Motobécane-
de Bernard CROMBEY
d’après Le Ravisseur (éditions Gallimard) de Paul SABATIER
Interprété par Bernard CROMBEY
Au THEATRE LUCERNAIRE
Du 5 août 2009 au 17 octobre 2009
C'est l'histoire banale et triste d'un petit gars de Picardie, Victor, employé de ferme et "ramasseur de bouteilles consognées", un peu simplet et surtout très solitaire, qui un jour tombe sur une petite fille en fuite de l'école et d'une mère violente.
Victor, surnommé Motobécane, accepte de la recueillir pour un temps chez lui, mais la gamine ne veut plus partir et il se retrouve pris au piège lorsque le village se met à rechercher le "coupable" du soi disant rapt. Dépassé, le voilà jugé criminel et emprisonné dans une cellule. C'est de là qu'il nous parle, avec son accent si chantant, et sa bouille de bon garçon. On est tout de suite en empathie, impuissant tout comme lui face à cette conscience collective qui préjuge avant de comprendre et rejette les exclus.
L'atmosphère est intime, démunie tout comme Victor, très proche. Un casque, une mobylette, un casier à bouteilles. Sa vie se résume à cela. Et nous on est pris entre le rire et l'émotion, tant ses anecdotes sont touchantes et sonnent si justes!
Vraiment un spectacle à ne pas louper s'il passe près de chez vous. Il a été présenté au
Festival Off d'Avignon et on me l'avait conseillé. Une très belle surprise et un grand moment d'humanité, drôle et grave à la fois! J'aurais du vous en parler avant les parisiens, il ne reste que quelques jours..Moi j'ai juste adoré
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Quelques critiques:
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Les trois coups - Un texte magnifique de drolerie et de poésie. On rit avec des larmes au bout des cils. Ne le manquez pas c’est tellement rare un si beau spectacle Le Figaro – Un texte magnifique joué avec une sobriété bouleversante Télérama – Une histoire d’amour étrange et tendre, c’est poignant et jubilatoire à la fois. La Croix – Le comédien fait corps avec son personnage d’une façon stupéfiante. La parole de cet homme émeut de bout en bout |
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Après tout, la meilleure façon de parler de ce quel'on aime est d'en parler légèrement.
Albert Camus