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 Ettore Scola

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Bellonzo
Sage de la littérature


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MessageSujet: Ettore Scola   Mer 5 Nov 2008 - 20:37

Biographie d'Ettore Scola selon Evene




Après une enfance paisible dans son village natal, Ettore Scola s'installe à Rome peu après la Seconde Guerre mondiale pour y faire des études de droit. Mais l'Italien préfère l'écriture aux textes de loi. Il collabore pour le magazine humoristique 'Marc Aurèle'. A partir des années cinquante, Scola devient scénariste, tout en conservant son activité d'illustrateur ; pour preuve deux de ses bandes dessinées sont publiées dans les années soixante. En 1964, Scola devient réalisateur, son premier film 'Parlons femmes' rencontre une bonne critique. 'Drame de la jalousie', 'Nous nous sommes tant aimés', 'Une Journée particulière'. Le succès est grandissant, et ce jusqu'à la fin des années soixante-dix. Marcello Mastroianni ou Sophia Loren sont deux illustres exemples d'acteurs qui ont joué sous la direction de Scola. Bien que la comédie soit un domaine où il excelle, Scola aime à se diversifier. Ses films pénètrent des thèmes très variés. Inspiré de Rossellini ou Fellini, Scola dépeint les faits sociaux et populaires en y ajoutant des questionnements politiques, humains, profonds. 'Le Roman d'un jeune homme pauvre' en 1995 reçoit un Lion d'or au festival de Venise. En 2003, son dernier film 'Gente di Roma' traite de l'évolution de la capitale italienne, très chère aux yeux du réalisateur.

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Bellonzo
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MessageSujet: Re: Ettore Scola   Mer 5 Nov 2008 - 20:41

Palabres à la romaine



Pas le meilleur Scola,loin de là,mais quelques dialogues à méditer et quelques émotions bien réelles parsèment La terrazza que je viens de revoir 27 ans après sa sortie.L'extrême longueur du film, 2h40, est,il est vrai assez rhédibitoire et favorise bien des baisses de régime.Cependant la richesse et la finesse des interprètes et plus encore les échanges verbaux où le fiel le dispute à l'amitié donnent à La terrasse un regain d'intérêt.A égale distance du film choral où les protagonistes font un bilan de leur vie(La bilanomanie ayant été un des dadas du cinéma,Les copains d'abord,Le déclin de l'empire américain et son rejeton Les invasions barbares,les films de Sautet.Je n'ai rien contre ayant moi-même tendance à la bilanomanie, maladie de l'âge que l'on dit mûr.),et le film à sketches(spécialité très transalpine) La terrasse,romaine et huppée comme il se doit car l'on n'est plus au temps du Voleur de bicyclette,en tout cas pas chez ces gens-là,nous présente Sergio,Mario,Luigi,Enrico et Amedeo,tous quinquas et tous plus ou moins intellectuels, scénariste, député de gauche évidemment,journaliste,etc... aux prises avec leur conscience(un petit peu élastique, c'est bien les consciences un peu élastiques,j'en ai une) et le décalage entre maturité et jeunesse.Le thème du film est l'arrangement,qui nous guette tous et que Scola avait déjà fort bien illustré avec Nous nous sommes tant aimés,plus picaresque,plus cinématograhique et moins bavard.

Tour à tour les héros nous intriguent et nous content leur mal d'être.Je n'insisterai pas sur le côté artificiel et un peu irritant du défilé que guettent les clichés.Tout cela est dangereusement statique et l'ennui point chez certains spectateurs.Pourtant La terrasse vaut qu'on y prenne un verre entre amis car Scola et ses complices les éternels Age et Scarpelli de la comédie italienne ont de bonnes idées,la mort de Reggiani dans la neige synthétique d'un tournage télé par exemple,mort de dénutrition à ne pas vouloir grossir.Certes le film parle trop,comme ces soirées entre amis qui refont le monde et qui,finissent par s'engueuler avant de s'embrasser car ces gens-là s'aiment,critiques envers les autres,très tolérants quant à leurs propres accommodements.

Deux citations pour terminer.De Scola lui-même présentant les héros de Nous nous sommes tant aimés:"Nous voulions changer le monde et c'est le monde qui nous a changés".Et de je ne sais pas qui mais que j'assume à fond:"S'il fallait accepter des autres ce que l'on accepte de soi-même la vie serait tout bonnement invivable".Rien de novateur sur cette riche Terrasse de Rome,mais des hommes,tout simplement,vous et moi peut-être.Et si La terrasse s'appelait Le miroir...

http://www.youtube.com/watch?v=l--3SCgJsUg La terrazza

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MessageSujet: Re: Ettore Scola   Lun 29 Déc 2008 - 9:55

Lu sur le Bal qui me donne bien envie :

Citation:
Le point de départ du film ressemble à un Défi : retracer quatre décennies de l'histoire des Français en se focalisant uniquement sur de petits groupes d'individus se retrouvant dans un dancing. Il n'y a pas de dialogues : ce sont les corps, les vêtements, les gestes et la musique qui tiennent lieu de discours. Le Front Populaire, la guerre, le rock, Mai 68, le mouvement disco... le film traverse les époques et les styles pour s'achever sur un constat amer et mélancolique : l'ingratitude de la grande Histoire sur les petites histoires, le quotidien et les modes.

Tels des personnages de cire, gentiment caricaturés et tout droit sortis d'un film de Fellini, les danseurs semblent poser pour la postérité. Ils sont sans cesse en mouvement mais, derrière le vernis, restent les effigies figées d'une époque révolue aussitôt que dépeinte. Cela fait-il de l'ensemble un ballet mortifère ? Dans la dernière scène, les danseurs quittent tous progressivement la salle de bal, laissant le spectateur face à un vide qu'il est libre d'interpréter.

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traversay
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MessageSujet: Re: Ettore Scola   Lun 22 Juin 2009 - 10:50

La plus belle soirée de ma vie (Ettore Scola, 1972).
L'un des meilleurs Scola, tout en étant le plus atypique. Le mélange entre la comédie italienne et le fantastique donne un résultat étonnant même si l'esthétique des années 70 et les effets de zoom, caractéristiques de l'époque, ont vieilli. Le film n'est pas sans rappeler L'auberge rouge dans son scénario (l'histoire est tirée d'un récit de Dürrenmatt) mais en nettement plus subtil avec des scènes de vrai faux procès dont on ne sait s'il faut en rire ou en frissonner. Sordi, toujours génial, est entouré d'une brochette de vieux acteurs français admirables : Michel Simon, Claude Dauphin, Charles Vanel, Pierre Brasseur. Surprenant que ce film soit aussi peu visible en France.


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