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animal Zen littéraire

Age : 27 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 4312 Localisation : Tours
| Sujet: James Gray Dim 11 Nov 2007 - 18:12 | |
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| Citation: | Alors qu’il était destiné à la peinture, James Gray se tourne vers le cinéma et étudie à l' University of South California. Après un film de fin d'études remarqué, la reconnaissance de ce jeune talent ne se fait pas attendre.En 1994, son premier long métrage Little Odessa reçoit le Lion d'argent à Venise et le prix de la critique du festival de Deauville. Malgré ce premier succès, peu de producteurs lui font confiance et pendant quatre années, James se contentera d'écrire. Il a, notamment, travaillé sur une adaptation de la nouvelle de Philippe K. Dick, Paychek, En 2000, Miramax relance la carrière du réalisateur en décidant de soutenir son nouveau projet The Yards qu'il a écrit entre 1995 et 1997. Ce film lui permet de travailler avec un casting prestigieux composé de James Caan , Faye Dunaway et Ellen Burstyn qui accompagnent les plus jeunes Mark Wahlberg, Joaquin Phoenix et Charlize Theron. Le film a été sélectionné en compétition officielle à Cannes la même année. En 2007, il retrouve Joaquin Phoenix accompagné de Mark Wahlberg pour son film La Nuit Nous Appartient présenté à Cannes.
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oui, je viens de découvrir par hasard la sortie prochaine de La Nuit nous appartient...
réalisateur découvert par un demi hasard (la présence de Tim Roth dans le film) par Little Odessa
| Citation: | Il situe son histoire à New-York, plus précisément dans une enclave russe, Brighton Beach, surnommé par ces habitants Little Odessa du fait de la ressemblance entre la Baie d’Hudson et les bords de la Mer Noire. Le quartier de ses grands-parents, des juifs russes qui ont immigré aux Etats-Unis après la Révolution d’Octobre. Son scénario réussit à convaincre de très grands acteurs pour un premier film, Tim Roth, Vanessa Redgrave et Maximillian Schell auxquels s’ajoutent le jeune héros de Terminator 2, Edward Furlong et la charmante Moira Kelly. Il a remarqué cette dernière dans l’un de ces films préférés Twin Peaks Fire Walks With Me de David Lynch. Little Odessa conte le terrible destin de Joshua Shapira (Tim Roth) un tueur solitaire, forcé de revenir auprès des siens pour exécuter un contrat, de réapparaître dans le foyer familial abandonné auprès d’un petit frère qui l’admire, de sa mère adorée en phase terminale d’un cancer et de son père qui l’a banni. Les gros plans sur le visage de Tim Roth, les chœurs russes qui s’élèvent : dès les premières images James Gray nous transporte dans une tragédie grecque, un opéra funèbre magnifié par une réalisation aboutie et flamboyante. Filmé durant l’hiver le plus rude et neigeux que la côte Est des Etats-Unis est connue, le jeune cinéaste filme un New-York inédit, celui de la communauté russe qui perpétue des traditions ancestrales et qui est dominée, régie par la mafia. A ce titre, Little Odessa est l’égal de Mean Streets le premier film de Martin Scorsese qui avait « inventé » Little Italy au cinéma. Malgré un budget limité -la production n’a pu loué que pour trois semaine, l’appartement qui sert de décor principal- ce coup d’essai est un coup de maître. A seulement 24 ans, il réalise une œuvre intemporelle, un film d’une force magistrale qui hante longtemps la mémoire du spectateur. Des mains de David Lynch, président d’un jury qui comprenait également Olivier Assayas et Nagisha Oshima, il reçoit le Lion d’Argent à Venise (l’équivalent du Grand Prix du Festival de Cannes) |
source : ecrannoir.fr
points forts du films : les relations familiales... et les acteurs...
très très bon film, très fort que je vous recommande chaudement !
The Yards
| Citation: | | Leo sort de prison où il a dû séjourner pour un crime qu'il n'a pas commis. Aspirant à retrouver une vie normale il croit trouver refuge auprès de sa famille. Son oncle Franck, patron de la société Electric Rail du métro du Queens lui trouve un emploi de machiniste. Il ne tardera pas à se retrouver mêlé à des trafics douteux. Mais ce sera surtout l'occasion de découvrir les méthodes de la société Electric Rail pour s'attribuer les marchés : pots de vin aux politiciens et sabotage du matériel fourni par d'autres entreprises. |
là aussi, à froid, ça a l'air un peu bateau.... mais comme Little Odessa c'est assez sombre et la finesse n'est pas absente.
Esthétiquement ces deux films sont réussis, les deux m'ont beaucoup plu, je suis bien content qu'il ressorte un film ce James Gray !
vous m'excuserez de ne pas vous en dire beaucoup plus mais je ne les ai pas vus exactement hier pour la dernière fois
BA de Little Odessa
BA de The Yards
BA de We Own The Night
cool y a Robert Duvall  _________________ Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore... |
|  | | Marie Zen littéraire

Inscrit le : 26 Fév 2007 Messages : 4190
| Sujet: Re: James Gray Dim 11 Nov 2007 - 20:55 | |
| J'ai un excellent souvenir de Little Odessa... Je note The Yards! |
|  | | Queenie Administrateur

Age : 28 Inscrit le : 02 Fév 2007 Messages : 4737 Localisation : Sous les ailes d'un papillon mutant
| Sujet: Re: James Gray Mer 12 Déc 2007 - 15:48 | |
|  LA NUIT NOUS APPARTIENT
Réal : James Gray Scénario : James Gray
Année de sortie : 2007 Genre : Drame Policier
Avec : Eva Mendes (2 fast 2 furious - Il était une fois au Mexique) - Joaquin Phoenix (Prête à tout - Le village - Hotel Rwanda - Walk the line) - Mark Wahlberg (La planète des singes - Les infiltrés) - Robert Duvall (Le parrain - Le predicateur)
Durée : 1h45 Pays : Etats-Unis
New York, fin des années 80. Bobby est le gérant branchée d'une boite de nuit : El Caribe. Son patron est un vieux russe pépère travaillant dans la fourrure. Bobby cache à tout le monde qu'il vient d'une famille de flics (son père et son frère), ayant peur que celà fasse tâche dans son milieu où s'échange facilement drogues en tous genres. Les affrontements entre la police des stups et un mafieu russe plongé dans le trafic de drogue sont de plus en plus virulents. Et lorsque Jospeh (le frère) et Burt (le père) demandent à Bobby de les aider pour coincer un dealer qui traîne dans sa boite, il préfère ne pas prendre parti... mais il sera bien obligé de le faire.
Je vais en général en traînant des pieds avant d'aller voir des films autour de la mafia, du trafic de drogue. Et notamment, les films qui, je le sens, seront de grandes et magnifiques fresques à la scorsese ou à la coppola, me rebutent un peu. Les belles images et la parfaite maîtrise des plans me laissent souvent de glace, et si on rajoute à ça les clichés virils souvent de mises dans ce genre de films qui ont du mal à sortir des codes du genre... autant dire que je réfléchis à deux fois avant d'aller les voir.
Mais voilà depuis mon coup de coeur pour les affranchis de Scorsese, je suis un peu plus ouverte à ce style de cinéma. Et le virage s'opère bien avec Les promesses de l'ombre de Cronenberg et ce La nuit nous appartient de Gray. Chacun a sa part de cliché (notamment la mafia russe... ils pourraient en sortir tout de même ! en plus, je sais pas mais je trouve que ça sonne encore un peu guerre froide tout ça, faudrait peut être passer à autre chose).
Gray a une réelle maîtrise de la réalisation et certaines scènes nous plongent dans une atmosphère en quelques micro secondes : la course poursuite sous la pluie, sans une note de musique, avec une vue brouillée et paniquée ; l'arrivée dans le labo, la respiration courte et nerveuse de Bobby (ça m'a même fait penser à la respiration de l'homme dans l'espace dans 2001 de Kubrick) ; l'entrée de Bobby dans la boite de nuit, avec une vue plongeante sur ce monde à ses pieds qui semblent l'aduler et en même temps complètement l'ignorer : une vue vertigineuse et qu'on sent illusoire... Bref, que de plans fantastiques. Parfaitement cadrés, orchestrés. Et cette maîtrise, chez Gray, n'est pas froide. Il y a une texture, une couleur dans chaque plan qui lui donne sa force propre, et une chaleur, une humanité très fortes.
L'histoire en elle-même est assez classique : un homme prit entre sa famille et ses "amis" doit faire un choix. Il ne veut pas choisir, mais va s'y voir contraint par des évènements importants où jouera la culpabilité et la redemption. bobby, l'homme qui se laisse un peu naviguer là où les eaux l'entraînent, va devoir prendre sa vie en main, prendre des décisions graves, et agir. Un devoir familial fort qui va leur permettre de se retrouver et de se comprendre. On rajoute à ça, la trahison de la famille qu'on s'était construite, de la violence de la séparation. Et on a un Joaquin Phoenix magistral qui passe par tous les états d'âme en 1h30.
Donc, il ne me reste plus qu'à voir les deux autres films de ce réalisateur reconnu mais peu aimé par hollywood (a toujours du mal à trouver des financements. Il a commencé à tourner La nuit nous appartient en 2001, et n'a trouvé tous les fonds nécessaires pour le sortir qu'en 2007!).
- - _________________ Cook Me I'm Famous
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|  | | animal Zen littéraire

Age : 27 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 4312 Localisation : Tours
| Sujet: Re: James Gray Mar 18 Déc 2007 - 20:00 | |
| suis allé le voir cette après-midi... mouais, c'est pas mal mais sans plus je dirai (préféré les deux autres !)...
Robert Duvall qui assure mieux que quand il "donne un moteur"...
et y a Oleg Taktarov qui fait homme de main  _________________ Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore... |
|  | | Marie Zen littéraire

Inscrit le : 26 Fév 2007 Messages : 4190
| Sujet: Re: James Gray Ven 18 Juil 2008 - 3:30 | |
| J'aime beaucoup les films noirs américains , je suis capable de revoir les trois épisodes du Parrain pour la cinquantième fois, alors...j'ai beaucoup aimé La nuit nous appartient, superbe sur le plan esthétique, jeu d'acteurs et scénario , ce thème de la famille tellement présente, pesante et pseudo-rédemptrice , c'est un thème éternel,toujours le même , la mort du père qui " sauve" le fils,le pousse à choisir son camp- mais je ne me lasse pas des différentes façons de le traiter. Robert Duvall est toujours aussi bon! _________________ Buvez du cacao Van Houten! |
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