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 Samuel Fuller

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Zen littéraire


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MessageSujet: Samuel Fuller   Dim 27 Juil 2008 - 13:23



Samuel Fuller

Citation:
Réalisateur américain né le 12 août 1911 à Worcester, dans le Massachussetts. Venu très tôt dans le monde du travail, il débute en 1924 dans le journalisme en qualité de "copyboy". Employé du "New York Journal", il gravit rapidement les échelons et devient, après avoir été le "copy-boy" personnel du grand reporter Arthur Brisbane, le plus jeune spécialiste des affaires criminelles. Mais le démon de l'écriture le tient aussi et il écrit plusieurs nouvelles, romans et scénarios avant de faire ses débuts dans la mise en scène en 1949. Plusieurs de ses films ont été tirés de ses propres romans.
On trouve aussi son nom en qualité d'auteur aux génériques des films suivants : HATS OFF de Boris Petroff (1936), IT HAPPENED IN HOLLYWOOD de Harry Lachman (1937), GANGS OF NEW YORK de James Cruze (1938), ADVENTURE IN SAHARA de Ross Lederman (1938), FEDERAL MAN-HUNT de Nick Grinde (1938), BOWERY BOY de William Morgan (1940), CONFIRM OR DENY de Archie Mayo (1941), POWER OF THE PRESS de Lew Landers (1942), GANGS OF THE WATERFRONT de George Blair (1945), SHOCKPROOF de Douglas Sirk (1949), LES TANKS ARRIVENT de Lewis Seiler (1950), L'INEXORABLE ENQUÊTE de Phil Karlson (1952), LA POURSUITE DURA SEPT JOURS de David Butler (1953), L'HOMME DU CLANde Terence Young (1974).
L'un de ses romans "The Big Red One", qu'il portera à l'écran après plus de dix années de patience, est directement tiré de son expérience de la Seconde Guerre mondiale qu'il a fait comme fantassin au sein de la première division américaine, des sables de l'Afrique du Nord à ceux des plages de Normandie, et jusqu'en Tchécoslovaquie, en passant par Bonn, la ville de Beethoven, musicien qu'il vénère, et cadre de son film UN PIGEON MORT DANS BEETHOVEN STREET.
C'est avec le portrait de l'assassin de Jesse James que commence sa carrière de metteur en scène, une carrière en rupture avec les grands dogmes hollywoodiens et tout entière consacrée à l'étude de la violence, celle du temps de la guerre (J'AI VÉCU L 'ENFER DE CORÉE, BAÏONNETTE AU CANON, CHINA GATE, ORDRES SECRETS AUX ESPIONS NAZIS, THE CRIMSON KIMONO, LES MARAUDEURS ATTAQUENT), celle des bas-fonds (LE PORT DE LA DROGUE, MAISON DE BAMBOU, LES BAS-FONDS NEW-YORKAIS, POLICE SPÉCIALE) celle de l'Amérique des pionniers (THE BARON OF ARIZONA, QUARANTE TUEURS, LE JUGEMENT DES FLÈCHES), voire la violence clinique (SHOCK CORRIDOR).
Diversement apprécié, son lyrisme a fait la joie de plusieurs cinéastes de la jeune génération. Il a ainsi fait l'acteur pour Jean-Luc Godard dans PIERROT LE FOU, Luc Moullet dans BRIGITTE ET BRIGITTE, Dennis Hopper dans THE LAST MOVIE, Wim Wenders dans L'AMI AMERICAIN, HAMMETT et L'ÉTAT DES CHOSES, ainsi que Steven Spielberg dans 1941 et Larry Cohen dans LES ENFANTS DE SALEM.

biographie de www.cinemapassion.com

J'en avais entendu parlé et puis faisant confiance à l'éditeur (Wild Side), j'ai fait la découverte de Samuel Fuller par le coffret comprenant Shock Corridor et The Naked Kiss :



Shock Corridor a écrit:
Johnny Barett, journaliste ambitieux qui souhaite gagner le Prix Pulitzer, projette de s'immerger dans un asile psychiatrique pour démasquer l'auteur d'un meurtre qui s'y est déroulé. Préparé par un psychiatre, ancien spécialiste de la guerre psychologique, et avec la complicité réticente de sa compagne Cathy, stipteaseuse, qui se fait passer pour sa sœur victime de ses tendances incestueuses, il se fait arrêter puis interner tout en continuant à simuler des troubles mentaux.

Dans le couloir central de l'établissement, la "rue" où se cotoient tous les patients, il lui faut affronter et composer avec les névroses et psychoses des aliénés pour découvrir la vérité. Alors que son enquête avance, le traitement aux électrochocs, sa simulation continuelle de la maladie et l'environnement dans lequel il évolue commencent a générer chez lui un état de confusion mentale qu'il peut de moins en moins maîtriser.


Et le film est choc ! Tension croissante, personnage principal peu sympathique, situation qui dérape, second rôle "fous" troublants (un noir qui se prend pour un membre du kkk)... film marquant avec un évident sens du détail et de l'esthétique. Les bonus nous en apprennent plus sur la démarche, la scène finale détruit le décor et le réalisateur est sûr qu'une nouvelle fin ne sera pas tournée. Bref, il aime bien que son film ressemble à son film.



The Naked Kiss c'est l'histoire d'une femme qui frappe son souteneur et décide de se refaire une vie ailleurs, elle devient éducatrice pour enfants handicapés... tout pourrait aller pas trop mal, il y a un beau gosse riche et célibataire dans le coin... un flic un peu basique et intéressé (et copain avec une mère maquerelle, pratique pour proposer du travail !)... enfin ça parle de mariage avec le beau gosse mais ça dérape sévèrement...



Un bien beau noir & blanc et des personnages intéressants, quelques scènes tétanisante notamment celles sur fond de chant des enfants...


bande annonce de Shock Corridor

bande annonce de The Naked Kiss

J'ai fini d'être convaincu que ce réalisateur valait le coup. C'est un peu loin pour détailler vraiment ces avis, et c'est très dommage. Ce ne sont vraiment pas des films plats, à la fois conçus comme efficaces, rentables ou divertissants mais aussi sombres et crus sans que ce soit gratuit. Ces deux là jouent sur les parts d'ombre de l'humanité.

(en bonus de ces deux films ou d'un autre, un petit documentaire sur Samuel Fuller présenté/animé par un duo Tim Robbins - Quentin Tarentino)

Plus tard je reviens sur d'autres films !

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MessageSujet: Re: Samuel Fuller   Dim 27 Juil 2008 - 16:52


Au-delà de la gloire (The Big Red One)

Citation:
Inspiré des souvenirs de Fuller, The Big Red One montre l'errance et le combat de quatre jeunes GI's et de leur sergent. Quatre cavaliers de l'apocalypse, de l'Algérie à l'Allemagne, dans une épopée telle que Fuller l'avait vécue, ou plutôt y avait survécu. Chaque personnage, Griff (Mark Hamill) le sensible, Vinci (Bobby Di Cicco) le roublard, Johnson (Kelly Ward) l'innocent, et Zab (Robert Carradine) l'écrivain, le journaliste fumeur de cigare, le plus alter ego du cinéaste, enfin le sergent (Lee Marvin) figure de mort, représentant un fragment de la personnalité de Fuller. Le film, ponctué de moments d'attente, de désœuvrement et de batailles, fonctionne sur un principe de répétition et de cassure. Là où The Reconstruction devient passionnant, c'est qu'il ne fait que prolonger ces moments en les accentuant. Plus de bataille, plus d'attentes, plus de personnages croisés et disparus alors que le groupe de miraculés survit à tout. Mieux, il fait que chaque élément du récit trouve sa pleine correspondance. Tel Schroeder, le sergent nazi, symbole de l'ennemi, entrevu dans la version courte, et personnage à part entière dans The Reconstruction, devenant un écho à Lee Marvin, comme un double de l'autre camp, portant ses propres motivations, sa propre vérité.

source : un super article sur le film par un certain Jérôme Dittmar sur fluctuat.net

A la rubrique "films de guerre" celui là fait mal. L'impression de la vie de ces hommes du débarquement en afrique du nord jusqu'à la libération des camps ne laisse pas indemne. J'ajouterai à la très bonne description que j'ai recopiée que les scènes d'affrontement font peur (une histoire de distance entre les protagonistes chez Fuller) et qu'il y a des images qui marchent. Et des passages qui ne s'oublient pas. C'est un film dont j'avais parlé rapidement dans le fil sur "l'insoutenable", on y trouve en effet le groupe des "gentils" très motivés pour exécuter un gamin qui leur a tiré dessus. Beaucoup de choses marquantes, de doute, de fragilité aussi (c'est pas innocent tout ça), d'erreur humaine si on veut chez ces personnages. Lee Marvin est excellent dans le rôle en plus. De nombreux épisodes significatifs. J'ai été surpris aujourd'hui en me rendant compte que le film date de 1980. Trop consistant, trop sérieux, trop dur et presque trop "film de guerre" pour l'associer à 1980.

Grosse claque. Grand film de guerre à dimension humaine, avec ses ambiguïtés. Très bon, très grand film. A ranger sans problème à côté des Croix de fer et compagnie.

- - - -

ça fait froid dans le dos !

(encore un film qui fait que je demande pourquoi on nous a autant cassé les pieds avec le soldat Ryan...)


edit :

la BA branchouille de ce remontage

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MessageSujet: Re: Samuel Fuller   Jeu 5 Nov 2009 - 15:53

Je fais remonter le fil Fuller, grand cinéaste s'il en est même si son oeuvre est inégale. Il y a deux ans, je m'étais amusé à noter ses films (sur 20), sachant que pour certains, le souvenir est un peu lointain. Il sera toujours temps d'y revenir plus tard.

J'ai tué Jesse James 12
Le baron de l'Arizona 11
Baïonnette au canon 13
J'ai vêcu l'enfer de Corée 13
Violences à Park Row 12
Le port de la drogue 18
Le démon des eau troubles 12
La maison de bambou 17
Le jugement des flèches 16
Quarante tueurs 13
China gate 10
Ordres secrets aux espions nazis 11
The crimson kimono 12
Les bas fonds new-yorkais 15
Les maraudeurs attaquent 13
Shock corridor 13
Police spéciale 14
Shark 7
Mort d'un pigeon dans Beethoven street 12
The big red one 13
Dressé pour tuer 12
Les voleurs de la nuit 10
Sans espoir de retour 8

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Alan Patrick Herbert
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