
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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traversay Sage de la littérature

Messages: 1760 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Billy Wilder Lun 20 Juil 2009 - 15:53 | |
|  Samuel Wilder est né le 22 juin 1906 dans une famille juive en Autriche. Sa mère, adoratrice de Buffalo Bill, le surnomme très tôt Billy, nom qu'il gardera tout le reste de sa vie. Il abandonne ses études de droit pour faire du journalisme et se rend à Berlin. Il commence à écrire quelques scénarios et signe son premier contrat avec Robert Siodmak pour Les hommes le dimanche. La menace nazie se profilant à l'horizon, il fuit l'Allemagne pour la France puis s'exile, un an plus tard, vers les États Unis. Il travaille alors avec Howard Hawks et Ernest Lubitsch puis signe son troisième long métrage (Assurance sur la mort), qui sera une franche réussite à tout les niveaux. Il tourne ensuite plusieurs films noirs (Sunset Boulevard (1950),...), puis s'oriente vers la comédie, où il connaîtra ses plus grands succès avec Marilyn Monroe (Certains l'aiment chaud, Sept ans de réflexion, Embrasse-moi idiot,...). Billy Wilder tourne ses derniers films en Europe. Il meurt en 2002, après avoir réalisé 26 films et récolté six Oscar. Il était alors considéré comme le maître de la comédie américaine, lui qui avait su rester réellement indépendant d'Hollywood. Fimographie : 1933 - Mauvaise graine, 1942 - Uniformes et jupons courts, 1943 - Les cinq secrets du désert, 1944 - Assurance sur la mort, 1945 - Le poison, 1947 - La valse de l'empereur, 1948 - La scandaleuse de Berlin, 1950 - Boulevard du crépuscule, 1951 - Le gouffre aux chimères, 1952 - Stalag 17, 1954 - Sabrina, 1955 - Sept ans de réflexion, 1957 - L'odyssée de Charles Lindbergh, 1957 - Ariane, 1958 - Témoin à charge, 1959 - Certains l'aiment chaud, 1960 - La garçonnière, 1961 - Un, deux, trois, 1963 - Irma la douce, 1964 - Embrasse moi, idiot, 1966 - La grande combine, 1970 - La vie privée de Sherlock Holmes, 1972 - Avanti !, 1974 - Spéciale première, 1977 - Fedora, 1981 - Buddy Buddy _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1760 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Billy Wilder Lun 20 Juil 2009 - 16:23 | |
|  Mauvaise graine (1934). Co-réalisé avec Esway, un film noir sans grande originalité, avec Danielle Darrieux. Son seul film tourné en France, dans lequel on ne retrouve nulle part sa patte. On oublie. Uniforme et jupons courts (The major and the minor, 1942). L'histoire de cette jeune femme désargentée qui se fait passer pour une gamine et flirte avec un séduisant militaire est pour le moins scabreuse. Tout l'art de Wilder est de rendre irrésistible des situations assez peu "correctes". La Wilder touch est née.  _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22981 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Billy Wilder Lun 20 Juil 2009 - 16:51 | |
| Merci pour ce fil Traversay et je reprends mon message de l'autre fil Témoin à charge / Witness for the Prosecution 1957| Citation: | | Sir Wilfrid, un brillant et expérimenté avocat spécialiste des causes perdues, sort d'un séjour prolongé à l'hôpital et doit, pour des raisons de santé, renoncer à s'occuper d'affaires criminelles trop stimulantes. C'est à ce moment que Leonard Vole, accusé du meurtre de Mme French, vient lui demander son aide. Bien que l'affaire paraisse passionnante, Sir Wilfrid refuse de s'en occuper pour préserver sa santé et conseille un autre avocat, Mr Brogan-Moore, un de ses anciens élèves. Après le départ de Leonard Vole du bureau de Sir Wilfrid, Christine Vole, la femme de Leonard, fait son apparition. Elle est son seul alibi pour le soir du meurtre. Son attitude très froide et son rôle crucial dans l'affaire font changer Sir Wilfrid d'avis, qui décide malgré les recommandations des médecins de s'occuper de cette affaire fascinante. |
Scénario : Billy Wilder et Harry Kurnitz, d'après la pièce d'Agatha Christie, Témoin à charge (1953), elle-même adaptée de la nouvelle Témoin à charge (1925), dont la fin était différente de celle des adaptations ultérieures source: Wikipedia
j'adore ce film, je ne peux pas dire combien de fois je l'ai déjà vu, mais c'est toujours bien, la Dietrich est sublime et la combinaison suspens-comique donne un bon moment cinéma

Un remake de 1982 avec Diana Rigg (oui - Emma Peel ) est aussi très réussi et fait autant plaisir
 _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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|  | | traversay Sage de la littérature

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 | Sujet: Re: Billy Wilder Lun 20 Juil 2009 - 21:11 | |
|  Les cinq secrets du désert (Five graves to Cairo, 1943). Un excellent film de guerre où Wilder s'intéresse moins aux combats qu'à l'affrontement psychologique entre anglais, français et allemands (Von Stroheim, énorme !) dans un hôtel perdu dans le désert. Finesse du trait, mise en scène fluide : du très bon Wilder. Assurance sur la mort (Double indemnity, 1944). Classique du film noir : James M. Cain adapté par Chandler, excusez du peu. Un film de fauves, tendu comme une arbalète, avec une interprétation al dente : Stanwyck, MacMurray, Robinson.  _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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|  | | eXPie Zen littéraire

Messages: 4059 Inscription le: 22/11/2007 Age: 36 Localisation: Paris
 | Sujet: Re: Billy Wilder Lun 20 Juil 2009 - 21:29 | |
| Un très bon livre d'interviews de Wilder par Cameron Crowe :  Bourré d'anecdotes... _________________ Quand les gens sont de mon avis, il me semble que je dois avoir tort. - Oscar Wilde
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|  | | traversay Sage de la littérature

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 | Sujet: Re: Billy Wilder Mar 21 Juil 2009 - 10:05 | |
|  Le poison (The lost weekend, 1945). Un film d'un réalisme noir sur les ravages de l'alcoolisme. Wilder use d'un humour corrosif à l'endroit de son sombre héros (inspiré par Chandler ?) mais il s'agit avant tout d'une tragédie. Mise en scène remarquable avec une utilisation époustouflante des flashbacks. 4 Oscar récoltés. La valse de l'empereur (The emperor's waltz, 1947). Curieux film qui marque le retour de Wilder à ses origines autrichiennes. L'aristocratie viennoise en prend pour son grade mais le scénario est léger, léger. Jolis moments avec un Bing Crosby primesautier et une Joan Fontaine pétillante.  _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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|  | | traversay Sage de la littérature

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 | |  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1760 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Billy Wilder Mer 22 Juil 2009 - 10:52 | |
|  La scandaleuse de Berlin (A foreign affair, 1948). Excellent film de Wilder finalement peu connu malgré la présence de Marlene (moins convaincante ici que Jean Arthur). Une satire réjouissante de la politique étrangère des Etats-Unis où le réalisateur s'en prend avec délice aux doctrines "bien-pensantes" qui finissent par s'incliner devant les aspirations individuelles (même thème finalement que la Ninotchka de Lubitsch). Préfigure le Un, deux, trois tourné par Wilder plus de dix ans plus tard. Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard, 1950). Classique parmi les classiques et vision très corrosive du système hollywoodien. Plusieurs célébrités oubliées jouent leur propre rôle et Gloria Swanson est prodigieuse en idole déchue du muet, narcissique et extravagante. Si ce n'est pas un chef d'oeuvre, cela y ressemble.  _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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|  | | Bédoulène Zen littéraire

Messages: 3426 Inscription le: 06/07/2007 Age: 64 Localisation: Provence
 | Sujet: Re: Billy Wilder Mer 22 Juil 2009 - 12:18 | |
| de bons souvenirs remontent pour plusieurs de ces films. _________________ Peu de gens lisent; et parmi ceux qui lisent, il y en a beaucoup qui ne se servent que de leurs yeux. (Voltaire)
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|  | | traversay Sage de la littérature

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 | Sujet: Re: Billy Wilder Jeu 23 Juil 2009 - 14:09 | |
|  Le gouffre aux chimères (Ace in the hole, 1951). Cette satire cruelle du monde des médias et du voyeurisme malsain du public n'a pas pris une ride. Rarement Wilder a été aussi loin dans le cynisme et la misanthropie avec son héros (Kirk Douglas, saisissant) pourri jusqu'à l'os. Stalag 17 (1952). Grand scénario avec une alternance de scènes comiques et dramatiques particulièrement bien dosée. Le film vaut par sa mise en scène mais il me semble en dessous des plus grandes réussites du cinéaste. Avis tout personnel.  _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1760 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Billy Wilder Ven 24 Juil 2009 - 21:58 | |
|  Sabrina (1954). Le plus romantique des films de Wilder. Le cinéaste nous la joue charmeur et qui peut résister quand l'héroïne possède les traits de l'exquise Audrey Hepburn ? Elégance et finesse du trait, le film est un classique indémodable. Et ce, même si Bogart (second choix de Wilder qui voulait Cary Grant) semble parfois un gauche dans cet univers lui qui, d'ailleurs, n'a jamais aimé le film ni son réalisateur. Sept ans de réflexion (The seven year itch, 1955). Un peu daté ce film tiré d'une pièce de théâtre et son thème de la libido masculine? Poussive, l'interprétation de Tom Ewell ? Peut-être mais bon, Marilyn "innocent" objet de désir qui met ses sous-vêtements au frigo pour cause de canicule, c'est quand même quelque chose. Sans parler de la scène cultissime de la bouche de métro.  _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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|  | | kenavo Zen Littéraire

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 | Sujet: Re: Billy Wilder Sam 25 Juil 2009 - 18:33 | |
| Evidemment pas d'accord du tout. Le film de Pollack m'a semblé bien fade en comparaison. J'ai jeté un oeil sur IMDB : la version Wilder récolte un 7,8 sur 10 et celle de Pollack 6 sur 10 (sur 15 000 votants à peu près). Ceci dit chacun a le droit d'avoir son opinion mais parler de navet à propos de ce film, ah je ne pouvais laisser passer ça (becoming wilder and wilder, oups). Tiens, un avis parmi d'autres : | Citation: | Passable but overlong remake of the classic Audrey Hepburn vehicle will play best for those not familiar with the original. The cast(Harrison Ford, Julia Ormond, Greg Kinnear) performs well and its production values are high but director Sydney Pollack's pacing tends to flag. By contrast, Billy Wilder's direction of the 1954 version is much tighter and quicker. Interestingly this "Sabrina" is 15 minutes longer than its predecessor but thanks to Pollack those extra 15 minutes feel like 30. Also, Barbara Benedek's and David Rayfiel's script lacks the wittiness that scenarists Billy Wilder, Samuel Taylor("Vertigo") and Ernest Lehman("The Prize," "North by Northwest") provided the first time around.
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Alan Patrick Herbert
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 | Sujet: Re: Billy Wilder Sam 25 Juil 2009 - 20:32 | |
| | traversay a écrit: | | Ceci dit chacun a le droit d'avoir son opinion mais parler de navet à propos de ce film, ah je ne pouvais laisser passer ça (becoming wilder and wilder, oups). | mais bien sûr.. aucun problème avec d'autres avis..
je te cite aussi Nezumi qui a dit sur le fil "ce soir à la télé":
| Nezumi a écrit: | Tout à fait d'accord avec toi. Hepburn et Bogart dans Sabrina c'est un peu le mariage de la carpe et du lapin.  |
il se peut qu'il s'agit avec ce film d'un problème de vue homme/femme?? Je peux comprendre que les hommes regardent plutôt Audrey, qui est éblouissante, ravissante, brillante, mignonne, sublime tiens, je suis tombée amoureuse d'elle dans ce film , tandis que les femmes regardent l'homme: (et là aussi le plus va pour Greg Kinnear dans la version de Pollack qui joue le playboy charmant, joli, à faire tomber les filles contre un William Holden qui est plutôt moyen) - je ne vais jamais comprendre Ilsa Lund dans Casablanca qui monte dans l’avion pour s’en aller et qui ne reste pas à Casablanca avec Rick… mais ce n’est pas son rôle dans Sabrina, là il a l’aspect d’être pas seulement plus vieux que Audrey, mais carrément qu’il pourrait être le grand père, il est guindé, à mille lieux d’être romantique – même son changement, on ne le croit/voit pas,…. Je vais dire qu’aucune femme n’a voté dans ces 7,8 sur IMDB  _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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|  | | traversay Sage de la littérature

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 | Sujet: Re: Billy Wilder Sam 25 Juil 2009 - 21:31 | |
| C'est marrant, moi c'est le couple Hepburn/Cooper dans Ariane, du même Wilder qui m'a posé problème. Pour en revenir à Sabrina, j'aime bien Pollack mais il est quand même meilleur, je trouve, dans des histoires euh, moins sentimentales, comme Les trois jours du condor ou On achève bien les chevaux. Wilder a dit de Bogart : "Il a toujours joué les héros mais il n'en a jamais été un, sauf à la fin de sa vie." Pas gentil ! Il faudrait citer les meilleures "vacheries" de Wilder, je le ferai éventuellement dans ce fil. _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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