Le Dit de Tianyi de François Cheng442 pages Editeur : LGF - Livre de Poche (5 septembre 2001)
ISBN-10: 2253151017
Notes de l'éditeurFrançois Cheng est un spécialiste incontesté de la poésie et surtout de la peinture chinoise à laquelle il a consacré depuis une trentaine d'années des essais qui font autorité. Son premier roman, Le Dit de Tianyi est nourri de cette connaissance intime de la culture chinoise, confrontée au regard d'un occidental. Il évoque la vie de Tianyi, un peintre qui a connu les bouleversements de la société chinoise dans les années trente et quarante avant de venir à Paris où il mène une existence précaire mais découvre une conception radicalement différente non seulement de l'art mais de la vie. Il repart en Chine alors en proie à la révolution pour tenter d'y retrouver les deux êtres à qui il tient le plus, Haolang son ami, et Yumei qui fut son amante. Mais l'époque n'est guère favorable aux retrouvailles et Tianyi se retrouve entraîné dans des drames qu'il ne peut maîtriser. Au-delà d'une aventure romanesque captivante et tragique, le roman offre une excellente approche de la civilisation chinoise par un de ses meilleurs spécialistes. Il a obtenu le prix Femina en 1998. --Gérard Meudal
Quatrième de couvertureLors d'un voyage en Chine, l'auteur retrouve le peintre Tianyi, connu autrefois, qui lui remet ses confessions écrites. Tianyi a vécu l'avant-guerre dans une Chine en plein bouillonnement, encore imprégnée de ses traditions. Plus tard, durant les années cinquante, il a vécu en Occident, où il a connu la misère, mais aussi découvert une autre vision de l'art et de la vie. De retour dans son pays soumis aux bouleversements de la révolution, il a voulu retrouver deux êtres chers Yumei, l'amante, et Haolang, l'ami. Mais une histoire dramatique les a emportés dans des-tourmentes où Tianyi, à son tour, sera pris... Par-delà les événements cependant, leur quête passionnée transfigurera le destin de chacun.
Poète, traducteur, essayiste, spécialiste des arts de son pays d'origine, François Cheng a su métamorphoser le témoignage vécu en une extraordinaire fresque romanesque, saluée par toute la critique et couronnée par le prix Femina 1998.
Rares sont les livres qui contiennent toute une raie. Plus rares ceux qui rassemblent dans leur profondeur plusieurs existences. Rares entre les rares ceux qui parviennent à unir deux mondes étrangers, à faire pressentir ce qui les relie par l'alchimie d'une mystérieuse et universelle communion. C'est ce que rient de réussir François Cheng dans une oeuvre incomparable.
Mon CommentaireQuelques soient les pays les coutumes, l’Homme n'est qu'un être doué de raison autant que de déraison lorsque les sentiments profonds amour, amitié viennent perturber son existence.
Par l'entremise de la vie deTianyi un artiste privilégié, Cheng nous relate, certes le témoignage d'un habitant d'un pays loin de nous, à une époque charnière, mais avant tout une histoire passionnelle vécut par trois individus qui pourraient être monsieur et madame tout le monde.
De l'universalité des sentiments, Cheng nous fait partager la particularité de chacun, car l'être unique n'a de cesse de rencontrer d'autres êtres uniques. Une belle épopée sur l'entente, l'écoute, et surtout l'observation de ce qui nous entoure.
Les richesses de l'existence sont à la portée de tous. Un arrêt sur images, un temps de réflexion nous permet de les remarquer si tant est que l'on souhaitât ne pas désirer les posséder égoïstement, car d'inaccessible, l'étoile dans la chanson de Brel, s'avère caduque dès lors que la notion de partage devient matière ordinaire à transmettre.
Vous pourrez vous délecter de longues descriptions paysagères.
Vous pourrez y trouver la lente progression d'un parcours initiatique.
Vous pourrez découvrir les difficultés vécues d'un homme en tant que jeune artiste expatrié. Dans toutes ses phases de la vie du peintre Tianyi, Cheng nous sert des moments de poésie jubilatoires.
Un conseil de lecture ? Non. Attendez que ce livre vienne dans vos mains, alors vous serrez prêt à l'aborder.