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 Roberto Rossellini

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Bellonzo
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MessageSujet: Roberto Rossellini   Dim 30 Nov 2008 - 19:14



Cet homme n'avait pas son fil(celui de droite mais celui de gauche je ne suis pas sûr qu'il en ait un d'ailleurs)

Issu d’un milieu bourgeois, Roberto Rossellini commence sa carrière au cinéma par une commande du ministère italien de la Marine, Le Navire blanc (1941). Il referme la parenthèse fasciste après-guerre, signant l’acte de naissance du néoréalisme, Rome, ville ouverte en 1945. En réaction à la propagande mussolinienne, des cinéastes italiens comme Vittorio de Sica ou Luchino Visconti s’intéressent alors aux « véritables gens, dans leur vrai milieu » (cf. Alain Bergala). Rossellini témoigne une fois encore de la guerre et de ses ravages dans les deux autres termes de sa trilogie consacrée au conflit mondial, Paisa (1946) et Allemagne, année zéro (1947). Il travaille alors avec des acteurs non professionnels, même s’il se considère lui-même en marge du néoréalisme. Dans L’Amore (1948, avec Anna Magnani) et, dans un registre plus satyrique La Machine à tuer les méchants, (1948) il traite des rapports entre cinéma et réalité. Sa rencontre avec Ingrid Bergman est à l’origine de films plus autobiographiques (Stromboli en 1949, Europe 51 en 1953, et Voyage en Italie en 1953) Il s’éloigne encore du réalisme avec Jeanne d’Arc au bûcher de 1954, d’après l’oratorio de Paul Claudel et de Arthur Honegger. A partir de cette époque, le succès se fait plus rare, et il réalise surtout des séries télévisées didactiques après 1961. Il revient au cinéma avec Anno Uno en 1974, et devient président de la Cinémathèque française en 1976

(Source:fluctuat)

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Bellonzo
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MessageSujet: Re: Roberto Rossellini   Dim 30 Nov 2008 - 19:22

Si c'est ça la paix,je crois que je préfère la guerre



Rigueur.C'est le maître mot à propos de Allemagne année zéro qui clot la trilogie fin de guerre de Roberto Rossellini.Après la douleur de Rome et la remontée de la botte italienne en ses cinq épisodes de Païsa Rossellini ausculte l'ancien allié en sa capitale historique.74 minutes composent Allemagne année zéro et cela suffit à ce diable d'homme pour nous faire toucher du doigt la si grande détresse de la paix et la sinstrose des après-guerres et des réglements de compte.Un jeune Allemand de treize ans tente de survivre dans ls éboulements et la déréliction de l'ancienne ville phare du Reich qui en perdra même son titre de capitale avant d'être tranchée en quatre.Maintenant ce sont les familles elles-mêmes qui sont dévatées et décimées.Entre un père mourant,un frère qui n'a pas su changer de camp assez vite,chose fortement déconseillée en ces temps de basculement,une soeur qui hésite sur les extrêmités classiques qui guettent une jeune femme en ces moments,le jeune Edmund vit de rapines et d'expédients,en attendant pire.

Le Néoréalisme,en s'exportant si peu de temps après la Guerre dans les décombres encore fumants de Berlin,tourne l'une de ses plus belles pages.Ce constat,sans la moindre facilité ou fioriture, absolument vierge de tout tic d'acteur,de tout ego de metteur en scène,de toute couleur locale en l'occurence,est à voir impérativement tous les cinq ans environ.J'ai vu le film pour la première fois à quinze ans et je viens de le revoir avec la même émotion,une émotion qui n'a rien d'un sentiment un peu racolé ou flatté,une émotion que je qualifierai d'"intellectuelle" tant ce film comme les deux autres de la trilogie mais avec cette différence qu'il parle des vaincus,distille longtemps et pour toujours l'intelligence du cinéma.Ce n'est pas si fréquent.Les cinq dernières minutes sont parmi les plus impressionnantes du cinéma(vidéo).Allemagne année zéro c'est aussi Beyrouth,Gaza,Kaboul,etc...

http://www.youtube.com/watch?v=4jWi3JymbSI

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Queenie
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MessageSujet: Re: Roberto Rossellini   Lun 1 Déc 2008 - 11:36

J'ai adoré Païsa - Rome ville ouverte - Allemagne année zéro... faudrait que je les revois pour vous en dire quelque chose de plus "poussé".

Sinon, dans un coin j'avais un petit avis sur
Voyage en Italie :



Un couple britannique marié depuis huit ans, Alexander et Katherine, ne s'entendent plus, on pourrait même dire qu'ils se supportent à peine et sont parfois très proches du mépris (les répliques acerbes et ironiques fusent). Leur voyage en Italie les met devant un fait : ils ne se comprennent plus, et s'intéressent peu l'un à l'autre (leurs conversations ne sont que formules de politesse et longs silences solitaires).
Entre Alexander qui part rejoindre une autre femme à Capri et Katherine qui joue les touristes culturels, le divorce est nommé.

Rosselini filme avec précision, mettant en évidence les gestes, les petites manies qui trahissent les états d'âme des protagonistes.
Les décors sont également très importants : par exemple, une visite à Pompéi révèle deux corps enlacés sous la cendre, morts en s'aimant. Scène qui fait fuir Katherine, angoissée à la vision d'un amour qu'elle ne connaît pas.
Le film met d'ailleurs souvent en relation la vie et la mort, notamment à travers les images des sites archéologiques et des œuvres d'art du passé ; Lors de ses pérégrinations, Katherine croise des femmes enceintes et des cercueils.
L'Italie est montrée comme tenant en équilibre entre ces deux aspect : le passé et l'avenir - La vie et la mort.

Ce film parvient à montrer des personnages extrêmement crédibles, réalistes ancrés dans une banalité (des plans qui rappellent la texture d'images des documentaires) où parfois l'exceptionnel surgit. Dans ce sens, Rosselini exploite énormément la capacité d'improvisation des comédiens (Est-il besoin de signaler la justesse indéniable du jeu d'Ingrid Bergman ?).

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Bellonzo
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MessageSujet: Re: Roberto Rossellini   Lun 1 Déc 2008 - 20:39

Merci Queenie.Voici ce que j'écrivais quant à moi sur ce beau voyage.

Italie,couple,premières crises

Ce film,intelligent,émouvant,clinique prouve l'infinie cohérence de ce cinéma italien à nul autre pareil.Je ne reviendrai pas sur ma vénération de Roberto Rossellini, l'homme de Roma cita aperta,de Païsa, d'Allemagne année zéro et sur le Néoréalisme,honneur du cinéma et mon leitmotiv sur ce blog ciné depuis les origines.En 53 Rossellini s'est éloigné des critères néoréalistes,à sa manière,comme les quatre autres figures majeures prénommées Vittorio,Luchino,Federico et Michelangelo. Déjà il y a eu en 51 le très dérangeant Europe 51 où la grande Ingrid est tentée par la sainteté après le suicide de son fils.Rossellini a toujours été dérangeant.Il est même le prototype du cinéaste de la remise en question.

On a parlé d'Antonioni au moins quelques jours après sa disparition.Voyage en Italie préfigure la crise existentiellle que le metteur en scène de L'Avventura portera à son apogée.Rossellini se penche sur le couple avec une acuité toute personnelle lors d'un voyage de bourgeois anglais près de Naples.Dans la pauvre campagne napolitaine ou dans les hôtels de luxe les deux époux,sans enfant,ne se sont jamais tant vus et cette intimité est douloureuse. Comment ne pas partager cette inquiétude feutrée d'abord puis patente devant la déliquescence de ce couple finalement comme vous et moi?La jalousie s'installe sournoise mais Voyage en Italie n'est pas un film sur un triangle amoureux quelqu'il soit.C'est par contre une oeuvre magistrale sur la difficulté d'être à deux,et l'humanité ne semble guère douée pour ce que j'appelle "l'être ensemble".

En Italie plus qu'ailleurs et surtout dans les années cinquante on est confronté à la beauté antique et à la noirceur contemporaine.Souvenir de la guerre pas si lointaine un jeune poète ami de Katherine lui revient à l'esprit.Ce n'est pas du gôut d'Alexander peu porté sur la sensibilité.Les fuites de l'un comme de l'autre dans les catacombes(symbole) ou les musées aux troublantes statues pour Katherine,et dans les mondanités pour Alexander,semblent un temps sonner le crépuscule de ce mariage stérile.Images de landaus et de femmes enceintes,puis images de la foi des processions redonneront peut-être une autre foi et un semblant d'avenir à l'un des plus beaux couples "vrais" de cinéma qu'il m'ait été donné de voir,Ingrid Bergman et George Sanders.

Le cinéma de Rossellini est le plus étudié au monde.Le cinéma de Rossellini est aussi le plus poignant,le plus "humain" qui soit.Il faut absolument voir Rossellini qui n'est pas qu'un sujet de thèse.

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MessageSujet: Re: Roberto Rossellini   Lun 1 Déc 2008 - 21:14

La leçon d'histoire de Rossellini





J'ai revu pour la première fois depuis trente ans l'extraordinaire film de Roberto Rossellini,la Prise de pouvoir par Louis XIV(1966).On se prend à rêver en pensant que ce film est en fait une commande de la télé française de l'époque,l'O.R.T.F.On croit même défaillir en apprenant que ce film avait été diffusé à 20h30.Sans commentaire.

C'est en fait une magistrale leçon d'histoire et de cinéma.A mille lieues des reconstitutions historiques empesées le maître du Néo-Réalisme propose une approche certes austère mais très vraie de la prise de conscience du jeune roi à la mort de Mazarin.Pas d'action véritable,encore moins de scènes d'action bondissantes,mais une réflexion très pointue sur l'intelligence et l'esprit de décision de Louis XIV au moment où l'insouciance libertine va faire place à l'engagement vers un pouvoir personnel et une administration moderne de la France.

Nul besoin d'être exégète du Grand Siècle pour apprécier la vitalité du film de Rossellini.Il faut simplement se souvenir que Rossellini était passionné d'histoire et qu'il croyait à la noblesse de la télévision.D'ailleurs la plupart de ses derniers films ont été produits par elle(le Messie,Socrate...)Peu de metteurs en scène se sont remis en question à un tel point.A noter que MK2 donne dans ce DVD une analyse de Jean Douchet et un entretien avec Jean-Dominique de la Rochefoucauld,conseilller historique du film,tous deux très intéressants.

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Marko
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MessageSujet: Re: Roberto Rossellini   Lun 1 Déc 2008 - 21:21

Rome, ville ouverte, Stromboli, Voyage en Italie... De beaux souvenirs mais trop anciens pour en parler. Encore un cinéaste à redécouvrir pour moi.

On devrait se faire un petit cinéclub "maison" et organiser des projections thématiques... Dommage qu'on ne soit pas plus près les uns des autres!

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coline
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MessageSujet: Re: Roberto Rossellini   Lun 1 Déc 2008 - 21:35

Marko a écrit:
Rome, ville ouverte, Stromboli, Voyage en Italie... De beaux souvenirs mais trop anciens pour en parler. Encore un cinéaste à redécouvrir pour moi.

On devrait se faire un petit cinéclub "maison" et organiser des projections thématiques... Dommage qu'on ne soit pas plus près les uns des autres!


Oui...c'est un handicap sérieux pour le cinéclub "maison"... Very Happy

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Queenie
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MessageSujet: Re: Roberto Rossellini   Lun 1 Déc 2008 - 21:39

coline a écrit:
Marko a écrit:
Rome, ville ouverte, Stromboli, Voyage en Italie... De beaux souvenirs mais trop anciens pour en parler. Encore un cinéaste à redécouvrir pour moi.

On devrait se faire un petit cinéclub "maison" et organiser des projections thématiques... Dommage qu'on ne soit pas plus près les uns des autres!


Oui...c'est un handicap sérieux pour le cinéclub "maison"... Very Happy


Si y'a un bon apéro je viens!

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MessageSujet: Re: Roberto Rossellini   Lun 1 Déc 2008 - 23:30

Queenie a écrit:
Si y'a un bon apéro je viens!


Apéro, Pizza (pour Rossellini) ou chinois (pour nos asiatiques préférés), ça te va? Désolé Bellonzo on déborde!

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MessageSujet: Re: Roberto Rossellini   Dim 25 Jan 2009 - 10:40

Bellonzo a écrit:



Rigueur.C'est le maître mot à propos de Allemagne année zéro
(...)
l'intelligence du cinéma.
(...)


c'est pratique quand quelqu'un a déjà choisi les bons mots. Perturbant ce film qui se déplace avec une effarante facilité, voir légèreté, dans ce décor naturel de ruines... (ça bouge incroyablement tout seul l'air de rien cette image) avec l'histoire d'un gamin qui part la force des choses ne peut pas vraiment l'être au milieu de ces bâtiments et de ces gens en ruines... au milieu des lâchetés, des faiblesses, des doutes, des impossibilités, et d'autres choses... toute une bonne volonté de gamin n'est pas suffisante. beaucoup de choses qui effacent ce qui reste d'espoir... bouleversant est un mot, traumatisant un autre, les deux font l'affaire.

ça fait froid dans le dos derrière ou plutôt en même temps qu'un mélange de beauté plastique et d'intention (cinématographique aussi).

il faut malgré tout se prévoir un moral de secour pour revenir dans un monde qu'on espèrera réel...

choc !

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MessageSujet: Re: Roberto Rossellini   Dim 25 Jan 2009 - 10:42

Comme dirait kèk z'otr' : Huhu !

J'étais sûr que le Rossellini te taperait dans l'œil de Panda !

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MessageSujet: Re: Roberto Rossellini   Dim 25 Jan 2009 - 10:52

Quiconque écrivant quoi que ce soit sur ce fil a droit à ça. bisous Pourtant je ne suis pas un expansif mais que ne ferais-je pas pour Roberto?

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MessageSujet: Re: Roberto Rossellini   Dim 1 Fév 2009 - 19:33



Païsa

Citation:
Au travers de ces six récits de destins individuels et collectifs, Païsa nous fait revivre sans fioriture la libération progressive de l'Italie par l'armée américaine. Suivant un parcours à la fois géographique (de la Sicile au delta du Pô) et temporel (du 2 juillet 1943 à l'hiver 1944). Chacun des six épisodes est d'une longueur équivalente et présente une nouvelle fonte des caractères dans une zone italienne différente. Le film se fait l'écho des douleurs d'une nation cherchant à retrouver sa dignité perdue.


Six épisodes qui commencent tous de façons un peu grosses (je ne peux pas utiliser simple à cause de la suite de la phrase) pour se révéler et dénouer (se nouer en fait) dans une simplicité (la subitle complexité) humaine... émouvante. L'image elle aussi progresse si on peut dire et laisse voir une Italie blessée à la croisée des chemins entre sa culture et le monde moderne poussé par des américains qui ne rêvent que de la simplicité de chez eux où sont émus de trouver leurs racines... Au milieu de ruines traversées, dans l'illusion d'une vie épargnée, chaque catégorie humaine du moment à le droit à travers ce film à son morceau de fragilité, de vie exposé sans manières... ou plutôt avec beaucoup de savoir faire, celui de l'expression de la simplicité (pas facile à dire le sentiment que ça donne).

On perd pied aussi face à certaines images crépusculaires et tétanisantes, l'espèce de grotte que découvre un MP noir peuplée de femmes et d'enfants dans la misère, la ville de Florence aux rues presque désertes, un monastère... l'eau, les marais du dernier épisode, et une maison de pêcheurs... c'est le vertige de l'image absolue (trouvons lui un nom) celle qui nous empêche de réfléchir qui nous marque, nous hante...

Un rare rapprochement que je peux oser pour ce vertige est celui d'images de Herzog, vertige fou, qui englobe le monde et l'humain (en insistant sur ce dernier).

Stupéfiant par le progrès de perception, de compréhension, d'ouverture... d'abandon auquel le film nous contraint en douceur.

re MERCI et des images un peu plus tard.

(c'est aussi un monde que je découvre).

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MessageSujet: Re: Roberto Rossellini   Dim 1 Fév 2009 - 19:40

Bis repetita
Citation:
Quiconque écrivant quoi que ce soit sur ce fil a droit à ça. bisous Pourtant je ne suis pas un expansif mais que ne ferais-je pas pour Roberto?


C'était ma note la plus paresseuse et l'une des plus satisfaites.Merci Animal.Je regrette que les films plus tardifs de R.R. soient si peu montrés.

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MessageSujet: Re: Roberto Rossellini   Dim 1 Fév 2009 - 20:16

sur ce coup là c'est surtout merci Queenie et Bellonzo !

images :

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les dernières images avec l'enfant je crois que c'est impensable d'espérer s'en remettre...

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Roberto Rossellini

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