
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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Queenie Administrateur

Messages: 9977 Inscription le: 02/02/2007 Age: 29 Localisation: -Monolithe-
 | Sujet: John Carpenter Sam 6 Sep 2008 - 8:48 | |
| John CarpenterNé le 16 janvier 1948. Réalisateur américain. Sa passion pour le cinéma commence très jeune, lorsqu'il voit le film Planète Interdite. Dès 14 ans, il réalise ses premiers courts métrages. Il réalise Assaut en 1976, film aujourd'hui culte (il y a eu un remake en 2004) qui n'a pas tellement rencontré de succès à sa sortie. Il connaît la renommée grâce à Halloween, la nuit des masques (1978), Carpenter signe là le renouveau du film d'horreur, le slasher movie. Après ça il connaît des succès (The thing, 1982 - Christine, 1983 - le village des damnés, 1995..) et des échecs (Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin, 1986). Mais il reste un incontournable du genre : il installe dans ses films une atmosphère, une ambiance toujours très étouffante et angoissante. Grâce notamment à la lenteur de ses plans où il laisse le temps à la peur de monter, et à la musique qu'il compose lui-même. Musiques qui sont devenues cultissimes. Filmographie : Scared Straight (Prochainement) L.A. Gothic (Prochainement) Les Maîtres de l'Horreur (2006) - Saison 2 Les Maîtres de l'Horreur (2005) - Saison 1 Ghosts of Mars (2001) Vampires (1998) Los Angeles 2013 (1996) Le Village des damnés (1995) L'Antre de la folie (1995) Body bags (TV) (1993) Les Aventures d'un homme invisible (1992) Invasion Los Angeles (1989) Prince des ténèbres (1988) Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin (1986) Starman (1985) Christine (1984) The Thing (1982) New York 1997 (1981) Fog (1980) Le Roman d'Elvis (1979) Halloween, La Nuit des masques (1979) Assaut (1978) Meurtre au 43ème étage (1978) Dark Star (1974) Vampires : Los Muertos _________________ Shielded from unexpected fury Frightened survivor in my world too shy to see Softly I spoke, softly I'm dying Crushed by your power, by my wilingness to bleed
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|  | | Queenie Administrateur

Messages: 9977 Inscription le: 02/02/2007 Age: 29 Localisation: -Monolithe-
 | Sujet: Re: John Carpenter Sam 6 Sep 2008 - 9:04 | |
| INVASION LOS ANGELES1989 John Nada arrive à L.A. espérant trouver un travail comme beaucoup de gens. Il rencontre Frank qui l'emmène dans un endroit où il va pouvoir dormir et manger. C'est une sorte de bidonville où tous ceux qui sont venus à Los Angeles pour trouver du travail se sont installés. John Nada se rend compte qu'il se passe des activités étranges, et finit par découvrir un groupe de rebels et des lunettes bizarres. Ces lunettes lui permettent de voir les messages cachés dissimulés derrière les publicités et tout support visuel (les mots ACHETER - CONSOMMER - PROCREER - NE PAS PENSER). Et grâce à ces lunettes il découvre également l'existence d'êtres répugnants (des visages que l'on dirait en état de décomposition) dissimulés sous l'apparence d'êtres humains. Ce film dégage une ambiance paranoïaque et macabre. Carpenter se sert de son fond fantastique pour faire ressortir une critique acerbe de la société de consommation. L'homme à l'état de mouton consumériste n'est vraiment pas "beau à voir". Son héros, Nada, est particulièrement fade, et malgré tout, en lui va s'éveiller peu à peu la conscience, l'esprit de rébellion, et une certaine individualité. La scène où Nada et Frank se battent, se frappent extrêmement violemment est très forte : Nada veut absolument que Frank mette les lunettes, pour qu'il voit qui les manipule, mais Frank refuse obstinément. Préférant l'aveuglement... La lutte dure de longues minutes, et c'est par la force que Nada oblige Frank a ouvrir les yeux sur le monde. Troublant de voir combien ce film est toujours, et peut-être encore plus, d'actualité. L'asservissement pour le confort et la consommation, l'aveuglement plutôt que le risque de perdre quoique ce soit. (Par pour rien que des films, aujourd'hui, connaissent un grand succès, alors qu'ils ne font que reprendre le même "thème" : Matrix en tête) Super film, même s'il est tout de même un peu lent parfois, et qu'il a forcement un petit côté désuet dans l'esthétisme. _________________ Shielded from unexpected fury Frightened survivor in my world too shy to see Softly I spoke, softly I'm dying Crushed by your power, by my wilingness to bleed
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|  | | animal Zen littéraire

Messages: 9135 Inscription le: 12/05/2007 Age: 28 Localisation: Tours
 | Sujet: Re: John Carpenter Sam 6 Sep 2008 - 9:09 | |
| arf, Carpenter... j'adore. bien rock'n'roll, un tantinet décalé... une garantie de savoir faire et de fait comme il faut. ah, avant de revenir : ce Jack Burton dans les griffes du mandarin est un film génial et génialement drôle. et génialement bien vu des chinoiseries.  _________________ Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...
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|  | | Queenie Administrateur

Messages: 9977 Inscription le: 02/02/2007 Age: 29 Localisation: -Monolithe-
 | Sujet: Re: John Carpenter Sam 6 Sep 2008 - 9:09 | |
| HALLOWEEN1979 1965, la nuit d'halloween, Mike Myers, un enfant de 6 ans, assassine avec sang froid sa sœur et son petit ami. Le diabolique garnement sera enfermé dans un asile psychiatrique pendant 15 ans jusqu'à son évasion. Tout cela, bien sur, le soir de la nuit des citrouilles. Quelle étrange coïncidence !!! Son psychiatre se lancera aussitôt à sa recherche persuadé que Mike incarne l'essence du mal et qu'il a pour unique ambition de terminer ce qu'il a commencé quelques années auparavant. La nuit des masques est un film difficile à classer, s'agit-il d'un slasher classique où le meurtrier est un cinglé qui aime voir couler lentement le sang de ses victimes ou bien une atmosphère fantastique s'installe-t-elle au fur et à mesure du film ? En effet de nombreux éléments vont dans ce sens, tout d'abord aucune explication psychologique n'est donné sur le comportement de Mike. Selon le docteur Loomis, son psychiatre: Il est le Mal. De même, Mike semble être indestructible. Rien ne peut l'arrêter. Et pourquoi s'attaque-t-il sans relâche à l'innocente baby sitter, Laurie Strode, brillamment incarnée par Jamie Lee Curtis. Carpenter n'a pas eu besoin d'utiliser des effets gores pour instaurer un climat de peur dans Halloween. La mise en scène minimaliste, une musique angoissante et discrète, composée par le réalisateur lui-même, ainsi que l'utilisation d'une caméra subjective nous plaçant dans la peau de Mike permettront à Carpenter d'inventer un genre inédit "le slasher". Il sera repris par la suite dans de nombreuses séries (Vendredi 13, Freddy, Scream qui le remettra au goût du jour). Certes le rythme du film peut paraître un peu lent mais ne vous laissez pas berner par ce calme, je vous conseille vivement ce film très réussi. Par contre, abstenez-vous de regarder les suites, leur but n'étaient que de faire du profit sur un succès déjà bien consommé. _________________ Shielded from unexpected fury Frightened survivor in my world too shy to see Softly I spoke, softly I'm dying Crushed by your power, by my wilingness to bleed
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|  | | animal Zen littéraire

Messages: 9135 Inscription le: 12/05/2007 Age: 28 Localisation: Tours
 | Sujet: Re: John Carpenter Dim 7 Sep 2008 - 11:32 | |
| Big trouble in Little China (Jack Burton dans les griffes du mandarin)De John Carpenter et avec Kurt Russel. (1986) Une histoire en béton : | Citation: | | Jack Burton accompagne son ami Wang Chi à l'aéroport de San Fransisco afin d'accueillir Miao Yin, la fiancée de ce dernier. Mais Miao Yin est convoitée par Lo Pan, un puissant sorcier désincarné qui pense pouvoir récupérer son enveloppe charnelle grâce à elle. Jack, simple camionneur, se retrouve au cœur de Chinatown, au beau milieu d'une lutte surnaturelle entre les puissances du Bien et du Mal orientales. |
et le principe :
| Citation: | | Le film se place directement sous l'influence d'Indiana Jones et autres films d'aventures. En reprenant son acteur fétiche, Kurt Russell, le réalisateur signe là une comédie d'action au rythme trépidant qui se veut un hommage à Tsui Hark et notamment à son film culte Zu, les guerriers de la montagne magique de 1982. Hélas pour le cinéaste, le film est un bide dans les salles (mais connaît ensuite un grand succès en vidéo) et Carpenter doit quitter sa maison de production. Il signe alors deux brûlots à petits budgets : Prince des ténèbres et Invasion Los Angeles. |
tout ça sur wikipedia (qui résume pas mal)
ça ne vous dit pas ce qu'il y a dedans mais un peu, alors j'en rajoute... Hommage aux chinoiseries flashy, plastoc et mystiques... mais hommage réussi et conservant ce qu'il faut pour que le film soit un succès. héhé. magie à gogo et méchant maléfique plus légende.
c'est déjà pas mal, mais le gros gros point fort du film c'est l'humour. Parce qu'on peut faire aussi des films à l'humour réussi. Humour de situations décalées mais surtout aux dépends du héros, le routier, Jack Burton, un bon gros héros 'ricain fort en gueule et un peu rustique. Classique ? Oui mais c'est Kurt Russel qui s'y colle et pour nous jouer le dur à cuire sur de lui qui a toujours au moins un métro de retard il est extra !

bande annonce du film qui remonte toujours le moral
et clip des coupé de ville !
pour un moment de détente qui part dans tous les sens, c'est au poil de singe, singe :  _________________ Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...
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|  | | Bellonzo Sage de la littérature

Messages: 1772 Inscription le: 22/07/2008 Age: 60 Localisation: Picardie
 | Sujet: Re: John Carpenter Dim 7 Sep 2008 - 11:56 | |
| Carpenter est un bon cinéaste.Mon préféré reste le sobre Assaut d'une rare efficacité. _________________ Au bar le Lieutenant Drogo boit un verre avec Bogart,Don Quichotte et le Dr .Jekyll.
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|  | | animal Zen littéraire

Messages: 9135 Inscription le: 12/05/2007 Age: 28 Localisation: Tours
 | Sujet: Re: John Carpenter Lun 8 Sep 2008 - 14:01 | |
| j'en profite pour déterrer ce petit quelque chose du fil sur les USA : | Citation: | A la sortie de Invasion Los Angeles, vous avez souvent évoqué "la perte des valeurs" comme étant à l'origine de ce film. A quelles valeurs vous référiez vous ?
J.C. : En 1960, John Kennedy, notre président, notre roi, l'incarnation de tous les espoirs d'alors, a dit : "Ne demandez pas ce que votre pays va faire pour vous ! Demandes-vous plutôt ce que vous allez faire pour votre pays !" Maintenant, comparez ça avec les années 80 quand Ronald Reagan a déclaré "Est-ce que ça va mieux maintenant qu'il y a quatre ans ?" Il posait exactement la question que Kennedy voulait qu'on ne se posât jamais. Il n'était plus soudain question que de ma cupidité ou de mon ego. Et cette cupidité était enrobée au cinéma de cet amour à la noix de la famille, des enfants et de la nation. On aurait dit du Frank Capra sous LSD, avec en sous-texte un manque absolu de compassion pour autrui. (...)* Je ne veux pas d'un petit gouvernement - ça me térrifie. Je veux quelque chose de massif, même si c'est inefficace. Je veux être assuré que, si je suis pauvre et dans le besoin, j'aurai au moins une dernière chance quelque part. Je ne veux pas qu'on me fasse la leçon et qu'on me dise de trouver un emploi. Cette vision de la société, c'est celle que j'avais de l'Amérique dans les années 50. On vivait une époque très différente. On avait ce gouvernement démesuré auquel on s'accrochait parce qu'on croyait en lui malgré toutes les horreurs d'alors : la Corée, le Viêt-nam... Et ce sont les hommes qui sont au coeur même du pouvoir qui ont détruit tout cela. J'ai du mal à croire que tous mes idéaux de jeunesse - pas seulement quand j'étais lycéen ou étudiant, mais aussi ceux que je caressais dans ma petite enfance - et que toutes les choses que m'ont apprises mes parents soient aujourd'hui aussi dévaluées. (...)** Le pays que j'ai connu et le projet de vie qui était le sien n'existent plus. (...)*** |
quelques coupes et raccourcis par votre serviteur poilu :
* Carpenter prend comme exemple la fermeture des hopitaux et la hausse du nombre de sans abris pour montrer du doigt l'absence de "reprise" des services publics par le privé et en rajoute avec des "accomplissements" : victoire de la 2ème GM, conquête de l'espace, chute du communisme
** deux mots sur les évangélistes et le rejet de la science (peut être au sens plus large d'une vision réductrice du monde)
*** Il parle de sa génération (baby boomers) qui a un peu démissionné (lui inclus), j'en recollerai sans doute un morceau en fait... _________________ Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...
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|  | | Marko Zen littéraire

Messages: 5545 Inscription le: 23/08/2008 Age: 41 Localisation: Lille
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