en se frottant la cuisse.
Désespérément elle lutte de toutes ses forces pour rejoindre la rive, mais elle est si loin, si loin…
Entre deux coulés, elle aperçoit un tronc d’arbre qui vient à sa rencontre et qui semble fixe.
Ma petite Pauline, c’est maintenant ou jamais, s’encourage t-elle.
Et elle s’agrippe à une matière souple et poilue, qui émet des sons étranges, pas humains mais presque ; au bout de ses forces elle s’évanouit.

Zantar ramène à lui sa péninsule bonobienne avec Pauline à son extrémité. Les presqu’îles ont leurs utilités se dit-il, heureusement que mes amis n’ont pas lu le seul livre que je possède.
Les bonobos restent tendus et en plus mouillés, mais un des leurs avait besoin d’aide pour sa « famille » et ça ne se discute pas! Maintenant que le boulot est fait on va pouvoir se détendre communique un des mâles dominants en sautant sur Zantar qui, habitué à cette manifestation d’affection, réussit à s’en débarrasser après 2 minutes d’épouillage…
Pendant que les singes se réconfortent, Il emmène Pauline à l’écart et commence à lui donner quelques claques pour la réveiller.
La première phrase de Pauline fut « Dieu est noir ! » puis l’activité des bonobos lui fit comprendre que le paradis, ou même l’enfer, ne pouvait pas être aussi animé !

Après que Pauline eut expliqué la situation, Zantar explose : « Mais que viennent faire ces étrangers sur mon île à vouloir manger mon pain ! ».
Elle fut pris alors d’un doute : « Seriez-vous cannibale vous aussi ? »
« Mais non, c’est une métaphore, enfin pas vraiment, mais bref… »
« Je vais informer mes compagnons de la situation et nous déciderons de la suite à donner à cette invasion» affirme Zantar en s’éloignant.


Tout à coup Adèle se réveille, il lui semble avoir entendu « c’est la guerre ! » dans un concert de cris de singes. Bah, ça pourrait difficilement être pire pense-t-elle en se rendormant…
La petite troupe arrive au camp et aux enclos.

Le capitaine est mécontent, il se tourne vers son second en disant :
« On n’en a eu que 8 et encore pas bien gras, il nous en manque 3 ; pourquoi avoir jeté une tête de bétail à l’eau, on aurait pu nourrir les cochons ! »
« Il y avait danger, elle aurait pu les empoisonner ! »

Dans l’enclos 6, Peggy est terrifiée… timidement elle se dirige vers l’un des 2 gardiens et lui demande : « si vous me libérez, je ferais tout ce que vous voulez, tout… ». Il rit grassement et répond « je n’ai pas besoin de te libérer pour prendre ce dont j’ai envie, mais je ne suis pas zoophile ! ». Au moment où il s’apprête à éclater de rire, Peggy frappe avec son pied, de toutes ses forces, entre ses cuisses…son rire reste coincé, ses yeux s’arrondissent et un cri muet sort de sa bouche. Le second gardien, à peine retourné, se prend la main recourbée de Peggy dans sa pomme d’Adam et s’écroule par terre dans un râle !
Pour la forme, Peggy frappe une dernière fois le premier, maintenant courbé, comme un footballeur.

Bogos est stupéfié, il a eu à peine le temps de poser sa main par terre que les 2 gardiens étaient hors combat… « Mais qu’est ce que…» commence t-il. Peggy lui coupe la parole et d’une voix ferme lui intime l’ordre de se lever ; le temps des explications viendra plus tard précise-t-elle. Et tous 2 s’enfoncent dans la nuit…

Pour se motiver à la guerre, pas de sexe depuis 12 heures chez les bonobos désignés par le groupe comme combattants; la tension devient palpable !
Pour une société régie principalement par des principes de paix et d’égalité entre mâles et femelles, la guerre est chose exceptionnelle ; elle est donc préparée scrupuleusement.
Les bonobos étant enclins naturellement à l’empathie, le groupe est isolé des autres et des femelles viennent de temps à autre y semer le trouble pour développer l’agressivité des combattants mais, bien sûr, tout combat est interdit…

Zantar ne peut pas s’empêcher de plaindre les pauvres petits hommes blancs. Voir une montagne de muscles de 40 kgs en colère fondre sur soi n’est pas à franchement parlé une partie de rigolade.
Les femelles donnent l’ordre de départ et la petite troupe composée d’une quinzaine de bonobos se met en route.
Adèle est maintenant réveillée depuis 1 heure et commence sérieusement à avoir faim. Elle a pu se désaltérer en récupérant l’eau dans de grandes feuilles qui, pour l’occasion, ont joué le rôle de coupoles mais que manger ?
Arrivant dans une clairière, elle a la surprise de trouver Peggy et Bogos affalés par terre. S’accroupissant auprès d’eux elle se retrouve 2 secondes plus tard pressée contre le sol et son bras pris par une clef puis lâchée dés que Peggy la reconnaît. Pendant ce temps, Bogos dort…
Après que Peggy lui ait expliqué en quelques mots la situation, elle lui montre les racines, feuilles et fruits qu’elle peut manger et celle-ci ne se le fait pas dire 2 fois.
Passe alors devant eux une troupe surexcitée de bonobos accompagnés d’un grand noir !
« Mais que se passe t-il sur cette île ? » ne peut s’empêcher de dire Adèle…
« Suivons-les » annonce Peggy en leur emboîtant le pas, les 2 autres n’eurent pas à opiner, la cause était entendue.

Selon les avis compétents, la bataille fit rage mais d’un seul côté ; de l’autre ce fût la débandade…
A l’arrivée des bonobos, 2 fantômes gardiens s’enfuirent en criant maman, on entendit leurs cris résonner longtemps…les 2 autres, mal remis de leurs blessures, ne mesurant pas l’ampleur du problème, restèrent là ébahis et virent, une fois attachés par les pieds, leurs têtes jouer le rôle de boules dans un jeu des rencontres… Une des têtes finit par éclater et l’autre fantôme ne put s’empêcher, à chaque balancement, d’envoyer un coup de dent dans cette matière grise si appétissante !
Pour les autres, rien à envier au marché de Brive la Gaillarde, fesses en étau et coût de mamelle firent leurs œuvres. On murmura que certains buissons couvrirent des activités, jusque là réservés aux seuls gorilles…

Le banquet final fut végétarien.

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Le chêne qui plie,
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: La rédaction de Mai 2009   Mer 27 Mai 2009 - 23:19

Avec colère la mer me projette contre les roches, j’essaie en vain à maintes reprises de saisir une prise. Je suis imbibée d’eau salée jusque dans l’estomac.
Brutalement je suis soulevée de plus de 2 mètres et retombe lourdement sur un rocher dominant.
Je sens sur tout mon corps la chaleur du sang qui coule de mes plaies. Malgré la douleur je dois descendre de cette crête rocheuse.
Où donc suis-je ?
Après que le bateau ait coulé je me suis accrochée à un matelas qui flottait à proximité de moi au milieu d’objets hétéroclites. J’ai du dériver plusieurs heures, je n’aperçois aucune épave sur l’océan.
Le soleil amorce sa descente à l’horizon, il faut que je trouve un abri pour la nuit, suis épuisée, esseulée. Je tente un appel :
- hou hou ! hou hou !
Pas de réponse.
A l’ouest d’une plage sombre quelques rochers forment une petite grotte, le sable est sec je peux donc m’allonger. Demain j’aviserai. Le sommeil a raison de mon inquiétude.
L’humidité matinale me réveille. Mon premier mouvement m’arrache un cri de douleur. Mon estomac commence à protester violemment, j’ai très faim.
Je dois faire une reconnaissance de ce lieu. Peut-être un village se dresse-t-il non loin. Mais hélas rapidement je dois me rendre à l’évidence je me trouve sur une petite île dénudée de végétation. Du sable et des rochers.
Je commence à penser qu’il eut été préférable que je me noie lors du naufrage. Je n’ai rien, rien pour survivre. Je suis nue et crue comme on dit. Voilà que je déraisonne me dis-je.
Survivre oui mais avec quoi, il n’y a pas d’eau ? enfin pas d’eau douce parce que je suis cernée par l’eau salée. La soif me relance et l’angoisse aussi. Perdue pour perdue je décide de boire de l’eau de mer, mon estomac révolté la refuse.
J’éclate en sanglots, j’en ai besoin. Les larmes qui glissent sur mes joues jusqu’à mes lèvres me sont un peu moins salées que l’océan, je les avale reconnaissante.

Un battement d’ailes retentit. Un goéland se pose à quelques pas de moi, arrogant, il se pavane lentement. Je plonge sur le volatile et parviens à lui bloquer les pattes alors qu’il se venge sur mes bras de son bec puissant. Je parviens à l’assommer d’un coup de poing sur la tête. Je déchire une bande de tissu au bas de mon chemisier. Je ramasse un petit morceau de roche dans le sable et me coupe le bout du doigt. Le sang perle. Je trempe la pointe de roche dans cette encre rouge et écris S O S sur ile – Help on ile sur la bande de tissu, puis le nouds autour du cou du goelan, solidement.
Quelques minutes plus tard, l’oiseau s’anime et après une tentative ratée, s’envole enfin vers ?
J’espère une terre habitée où quelqu’un découvrira mon message.
C’est là que le temps ne se mesure plus qu’en pas !

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Peu de gens lisent; et parmi ceux qui lisent, il y en a beaucoup qui ne se servent que de leurs yeux. (Voltaire)
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La rédaction de Mai 2009

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