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 Aki Kaurismaki

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Queenie
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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Ven 20 Fév - 11:07

animal a écrit:
quelques images en plus pour faire envie


Vil tentateur !

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animal
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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Mer 18 Mar - 22:34


Ariel

Aki Kaurismaki a écrit:
Un film qui débute comme une chronique du chômage, continue comme un film sur des gens qui trainent, emprunte à la romance entre gens ordinaires, devien un film policier avant de se conclure sur un mélo outrancièrement romantique. Contient la vérité sur la vie dans une société digne du Far-West où tout est à vendre. Des passages dramtiques.


Le film débute sur une mine qui ferme. D'entrée on se dit que Kaurismaki avec des allures de trois bouts de riens plante de sacrées ambiances. ça rappelle l'ouverture "camions poubelles" de Shadows in Paradise, une variante sur le thème de l'ouverture à ambiance, décalée "mais vraie", bref ça ne gâte pas le début du film, au contraire. Après c'est un type qui se suicide qui laisse les clés de sa Cadillac à un autre type dans un petit bar désert. Le type en question prend la direction du monde sans pitié d'Helsinki avec ce cabriolet Cadillac des 60's éternellement découvert... (Kaurismaki rocks encore une fois de la Cadillac et de la route, j'adore).

La ville c'est se faire voler son blé et galérer. Et une rencontre avec une femme qui accumule les jobs pour un semblant de vie décente avec son gamin. C'est décidé eux deux/trois ça sera jusqu'au bout. Ce n'est pas la fin des malheurs... prison, embrouilles...

mais... il y a un semblant de justice dans cet univers cinématographique . Et ça c'est bon, vraiment bon, c'est grand. Leur bon coeur un brin obstiné et leurs visages tristes ne seront pas piétinés.

Emerveillement.

Successions d'ambiances très efficaces l'air de rien... petites musiques extra... une image qui parlera d'elle même et quelques autres :



- -

(avant de compléter avec deux trois pioches maison)

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animal
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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Sam 21 Mar - 22:42

Le vil tentateur est de retour :

- - - -

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Queenie
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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Dim 22 Mar - 9:27

Un jour... je me vengerais !

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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Dim 22 Mar - 10:05

J'aime bien les romans photos d'Animal Very Happy

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animal
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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Mer 1 Avr - 17:53


J'ai engagé un tueur

A Londres, un français (J-P Leaud) perd son job pour cause de nationnalité et de privatisation... après d'infructueuses tentatives de suicides, il engage un tueur. Mais... sa vie change : alcool, cigarettes et lunettes noires, et surtout une femme (Margi Clarke) qui vend des roses dans les bars. Aidé par elle qui cherche à ne pas le perdre (et à la garder en vie), c'est une partie de cache cache avec le tueur rongé par le cancer (Kenneth Colley). On croise en plus Serge Reggiani en french patron de french bouiboui à (french) burgers. La classe.

Aki Kaurismäki a écrit:
J’ai tourné J’ai engagé un tueur car à 10 ans, le film d’Henri Cass Last Holiday m’a marqué au point d’en garder la même impression aujourd’hui, après avoir vu des milliers de bons et de mauvais films. Je ne pense cependant pas que J’ai engagé un tueur ressemble à son modèle et là n’est d’ailleurs pas son intention. Il s’agit simplement d’un certain état d’esprit. J’ai réalisé le film en Angleterre car les gens y parlent une langue civilisée que je maîtrise moi-même passablement. Le tournage est grandement facilité si le réalisateur comprend au moins une partie des dialogues. Les acteurs ont plus de mal à sauter les répliques qu’ils n’aiment pas ou sont trop paresseux pour dire. Le scénario a été écrit en pensant à Jean-Pierre Léaud et Margi Clarke et ce qui a été formidablement pratique c’est qu’ils ont effectivement joué les rôles en questions ! Kenneth Colley, pour sa part, est un si bon acteur qu’il peut jouer, si nécessaire, le vilain petit canard et n’a pas besoin d’analyse de texte à l’avance. La structure cinématographique du film balance entre Dreyer et Melville, sans jamais les atteindre. La vie est dure mais divertissante




Science de l'atmosphère et des inspirations, sens merveilleux du détail et des paysages urbains (et des "tableaux" décalés), difficile après coup de ne pas se rendre compte que les références à Dreyer et Melville ne sont pas vides. Certes ça ne se réinvente pas par rapport aux autres visions et le décalage accentué par JP Léaud parlant anglais en angeleterre rend le début assez distant (par rapport aux visions précédentes) mais on prend encore son pied dans cet univers Kaurismaki délocalisé avant de savourer de petits moments de petite magie toute simple, quelques sourires et une belle dose de premier degré. Bonheur. Confirme le savoir faire absolument pas innocent du réalisateur.

extrait musical : clic !

ignoble tentation (et avec des scones !) en spoiler (pour retrouver ses rouges attirants et plein plein de choses) :
Spoiler:
 

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Bellonzo
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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Mer 1 Avr - 19:03

Sacré Aki:des fois il se fout de notre gueule mais je l'aime bien.

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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Ven 3 Avr - 6:18

Je fais mon entrée chez Aki Kaurismaki avec L'Homme sans passé. Étonnant. Sublime lorsqu'arrive, après des plans un peu lents et trop coolants, la musique ou l'orchestre de l'armée du salut virant au rock. Je vais poursuivre. Un ciné où se couler et méditer pour le plaisir de découvrir une singularité...

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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Sam 9 Mai - 10:51


Tiens ton foulard, Tatiana

Dans la Finlande des années soixante, deux hommes prennent à bord de leur voiture deux femmes, l'une estonienne et l'autre russe. Les deux hommes sont confondants de nullité face aux femmes mais, peu à peu, l'absurde cède le pas aux sentiments.
evene

ou encore :

Reino est un mécano miteux, alcoolique et rocker mythomane dans une bourgade perdue de Finlande. Son pote Valto est couturier à domicile, accroché au café et dominé par sa mère. Tous deux partent en virée dans une Volga et rencontrent deux citoyennes soviétiques: Klaudia, une russe assez délurée et Tatiana, une estonienne plus discrète mais qui parle le finnois. Les uns se comprendront, les autres pas.

Aki Kaurismäki invente sa Finlande des années soixante, tout à la fois réelle et idéalisée.

wikipedia



Noir et blanc extra, musique rock au poil et filmé rock'n'roll : les attitudes, les virées en voitures... toujours la même recette qui marche, énigmatiques paumés empruntés dont on découvre les faiblesses avec beaucoup de sympathie. On sourit voir on rit pas mal devant l'absurde des situations et des comportements et on se régale des faiblesses (l'affirmation par la macho attitude !) et grandeurs de l'humanité présentée.

Toujours le même avis : ça fait du bien ce superbe équilibre entre sérieux et absurde. sans oublier des décors hallucinants de netteté et les plans de zone portuaire...

Incapable de m'en lasser. C'est trop smooth et ça fait trop de bien...

- - -

- - -

- -

et clic !

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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Sam 9 Mai - 12:58

animal a écrit:

toujours la même recette qui marche, énigmatiques paumés empruntés dont on découvre les faiblesses avec beaucoup de sympathie. On sourit voir on rit pas mal devant l'absurde des situations et des comportements et on se régale des faiblesses (l'affirmation par la macho attitude !) et grandeurs de l'humanité présentée.


C'est étonnant parce que tu aurais parfaitement pu écrire ça aussi à propos du film de Nuri Gilge Ceylan que tu as pourtant assez malmené... 2 univers très différents mais qui sous une forme très maîtrisée (beauté de l'image, du cadre, qu'on pourrait trouver esthétisante mais qui est simplement belle) montrent aussi des personnages à la fois faibles (par exemple le machisme effectivement) et plein d'humanités. Kaurismaki dans un monde plus burlesque d'hyperréalisme poétique, Nuri Bilge Ceylan dans un univers plus existentialiste et désespéré à la Antonioni. Comme quoi on peut reprocher à l'un ce qu'on accepte et apprécie chez l'autre. Car ce que tu trouves branché et artificiel chez Ceylan pourrait se dire de Kaurismaki aussi. Et l'un comme l'autre sont très désenchantés et des poètes du dérisoire.

Ensuite on peut être plus sensible à l'un qu'à l'autre (l'humour de Kaurismaki aidant probablement). J'aime énormément les 2.

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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Sam 9 Mai - 13:10

Je suis certaine que ce Kaurismaki est "pour moi"... mais si jamais je me plante et que ça me déçoit, je risque d'être très énervée... Du coup, j'hésite.

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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Sam 9 Mai - 14:12

il y a des différences entre Kaurismaki et Nuri Bilge Ceylan (à travers mes yeux). dans les deux cas c'est du cinéma, de l'artifice, de la réalisation, de la mise en scène et ainsi de suite. Indépendamment de l'humour qui joue effectivement un rôle, qui différencie les genre... rend plus réceptif ? devant Les climats je dirai que j'ai ressenti une certitude de sérieux, les sentiments montrés se ressemblent, avec le côté macho effectivement, bien que je ne sais pas jusqu'où je dirai qu'il correspond à un même problème d'expression, moyen d'expression par défaut... et là on en revient à "l'image"... le naturel des Kaurismaki se voit à travers ou entre des "trop" d'apparence, choix des personnages ou du réalisateur (personnages qui clopent, boivent, sont muets, regardent dans le vide), chez Nuri Bilge Ceylan j'ai eu l'effet inverse, à travers une improbable (pour moi) volonté de montré du naturel/réel en tant que tel on ne voit plus que l'artifice... et l'image stéréotypée dans un autre genre (risquons le décor dépouillé, "épuré" opposé au bric à brac kitschou kaurismakien... sans sous-estimé ses paysages) associé à une qualité moderne, j'avais utilisé "publicitaire" sur l'autre fil (visage de la femme coupé en deux par le cadre ?) contribue à cette impression.

les deux films sont "finis", l'un se prend les pieds dans le tapis de sa forme extra fine et sensible (avec un sujet convenu) l'autre montre quelque chose de simple et presque universel (Kaursimaki apparait peut être comme plus contemplatif finalement) ... dans une forme plus cohérente (il s'épargne des enchainements de rythmes et d'évolution de son histoire un peu léger avec sa forme de road movie à la mort moi l'os).

pour prendre une image filmique de voiture, et puisqu'on est sur le fil Kaurismaki : une voiture américaine dans un film ne suffit pas à donner un goût d'améwique au film. une voiture même pas américaine, filmée comme si, avec un goût du mouvement, du temps et de l'espace qui va avec si. là on peut jouer avec un univers quasi prédéfini et sans le moindre problème.

en remontant chercher dans l'évidence la différence entre les deux univers : rock'n'roll et pas rock'n'roll... dit autrement, éventuellement un sens accepté et conscient de l'artifice, intégré.

Nuri Bilge Ceylan en fait quand même de foutues tartines sur les évolutions plus ou moins cryptiques de ses tourments intérieurs extra compliqués... et il en montre "plus", "trop" (l'autre trop)... je le trouve 'achement moins poétique aussi.

Queenie : confiance Cool

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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Sam 9 Mai - 15:40

Sujet interessant! clown
Je connais juste Juha, qui avait la simple ambition d'être le dernier film muet du siècle; et qu'accompagnait un documentaire instructif sur le réalisateur.
Avis global tiède pour moi, mais le positif l'était bien assez pour je retienne ce nom;
et j'ai justement sous les yeux le boitier des 'Leningrad Cowboys rencontrent Moïse', que j'espère regarder ce soir!

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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Sam 9 Mai - 16:26

Je n'aurais jamais pensé à faire le rapprochement entre Nuri Bilge Ceylan et Kaurismäki... Et pourtant, c'est vrai qu'il y a des silences chez Kaurismäki, comme chez Nuri.

C'est vrai, comme tu le dis, Animal, qu'il y a de l'artificiel dans les deux cas, mais avec des différences. Par exemple les silences : c'est simple et humain chez Kaurismäki, ça m'a parut artificiellement posé chez NBC (pas besoin d'aller aux abris pour autant).

Queenie, tu verras que tu ne seras pas déçue par Aki Kaurismäki (évite quand même de commencer par Juha).

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MessageSujet: Re: Aki Kaurismaki   Sam 9 Mai - 16:29

Burl
Citation:
et j'ai justement sous les yeux le boitier des 'Leningrad Cowboys rencontrent Moïse'
,

Foutage de gueule,sympa mais voir plus haut.Au moins pour An rire dré Wilms chantant Kili watch.

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