
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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Babelle Zen littéraire

Messages: 3727 Inscription le: 14/02/2007 Localisation: FSB
 | Sujet: Re: Takashi Miike Lun 28 Avr 2008 - 9:56 | |
| Surprise et déconcertée, je suis heureuse de vous présenter mon dernier coup de coeur : The happiness of the katakuris - La Mélodie du malheur de Takashi Miike
Une petite révolution par chez moi avec la découverte jubilatoire de Katakuri-ke no kōfuku! en séance de rattrapage. Le film, sorti en 2001 et classé comédie musicale horrifique, serait un remake de The Quiet Family (1998) d'un certain sud-coréen : Kim Jee-woon. Je hais les comédies musicales (toutes) mais celle-ci est atypique, inclassable. Dans un Japon qui ne ressemble en rien à la morgue, au sérieux, à l'allégorie contemplative de ses romanciers ou cinéastes, la famille Katakuri nous fait décoller loin de tout code traditionnel avec des plans cinéma d'animation en regard, un summo nu accouchant de la jeune fille qu'il étreignait, des cadavres sortis de terre pour danser, une clientèle qui se suicide avec la clef de sa chambre d'hôte, un grand-père qui assomme les corbeaux de passage, un clip karaoké qui vous fait regretter de ne pas parler le japonais... La photographie : Yamamoto Hideo. La musique : Endô Kôji. | Citation: | wiki Une famille dans la peine financièrement décide d'ouvrir un hôtel au pied d'un volcan, persuadés que les touristes vont se ruer dans leur établissement... En fait, seuls quelques pauvres spécimens d'humanité vont apprécier l'endroit... pour y finir leur vie ! Une contre-publicité gênante pour les propriétaires qui vont tout faire pour camoufler ces encombrants locataires
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 _________________ Chaque - Oiseau - A la couleur - De son cri. (poèmes, Malcolm de Chazal)
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|  | | animal Zen littéraire

Messages: 9135 Inscription le: 12/05/2007 Age: 28 Localisation: Tours
 | Sujet: Re: Takashi Miike Lun 28 Avr 2008 - 19:21 | |
| ah oui ! ... quelques temps morts à la sauce miike, quelques bizarreries gratuites mais un bon souvenir, un film qui donne plutôt le sourire. l'a tacheronné et fait des trucs sympa Miike... et les deux à la fois. Zebraman j'y reviendrai ! _________________ Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...
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|  | | animal Zen littéraire

Messages: 9135 Inscription le: 12/05/2007 Age: 28 Localisation: Tours
 | Sujet: Takashi Miike Lun 28 Avr 2008 - 21:59 | |
| Takashi Miike- Il sort quand le prochain ? - En fait y en a trois je crois... Miike c'était comme ça à un moment. Entre les sorties d'anciens et les nouveaux, il y avait tout le temps un Miike à voir. du cinéma japonais branchouille à voir. | wikipedia a écrit: | Il entre à l'âge de 18 ans à l'Academy of Broadcasting and Film de Yokohama et en ressort diplômé. Il commence par travailler pour la télévision, notamment en réalisant plusieurs téléfilms.
Durant les années 1990, il réalise de nombreux films qui sortent directement en vidéo, appelé au Japon le V-Cinema. Grâce à celui-ci, il pourra réaliser de nombreux films, qui demanderont peu de budget.
C'est avec un film de yakuzas, Les Affranchis de Shinjuku, réalisé en 1994, qu'il se rend célèbre. Il réalise plusieurs autres films sur les yakuzas, dont la trilogie des Dead or Alive.
Il est très prolifique, puisque ayant réalisé plus de 50 films en un peu plus de dix ans. Beaucoup de ses films peuvent être, à première vue, classés dans un genre spécifique (film de yakuza, de science-fiction, d'horreur, comédie…), mais ces classifications ne peuvent jamais prendre en compte l'intégralité du film tant le mélange des genres est fréquent chez Miike. Sa réalisation est très technique et riche en effets.
Il est principalement connu pour réaliser un cinéma où la violence comme le loufoque ou le fantastique surgissent hors des conventions et où de nombreux tabous sont transgressés, sans toute la mise en condition du spectateur qui a fréquemment lieu en ces circonstances.
Cette attitude décomplexée le fait ainsi apparaitre comme un cinéaste violent, déjanté et provocateur alors qu'il réalise aussi de nombreux films contemplatifs et poétiques tels que The Bird People in China ou La Mélodie du malheur.
Ceux-ci sont cependant moins remarqués par le public et les médias qui, conditionnés à voir (ou montrer) uniquement certaines violences abordées de manière stéréotypée, deviennent hypersensibles à des formes ou des modes de violence sortant des schémas convenus par la morale commune. |
lien wikipedia
hum, on va faire court pour commencer.
super productif, pas toujours égal, des fois bizarre ou extrême juste pour la touche que ça amène et le fond de commerce, +/- innovateur, côté décalé et contre-culture... pas sans point de repères ni fond de commerce justement ou personnalités associées. généralement plus bordélique que contemplatif.
quelques visages pour commencer ?
 Sho Aikawa
 Naoto Takenaka (<- pour le plaisir du second rôle qui le fait... réalise aussi !)
 Riki Takeuchi (docteur en mimiques et rôles de mafieux teigneux)
 Susumu Terajima (que vous avez vu avec plaisir aux côtés de Kitano)
 Tadanobu Asano (demandez à Nezumi pour tout savoir sur Tadanobu !)
hum... d'autres plus tard. (Tsukamoto... )
en vrac quelques idées impressions. souvent vous avez au moins un truc de dingue souvenir offert dans le film (comme un combat de poulets façon matrix ou une maman qui attaque un gamin au couteau de bricolage/jardinage... ou un type qui se tranche la langue ou plein de trucs ultra crappy).
souvent on pense Miike = crappy + violence...
ce n'est pas faux mais c'est réducteur. très réducteur.
il y a des trucs très positifs chez lui. Entre autres il sait éviter le second degré qui casse tout, quand il fait un film de super héro, ça a du coeur : Zebraman
bande annonce de Zebraman (pas cherché comme un dingue pour en trouver une avec sous-titres, scusez...)
une ruse avant d'avoir la cote, sur le papier ses films avaient l'air normaux, genre bête film de yakuza sauf que... Dead or Alive
BA de Dead or Alive
BA de Dead or Alive 2 : Birds (quelques vrais beaux trucs dedans !)
BA de Dead or Alive 3 : Final (la conclusion un peu cyberpunky de la série)
...
et ça ne l'a pas empêché de tenter de relancer le film de yakuza pour de bon avec un remake du cimetière de la morale (de Fukasaku), The Man in white et ... le franchement très bon et bien nourri Agitator.
un petit (et très bon l'air de rien) film sur la famille en DV ? Trailer ??
bon ça laisse de côté d'autres acteurs, scènes inoubliables et genres ... film plutôt d'horreur, films à l'étranger ou avec des étrangers...
il faudra aussi parler d'autres réalisateurs marquants et attachants eux aussi.
il y a du choix dans l'univers de Takashi Miike ! _________________ Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...
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|  | | Queenie Administrateur

Messages: 9977 Inscription le: 02/02/2007 Age: 29 Localisation: -Monolithe-
 | Sujet: Re: Takashi Miike Dim 1 Juin 2008 - 12:20 | |
| j'avais dit que j'y viendrais y poser mon petit com' et j'avais oublié... bon pour l'instant je vais faire que vous remettre mes notes sur le court métrage La boite qui fait partie du concept 3 extrèmes. La boîte de Takashi Miike : Une romancière cache un étrange secret sur son enfance. Quelque chose qui influ sur son corps, sur ses écrits, sur son bien-être. Dans son enfance, sa soeur est morte dans d'étranges circonstances, une mort affreuse, mais jusqu'à quel point la romancière est-elle impliquée dans ce décès ? Une tension énorme se dégage ce film. Des évènements que l'on sent irrémédiables vont fatalement se produire. Des choses affreuses que seule l'humanité est capable de produire. La boite est un film qui semble se faire un chemin dans les méandres psychologiques troubles d'une femme aux secrets macabres. l'horrible est silencieux, fourbe, il fait parti du décor et s'insinue tranquillement. Ici, c'est la terreur psychologique qui vous fera frémir. Il a en plus un sens de l'image, du cadrage.. à tomber. Bon, me reste plus qu'à re-regarder Audition... et je viens vous en faire un topo (mais, faut que je sois en état pour regarder un film de Miike donc c'est peut être pas pour tout de suite) _________________ Shielded from unexpected fury Frightened survivor in my world too shy to see Softly I spoke, softly I'm dying Crushed by your power, by my wilingness to bleed
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|  | | Nezumi Zen littéraire

Messages: 7932 Inscription le: 07/02/2007 Age: 39
 | |  | | animal Zen littéraire

Messages: 9135 Inscription le: 12/05/2007 Age: 28 Localisation: Tours
 | Sujet: Re: Takashi Miike Sam 27 Déc 2008 - 17:23 | |
| ça sent la poussière sur ce fil non ? Shinujuku Triad SocietyTatsuhito, un flic métissées sino-japonaises va mener mène une enquête dans le milieu mafieux de sa communauté avec des manières brutales et autoritaires. Son investigation le conduit jusqu'à Taiwan où il remonte la filière... En fait point de vue scénario, dans les grandes lignes, les apparences, c'est du film de gangster normal : un flic, une vieille organisation mafieuse bien établie et un groupe plus jeune qui cherche à s'imposer. Point de départ classique pour un film de miike dont l'intérêt (si on veut) va se trouver ailleurs. Mais où, mais zou ? On peut se donner le choix entre des petits trucs différents qui se promènent, se passent, tournicotent autour du film... Miike ça a souvent l'air dêtre : "comment mettre ce qui n'est pas prévu dans le film ?" D'abord et avec plus ou moins de nuance c'est un film qui insiste sur les étrangers au japon, ou plutôt les japonais d'origine autre, chinoise notamment, avec la famille du policier, à la maison on parle chinois et japonais. Miike aime bien aussi des petits images d'un japon moins propre, avec des sdf, des petites choses en passant, une image composite de la ville, des gens et de la culture derrière une carapace plus ou moins lisse. (un peu marqué mais pas raté ce côté là).  -  Ensuite les bizarreries (c'est que vous attendiez tous non ?)... la majorité des truands sont homosexuels et certaines pratiques sont récurrentes dans le film... ça donne aussi des personnages ambigus. Quelques passages très sanglants et des trucs justes bizarres... on se demandera toujours si c'est vraiment utile ou juste pour nous intéresser ou nous éviter de sombrer dans l'ennui... l'énigme reste entière !  -  Et finalement, c'est un film sur la famille. A travers celle du policier et de son frère apprenti avocat chez les mafieux. Une bonne partie du film c'est le grand frère qui veut ramener le petit frère qui déconne à la maison où le père est malade et les parents l'attendent ce petit frère qui semble disparaitre dans sa carrière prometteuse. Celle de Wang, le chef psychotique du gang qui monte, joué par le toujours incroyable Tomoro Taguchi. Wang a tué adolescent son père, et a ensuite quitté taiwan pour le Japon. Il n'arrive toujours pas à se laver les mains du sang de son père, on ne sait pas si il finance à taiwan un hopital pour faire quelque chose de bien ou seulement pour un lucratif trafic d'organes... ?  Quelques belles petites images de famille, des images simples de photo souvenir des parents au japon ou dans ce petit village de Taiwan... des trucs qu'on retrouve dans les autres films de cette trilogie (qui sont peut être mieux, mais il faudrait les revoir).  -  Ne pas oublier des torsions scénaristiques étranges... le mot de la fin explique un début cohérent et met le doute sur beaucoup de choses.  Le premier film de la trilogie mafieuse remplit son contrat qu'on aura bien du mal à définir, et comprend ses éventuels temps mort, pas inoubliable pas si... pas tant que ça... mais pas inintéressant et attachant, en fait (ou aussi).  _________________ Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...
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