Sans force et banal,
rien qu’encre et papier,
Objet inanimé,
puis-je prendre mon pied ?
Sur ma table de nuit,
tu es là immobile,
Rempli de féerie,
ou peut être de bile.
N’allons pas trop vite,
effleurons doucement,
La fleur qu’on caresse,
s’offre plus sûrement,
Ouvrons le ce rêve,
cet antre de promesses,
Nos yeux nous diront si…
les émotions y naissent.
L’inconnu créateur
et le lecteur sont pairs,
Cette vraie rencontre,
entre imaginaires,
Apportera t-elle,
nombreuses nuits de veille ?
Je lis à tout hasard,
ouvert à ses merveilles.
Même si en chemin,
le plaisir est absent,
Je m’enfonce à fond,
son âme je ressens,
Soit je trouve le Graal,
papillon éphémère,
Soit je bute en vain,
vers des gouffres amers,
J’accepte de payer,
déçu, cette gabelle,
Dans l’espoir d’entrevoir,
une mariée si belle.