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 Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]

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aériale
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MessageSujet: Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]   Mar 13 Nov 2007 - 19:03

Je ne suis pas là pour être aimé







Réalisé par:
Stéphane Brizé

Avec:
Patrick Chesnais, Anne Consigny, Georges Wilson, Lionel Abelanski, Cyril Couton...


Synopsis :
Jean-Claude a dû s'effacer toute sa vie.. Le travail l'a figé dans la raideur, le pater familias l'a étouffé dans la soumission. Ce vieux papa mauvais coucheur a d'ailleurs fait le vide autour de lui : il n'y a plus que Jean-Claude qui vient lui rendre visite le week-end, et accepte sans broncher le rituel sinistre du Monopoly et l'humiliation de se faire renvoyer ses chocolats à la gueule. Jean-Claude encaisse. Les injures des destinataires de ses papiers bleus, comme les reproches du retraité acariâtre. Il n'entend pas.



Mon commentaire

Ne ratez pas ce petit film tout en finesse et sensibilité et qui raconte le morne quotidien d'un huissier, étouffé entre un père acariâtre et un métier ingrat fait de saisies et mises en demeure. Patrick Chesnais incarne magnifiquement ce rôle de celui "qui n'est pas là pour être aimé" mais qui nous touche tant son jeu est au plus près des émotions .
Il faut voir son air de cocker malheureux ou ses moments d'émois, d'hésitations ou de brusqueries typiques des timides qui se lancent, lorsqu'il se trouve face à Anne Consigny, sa cavalière fraîche et lumineuse mais elle aussi "entre deux"et prête à se marier...

Comment s'ouvrir aux autres quand on n'a pas été programmé pour... ou comment trouver l'humain quand il se camoufle derrière les non-dits, les regards ou les silences ...Un petit moment tout de délicatesse et de grâce mélées qui redonne foi en la vie et qui charme par le jeu parfait de ses acteurs : Une bouffée d'air fais!

Ce film est proposé au cerclage par Marie: mettez vous sur la liste!

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Après tout, la meilleure façon de parler de ce quel'on aime est d'en parler légèrement.
Albert Camus


Dernière édition par aériale le Sam 14 Nov 2009 - 9:16, édité 1 fois
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monilet
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MessageSujet: Re: Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]   Dim 18 Oct 2009 - 8:27

Je suis allé voir Mademoiselle Chambon et bien sûr (pour ceux qui me connaissent un peu plus :) ) j'ai aimé.
Pour moi, sans être un très très grand film, c'est un très bon film. Il m'a semblé (Ô subjectivité) percevoir à la sortie chez les spectateurs une sorte de respect car ils ont vu là une situation que la plupart ont connue, connaissent ou connaîtront (la force des amours impossibles ou "interdites" ; d'autant plus grande de par ces contraintes) et que le plus souvent on tait (admirable jeu de Lindon) par nécessité de les garder pour soi .
Mise en scène de cette révélation impossible.
J'avais lu le livre il y a 10 ans donc pas d'interférences.

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traversay
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MessageSujet: Re: Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]   Dim 18 Oct 2009 - 21:21

monilet a écrit:
Je suis allé voir Mademoiselle Chambon et bien sûr (pour ceux qui me connaissent un peu plus :) ) j'ai aimé.
Pour moi, sans être un très très grand film, c'est un très bon film. Il m'a semblé (Ô subjectivité) percevoir à la sortie chez les spectateurs une sorte de respect car ils ont vu là une situation que la plupart ont connue, connaissent ou connaîtront (la force des amours impossibles ou "interdites" ; d'autant plus grande de par ces contraintes) et que le plus souvent on tait (admirable jeu de Lindon) par nécessité de les garder pour soi .
Mise en scène de cette révélation impossible.
J'avais lu le livre il y a 10 ans donc pas d'interférences.


Je suis un peu moins enchanté, monilet.



Qui mieux que Stéphane Brizé, cinéaste délicat (Le bleu des villes, Je ne suis pas là pour être aimé), pouvait adapter la subtile et mélancolique musicalité de Mademoiselle Chambon écrit par Eric Holder ? Le passage du livre au grand écran est périlleux mais quelques scènes suffisent, au début du film, pour croire dans la réussite du projet. C'était un peu trop facilement oublier l'extrême minceur de l'intrigue et, pardonnez cette offense, sa grande banalité. Là où le style de Holder faisait merveille, Brizé, qu'on a connu plus inspiré n'a que des silences et des regards à proposer. Exprimés par des acteurs du calibre de Kiberlain et Lindon, le film peut faire illusion un temps. Mais pas sur la longueur ! Le réalisateur étire les scènes au maximum mais quand le charme est rompu, l'entreprise est désespérée. Ne reste de Mademoiselle Chambon qu'un morceau de violon et une tristesse insondable. A moitié réussi ou à moitié raté ? Le film n'est qu'un demi bonheur.




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monilet
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MessageSujet: Re: Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]   Lun 19 Oct 2009 - 6:30

Je n'ai pas dit enchanté, traversay, ce serait trop fort. Pour moi c'est aux deux tiers réussi, il fallait quand même le faire de filmer objectivement rien au niveau de l'action. Et de demi-bonheur je retiens bonheur.

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MessageSujet: Re: Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]   Lun 19 Oct 2009 - 10:13

traversay a écrit:
monilet a écrit:
Je suis allé voir Mademoiselle Chambon et bien sûr (pour ceux qui me connaissent un peu plus :) ) j'ai aimé.
Pour moi, sans être un très très grand film, c'est un très bon film. Il m'a semblé (Ô subjectivité) percevoir à la sortie chez les spectateurs une sorte de respect car ils ont vu là une situation que la plupart ont connue, connaissent ou connaîtront (la force des amours impossibles ou "interdites" ; d'autant plus grande de par ces contraintes) et que le plus souvent on tait (admirable jeu de Lindon) par nécessité de les garder pour soi .
Mise en scène de cette révélation impossible.
J'avais lu le livre il y a 10 ans donc pas d'interférences.


Je suis un peu moins enchanté, monilet.



Qui mieux que Stéphane Brizé, cinéaste délicat (Le bleu des villes, Je ne suis pas là pour être aimé), pouvait adapter la subtile et mélancolique musicalité de Mademoiselle Chambon écrit par Eric Holder ? Le passage du livre au grand écran est périlleux mais quelques scènes suffisent, au début du film, pour croire dans la réussite du projet. C'était un peu trop facilement oublier l'extrême minceur de l'intrigue et, pardonnez cette offense, sa grande banalité. Là où le style de Holder faisait merveille, Brizé, qu'on a connu plus inspiré n'a que des silences et des regards à proposer. Exprimés par des acteurs du calibre de Kiberlain et Lindon, le film peut faire illusion un temps. Mais pas sur la longueur ! Le réalisateur étire les scènes au maximum mais quand le charme est rompu, l'entreprise est désespérée. Ne reste de Mademoiselle Chambon qu'un morceau de violon et une tristesse insondable. A moitié réussi ou à moitié raté ? Le film n'est qu'un demi bonheur.





monilet a écrit:
Je n'ai pas dit enchanté, traversay, ce serait trop fort. Pour moi c'est aux deux tiers réussi, il fallait quand même le faire de filmer objectivement rien au niveau de l'action. Et de demi-bonheur je retiens bonheur.


Stéphane Brizé a voulu filmer une petite sonate fragile pour deux grands comédiens. Une sonate comme celles qu'ils écoutent, mélancolique et en apparence infiniment simple. L'histoire est éternelle et, contrairement au film de Catherine Corsini récemment, Brizé a un vrai regard pour la raconter. Il dilate le temps pour laisser aux personnages la possibilité de respirer et d'exister. Il ne raconte peut-être pas grand chose mais ce qu'il montre est d'une justesse et d'une force qui m'a fait croire à leur courte passion impossible. Moins mélodramatique que Madison dans un registre qui s'en rapproche. Une passion banale et éphémère comme on peut tous en avoir vécu. Pas besoin de raconter mille autres choses.

Il y a quand même des séquences fabuleuses comme leur première étreinte sur le canapé, le regard de Laure Atika sur son mari pendant l'anniversaire du père (émouvant Jean-Marc Thibault qui anticipe ses propres obsèques), et plein de petits moments arrachés à l'instant. Et il n'oublie pas un crescendo final sur ce quai de gare qui est à la limite de ce qu'il pouvait tenter et qui à mon sens fonctionne bien. Une petite réserve pour ces quelques fausses larmes inutiles perçues ici et là (notamment la scène dans la voiture).

Et puis il y a Sandrine Kiberlain qui est magnifique! J'adore cette actrice et elle m'épate à chaque fois. Lindon aussi mais dans un registre qu'on lui connait déjà un peu.

Pas mal de critiques sont partagés notamment sur ce minimalisme narratif que certains voient même comme un artifice immodeste! De mon côté j'ai adoré ça et j'ai vibré avec ces personnages.

Je parlais à propos de "Mères et filles" de ce qui séparait une scène artificielle et stéréotypée d'une véritable incarnation. Brizé m'a convaincu.

Je conseille l'écoute de l'émission "le masque et la plume" (sur le site de France Inter) où Danièle Heymann en parle très bien. Ils évoquent aussi "Mères et filles" (en mal) et "Katalyn Varga" (ils adorent à juste titre). Tous conseillent le documentaire La Danse que je vais essayer de voir rapidement.

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traversay
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MessageSujet: Re: Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]   Lun 19 Oct 2009 - 10:30

monilet a écrit:
Je n'ai pas dit enchanté, traversay, ce serait trop fort. Pour moi c'est aux deux tiers réussi, il fallait quand même le faire de filmer objectivement rien au niveau de l'action. Et de demi-bonheur je retiens bonheur.


Et comme tu l'écris, je crois que chacun y retrouve, ou pas, des éléments de sa vie personnelle. C'est drôle, avec Partir et Les regrets, le cinéma français est très porté sur l'adultère en ce moment...

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MessageSujet: Re: Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]   Jeu 22 Oct 2009 - 10:03

monilet a écrit:
Je suis allé voir Mademoiselle Chambon et bien sûr (pour ceux qui me connaissent un peu plus :) ) j'ai aimé.
Pour moi, sans être un très très grand film, c'est un très bon film. Il m'a semblé (Ô subjectivité) percevoir à la sortie chez les spectateurs une sorte de respect car ils ont vu là une situation que la plupart ont connue, connaissent ou connaîtront (la force des amours impossibles ou "interdites"

Vu ce film hier et tout comme Monilet j'ai été suffisament touchée par le superbe jeu de ces deux grands acteurs,Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain, pour avoir envie de vous en reparler...

Traversay a écrit:
Le passage du livre au grand écran est périlleux mais quelques scènes suffisent, au début du film, pour croire dans la réussite du projet. C'était un peu trop facilement oublier l'extrême minceur de l'intrigue et, pardonnez cette offense, sa grande banalité. Là où le style de Holder faisait merveille, Brizé, qu'on a connu plus inspiré n'a que des silences et des regards à proposer. Exprimés par des acteurs du calibre de Kiberlain et Lindon, le film peut faire illusion un temps. Mais pas sur la longueur!

Je n'ai jamais lu le livre, donc je ne peux y trouver la moindre référence et tant mieux. C'est vrai qu'il y a des longueurs des regards qui s'étirent, le temps qui s'installe. Mais Stéphane Brizé m'a paru laisser toute liberté à ses acteurs et a trouvé la juste mesure, pour moi. En partant d'un sujet si mince et cent fois revu, je trouve qu'il a bien su tirer profit de cette banalité pour nous la rendre palpable, vécue, immédiate...
Voilà un homme qui aime ses acteurs, qui sait capter toutes les émotions de l'instant et parvient à nous faire entrer -complètement- en empathie avec eux. J'y ai donc trouvé cette subtilité dont semble être fait le roman, un film où l'on parle peu mais où tout passe dans les gestes ( maladroits, bridés) ou dans les attitudes, les regards croisés et les silences chargés de tant de choses.

Marko a écrit:
L'histoire est éternelle et, contrairement au film de Catherine Corsini récemment, Brizé a un vrai regard pour la raconter. Il dilate le temps pour laisser aux personnages la possibilité de respirer et d'exister. Il ne raconte peut-être pas grand chose mais ce qu'il montre est d'une justesse et d'une force qui m'a fait croire à leur courte passion impossible.

Alors oui, je suis complètement d'accord avec Marko.J'ai cru à leur histoire, cette passion soudaine et difficilement contrôlable qui projette les acteurs dans une tourmente intérieure et les met en abyme. Toujours difficile à raconter car chaque histoire est intime, mais quelle réussite lorsqu'on parvient à y croire!

Pour moi un petit bonheur mais à prendre en entier...(manque le petit coeur jaune!)
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MessageSujet: Re: Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]   Mer 4 Nov 2009 - 11:58

A propos de "Mademoiselle Chambon" que j' ai vu hier-soir, puisque vous en aviez parlé, je n' ai pas entendu ce que répondait Sandrine Kiberlain (diction peu claire) à son amant pendant la scène de lit, après qu' il lui ait dit "Je veux partir avec toi".

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MessageSujet: Re: Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]   Mer 4 Nov 2009 - 12:01

swallow a écrit:
A propos de "Mademoiselle Chambon" que j' ai vu hier-soir, puisque vous en aviez parlé, je n' ai pas entendu ce que répondait Sandrine Kiberlain (diction peu claire) à son amant pendant la scène de lit, après qu' il lui ait dit "Je veux partir avec toi".


En gros elle lui dit que s'il ne doit pas faire ce qu'il promet, il vaut mieux qu'il se taise...

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MessageSujet: Re: Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]   Mer 4 Nov 2009 - 12:02

swallow a écrit:
A propos de "Mademoiselle Chambon" que j' ai vu hier-soir, puisque vous en aviez parlé, je n' ai pas entendu ce que répondait Sandrine Kiberlain (diction peu claire) à son amant pendant la scène de lit, après qu' il lui ait dit "Je veux partir avec toi".


Very Happy Et moi je n'avais pas clairement entendu qu'il lui disait : "Je partirai pour toi."!...J'ai dû me le faire confirmer...
C'est dire s'ils sont pudiques!.... content
Tu me rappelles que je voulais dire quelques mots de ce film...

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MessageSujet: Re: Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]   Mer 4 Nov 2009 - 12:03

Marko a écrit:
swallow a écrit:
A propos de "Mademoiselle Chambon" que j' ai vu hier-soir, puisque vous en aviez parlé, je n' ai pas entendu ce que répondait Sandrine Kiberlain (diction peu claire) à son amant pendant la scène de lit, après qu' il lui ait dit "Je veux partir avec toi".


En gros elle lui dit que s'il ne doit pas faire ce qu'il promet, il vaut mieux qu'il se taise...


Ah oui...C'est ça!... content

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MessageSujet: Re: Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]   Sam 7 Nov 2009 - 12:28

Mademoiselle Chambon:

Merci Marco pour le mot du dialogue qui m' avait echappé.
Coline remarquait sur ce même film
Citation:
C'est dire s'ils sont pudiques


Pudiques ou coincés???

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MessageSujet: Re: Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]   Sam 7 Nov 2009 - 12:31

swallow a écrit:

Pudiques ou coincés???


Coincés? Ils veulent surtout éviter de souffrir parce que leur histoire est impossible.

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MessageSujet: Re: Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]   Dim 8 Nov 2009 - 23:20

swallow a écrit:
Mademoiselle Chambon:

Merci Marco pour le mot du dialogue qui m' avait echappé.
Coline remarquait sur ce même film
Citation:
C'est dire s'ils sont pudiques


Pudiques ou coincés???


Je ne les vois pas "coincés" , mais réalistes sur l'issue probable de cette histoire d'amour...Ils ont peur de se promettre trop fort ce qu'ils doutent de pouvoir tenir...Mais ils sont sincères...

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MessageSujet: Mademoiselle CHAMBON   Mar 10 Nov 2009 - 12:23

Coline:
Citation:
Je ne les vois pas "coincés" , mais réalistes sur l'issue probable de cette histoire d'amour...Ils ont peur de se promettre trop fort ce qu'ils doutent de pouvoir tenir...Mais ils sont sincères...



Reálistes, ou pessimistes, ou même trouillards... Tu vois, Coline, je suis bien plus sévère que toi, puisque dans la vie, il faut sauter dans tant de trains en marche si on ne veut pas passer à côté, ou risquer de vivre à petit feu.
Mais ce n´est que mon point de vue!
Dans le fond, je fus contente de l´instit.et de son maçon. Vu que je mets toujours du côté des enfants, et bien le père reste avec son fils, et tout va bien.

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Stéphane Brizé [Mademoiselle Chambon]

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