
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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| Auteur | Message |
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eXPie Zen littéraire

Messages: 4059 Inscription le: 22/11/2007 Age: 36 Localisation: Paris
 | Sujet: Re: Sam Mendes Sam 31 Jan 2009 - 19:28 | |
| | Marko a écrit: | | Je ne sais pas si c'est un chef d'oeuvre mais c'est une très beau film qui mériterait bien l'oscar! |
Dans l'absolu, s'il mérite l'oscar et que ce n'est pas un chef-d'oeuvre, cela veut dire qu'il n'y en a pas eu cette année, de chef-d'oeuvre, et ça c'est un peu triste.
Concernant la musique, oui, elle est bien ; mais on sent une forte parentée avec celle de American Beauty (du même réalisateur, et du même compositeur). Ca m'a fait un peu bizarre, comme des réminiscences ; il y a plus d'un point commun entre ces deux films.
Dans Safe, Julianne Moore tente de fuir en bougeant géographiquement, en allant dans une espèce de retraite bizarre. C'est peut-être un peu le Paris de Kate dans Les noces rebelles. _________________ Quand les gens sont de mon avis, il me semble que je dois avoir tort. - Oscar Wilde
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|  | | Marko Zen littéraire

Messages: 5545 Inscription le: 23/08/2008 Age: 41 Localisation: Lille
 | Sujet: Re: Sam Mendes Sam 31 Jan 2009 - 23:17 | |
| | eXPie a écrit: | Dans Safe, Julianne Moore tente de fuir en bougeant géographiquement, en allant dans une espèce de retraite bizarre. C'est peut-être un peu le Paris de Kate dans Les noces rebelles. |
C'est surtout que dans Safe elle s'enfonce dans une folie bien plus profonde. Le film est plus abstrait aussi.
Thomas Newan compose toujours le même type de musique (même pour Nemo!) et il a bien réussi la séquence de dispute où Kate se retrouve contre l'arbre au-dessus de la maison. Elle m'a vraiment épaté... Mais Leonardo aussi! _________________ Peut-être n'y a-t-il pas d'auteurs littéraires véritablement ennuyeux, mais seulement des lecteurs impatients ou non avertis. Joyce Carol Oates
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|  | | swallow Agilité postale

Messages: 677 Inscription le: 06/02/2007
 | Sujet: Re: Sam Mendes Mer 11 Fév 2009 - 13:36 | |
| Queenie, je te réponds ici, essayant d´éviter le désordre qui se produit sur le fil " A l´affiche ou bientôt sur nos écrans" quand on passe d´un film à l´autre, revenant en arrière juste au moment une nouvelle conversation viendrait prendre place sur un autre film. Tu disais : | Citation: | | Pour le coup je préfère l'affiche française (quoique d'une banalité affligeante) | . Et je crois bien que cette" banalité affligeante", depuis la porte d´entrée de l´affiche, elle est voulue par Sam Mendès. Et c´est un point important. L´aspect extérieur léché, impeccable, l´ élégance manièrée du couple, en contraste avec ce qui est à l´intérieur d´eux, cet incroyable gâchis auquel ils ont réduit leurs vies qui promettaient tant, et qu´ils n´ont pas su revitaliser quand ils passent de la vie d´étudiants à celle d´adultes. Peut-être ( c´est mon avis personnel) prisonniers à de ces velléités de vie-bohème qu´ils avaient dû découvrir comme tout le monde durant leurs années d´université, et auxquelles ( je parle surtout pour April) ils ne savent pas renoncer quand ils deviennent adultes, fondant une famille. etc . et basculant l´energie de la vie de faculté à celle non moins tonifiante requise par la vie de couple et de famille. Il faut beaucoup d´imagination pour ne pas se laisser posseder par la routine! Je les trouve un peu puérils, cette manière de se sentir insatisfaits à la première frustration, comme s´ils ne pouvaient changer un rêve pour un autre. Importante donc l´affiche, dans son désir de montrer à la société la belle vitrine qui cache le naufrage domestique, familial et personnel de l´arrière boutique. C´est tout le côté trompeur du beau couple qui est matérialisé dès l´affiche. _________________ "L´homme, par le fait d´être homme, est déjà par rapport à l´âne ou au crabe un animal malade- car la conscience est une maladie." Miguel de Unamuno.
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|  | | Marko Zen littéraire

Messages: 5545 Inscription le: 23/08/2008 Age: 41 Localisation: Lille
 | Sujet: Re: Sam Mendes Mer 11 Fév 2009 - 17:09 | |
| | swallow a écrit: | L´aspect extérieur léché, impeccable, l´ élégance manièrée du couple, en contraste avec ce qui est à l´intérieur d´eux, cet incroyable gâchis auquel ils ont réduit leurs vies qui promettaient tant. |
A l'image de cette scène très forte où une tache de sang apparait sur la moquette blanche de cet intérieur aseptisé. _________________ Peut-être n'y a-t-il pas d'auteurs littéraires véritablement ennuyeux, mais seulement des lecteurs impatients ou non avertis. Joyce Carol Oates
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|  | | aériale Zen littéraire

Messages: 9898 Inscription le: 01/02/2007 Age: 54 Localisation: Le Sud
 | Sujet: Re: Sam Mendes Mer 11 Fév 2009 - 18:50 | |
| Très fine analyse Swallow...comme à ton habitude, et merci! | Swallow a écrit: | | Importante donc l´affiche, dans son désir de montrer à la société la belle vitrine qui cache le naufrage domestique, familial et personnel de l´arrière boutique. C´est tout le côté trompeur du beau couple qui est matérialisé dès l´affiche. | c'est tout à fait vrai!
| Marko a écrit: | | A l'image de cette scène très forte où une tache de sang apparait sur la moquette blanche de cet intérieur aseptisé. |
Cette image est très forte et m'a poursuivie longtemps après la scéance... _________________ Après tout, la meilleure façon de parler de ce quel'on aime est d'en parler légèrement. Albert Camus
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|  | | Marie Zen littéraire

Messages: 6904 Inscription le: 26/02/2007
 | Sujet: Re: Sam Mendes Mer 11 Fév 2009 - 19:05 | |
| je n'ai pas trouvé, Safe, en DVD??? Kenavo a dit que l'adaptation était fidèle au livre de Richard Yates que je viens de lire, La fenêtre panoramique ( étonnantes ces traductions différentes de Revolutionary Road!). Féroce..En fait, oui, ils sont restés tous les deux ( elle plus que lui, dans le livre, d'où la fin) dans une vie fantasmée, des rêves dont ils n'arrivent pas à s'extraire. Insatisfaits chroniques.. du moins le personnage féminin, car l'homme est plus réaliste , et s'en tire bien, du moins dans le roman! Il me tarde de voir l'adaptation! Pour la petite histoire, cet ultime roman de Richard Yates a été parait-il retrouvé après sa mort dans son congélateur! Ils ont bien fait de le dégeler, c'est un très bon roman! _________________ J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible. André Comte-Sponville
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|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Sam Mendes Mer 11 Fév 2009 - 19:15 | |
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|  | | Marie Zen littéraire

Messages: 6904 Inscription le: 26/02/2007
 | Sujet: Re: Sam Mendes Mer 11 Fév 2009 - 19:19 | |
| | Citation: | | mais pas pour ce roman. |
Ah, alors il faut écrire à François Busnel , c'était dans la critique du magazine Lire!! Oui, c'est un excellent roman, tu as été contente de l'adaptation, ai-je vu, Kenavo? _________________ J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible. André Comte-Sponville
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|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | |  | | bix229 Zen littéraire

Messages: 5045 Inscription le: 24/11/2007 Localisation: Lauragais (France)
 | Sujet: Sam Mendes Mer 11 Fév 2009 - 19:29 | |
| On trouve de tout dans les congélateurs, d' après les lecteurs de ce forum. : des bébés, des manuscrits... Pourquoi pas des surgelés ... ? Trop banal ?  |
|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Sam Mendes Mer 11 Fév 2009 - 19:32 | |
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|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Sam Mendes Mer 11 Fév 2009 - 19:55 | |
| Voici ce que Evene.fr en disent: ‘American Beauty’ avait indubitablement révélé le don de Sam Mendes pour la satire sociale, en équilibre entre décalage et tragédie humaine. ‘Les Noces rebelles’, s’inscrivant dans la plus pure lignée des oeuvres de Douglas Sirk, est un authentique mélodrame, classique dans sa mise en scène, construit sur un système fragile d’antithèses. La banlieue bourgeoise contre la foisonnante Grosse Pomme, l’individu contre la masse, l’euphorie contre les disputes, l’homme contre la femme. Bien qu’ancrée dans une reconstitution soignée de l’Amérique des années 1950, l’histoire des ‘Noces rebelles’ n’est pas spécifique à cette époque en particulier. Sam Mendes parle universellement d’amour et de désenchantement, de coup de foudre et de malheureux jeux de circonstances. Il examine le démantèlement d’un couple ruiné par l’illusion du mariage, procède à l’autopsie d’un foyer fondé sur un malentendu. Epousant celui qu’elle souhaite voir devenir un homme d’exception, April affronte la cruelle déception d’une existence banale et aliénante. Contrainte d’abandonner ses rêves de théâtre pour les fourneaux, la passion pour le conformisme, elle crie, s’aigrit dans son pavillon de la rue ironiquement baptisée Revolutionary Road. Incarnant la ménagère étouffée par la frustration, Kate Winslet insuffle de la profondeur à son personnage. Charnelle, vibrante, violente et féminine, elle crève l’écran, saisissante de vérité. Elle fait preuve de maturité aux côtés de Leonardo DiCaprio qui garde curieusement son physique de jeune premier du ‘Titanic’, tout en ayant acquis une certaine gravité. Son visage d’adolescent vieillissant est à l’image de la contradiction de son rôle, celui du mari entretenant le fantasme libertaire et puéril de sa femme mais décidé à se ranger comme les autres. L’incompatibilité mène au déni de l’autre et de soi. Mendes rompt avec le rêve américain, filmant le mensonge du bonheur résigné comme une plaie infectée qui ne peut jamais vraiment cicatriser.source: ICI _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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|  | | Queenie Administrateur

Messages: 9977 Inscription le: 02/02/2007 Age: 29 Localisation: -Monolithe-
 | |  | | Marie Zen littéraire

Messages: 6904 Inscription le: 26/02/2007
 | Sujet: Re: Sam Mendes Dim 30 Aoû 2009 - 1:38 | |
| Vu hier | Citation: | En fait , rien n'est original dans ce film, mais tout fonctionne bien... donc, un bon film, pas un chef-d'oeuvre.
| eXPie C'est en tout cas une excellente et fidèle adaptation d'un excellent roman! Et ceci grâce à la mise en scène ,oui, et à deux actrices merveilleuses, Kate Winslet bien sûr,mais aussi Kathryn Hahn. De Caprio est bon aussi, mais il a plus de dialogues, alors que ces deux femmes, aussi malheureuses l'une que l'autre, s'expriment par leurs regards, et sont fantastiques! C'est rare que j'aime autant l'adaptation d'un roman qui m'a plu.. _________________ J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible. André Comte-Sponville
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|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1760 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Sam Mendes Mar 3 Nov 2009 - 22:46 | |
| Away we go de Sam Mendes| Citation: | | Lorsque Burt et Verona apprennent qu'ils vont devenir parents, c'est la panique. Ils détestent la ville de province où ils habitent, et maintenant que les parents de Burt déménagent, plus rien ne les y retient. Ils décident alors de partir à la recherche de l'endroit parfait où fonder leur famille. Sur leur chemin, ils rendent visite à leur famille et à de vieux amis. Certains leur paraissent fous à lier, d'autres leur donnent envie de suivre leur modèle... |
Quelques mois après s'être attaqué aux vicissitudes de la vie en couple dans Les noces rebelles, Sam Mendes remet le couvert avec Away we go. Un road trip sous forme de bal(l)ade qui conduit deux amoureux un peu déboussolés à la rencontre de familles idéales, qui sont bien entendu dysfonctionnelles. Le voyage est sympathique, mais un peu systématique par l'excentricité des personnages, tous plus fêlés les uns que les autres. Puisque son scénario est un peu court, Mendes en rajoute dans la dinguerie et la vulgarité "libératrice". Pour un peu, on se croirait dans un film des années 70, du côté des Rafelson, Nichols ou Schlesinger, mais avec moins de talent. Cette volonté de faire original à tout prix dans les dialogues et les situations, assez agaçante, est de toute manière court-circuitée par une mise en scène d'une grande sagesse. Il y a bien quelques de moments de délire dans le film mais trop forcés pour que ce voyage aux 4 coins de l'Amérique marque davantage que quelques cartes postales anecdotiques. _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
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