Eh bien, étant donné que j'ai vu qu'il n'existais pas de fil là-dessus et soutenue par Kenavo

j'ouvre ce fil sur Irvin Welsh et/ou Danny Boyle et plus précisément encore sur
Trainspotting que je considère comme un chef-d'œuvre du cinéma. Je pense que tout le monde a du en entendre parler sans vraiment le connaître -que ce soit le film ou le livre- je m'en vais arranger -maladroitement certes, mais bon- ça!
Danny Boyle :
"Danny Boyle commence sa carrière au théâtre, à la "Join Stock Theatre Compagny" jusqu'en 1982. Il devient ensuite directeur adjoint du "Royal Court Theatre Compagny" en 1985 et met en scène parallèlement cinq pièces de théâtre pour la Royal Shakespeare Compagny grâce auxquelles il gagne plusieurs récompenses.
Alors qu'il travaille sur des séries pour la BBC, il fait la connaissance du scénariste John Hodge et du producteur Andrew MacDonald avec qui il décide de passer au grand écran. Il conçoit alors une trilogie sur le manque d'argents (Bag of money trilogy) où il dirige à chaque reprise son acteur fétiche, l'Ecossais Ewan McGregor.
Il réalise ainsi son premier long-métrage en 1994,
Petits Meurtres entre amis. Petit bijou d'humour noir, il permet à Danny Boyle de devenir l'un des jeunes cinéastes britanniques les plus prometteurs. Il confirme son talent avec
Trainspotting, film choc sur l'univers de la drogue présenté à Cannes
Hors-compétition en 1996, qui fait de lui un véritable réalisateur culte. Puis il conclut la trilogie avec Une vie moins ordinaire, une histoire d'enlèvement et de rançon teintée d'humour qui marque sa première réalisation américaine.
Bénéficiant désormais d'une audience internationale, il réalise
La Plage avec Leonardo DiCaprio et Virginie Ledoyen. Après un tournage mouvementé, le film est écorché par la critique poussant ainsi le réalisateur à retourner en Angleterre pour se consacrer à des films plus intimistes. Il garde toutefois le
contact avec le scénariste Alex Garland avec qui il travaille sur le thriller horrifique
28 jours plus tard qui remporte cette fois un vif succès. En 2004, il réalise Millions, une comédie au ton grinçant traitant de son thème fétiche, l'avidité, avant de faire appel une nouvelle fois à Alex Garland pour Sunshine en 2007, un ambitieux projet de science-fiction dans lequel une équipe d'astronautes doit rallumer le soleil qui est sur le point de s'éteindre. La même année, il produit
28 semaines plus tard, la non moins violente suite du film de science fiction 28 jours plus tard.
Cinéaste éclectique, Danny boyle porte ensuite à l'écran
Slumdog Millionaire, tiré du livre de Vikas Swarup, Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire et dont l'action se situe au cœur de Mumbai. "
Le livre d'abord: Écrit en 1993 par Irvin Welsh (dont je parlerais vite fait aprés),
Trainspotting fût considérer comme "livre culte des années 90". Je vous recopie la quatrième de couverture:
"Ils sont quatre amis inséparables qui ont en commun une enfance, une ville, des voisins, le chômage. Et surtout une dévotion appliquée pour une seule et unique héroïne, en forme de seringue. On entend ces quatre-là, on les écoute: chacun raconte son Edimbourg, entre deux pintes de bière, après un fix, avant une tasse de thé, ou pendant une baston à coup d'aiguilles à tricoter taillées en pointe. On voit les corps mangés par le virus, la drogue, les hallucinations, et puis quelque chose se détache: on est d'Edimbourg, mais comme on est de Fresnes ou de la Santé. Il faut s'échapper."
Je trouve que c'est un bon résumé qui révèle bien l'ambiance et du livre et du film, une ambiance de junkies, servis par du Iggy Pop- s'il-vous-plaît!-, une ambiance "chacun pour sa gueule" ou chacun essaie de s'en sortir et de connaître enfin ce qu'est la vie réelle sans avoir recourt à un fix. Personnellement, je connaissais le film déjà par cœur quand j'ai lu le livre donc j'ai été un peu déçue car bien sûr on ne retrouve pas tout le "punch" du film ou on vous en met plein la "tronche" mais c'est un très bon livre et les rapports sociaux surtout, dans ce type de clan drogués, est très fine: les rapports entre les êtres deviennent un mot lointain pour ces personnages qui ne pensent qu'à une chose: l'heure du prochain fix, juste un dernier!!
" Trainspotting: Jeu de société consistant à noter les numéros des trains. Synonyme d'ennui, et de toute forme d'activité obsessionnelle (ou addictive) correspondante."
Et quant à
Irvin Welsh:

« Je n’appartiens pas tant à la classe moyenne qu’à la bourgeoisie. Je suis un gentleman du plaisir. J’écris. Je m’installe à ma fenêtre et je regarde mon jardin. J’aime les livres. J’aime l’épaisseur et la complexité de Jane Austen et de George Eliot. J’écoute de la musique, je voyage. Je peux aller à n’importe quel festival du cinéma dès que j’en ai envie. »
— Irvine Welsh[1].
Malgré cette déclaration, les origines sociales d'Irvine Welsh sont modestes. Il est né à Leith. A l'âge de quatre ans, il a déménagé avec sa famille dans le centre d’Édimbourg. Sa mère était femme de ménage, son père docker, avant de devenir marchand de tapis. Il est mort quand Welsh avait 25 ans.
Welsh quitte l’école (Ainslie Park Secondary School) à l’âge de 16 ans et obtient un diplôme d’électricien. En 1978, après plusieurs petits boulots, il quitte Édimbourg pour Londres où il essaie de s’intégrer à la scène punk. Il devient guitariste et chanteur dans des groupes comme The Pubic Lice (« Les Morpions ») et Stairway 13 (en référence à l’accident tragique dans la tribune du stade d’Ibrox). Il travaille pour la mairie de Londres et étudie l’informatique. Il a été « accroc à l’héroïne de 1981 à 1983 », période durant laquelle il a écrit ce qui lui servira de base pour Trainspotting[2]. Vers le milieu des années 80, il devient agent immobilier à la faveur du boom causé par la gentrification du nord de Londres. Il revient ensuite à Édimbourg où il travaille au Département du logement de la mairie. Ces expériences lui serviront d’outils dans sa réflexion sociale. Il reprend ses études, obtient un MBA (équivalent d' une maîtrise ou d' un master) à l’université Heriot-Watt et publie une thèse sur l'égalité des chances entre hommes et femmes dans le monde du travail[3].
Welsh s’est également engagé dans la musique en tant que DJ, producteur et tourneur. Comme beaucoup de ses personnages, il est fan des Hibs (une des deux équipes d’Édimbourg, le Hibernian FC, ses supporters sont à prédominance catholique, le club a été fondé initialement par des Irlandais)[4]. Il est marié à une américaine, Beth Quinn, qu’il a rencontrée lors d’un cours d’écriture créative à Chicago. Ils se sont mariés en juillet 2005 et Welsh se décrit lui-même comme « monogame » : « c’est triste à entendre, mais c’est bien ce que je suis »[5]. Il vit aujourd’hui en Floride, retourne souvent en Écosse et voyage régulièrement à travers le monde pour ses travaux en littérature, en musique et au cinéma.Welsh peut être rapproché de deux groupes d’écrivains forts différents l’un de l’autre, ce qui aide à mieux comprendre la force et l’originalité de son œuvre. D’un côté, l’École de Glasgow par son attachement à reproduire le vrai langage et la culture des classes populaires[7]. Il recourt au « bad Scots », le patois urbain de la capitale écossaise[8]. Bien qu’il soit originaire d’Édimbourg, son univers entièrement dédié à cette ville rappelle la passion des écrivains de Glasgow pour la leur et ils partagent bien sûr une même culture écossaise. La différence la plus notable est plutôt politique : Welsh n’est absolument pas nationaliste et il raille même l’indépendantisme écossais et ses nouvelles élites dans ses romans. Dans Recettes intimes de grands chefs, un indépendantiste perd sa virilité alors qu’il fabrique une bombe entre ses cuisses. Il partagerait donc l'héritage d’Alasdair Gray et de James Kelman, aux côtés de Iain Banks et Ian Rankin. D'un autre côté, il s'apparente aux écrivains américains « culte et trash » : Hunter S. Thompson (Las Vegas Parano) (Brett Easton Ellis (American Psycho) ou Chuck Palahniuk (Fight Club)[9] [10]. Tout comme eux il est considéré comme un critique de la société consumériste, le symbole d’une génération et est « victime » d’un livre considéré comme majeur, adapté avec succès au cinéma, mais qu’il a du mal à dépasser.
Lecture d'Irvine Welsh au festival d'Édimbourg en 2004
Son premier roman, Trainspotting, est publié en 1993. L’histoire se déroule dans les années 80 et voit d’abord le jour sous forme de nouvelles décousues dont les personnages, unis par leur amitié fragile et leur addiction à l’héroïne, tentent d’échapper à l’ennui oppressant et à la brutalité de leur quotidien dans la cité. S’il en a choqué certains, il a été porté en triomphe par beaucoup d’autres, le Sunday Times a ainsi déclaré que Welsh était « la meilleure chose qui soit arrivée à la littérature britannique depuis des décennies. » L’adaptation au cinéma de Trainspotting, réalisée par Danny Boyle et écrite par John Hodge, sort sur les écrans en 1996. Welsh y fait une courte apparition dans la peau d’un dealer, Mikey Forrester. Le film rencontre un succès mondial et contribue à la célébrité internationale de Welsh.
Son rapport à la drogue, très décrié, l’a fait longtemps classer parmi les écrivains britanniques de la chemical generation (Toni Davidson, John King). On a reproché à Welsh d'être vulgaire, de donner dans le trash et la violence gratuite, de déprécier les classes populaires. Ainsi, il aurait manqué le Booker Prize (principal prix littéraire au Royaume-Uni) parce qu’il aurait choqué « la sensibilité des dames du jury »[11]. En France, la critique Nelly Kaprièlian l’accuse également de « faire des pauvres des êtres bêtes et méchants, médiocres et incultes » et de « poser un regard condescendant sur la classe qu’il entend pourtant réhabiliter »[12].
L’œuvre de Welsh ne se résume cependant pas à ce best-seller et beaucoup ont vu en Marabout Stork Nightmares ou dans Glue ses meilleurs romans[13] [14]. Pour la critique littéraire française Josyane Savigneau, c’est dans Recette intimes de grands chefs que Welsh maîtrise le mieux son « art de la comédie sociale »[15]. Porno est la suite directe de Trainspotting 10 ans plus tard, Glue et Recettes intimes de grands chefs se situent dans le même univers. Paru en 2008, Crime marque une rupture de genre et de lieu puisqu’il s’agit d’un polar se déroulant principalement aux États-Unis.
Je n'ai pas tout lu de lui mais ses nouvelles
Ecstasy. Trois contes d'amour chimique étaient sympathiques, dans la même vaine.