
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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traversay Sage de la littérature

Messages: 1755 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: John Ford Lun 5 Oct 2009 - 15:14 | |
| Dans les années 50, un journaliste demanda à Orson Welles quels étaient, selon lui, les trois plus grands cinéastes américains. Il répondit : "John Ford, John Ford et John Ford." Qualifié de "Shakespeare du XXème siècle" par l'un de ses biographes, Ford est sans nul doute un des géants de l'histoire du cinéma. De 1917 à 1966, il a tourné 137 films dont, hélas, une cinquantaine, de l'époque du muet, semble définitivement perdu. Il a reçu 4 Oscars de meilleur réalisateur (record absolu) pour Le mouchard, Les raisins de la colère, Qu'elle était verte ma vallée, L'homme tranquille. Lui qui se définissait comme un réalisateur de westerns (le maître du genre) a en fait tourné dans tous les genres avec bonheur.  A voir : Directed by John Ford, un documentaire de Peter Bogdanovitch. A lire (entre autres) : A la recherche de John Ford de Joseph McBride, une formidable biographie parue chez Actes Sud en 2007.  _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1755 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: John Ford Lun 5 Oct 2009 - 15:39 | |
| Fils d'émigrants irlandais, John Martin Feeney, dit John Ford, est né le 1er février 1894 près de Portland (Maine). Il débarque en 1914 à Hollywood et devient l'homme à tout faire de son frère, Frank, acteur et réalisateur pour Universal. John est brièvement acteur avant de devenir assistant-réalisateur. Il signe son premier film en 1917 et commence à s'imposer dans le western. En 1924, il signe un des premiers chefs d'oeuvre du genre, Le cheval de fer. Avec le parlant, Ford acquiert une véritable indépendance et le final cut de ses films. Il s'aventure en dehors du western et réalise des films historiques (Je n'ai pas tué Lincoln), des mélodrames, des comédies...sans oublier d'évoquer l'Irlande de ses ancêtres, notamment dans Le mouchard (1935) qui lui vaut son premier Oscar de réalisateur. Très actif dans la lutte contre le nazisme, il réalise plusieurs documentaires pendant la guerre et est blessé pendant la bataille de Midway. Il tourne ensuite quelques uns de ses grands classiques et, bien qu'étiqueté à droite, combat le maccarthysme "aux méthodes dignes de la Gestapo." En 1952, il empoche un quatrième Oscar pour un film qui lui tient particulièrement à coeur, L'homme tranquille. Fatigué par des tournages incessants et son penchant pour l'alcool, Ford ralentit son rythme et termine sa carrière de cinéaste en 1966. Il meurt le 31 août 1973.  Le mouchard (1935). _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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|  | | Marko Zen littéraire

Messages: 5545 Inscription le: 23/08/2008 Age: 41 Localisation: Lille
 | Sujet: Re: John Ford Lun 5 Oct 2009 - 15:53 | |
| Tu as de quoi faire il a été très productif que ce soit à la période du muet ou à celle du parlant... Très grand réalisateur dont je ne connais que 6 ou 7 opus... Je suivrai donc ton fil avec intérêt pour repérer quelques perles... _________________ Peut-être n'y a-t-il pas d'auteurs littéraires véritablement ennuyeux, mais seulement des lecteurs impatients ou non avertis. Joyce Carol Oates
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|  | | Bellonzo Sage de la littérature

Messages: 1771 Inscription le: 22/07/2008 Age: 60 Localisation: Picardie
 | Sujet: Re: John Ford Lun 5 Oct 2009 - 19:00 | |
| Le sel de la mer  John Ford et John Wayne ont été associés des dizaines de fois et pas seulement pour des westerns.Cependant en 1940,dans Les hommes de la mer (The long voyage home) Wayne,très juvénile,n'est qu'un acteur parmi d'autres de ce film qu'on pourrait qualifier de choral car aucun rôle dans ce film ne se détache vraiment.John Ford a adapté avec Dudley Nichols quatre pièces sur la mer d'u grand dramaturge américain Eugene O'Neill.Rien de ce qui concerne la marine n'aura échappé à John Ford,passionné des hommes et des navires.Très intéressant techniquement par sa photo et ses éclairages (Gregg Toland) Les hommes de la mer est un poème épique sur la condition de ces drôles de gens ,les marins.Pourtant tourné en studio la mer est d'une rare présence dans ce film qui suit ces hommes en mer lors d'une visite de prostituées,puis à l'ouvrage,puis à l'escale. Pour la première partie Ford nous offre quelques plans d'Antillaises que je trouve d'un superbe érotisme.Les hommes de la mer nous fait partager le quotidien claustrophobique et la promiscuité de ces hommes embarqués souvent malgré eux et l'amitié comme la méfiance ont embarqué avec eux.Il n'y a pas de héros dans The long voyage home,des hommes simplement.Et s'il y a un voyage il n'ya pas forcément de home au bout.Comme en témoigne la dernière partie du film,consacrée à l'escale et au retour difficile pour tous ces oiseaux de mer incapables de fouler la terre ferme sans que la taverne ne reprenne ses droits.  Crédits photos:Shahn C'est cette partie que j'ai préférée en ce film peu spectaculaire qui nous emporte malgré tout et malgré l'artifice théâtral assez marqué de la présence d'O'Neill,auteur de quatre pièces habilement agencées par le grand scénariste fordien Dudley Nichols.Les scènes de rue traduisent admirablement l'influence de l'expressionnisme allemand de la grande époque pour lequel Ford a toujours confessé son admiration.A ceux qui pensent que Ford n'est que l'auteur de quelques magnifiques westerns je suggère de prendre la mer avec lui sur le Glencairn _________________ Au bar le Lieutenant Drogo boit un verre avec Bogart,Don Quichotte et le Dr .Jekyll.
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|  | | Bellonzo Sage de la littérature

Messages: 1771 Inscription le: 22/07/2008 Age: 60 Localisation: Picardie
 | Sujet: Re: John Ford Lun 5 Oct 2009 - 19:09 | |
| A fond de ton avis Traversay la bio de Ford par Joseph McBride est un monument tout comme celle de Hawks dans la même collection sous la plume de Todd McCarthy. _________________ Au bar le Lieutenant Drogo boit un verre avec Bogart,Don Quichotte et le Dr .Jekyll.
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|  | | Babelle Zen littéraire

Messages: 3727 Inscription le: 14/02/2007 Localisation: FSB
 | |  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1755 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | |  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1755 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: John Ford Lun 5 Oct 2009 - 19:21 | |
| | Babelle a écrit: | J'ai revu il y a 2 ans The Grapes of Wrath (1940?), un véritable document, pas seulement cinématographique. Le roman de Steinbeck est sorti en 39. -Henry Fonda, Jane Darwell, John Carradine, Charley Grapewin, Doris Bowdon, Russell Simpson, O.Z. Whitehead Scénario : Nunnally Johnson d’après le roman de John Steinbeck Directeur de la photographie : Gregg Toland
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Oui Babelle, 1940. Un de ses plus grands films, sans aucun doute. _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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|  | | Bellonzo Sage de la littérature

Messages: 1771 Inscription le: 22/07/2008 Age: 60 Localisation: Picardie
 | Sujet: Re: John Ford Lun 5 Oct 2009 - 19:33 | |
| Merci Traversay c'est bien volontiers que je viens en renFord.Il y a tant à dire sur ce géant. A l'attaque du Ford méconnu Pourquoi ces trois films?Et pourquoi les éditions ont-elles décidé de ressusciter ces trois films fort méconnus?Mystère.Mystère et petite déception car ce coffret m'a laissé sur ma faim.Par ordre d'intérêt décroissant voici donc... Steamboat round the bend(35) est un film délicieux et truculent dans un monde à la Mark Twain et qui raconte une course de bateaux à roues sur le Mississipi avec Will Rogers alors grande vedette en capitaine et une rivalité virile comme Ford les aime tant,homérique et confiante en l'Amérique.Comédie comme Ford en a signé quelques-unes Steamboat round the bend restitue cette ambiance Showboat et Ol' Man River dans un registre qui se veut de bonne humeur,un peu dans la lignée des très ultérieurs L'homme tranquille ou La taverne de l'Irlandais. What price glory(52) offre de bons moments mais ne réussit pas toujours à convaincre par son mélange de burlesque,bagarres épiques et alcoolisées comme d'habitude,duos presque chorégraphiques entre les rivaux James Cagney et Dan Dailey,tous deux issus du music-hall,et d'angoisses de la guerre dans cette oeuvre dont l'action se passe en France pendant la Grande Guerre.Par contre quelques belles scènes assez émouvantes quand Ford prône la simplicité et la proximité de la mort au travail. Quatre hommes et une prière(38) présente l'enquête de quatre frères pour réhabiliter leur père,officier de l'armée des Indes.Je trouve ce film raté et artificiel.Seuls les cinéphiles s'amuseront à reconnaître David Niven et George Sanders très jeunes.Pour les Indes mieux vaut revoir Les quatre plumes blanches ou Les trois lanciers du Bengale en les situant bien sûr dans le contexte d'époque... [b] _________________ Au bar le Lieutenant Drogo boit un verre avec Bogart,Don Quichotte et le Dr .Jekyll.
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|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1755 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: John Ford Mar 6 Oct 2009 - 14:37 | |
| Le cheval de fer (1924)Le premier western ambitieux de Ford, réalisé à 30 ans, tourné avec des moyens colossaux (10 000 têtes de bétail, 1 300 bisons, les locomotives véritables de 1870). Cette fresque de 2h15 raconte la construction du chemin de fer destiné à relier l'Atlantique au Pacifique. Un film épique, picaresque, burlesque, romanesque et...humaniste. Derrière la glorification du progrès, Ford décrit également avec mélancolie la fin d'un monde et le début d'un nouveau, industriel et commercial. Le réalisateur se situe aussi clairement du côté des ouvriers (irlandais et chinois) face aux financiers sans scrupules. C'est le premier chef d'oeuvre de John Ford.  _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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|  | | Bellonzo Sage de la littérature

Messages: 1771 Inscription le: 22/07/2008 Age: 60 Localisation: Picardie
 | Sujet: Re: John Ford Mer 7 Oct 2009 - 19:22 | |
| Parmi les cavaliers de Ford  Je n'ai jamais pu voir Le cheval de fer et le regrette beaucoup.On semble avoir enfin compris que John Ford n'était pas une vieille baderne. Les deux cavaliers que je n'avais jamais revu depuis sa sortie en 61 est un film bien intéressant déjà par son humour et les silhouettes très fordiennes,sergent obèse et amateur de bière, juge honnête mais dépassé,lieutenant dévoué à l'armée sans être idiot. Comme toujours chez Ford on ne se pose guère de questions sur le droit. On pensait ainsi à l'époque que les conquérants avaient raison avec leurs armes et leur bibles. D'accord, mais John Ford est beaucoup plus fin que ça. Le personnage du sherif joué par un James Stewart relativement antipathique prendra conscience relativement aussi (mais tout n'est-il pas relatif?) que les Indiens ne sont finalement pas pires que les Blancs. Et je trouve que c'est déjà une belle leçon. Pas d'angélisme s'il vous plaît. Une très belle et poignante scène que celle du bal où ce marshall alcoolique et cet officier besogneux défendent la jeune fille élevée par les Indiens. Certes on n'en est pas encore à réhabiliter les Indiens eux-mêmes mais à tenter de comprendre leur vie à, travers les enfants blancs enlevés. Dans notre jargon bien-pensant actuel on appellera ça une réflexion sur l'identité. John Ford aidé de Stewart, de Widmark et de seconds rôles classiques n'est pas toujours politiquement correct, mais tellement homme de l'Ouest avec plus d'interrogations qu'il n'y paraît. Les deux cavaliers reste un peu pâle après le magnifique La prisonnière du désert mais on a vu bien pire. Un trait d'humour trouvé dans la bible de Joseph McBride.Lors du tournage des Deux cavaliers,en fin de carrière,dirigeant James Stewart et Richard Widmark,tous deux durs d'oreille et portant perruque cause calvitie,Ford déclara "Cinquante ans de putain de métier et j'en arrive à quoi?Diriger deux moumoutes sourdingues".So long. _________________ Au bar le Lieutenant Drogo boit un verre avec Bogart,Don Quichotte et le Dr .Jekyll.
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|  | | FrançoisG Posteur en quête

Messages: 54 Inscription le: 29/09/2009 Age: 41 Localisation: Santander (Nord de l'Espagne)
 | Sujet: Re: John Ford Mer 7 Oct 2009 - 22:46 | |
| Immense cinéaste qui a vécu l'âge d'or de Hollywwod... Merci pour ce fil, je le suivrai de près  |
|  | | eXPie Zen littéraire

Messages: 4057 Inscription le: 22/11/2007 Age: 36 Localisation: Paris
 | |  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1755 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: John Ford Lun 12 Oct 2009 - 14:06 | |
| Les années 30Durant les années 30, John Ford tourne 26 films dont quelques classiques dans des genres divers (westerns, films historiques et d'aventures, comédies, drames). Voici mes 10 préférés sachant que 1. C'est totalement subjectif. 2. Le classement évolue au gré des nouvelles (re)visions. 1. La chevauchée fantastique (Stagecoach, 1939) Le western dans sa pureté absolue. Voir comment Ford, en cinq minutes, capte la psychologie de chacun des passagers de la diligence. Cette transposition de Boule de suif de Maupassant au Far-West se sert des clichés du western pour mieux les transcender. 2. Je n'ai pas tué Lincoln (The prisoner of Shark Island, 1936) Tout l'univers de Ford dans ce film chiche en dialogues et proche, d'une certaine manière, du cinéma muet. Dans ce mélodrame, plusieurs des thématiques chères à Ford sont abordées : l'éclatement de la famille, la naissance des Etats-Unis, entre autres. Visuellement, c'est une splendeur. 3. Deux femmes (Pilgrimage, 1933) Sublime mélodrame autour des mères de soldats tombés pendant la première guerre mondiale. 4. Toute la ville en parle (The whole town's talking, 1935) Une histoire de jumeaux, prétexte à une comédie (l'un est simple employé, l'autre gangster notoire) à connotations sociales. 5. La mascotte du régiment (Wee Willie Winkie, 1937)On a tendance à mésestimer ce film à cause de la présence de la petite Shirley Temple, qui minaude cependant moins que d'habitude. Basée sur une histoire de Kipling, cette oeuvre est autant un récit d'aventures qu'un duel souriant entre Shirley et le massif (mais débonnaire) Victor McLaglen.  _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1755 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: John Ford Lun 12 Oct 2009 - 14:28 | |
| 6. The hurricane (1937) Le scénario est sans doute un peu naïf dans ses accents rousseauistes. Mais quelle maîtrise de la mise en scène avec des scènes de tempête soufflantes (c'est le cas de le dire), soit près d'un quart d'heure d'action pure sans dialogues. 7. Vers sa destinée (Young Mr. Lincoln, 1939) La jeunesse de Lincoln, sans doute le personnage historique préféré de Ford. Très beau film humaniste qui ne verse jamais dans l'hagiographie. 8. Up the river (1930) Film de prison mais aussi comédie qui associe les jeunes Spencer Tracy et Humphrey Bogart. Du divertissement à l'état pur. 9. Le mouchard (The informer, 1935) Ford tourne dans l'Irlande de ses origines. Film très personnel sur un personnage lâche et ivrogne mais aussi généreux et bienveillant. Toute l'ambigüité de l'âme humaine dans ce portrait au fusain (le traitement de l'image est ici extraordinaire). 10. Quatre hommes et une prière (Four men and a prayer, 1938) Pas une histoire inoubliable mais une interprétation de première ordre (Niven, Sanders...). Et les amateurs de la belle Loretta Young ne peuvent rater ça. _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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