Parfum de livres…parfum d’ailleurs

Accueil­*Portail*­Galerie­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 William Butler Yeats

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
lekhan
Main aguerrie


Messages: 335
Inscription le: 20/08/2007
Age: 20
Localisation: Poitiers-Biarritz

MessageSujet: William Butler Yeats   Sam 15 Mar 2008 - 21:22



Le moment Biographique wikipedia:

Citation:
Fils du peintre John Butler Yeats, William Butler Yeats, est un poète [et dramaturge] irlandais ,né le 13 juin 1865 à Sandymount (Dublin) et mort le 28 janvier 1939 à Roquebrune-Cap-Martin, en France. Yeats est l'un des instigateurs du renouveau de la littérature irlandaise et co-fondateur de l'Abbey Theatre.


Yeats est un poète, un dramaturge qui m'a souvent intrigué. Un des fondateurs de la révolution (culturelle?) Irlandaise. Il est pour moi un des guides de la révolution par l'intelligence. Poète et dramaturge profondément marqué par la culture de son pays, de sa région, il est un des plus grands poètes du 20 ème siècle. On le connait souvent pour sa poésie, et son fameux Recueil La Tour , mais il est également dramaturge. Initié par Ezra Pound (c'est également lui qui lancera Yeats, tout comme Joyce d'ailleurs) à l'art du Nô, il écrira Trois Nôs Irlandais (édité chez l'excellente maison José Corti ) entre réel et surnaturel, où les pierres ont des âmes et où la nature se fait reine des hommes.
Il publiera également un certain nombre de pièces pour le Théâtre de l'abbaye (qui a donné son nom à cette génération).


Ses yeux:

Citation:
Les cygnes sauvages à Coole

Les arbres, les voici dans leur beauté d’automne,
À travers bois les chemins sont secs,
Sous le crépuscule d’octobre les eaux
Reflètent un ciel tranquille ;
Sur les hautes eaux, passant entre les pierres,
Vont les cygnes, cinquante et neuf.

Le dix-neuvième automne est descendu sur moi
Depuis que je les ai comptés pour la première fois ;
Je les vis, avant d’en avoir pu finir le compte,
Qui s’élevaient soudain
Et s’égayaient en tournoyant en grands cercles brisés
Sur leurs ailes tumultueuses.

J’ai contemplé ces créatures brillantes
Et maintenant mon cœur est douloureux.
Tout a changé depuis qu’au crépuscule
Pour la première fois, sur ce rivage,
À entendre le carillon de leurs ailes au-dessus de ma tête
Je marchais d’une marche plus légère.

Toujours sans se lasser, en couples d’amants,
Ils rament dans les froids,
Les complices courants, ou grimpent dans les airs ;
Leurs cœurs n’ont pas vieilli ;
Passions ou conquêtes, où qu’ils partent errer,
Leur font toujours escorte.
Mais maintenant ils glissent sur les eaux tranquilles,
Mystérieux et pleins de beauté ;
Parmi quels joncs feront-ils leur nid,
Sur la rive de quel lac, de quel étang
Raviront-ils d’autres yeux lorsque je m’éveillerai
Et trouverai, un jour, qu’ils se sont envolés ?

In Les cygnes sauvages à Coole.


On notera d'ailleurs la récurrence du Cygne dans son oeuvre. On trouve notamment un poème intitulé Léda et le Cygne édité dans un recueil chez La Délirante.

Citation:
Les nouveaux visages
Maintenant que vous êtes vieille, si vous veniez à mourir
La première, ni le catalpa, ni le tilleul odorant n’entendraient
Mes pas de vivant, et je ne retournerais pas où nous forgeâmes
Des œuvres que le Temps ne pourra entamer.
Que les nouveaux visages, dans les salles anciennes, déploient
Tous les tours qu’ils veulent ; la nuit peut l’emporter sur le jour,
Nos ombres vagabondes errer encore dans les allées de gravier,
Et les vivants, qui sait, paraître moins vivants que les ombres.

In La Tour.



Poète trop souvent ignoré, trop souvent méconnu, il marque pour moi durablement les siècles et préfigure à bien des égards l'engagement littéraire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://collectif-ennui.blogspot.com/
Lavinie
Plume timide


Messages: 8
Inscription le: 26/06/2009
Age: 22
Localisation: Look right

MessageSujet: William Butler Yeats   Ven 26 Juin 2009 - 20:34

(edit : deux présentations pour le prix d'une pour cause de fusion de fils)


"Fils du peintre John Butler Yeats, William Butler Yeats, est un poète et dramaturge irlandais, né le 13 juin 1865 à Sandymount (Dublin) et mort le 28 janvier 1939 à Roquebrune-Cap-Martin, en France. Yeats est l'un des instigateurs du renouveau de la littérature irlandaise et co-fondateur, avec Lady Gregory, de l'Abbey Theatre. Il reçut le prix Nobel de littérature en 1923." (La suite sur Wikipédia)

Voici deux extraits:

He Wishes for the Cloths of Heaven
Had I the heavens' embroidered cloths,
Enwrought with golden and silver light,
The blue and the dim and the dark cloths
Of night and light and the half light,
I would spread the cloths under your feet:
But I, being poor, have only my dreams;
I have spread my dreams under your feet;
Tread softly because you tread on my dreams.

The Song of Wandering Aengus
I went out to the hazel wood,
Because a fire was in my head,
And cut and peeled a hazel wand,
And hooked a berry to a thread;
And when white moths were on the wing,
And moth-like stars were flickering out,
I dropped the berry in a stream
And caught a little silver trout.
When I had laid it on the floor
I went to blow the fire aflame,
But something rustled on the floor,
And some one called me by my name:
It had become a glimmering girl
With apple blossom in her hair
Who called me by my name and ran
And faded through the brightening air.
Though I am old with wandering
Through hollow lads and hilly lands.
I will find out where she has gone,
And kiss her lips and take her hands;
And walk among long dappled grass,
And pluck till time and times are done
The silver apples of the moon,
The golden apples of the sun.

Ce poème a été repris par Donovan dans une très belle chanson (ici)[img][/img]


Dernière édition par animal le Dim 28 Juin 2009 - 20:50, édité 1 fois (Raison : fusion de fils sur l'auteur)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lavinie.blogspot.com
bix229
Zen littéraire


Messages: 5045
Inscription le: 24/11/2007
Localisation: Lauragais (France)

MessageSujet: Re: William Butler Yeats   Sam 27 Juin 2009 - 1:04

Mon anglais est beaucoup trop approximatif pour que je me lance dans
sa poésie, mais j' ai lu avec plaisir les 2 volumes de son autobiographie...traduits en
français...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
swallow
Agilité postale


Messages: 677
Inscription le: 06/02/2007

MessageSujet: Re: William Butler Yeats   Sam 27 Juin 2009 - 8:55

Une traduction française du poème que nous propose Lavinie (He Wishes for the Cloths of Heaven), ce serait trop dommage de passer à côté de tant de majesté et effacement pour une fois réunis:




Yeats, William Butler



Lui qui aurait voulu pouvoir offrir le ciel





Si je pouvais t'offrir le bleu secret du ciel

Brodé de lumière d'or et de reflets d'argents

Le mystérieux secret, le secret éternel

De la nuit et du jour, de la vie et du temps

Avec tout mon amour je le mettrais à tes pieds

Mais tu sais je suis pauvre et je n'ai que mes rêves

Alors c'est de mes rêves qu'il faut te contenter

Marche doucement, car tu marches sur mes rêves



Traduction libre de « He wishes for the cloths of Heaven » de W.B. Yeats par Keyvan Sayar

_________________
"L´homme, par le fait d´être homme, est déjà par rapport à l´âne ou au crabe un animal malade- car la conscience est une maladie." Miguel de Unamuno.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kenavo
Zen Littéraire


Messages: 22980
Inscription le: 08/11/2007
Age: 43
Localisation: Luxembourg

MessageSujet: Re: William Butler Yeats   Sam 27 Juin 2009 - 16:27

swallow a écrit:
Une traduction française du poème que nous propose Lavinie (He Wishes for the Cloths of Heaven), ce serait trop dommage de passer à côté de tant de majesté et effacement pour une fois réunis:
aime oh oui.. merci pour ce fil et ce poème.. cité dans le film sur la vie de Hélène Hanff, 84, Charing Cross et dont je l'entends toujours récité avec la voix d'Anthony Hopkins... c'est trop beau...


c'est à voir et à écouter ici

_________________
Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion.
Saint Augustin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bix229
Zen littéraire


Messages: 5045
Inscription le: 24/11/2007
Localisation: Lauragais (France)

MessageSujet: Re: William Butler Yeats   Sam 27 Juin 2009 - 16:29

Merci Swallow, et pour ceux à venir aussi, je l' espère !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nezumi
Zen littéraire


Messages: 7932
Inscription le: 07/02/2007
Age: 39

MessageSujet: Re: William Butler Yeats   Sam 27 Juin 2009 - 17:24

Je l'ai déjà mis sur le fil Coup de coeur poétique, mais ce célèbre poème est tellement beau qu'il mérite bien un double postage:


The Lake Isle of Innisfree

I will arise and go now, and go to Innisfree,
And a small cabin build there, of clay and wattles made:
Nine bean-rows will I have there, a hive for the honey-bee;
And live alone in the bee-loud glade.

And I shall have some peace there, for peace comes dropping slow,
Dropping from the veils of the morning to where the cricket sings;
There midnight's all a glimmer, and noon a purple glow,
And evening full of the linnet's wings.

I will arise and go now, for always night and day
I hear lake water lapping with low sounds by the shore;
While I stand on the roadway, or on the pavements grey,
I hear it in the deep heart's core.

W.B. Yeats, 1893


L’Ile du Lac d'Innisfree

Je vais partir maintenant, partir pour Innisfree,
J’y construirai une petite hutte d’argile et d’osier,
J’y aurai neuf rangées de fèves, et une ruche qui donne du miel;
Et je vivrai seul dans la clairière bruissante d’abeilles.

Je goûterai un peu de paix, car la paix coule lentement,
Coule des voiles de l’aube, là où le grillon chante.
Minuit est une lueur, midi un éclat pourpre,
Et des linottes font du soir un envol d’ailes.

Je vais partir maintenant, car j’entends nuit et jour
Tout bas l’eau du lac battre sur la rive.
Que je marche sur la grand-route ou sur les pavés gris,
Toujours je l’entends au tréfonds du cœur.

_________________
Car ce sont bien de menus accidents qui nous font chérir un livre plutôt qu'un autre. (Roger Caillois)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lavinie
Plume timide


Messages: 8
Inscription le: 26/06/2009
Age: 22
Localisation: Look right

MessageSujet: Re: William Butler Yeats   Sam 27 Juin 2009 - 22:01

kenavo a écrit:
oh oui.. merci pour ce fil et ce poème.. cité dans le film sur la vie de Hélène Hanff, 84, Charing Cross et dont je l'entends toujours récité avec la voix d'Anthony Hopkins... c'est trop beau...


c'est à voir et à écouter ici


84, Charing Cross, c'est une librairie non? (et un livre). On m'en a parlé, et Charing Cross c'est tout près de Covent Garden (mon port d'attache à Londres). Faut que j'aille voir à quoi ressemble 84 Charing Cross, en vrai.
Il est bien le film?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lavinie.blogspot.com
kenavo
Zen Littéraire


Messages: 22980
Inscription le: 08/11/2007
Age: 43
Localisation: Luxembourg

MessageSujet: Re: William Butler Yeats   Sam 27 Juin 2009 - 22:45

Lavinie a écrit:
84, Charing Cross, c'est une librairie non? (et un livre). On m'en a parlé, et Charing Cross c'est tout près de Covent Garden (mon port d'attache à Londres). Faut que j'aille voir à quoi ressemble 84 Charing Cross, en vrai.
oui, c'est avant tout un livre :

Citation:
Une authentique et délicieuse correspondance échangée pendant vingt ans (de 1949 à 1969) entre Helene Hanff, scénariste new-yorkaise passionnée de livres et les employés de la librairie Mark & Co., 84, Charing Cross Road à Londres, spécialisée dans les titres épuisés. Frank Doel, le premier et principal interlocuteur de mademoiselle Hanff, est chargé d'assouvir l'insatiable soif littéraire de sa cliente américaine. Son dévouement, sa délicatesse et sa réserve toute britannique touchent la new-yorkaise, exigeante et avide d'éditions originales, de textes rares introuvables aux États-Unis, "Londres est bien plus près de mon bureau que la 17e Rue", a-t-elle décrété. Très vite, un ton chaleureux et intime s'installe entre les correspondants. La générosité, la vivacité, l'extravagance et l'humour d'Helene attisent la curiosité du personnel de la petite librairie et des proches de Frank Doel, qui à leur tour, participent à cet échange épistolaire. Une véritable et extraordinaire amitié par correspondance s'installe entre les protagonistes.

ma première visite à Londres m'avait tout de suite amené dans cette rue.. Charing Cross.. il y en a encore beaucoup de librairies là-bas.. mais plus celle de Frank Doel Wink

Lavinie a écrit:
Il est bien le film?
moi, j'adore..
il a son fil chez les Parfumés ici

_________________
Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion.
Saint Augustin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

William Butler Yeats

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Parfum de livres…parfum d’ailleurs :: Le cœur du forum : Commentons nos lectures en toute liberté… :: Poésie (par auteur ou fils spécifiques)-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet