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 Walter Salles

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Queenie
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MessageSujet: Walter Salles   Ven 28 Sep 2007 - 12:43

Je connaissais le nom du réalisateur Walter Salles, mais ne parvenait pas à mettre un film dessus. J'ai donc consulté sa filmographie et découvre qu'il a une liste de films à son actif plutôt hétéroclite, en tout cas depuis son succès avec Carnets de voyage.
Au début, ses films s'interessaient à l'Amérique Latine, avec souvent des histoires de voyages et de rencontres (Terre Lointaine - Central do Brasil) puis après un virage à 90°C avec le remake du film d'horreur Dark Water de Hideo Nakata (réalisateur de la trilogie Ring).

Depuis deux courts métrages dans les projets Paris, je t'aime (Loin du 16°, très beau court!) et Chacun son cinéma.

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Queenie
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Ven 28 Sep 2007 - 12:51

Carnets de voyage


Un film où l'on suit celui qui sera plus tard Le Che à travers son voyage en Amérique Latine, à la découverte de ces multiples pays qui n'en forment qu'un.
D'abord, parcourant les kilomètres avec son ami Alberto, sur une moto pétaradante, il vont essayer de foncer à travers ce grand continent, s'occupant principalement de bouffer les kilomètres le plus vite possible. Ernesto se plaindra à un moment que ce moyen de transport ne leur permet pas de vraiment apprécier le voyage, de rencontrer les gens, leurs vies, leurs pensées.
Un accident avec la moto, les séparera finalement de la vitesse pour les rapprocher de l'humain.

Ce film est très beau, un voyage à travers l'Amérique Latine aurait-il pu être autrement ? Avec des paysages à vous couper le souffle.
Les petites anecdotes, les visages, les conditions de vie, témoignant de la difficulté de vivre en Amérique Latine sont très touchants et troublants.
Du regard d'Ernesto naîtra l'espoir d'un peuple uni et solidaire.

Je regrette que Walter Salles n'est pas réussi à filmer aussi bien les passages en "ville" que les paysages naturels. Le film en est du coup un peu déséquilibré : une partie magnifique avec du fond et de la forme et une partie carrément inexistante où il passe sur des évènements certainement tout aussi importants (je pense notamment à leur séjour chez le médecin.

C'est tout de même un très beau film, plein d'espoir, de vie, drôle et touchant, parfaitement bien filmé (aucun faux pas) et interprété. Difficile de ne pas être émue par toutes les personnes que rencontrent ces deux étudiants en médecine...

(film en cerclage Wink )

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coline
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Ven 28 Sep 2007 - 19:08

Je l'avais aussi chroniqué dans Le cinéma de coline:

CARNETS DE VOYAGE
un film de Walter Salles (« Central do Brazil », « Avril brisé »…)

avec : Gaël Garcia Bernal (Guevara)...Dieu qu'il est beau!... :heart: et Rodrigo de la Serna (Granado)…


Le film « Carnets de voyage » s’inspire des notes de voyage écrites par Ernesto Guevara lors d’un périple commencé en 1952 à travers l’Amérique Latine. Il s’inspire aussi du livre de son co-équipier d’alors, Alberto Granado : « Con el Che por America Latina »

Che Guevara écrivait ces lignes, en préambule à ses « Carnets de voyage à motocyclette » : « Entendons-nous bien ! Ce qui suit n’est pas le récit d’exploits fabuleux. C’est un fragment de nos vies parallèles, au temps où nous parcourions ensemble un même bout de chemin, dans une communauté d’aspirations et de rêves. »

« Carnets de Voyage » d’Ernesto Guevara est un livre de souvenirs, rédigé par celui-ci plusieurs années après ce voyage de jeunesse. L’ouvrage mêle aux insertions du journal original, aux descriptions spontanées des lieux découverts et des gens rencontrés, des réflexions plus tardives, qui nous éclairent sur l’évolution de Guevara, sa prise de conscience et sa destinée.

En 1952, deux jeunes argentins, Alberto Granado (biochimiste) et Ernesto Guevara (étudiant en médecine), partent à la découverte de l’Amérique latine.
Ernesto a alors 23 ans. Il appartient à une famille de la bourgeoisie .Son asthme est depuis l’enfance un souci permanent mais il a appris à le combattre. Etudiant en médecine, il n’est qu’à quelques semaines de ses examens lorsqu’il décide de faire ce voyage avec son ami Alberto.
Ils débutent leur périple sur une vieille moto pétaradante baptisée « la vigoureuse ».

Très vite, ce qui ne devait être qu’une expédition rocambolesque va s’avérer être une formidable aventure humaine qui bouleversera le destin des deux jeunes hommes.
Les rencontres qu’ils font leur révèlent la réalité politique et sociale de leur continent : la misère, l’exclusion, les inégalités, les persécutions politiques. Ils observent, échangent, s’interrogent .
Ce voyage à travers le continent sud-américain déterminera pour une large part l’avenir des deux hommes.

Le périple fut vraiment un événement déterminant dans la vie du Che. Il a permis la naissance de la conscience sociale de l’un des révolutionnaires les plus idéalisés du XXème siècle.

Dans cet épisode de sa période pré-révolutionnaire, les signes annonciateurs sont là : rejet viscéral de l’injustice, dévouement envers les exclus… Se fait peu à peu son évolution intérieure au rythme des rencontres :un ex-nazi réfugié en Argentine, des lépreux reclus aux confins de la Bolivie…Dans la léproserie, les deux amis passèrent trois semaines à aider les médecins et les religieuses. Ernesto refuse de porter des gants pour toucher les malades. Il traverse à la nage le fleuve qui sépare les malades des bien-portants.

Soucieux d’authenticité, Walter Salles a longuement préparé son film.
D’abord en recueillant à Cuba la parole d’Alberto Granado, partenaire de Guevara lors de ce voyage .
En cherchant aussi à retrouver l’esprit de Guevara et Granado, à moto, puis à pied à travers l’Argentine, le Chili, le Pérou, la Colombie, le Vénézuela…
Le cinéaste a connu parfois des moments de découragement. Et d’autres d’illumination.

« Au Brésil, on ne cesse de s’interroger sur notre appartenance à un continent dont nous ne parlons pas la langue. J’ai commencé ce film en doutant du rêve bolivarien d’unité transaméricaine, celui dont parle Guevara. Aujourd’hui, j’y crois.
»

« En sillonnant l’Amérique latine sur ses traces, je me suis aperçu que le continent décrit il y a cinquante ans était très proche de celui que je traversais. Du coup, le film s’est sans cesse conjugué au présent, abolissant la frontière entre documentaire et fiction. J’en ai fait un principe de tournage : injecter dans le scénario, perpétuellement réécrit, la vie qui pouvait naître de rencontres de hasard. A Cuzco, par exemple, quatre femmes incas, qui ne parlent pas l’espagnol mais le quechua, ont été intégrées au récit. »
Dans des lieux comme Cuzco ou le Macchu Picchu, nous avons encouragé les acteurs à dialoguer avec la population locale, comme l’avaient fait Ernesto et alberto. Ces échanges spontanés furent ensuite incorporés dans le scénario.

Dans ses notes de tournage, Salles cite l’écrivain portugais Fernando Pessoa : « Je n’évolue pas. Je voyage. »

Un an après le tournage, lorsqu’on lui demande ce qu’il a appris en chemin : "Je viens d’un milieu social aisé qui, comme celui de Guevara, était plus tourné vers l’Europe que vers le continent latino-américain. « Carnets de voyage » m’a aidé à aller dans une autre direction. Je pense que c’est le cas pour nombre de ceux qui ont travaillé sur le film. Nous avons vécu collectivement l’expérience d’une révélation : celle que les livres de Guevara nous proposent. »

Ce film est tout simplement une histoire humaine, celle d’une amitié entre deux hommes qui vont aller à la découverte de leur pays et des hommes qui l’habitent pour finalement se découvrir eux-mêmes.
Ce n’est pas une hagiographie du Che. Le mythe s’efface derrière une humanisation du personnage. Guevara apparaît calme et timide, piètre danseur, asthmatique mais plein de vie ,surtout très proche de son prochain

Walter Salles jette aussi un regard plein de tendresse sur un continent, une terre de contrastes, auquel il rend hommage.
Pour l’image, il a choisi un chef-opérateur français, Eric Gautier,( habitué des Films d’Assayas et Chéreau.). Et la nature est superbement photographiée.

Dans les dernières scènes, le visage d’un vieil homme apparaît. Celui d’Alberto Granado (82 ans) qui a accompagné l’équipe sur le tournage.( Il paraît que l’un des moments les plus émouvants fut lorsque Alberto Granado reconnut dans la léproserie de San Pablo un patient qu’il avait traité à l’époque…)

Un film qui donne envie de lire « Les Carnets de voyage » du Che !

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Lun 25 Fév 2008 - 5:02

Salles a fait un autre film plus tôt, Amours chiennes ou "Y Tu Mama Tambien". C,est le premier que j'ai connu de lui, et depuis Carnets de voyages, je suis un fan personnel. On n'aurait pas mieux choisir le réalisateur qui serait affecté à la prochaine tentative d'adaptation cinématographique de Sur la route de Jack Kerouac... Mais j'arrive difficilement à croire comment Gael Garcia Bernal pourrait incarner un des personnages de Sur la route... Probablement qu'on ira pour un acteur états-unien avec un teint un soupçon basané... Depp? Je ne suis pas vendu à lui...
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aériale
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Lun 25 Fév 2008 - 9:37

jack-hubert bukowski a écrit:
Salles a fait un autre film plus tôt, Amours chiennes ou "Y Tu Mama Tambien". C,est le premier que j'ai connu de lui, et depuis Carnets de voyages, je suis un fan personnel.

Tu ne confonds pas avec l'acteur Gael Garcia Bernal?
Amours chiennes a été réalisé par Inarritu avec Garcia Bernal dans le rôle principal effectivement (De même que dans Y Tu mama tambien)

J'ai vu aussi Carnets de voyages et Coline résume bien
Citation:
Ce film est tout simplement une histoire humaine, celle d’une amitié entre deux hommes qui vont aller à la découverte de leur pays et des hommes qui l’habitent pour finalement se découvrir eux-mêmes.

Je me souviens d'une belle description de cette partie d'Amérique du Sud, avec l'interprétation très humaine et toute en nuances de Bernal, en un Ché que l'on découvre ici fragile et très attentif envers son prochain...Un beau film!

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coline
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Lun 25 Fév 2008 - 13:32

Central do Brazil


j'avais adoré ce film où une institutrice survit comme écrivain public dans la gare centrale de Rio de Janeiro. Un public très hétéroclite fait appel à ses services. Parmi tous ces gens une maman et son petit garçon, Josue. Ils veulent retrouver le père de Josue.
Lorsque la maman de Josue meurt, renversée par un autocar, Dora décided'aider le petit et de l'accompagner dans ses recherches.
Dora est un peu sèche, revêche mais l'enfant va l'apprivoiser.

Ce film est une petite merveille.


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Nezumi
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Lun 25 Fév 2008 - 14:22

Oh, merci Coline! Merci d'évoquer ce film que j'ai trouvé très émouvant mais dont j'avais complètement oublié le titre. bravo
Comme toi j'ai vraiment adoré.

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coline
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Lun 25 Fév 2008 - 14:24

Nezumi a écrit:
Oh, merci Coline! Merci d'évoquer ce film que j'ai trouvé très émouvant mais dont j'avais complètement oublié le titre. bravo
Comme toi j'ai vraiment adoré.


Le genre de film à se faire en "rattrapage DVD"...aime

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Lun 25 Fév 2008 - 14:32

coline, j'ai vu le fameux film aussi. C'était de quoi en définitive, une belle vision de vie. On comprend un peu mieux l'ancrage de la société brésilienne et les éléments en commun avec l'héritage portugais, même si différent en terre d'Amérique...
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coline
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Lun 25 Fév 2008 - 14:46

Ce serait intéressant d'avoir le point de vue d'Amapola qui est Brésilienne...Peut-être a-t-elle vu le film?

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Marie
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Mar 26 Fév 2008 - 1:34

Je l'ai, Central do Brasil. Si quelqu'un le veut?

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MessageSujet: Re: Walter Salles   Mar 26 Fév 2008 - 9:13

Marie a écrit:
Je l'ai, Central do Brasil. Si quelqu'un le veut?

Je veux bien Marie car je l'avais raté à sa sortie! mais pas urgent, quand tu y penseras...merci Very Happy

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