
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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| | | Ronit Elkabetz (Réalisatrice - Actrice) | |
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Li Main aguerrie

Messages: 405 Inscription le: 09/05/2009
 | |  | | Queenie Administrateur

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 | |  | | Li Main aguerrie

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 | Sujet: Re: Ronit Elkabetz (Réalisatrice - Actrice) Sam 23 Mai 2009 - 14:24 | |
| Fanny Ardant et Ronit Elkabetz... la classe incarnée.  |
|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1760 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Ronit Elkabetz (Réalisatrice - Actrice) Mer 10 Juin 2009 - 21:35 | |
| Vu ce soir Jaffa de Keren Yedaya. Israel : five points !  Caméra d'or avec Mon trésor, Keren Yedaya est revenue à Cannes cette année avec Jaffa, une romance dramatique sur fond de cohabitation israélo/palestinienne. Et le moins que l'on puisse dire est que le film ne fait pas baisser d'un iota l'exceptionnel niveau du cinéma israélien de ces derniers mois. Jaffa est d'une incroyable audace dans la description des sentiments de ses héros, avec pudeur et sans pathos, mais sans fuir l'émotion dans des scènes d'une intensité palpable. La mise en scène de Yedaya fait office de filtre : souvent des plans fixes, lointains, que des zooms d'une douceur étonnante rapprochent jusqu'à scruter les visages au plus près. La réalisatrice ne fait pas de cadeau à ses personnages et à leurs défauts mais elle les aime profondément et cette empathie est contagieuse. Il faut goûter les orages de Jaffa, c'est un cinéma qui a du jus et du coeur. _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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|  | | Li Main aguerrie

Messages: 405 Inscription le: 09/05/2009
 | Sujet: Re: Ronit Elkabetz (Réalisatrice - Actrice) Mar 16 Juin 2009 - 21:35 | |
| | traversay a écrit: | Vu ce soir Jaffa de Keren Yedaya. Israel : five points !

Caméra d'or avec Mon trésor, Keren Yedaya est revenue à Cannes cette année avec Jaffa, une romance dramatique sur fond de cohabitation israélo/palestinienne. Et le moins que l'on puisse dire est que le film ne fait pas baisser d'un iota l'exceptionnel niveau du cinéma israélien de ces derniers mois. Jaffa est d'une incroyable audace dans la description des sentiments de ses héros, avec pudeur et sans pathos, mais sans fuir l'émotion dans des scènes d'une intensité palpable. La mise en scène de Yedaya fait office de filtre : souvent des plans fixes, lointains, que des zooms d'une douceur étonnante rapprochent jusqu'à scruter les visages au plus près. La réalisatrice ne fait pas de cadeau à ses personnages et à leurs défauts mais elle les aime profondément et cette empathie est contagieuse. Il faut goûter les orages de Jaffa, c'est un cinéma qui a du jus et du coeur. |
Je partage ce commentaire. Avec néanmoins quelques réserves sur le trait mélodramatique que je trouve vraiment appuyé | Spoiler: | | | l'amour interdit à la Roméo et Juliette, l'homicide involontaire, la fille forcément enceinte, les parents qui la renient, le père qui l'apprend sur le tard etc. etc. ça fait beaucoup | et les rebondissements quand même attendus.
Un film sensible. Des sentiments qui sont filmés effectivement avec pudeur.
Ronit Elkabetz irradie encore une fois l'écran, parfaite à la tête d'une famille qui ne parvient pas à communiquer, au bord de l'implosion.

J'ai lu que K. Yedaya voulait faire un film séduisant et accessible, que Jaffa ressemble à un mélodrame populaire... C'est réussi! |
|  | | Marko Zen littéraire

Messages: 5545 Inscription le: 23/08/2008 Age: 41 Localisation: Lille
 | Sujet: Re: Ronit Elkabetz (Réalisatrice - Actrice) Mer 17 Juin 2009 - 23:11 | |
| | traversay a écrit: | Vu ce soir Jaffa de Keren Yedaya. Israel : five points !

Caméra d'or avec Mon trésor, Keren Yedaya est revenue à Cannes cette année avec Jaffa, une romance dramatique sur fond de cohabitation israélo/palestinienne. Et le moins que l'on puisse dire est que le film ne fait pas baisser d'un iota l'exceptionnel niveau du cinéma israélien de ces derniers mois. Jaffa est d'une incroyable audace dans la description des sentiments de ses héros, avec pudeur et sans pathos, mais sans fuir l'émotion dans des scènes d'une intensité palpable. La mise en scène de Yedaya fait office de filtre : souvent des plans fixes, lointains, que des zooms d'une douceur étonnante rapprochent jusqu'à scruter les visages au plus près. La réalisatrice ne fait pas de cadeau à ses personnages et à leurs défauts mais elle les aime profondément et cette empathie est contagieuse. Il faut goûter les orages de Jaffa, c'est un cinéma qui a du jus et du coeur. |
Un mélodrame superbement photographié et interprété qui fera (peut-être) pleurer dans les chaumières et qui a le mérite de faire exister de beaux personnages qu'on accompagne à travers leur cheminement psychologique. Il se permet même d'abandonner en cours de route, au moins en partie, ce que le scénario aurait eu de prévisible. En partie seulement parce que j'ai quand même eu le sentiment que ce que ce film nous racontait n'était pas toujours d'une grand originalité malgré un contexte intéressant et qu'il jouait souvent sur la corde sensible. Il reste finalement dans une certaine tradition du mélodrame familial oriental aux effets parfois un peu faciles. Quand je le compare aux "3 Singes" de Nuri Bilge Ceylan par exemple, on est quand même à un niveau d'intensité psychologique et cinématographique très inférieur.
Ronit Elkabetz est surprenante dans ce registre inhabituel de mégère hystérique égocentrique mais elle reste un peu monolithique et ne révèle pas beaucoup de failles. Elle détruit autour d'elle et projette ensuite la responsabilité sur les autres mais elle évolue peu. Pourquoi pas! Le père (vu récemment chez Cronenberg) me semble plus intéressant. Mais c'est surtout la jeune Dana Ivgy qui se révèle magnifique d'émotion et de détermination. Et Mahmud Shalaby (Toufik) fait étrangement penser à Alain Delon jeune avec son regard magnétique.
Le dernier plan est un peu lourdement symbolique, trop "cadré" ou "triangulé" plutôt, mais laisse le récit ouvert.
A voir si vous aimez les drames psychologiques familiaux bien filmés et émouvants. Il me manque malgré tout le petit plus qui l'aurait fait décoller. _________________ Peut-être n'y a-t-il pas d'auteurs littéraires véritablement ennuyeux, mais seulement des lecteurs impatients ou non avertis. Joyce Carol Oates
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|  | | Marie Zen littéraire

Messages: 6904 Inscription le: 26/02/2007
 | Sujet: Re: Ronit Elkabetz (Réalisatrice - Actrice) Mer 1 Juil 2009 - 19:33 | |
| Toujours en retard , j'ai vu La visite de la fanfare d'Eran Kolirin. Je ne vois pas quoi rajouter à ce que vous avez déjà dit, ces "petits" films sont pour moi des bouffées d'oxygène de lumière, et de tendresse! Les images sont splendides , ah ce contraste entre le bleu des uniformes et les images de désert.. _________________ J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible. André Comte-Sponville
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|  | | Amapola Main aguerrie

Messages: 579 Inscription le: 18/08/2007 Age: 47 Localisation: Brésil
 | Sujet: Re: Ronit Elkabetz (Réalisatrice - Actrice) Lun 7 Sep 2009 - 15:28 | |
| Hier j'ai vu The Band's visit de Eran Kolirin. Un film sympathique, intelligent, avec une pointe nostalgique de je ne sais pas exactement quoi. Mais elle y est, une douce mélancolie. Curieuse l'histoire de l'interdiction de l'Académie Impériale de Rolioudi, qui ne lui a pas permis l'inscription pour le Oskar Film étranger, car il est parlé en anglais.  _________________ Não permita Deus que eu morra, Sem que eu volte para lá; Sem que desfrute os primores Que não encontro por cá; Sem qu’inda aviste as palmeiras, Onde canta o Sabiá.Gonçalves Dias. Coimbra, juillet 1843
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|  | | Queenie Administrateur

Messages: 9977 Inscription le: 02/02/2007 Age: 29 Localisation: -Monolithe-
 | Sujet: Cendres et sang. Jeu 10 Sep 2009 - 20:41 | |
| Cendres et sang.  Écrit et réalisé par Fanny Ardant | Citation: | | Exilée de son pays, depuis l'assassinat de son mari dix ans plus tôt, Judith vit à Marseille avec ses trois enfants. Après avoir refusé pendant des années de revoir sa famille, Judith, malgré ses craintes et ses secrets, se laisse fléchir par le désir de ses enfants et accepte l'invitation au mariage de leur cousine. Ils partent passer un été au pays, à la découverte de leurs racines et de leur histoire. Mais le retour de Judith ravive les vieilles haines entre clans rivaux. Inexorablement, l'engrenage de la violence se met en marche, le sang appelant le sang... |
(Bon autant être bien claire depuis le début : j'adore Fanny Ardant, j'adore Ronit Elkabetz)
ça foisonne ce film. Plein de choses, d'images à regarder, de gens à découvrir (3 familles!), d'histoires à démêler, de symboliques à accepter, de poésie à bercer ! Y'a du Truffaut, du Pasolini, du Cassavetes. Y'a du Fanny (au début j'avais du mal à dissocier le jeu de Ronit Elkabetz de l'image de Fanny Ardant, et puis après ça va mieux, mais cette association n'était même pas gênante de toute façon) C'est dur, âpre, très méditerranéen, plein de tendresse et de violence, plein de secrets, de troubles, de désir et de frustration. De la colère.
Des images à couper le souffle, je m'en remet pas. Même si on sent que c'est souvent un peu "trop" pensé, trop voulu. Mais des images qui tuent quand même, justement parce qu'elles osent être des sortes d'instantanés magnifiques qui prennent sens d'eux-même indépendamment de l'histoire et de tout le reste. (Je me demande pourquoi y'a quasiment aucune image du film sur internet... c'est frustrant de ne pouvoir vous montrer!)
Elle hésite pas à faire un film expressionniste, surréaliste, et on en voit peu aujourd'hui. ça m'a transporté ailleurs, à une autre époque dans un autre monde. Où des valeurs et des sens explosaient à la figure (on se sent un peu perdus comme les enfants de Judith qui découvre cette famille, leurs mœurs et leurs histoires).
C'est un film qui mérite plusieurs visionnages, et plusieurs points de vue. Là on s'en prend plein dans tous les sens et on ne sait pas toujours comment démêler tout ça (j'en suis pas encore tout à fait remise).
Hâte de découvrir vos avis (mais bon... que 25 copies en France)... Parce que je ne suis pas certaine d'être très objective.
Et Ronit est parfaite! _________________ Shielded from unexpected fury Frightened survivor in my world too shy to see Softly I spoke, softly I'm dying Crushed by your power, by my wilingness to bleed
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|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1760 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | |  | | Queenie Administrateur

Messages: 9977 Inscription le: 02/02/2007 Age: 29 Localisation: -Monolithe-
 | Sujet: Re: Ronit Elkabetz (Réalisatrice - Actrice) Ven 11 Sep 2009 - 7:22 | |
| Fanny Ardant s'en est toujours pris plein la gueule par les critiques de toute façon. Moi y'a un truc, je sais pas, je me prends toujours toutes les émotions en pleine poire quand je la vois jouer des trucs, dire des choses, et réaliser un film (!). Y'a des tonnes d'images et de tournebouleries qui se passent dans mon intérieur psycho-somatique. J'attends vos critiques à vous, plutôt que les critiques des pro, eux je les écoute rarement de toute façon. Mais cela dit c'est peut être justifier. Juste chez moi : ça marche à fond. _________________ Shielded from unexpected fury Frightened survivor in my world too shy to see Softly I spoke, softly I'm dying Crushed by your power, by my wilingness to bleed
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|  | | animal Zen littéraire

Messages: 9135 Inscription le: 12/05/2007 Age: 28 Localisation: Tours
 | Sujet: Re: Ronit Elkabetz (Réalisatrice - Actrice) Dim 13 Sep 2009 - 9:48 | |
| Cendres et sang(un truc genre la parraine en roumanie...)La femme à la tête de sa petite famille : une fille et deux garçons plus âgés (et frères de sourcils avec oss dujardin). Ils sont un peu chauds les garçons surtout un et ils se posent des questions sur le mystère familial qui entoure la mort/meurtre du père et puis retour au pays pour le mariage d'une cousine et les rivalités et histoires de sang entre famille... le positif c'est quelques belles images, surtout les paysages et quand même la volonté de faire de belles images avec des couleurs, des éclairages... la musique aussi qui accompagne souvent très bien l'effet des images en question. Peut être aussi confusément ce qu'on sent être un film sur la féminité. le négatif c'est une bonne partie du casting, qui ne sonne pas naturel (qui sonne cours de théâtre quoi), notamment pachko le fils forte tête mais gentil au fond de service... et ça en fait souvent beaucoup, un poil trop... Ronit Elkabetz n'y échappant pas. ça se sent d'autant plus qu'il y a des messages appuyés eux aussi. ça plombe, et de fil en aiguille on patauge dans les développements inévitables et attendus... pour se dire que le film ne dure en fait qu'une heure quarante. Il reste une ambiance ou des morceaux d'ambiance tout au long du film qui font que ça passe, qui font aussi qu'on se dit que c'est certainement plus ambitieux que prétentieux... dommage que beaucoup de jeux fassent plouf et ça patauge autant. _________________ Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...
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|  | | Queenie Administrateur

Messages: 9977 Inscription le: 02/02/2007 Age: 29 Localisation: -Monolithe-
 | Sujet: Re: Ronit Elkabetz (Réalisatrice - Actrice) Dim 13 Sep 2009 - 9:59 | |
| | animal a écrit: | [...]
le négatif c'est une bonne partie du casting, qui ne sonne pas naturel (qui sonne cours de théâtre quoi)[...] |
Oui, le jeu des comédiens est très théatreux, et parfois mal adapté, en décalage, en surjoué par rapport au support cinéma. (Et puis ce qui fait bizarre, c'est tous ces accents aussi... puis je me suis habituée)
| Citation: | [...]c'est certainement plus ambitieux que prétentieux...
[...] |
Je plussoie.
Mais y'a pas que les paysages qu'elle filme bien. Elle chope bien des regards, et des grains de peau aussi.
Et bien aimé comme deux-trois fois, on entend un son, répétitif, et petit à petit le champ de la caméra s'ouvre et on découvre ce qui semblait menaçant et ne l'était finalement pas : sorte de tension à tenir. _________________ Shielded from unexpected fury Frightened survivor in my world too shy to see Softly I spoke, softly I'm dying Crushed by your power, by my wilingness to bleed
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|  | | animal Zen littéraire

Messages: 9135 Inscription le: 12/05/2007 Age: 28 Localisation: Tours
 | Sujet: Re: Ronit Elkabetz (Réalisatrice - Actrice) Dim 13 Sep 2009 - 10:13 | |
| Mouais pour les regards sauf qu'il y en a dans la collection "yeux clair et maquillage" qui... je ne sais pas, d'un côté oui mais d'un autre trop automatique ? pareil pour quelques explosions de mouvements (par ex au début quand elle rentre et que ses gamins viennent de couper la musique). _________________ Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...
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|  | | Marko Zen littéraire

Messages: 5545 Inscription le: 23/08/2008 Age: 41 Localisation: Lille
 | Sujet: Re: Ronit Elkabetz (Réalisatrice - Actrice) Dim 13 Sep 2009 - 19:34 | |
| Et bien moi qui allait fuir ce film vous me donnez envie d'aller quand même y faire un tour... _________________ Peut-être n'y a-t-il pas d'auteurs littéraires véritablement ennuyeux, mais seulement des lecteurs impatients ou non avertis. Joyce Carol Oates
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