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 Ralph Waldo Emerson [Philosophie]

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animal
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MessageSujet: Ralph Waldo Emerson [Philosophie]   Lun 2 Déc 2013 - 20:22



Ralph Waldo Emerson (1803 - 1882)

Essayiste, philosophe, poète américain et chef de file du mouvement transcendantaliste américain du début du XIXe siècle.

Citation :
"Figure dominante de son époque, Emerson avait un sentiment mystique de la mission qu’il s’était donnée. Beaucoup l’accusèrent de déformer le christianisme, mais il expliquait que, pour lui, « être un bon pasteur signifiait quitter l’Église ». Le discours qu’il prononça en 1838, à la faculté de théologie de Harvard, devait l’en bannir pendant trente ans. Il y accusait l’Église d’agir « comme si Dieu était mort » et de s’attacher au dogme en étouffant l’esprit.

On a dit que sa philosophie était contradictoire et il est exact qu’il mettait tous ses soins à éviter de construire un système intellectuellement logique, car un tel système aurait été la négation de sa croyance romantique en l’intuition et la souplesse. Dans un essai intitulé « Self-Reliance », il fait remarquer que « La cohérence imbécile est le spectre des petits esprits ». Et pourtant, il se montre remarquablement cohérent dans son appel à la naissance d’un individualisme américain inspiré par la nature. La plupart de ses grandes idées – nécessité d’une nouvelle vision nationale, utilisation de l’expérience personnelle, idée de l’ « Ame supérieure » cosmique et doctrine de la compensation – sont déjà apparentes dans son premier ouvrage, La Nature (1836), qui début ainsi:
Nous vivons dans une ère rétrospective qui construit les sépulcres de ses pères, écrit des biographies, des histoires, des critiques. Les générations précédentes voyaient Dieu face à face; nous ne le voyons que par leurs yeux. Pourquoi n’aurions-nous pas, nous aussi, une relation originale avec l’univers? Pourquoi ne pas avoir une poésie de l’intuition et non de la tradition, une religion qui se révèle à nous et non à leur histoire? Enfouis au sein d’une saison de la nature dont les flots de vie nous entourent et nous parcourent […] pourquoi devrions-nous errer parmi les ossements desséchés du passé […]? Le soleil brille aussi aujourd’hui. Les champs regorgent de lin et de laine. Il y a des terres neuves, des hommes nouveaux, des pensées inédites. Exigeons notre travail, nos lois, notre culte.
Emerson avait une passion pour le génie de Montaigne et il dit un jour à Bronson Alcott qu’il voulait écrire, comme lui, un livre « drôle, rempli de poésie, de théologie, de choses journalières, de philosophie, d’anecdotes, de scories ».

La vision spirituelle d’Emerson, son style émaillé d’aphorismes sont proprement enthousiasmants; l’un des transcendantalistes affirmait qu’à l’écouter on se sentait « aller au ciel sur une balançoire ». Une bonne part de ses intuitions lui viennent de son étude des religions orientales, notamment l’hindouisme, le confucianisme et le soufisme. Son poème « Brahma » puise à des sources hindoues pour entrevoir un ordre cosmique :
Si le tueur rouge croit avoir tué
Ou si la victime se croit assassinée,
C’est qu’ils ignorent les voies subtiles
Que je pratique pour passer et revenir.

Le lointain, l’oublié me sont proches
L’ombre et la lumière me sont unes;
Les dieux évanouis m’apparaissent;
La honte et la gloire me sont unes.

Ils se trompent quand ils croient m’abandonner;
S’ils passent près de moi, je suis les ailes;
Je suis celui qui doute, je suis le doute même,
Je suis l’hymne que chantent les brahmanes.

Les dieux puissants aspirent à mon séjour
Et les Sept languissent en vain,
Mais toi, tendre amant du bien!
Trouve-moi et tourne le dos au ciel.

Publié dans le premier numéro de l’Atlantic Monthly (1857), ce poème troubla les lecteurs peu familiers de Brahma. Emerson donna ce conseil à l’intention de ses lecteurs : « Dites-leur de lire Jéhovah au lieu de Brahma. »

Selon le critique britannique Matthew Arnold, les textes de langue anglaise les plus importants du XIXe siècle furent les poèmes de William Wordsworth et les essais de Ralph Waldo Emerson. Grand poète en prose, Emerson influença une longue lignée de poètes américains, parmi lesquels figurent Walt Whitman, Emily Dickinson, Edwin Arlington Robinson, Wallace Stevens, Hart Crane et Robert Frost. On pense en outre qu’il inspira les philosophies de John Dewey, George Santayana, Friedrich Nietzsche et William James."

Katharyn VanSpanckeren, Esquisse de la littérature américaine, p. 28-29. Publié par l’Agence d’information des Etats-Unis (document du domaine public)
source : agora.qc.ca

Bibliographie (wikipedia.org):

Spoiler:
 

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animal
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MessageSujet: Re: Ralph Waldo Emerson [Philosophie]   Lun 2 Déc 2013 - 20:28

je reprends l'avis sur Nature déjà posté sur le fil Thoreau.

A me relire rapidement je découvre que j'étais plus enthousiaste que je ne voulais bien m'en souvenir... à moins que l'idée que ce monde que représente les théories de l'évolution dans notre monde moderne ne m'obsède plus que ma bonne volonté de lecteur ?

En ouvrant le fil je remarque au passage que Nature est publié (entre autres ?) chez Allia, pour les curieux ça doit faire une raison facile pour le lire sans se ruiner.

animal a écrit:
La flemme et je ne sais pas trop comment amener ça autrement : un fil pour Emerson ? un message dans le "littérature américaine" ?

toujours est-il que j'ai lu Nature, pour le texte (en vo) : clic

lecture curieuse mais rapide parce que fatigue et parce qu'une partie du texte... tout en reconnaissant que c'est le genre de lecture qui bien que courte pose entre autres questions celle de la distance culturelle : un océan, une langue et bientôt 200 ans. Une distance qui va se mesurer pas tant sur des faiblesses démonstratives (on peut en lire de très actuelles) que sur des références (et encore) surtout un cadre de pensée, des images toutes faites auxquelles il est bien difficile d'échapper : visions standards sur la nature et une vision standard d'athée sur la religion et sa place dans le monde des idées !

Donc... Nature. ça serait une heureuse manifestation de Dieu. La vision de la nature est donc positive voire positiviste avec bienfaits matériels et bienfaits pour l'âme de qui sait voir. La nature représente une source innée d'inspiration et d'images pour le langage, une nourriture essentielle. Le langage lui se doit par justice de revenir à la nature, une réalisation active donc qui apparait sous plusieurs formes dans l'essai. C'est le mélange de retour à un état originel et une réalisation nouvelle... et sans fin à proprement parler. Il reste une place infinie pour l'intuition.

Tout ça se noie petit peu dans le rapport au temps et à l'éternité entre spirituel et matériel, partie la moins convaincante et qui sert aussi à placer le rapport à Dieu et une certaine transcendance. Mais si on y regarde et même en y trouvant quelques bateaux. L'observation du besoin de nature (on peut aussi faire un tour sur le fil d'Edward O. Wilson), l'approche faite du langage et un positionnement vis à vis de l'art (révélation d'une vérité dans l'expression de la nature pour simplifier) c'est assez stimulant.

A coté de ça si on imagine que la vision d'un Dieu dépersonnifié et par là plus universel devait être point de litige on trouve une hiérarchie "moralisée" assez robuste avec de façon schématique ; Dieu, l'Homme puis la Nature. On retrouve une morale économique autour de l'exemple des dettes qui semble un peu rapide.

Je ne suis pas sûr de ne pas avoir commis quelques contresens dans ma lecture mais ça semble à sa manière contradictoire. L'ouverture de l'observation est en effet très limitée par le cadre donné qui n'est pas une interprétation mais un présupposé. On est aussi face à un monde dans lequel la volonté individuelle en somme l'emporte sur les circonstances extérieures (ce qui est une bizarre tentation face à la nature), il n'y a d'ailleurs pas encore de sélection naturelle ! La nature grandiose conforte une sorte de vision de  réussite humaine qu'on peut éventuellement trouver éloignée de préoccupation humanistes.... alors même que plus loin l'homme se doit de se découvrir lui même dans la nature.  

Étrange, déroutant. Porté par quelques énumérations et citations et de vibrantes envolées lyriques. Sans casser des briques du moins vu d'aujourd'hui et à travers un épais brouillard l'essai titille finalement assez pour que l'intérêt compense l'incompréhension et aussi le désaccord (presque le dédain). La vision de la nature est sommaire, de même que l'explication de mécanismes liées à la nature, mécanismes du langage et de la perception mais c'est vivant et met en avant bien que tout soit écrit d'avance une expérience et une vision dynamique de la nature.

Quelque chose qui rappelle de grands auteurs, Ramuz pour prendre un exemple qui me tient à cœur (mais qui renverse presque, presque, le sens des rapports), qui met en lumière une aspiration essentielle et son influence l'expression. Mais on ne sent pas franchement une pensée libre, volontaire et ambitieuse certainement, mais pas libre, assez hiérarchique voire discriminante elle se prend dans son piège de tout expliquer.

On peut quand même tirer moult citations pratiques pour tout dire de façon un peu simple :

The corruption of man is followed by the corruption of language.

But wise men pierce this rotten diction and fasten words again to visible things; so that picturesque language is at once a commanding certificate that he who employs it, is a man in alliance with truth and God.

Parts of speech are metaphors, because the whole of nature is a metaphor of the human mind.

By degrees we may come to know the primitive sense of the permanent objects of nature, so that the world shall be to us an open book, and every form significant of its hidden life and final cause.

Idealism sees the world in God.


Alors pour en revenir à Thoreau, on le sent bien dans ce moule mais Walden ressemblerait à une mise en application du rapport décrit par Emerson dans Nature, c'est à dire qu'il tire de moins grandes conclusions et à travers la recherche d'un contact plus grand gomme le rapport de supériorité de principe de l'individu à son monde... sans le démunir de sa volonté.

Il y a une forme de romantisme barbare dans cette entreprise dont la durabilité culturelle serait à mettre au compte des grands espaces sauvages du continent/pays ?

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GrandGousierGuerin
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MessageSujet: Re: Ralph Waldo Emerson [Philosophie]   Lun 2 Déc 2013 - 21:06

@animal : cela valait le coup de déterrer ce fil ... Pratiquement sûr qu'Emerson va m'accompagner dans mes songes ce soir ... Merci dentsblanches 
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animal
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MessageSujet: Re: Ralph Waldo Emerson [Philosophie]   Lun 2 Déc 2013 - 21:14

pas déterré, arrangé, et sous l'influence de Cliniou. bonjour 

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GrandGousierGuerin
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MessageSujet: Re: Ralph Waldo Emerson [Philosophie]   Lun 2 Déc 2013 - 21:19

animal a écrit:
pas déterré, arrangé, et sous l'influence de Cliniou. bonjour 
Oups ma pensée a bifurqué après la lecture du commentaire de Colimasson sur la Venus d'Ille ...
Déterré une statue dans la Nature ...drunken
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Cliniou
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MessageSujet: Re: Ralph Waldo Emerson [Philosophie]   Lun 2 Déc 2013 - 22:18

animal a écrit:
pas déterré, arrangé, et sous l'influence de Cliniou. bonjour 
Merci Animal, je viendrai dès que je peux parler de "La Confiance en soi".....oui 
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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Ralph Waldo Emerson [Philosophie]   Mar 7 Jan 2014 - 12:13

Ralph Waldo Emerson, Le scholar américain, 2013, Montréal : Triptyque :

Il est peu d'ouvrages qui nous disent avec force l'esprit qui les anime. Ralph Waldo Emerson a prononcé une conférence en 1837 intitulée «The American Scholar». A posteriori, je devrais faire cette comparaison avec «Le savant et le politique» de Max Weber. Nous disons même que Max Weber fut largement influencé par la branche sociologique états-unienne. Toutefois, il est important d'établir une distinction : Emerson avait un intérêt pour l'histoire états-unienne et était soucieux du patrimoine littéraire. Il est lui-même un poète en prose. Ça transparaît dans sa conférence. Nous pourrions situer ce texte quelque part entre l'essai et la prose poétique. Pierre Monette parle de «scholar» et de l'importance de distinguer ce terme de quelque connotation intellectuelle au sens français du terme.

Le texte est relativement court, comptant trente pages. Nous pouvons aisément le comprendre d'autant plus qu'il s'agit d'une conférence. Dans cette même conférence, Emerson livre un plaidoyer en faveur de la curiosité et de l'importance de savoir dépasser ses propres maîtres. Je retiens un passage fort évocateur qui livre sa philosophie commune :

Ralph Waldo Emerson, Le scholar américain (1837), 2013, Montréal : Triptyque, p. 91. a écrit:
«La littérature du pauvre, les sentiments de l'enfant, la philosophie de la rue, le sens de la vie domestique sont les sujets du jour. C'est un grand pas en avant. N'est-ce pas le signe d'un regain de vigueur lorsque les extrémités se mettent à bouger, lorsque les chauds battements de la vie se font sentir jusqu'au bout des pieds et des mains.»

Nous parlons souvent du transcendantalisme lorsqu'il s'agit d'Emerson. Il nous est permis d'en voir l'expression au cours de cette conférence qui plaide pour l'indépendance intellectuelle de la nation états-unienne par rapport aux contrées étrangères, plus particulièrement en Europe. Nous pouvons sentir une certaine communauté d'esprit avec Les Essais de Montaigne. Emerson prend fait et cause pour le «scholar» qui est détenteur d'un savoir spécialisé. Cette assertion s'oppose à l'intellectuel qui se mêle des choses qui ne le regardent pas à l'instar de la version proposée par Jean-Paul Sartre.

Je le répète ici, Emerson est tellement empreint du sentiment d'appartenir à la littérature américaine. Ça se sent jusqu'au choix de ses termes. Il est si recherché dans sa réflexion que nous flairons les astuces de l'essayiste et du poète qui sommeillent en lui.

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Constance
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MessageSujet: Re: Ralph Waldo Emerson [Philosophie]   Mar 7 Jan 2014 - 12:49

jack-hubert bukowski a écrit:
Je retiens un passage fort évocateur qui livre sa philosophie commune :

Ralph Waldo Emerson, Le scholar américain (1837), 2013, Montréal : Triptyque, p. 91. a écrit:
«La littérature du pauvre, les sentiments de l'enfant, la philosophie de la rue, le sens de la vie domestique sont les sujets du jour. C'est un grand pas en avant. N'est-ce pas le signe d'un regain de vigueur lorsque les extrémités se mettent à bouger, lorsque les chauds battements de la vie se font sentir jusqu'au bout des pieds et des mains.»


Cette philosophie fut également celle des écrivains populistes français du début du XX ème siècle. (entre autres : Henry Poulaille, Eugène Dabit, Louis Guilloux)
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ArturoBandini
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MessageSujet: Re: Ralph Waldo Emerson [Philosophie]   Ven 20 Mai 2016 - 17:23

je suis en train de mettre le nez dans La nature. Petit ouvrage. Petit mais costaud ?
Le père du transcendantalisme, qui inspira Thoreau a quelques belles idées dans ses manches.

Emerson a écrit:
A vrai dire, peu d'adultes sont capables de voir la nature. La plupart des gens ne voient pas le soleil. Du moins en ont-ils une vision très superficielle. Le soleil ne fait qu'éclairer l'oeil de l'homme, alors qu'il brille à la fois dans l'oeil et dans le coeur de l'enfant. L'amoureux de la nature est celui dont les sens internes et externes sont encore réellement ajustés les uns aux autres et qui a gardé l'esprit d'enfance jusque dans l'âge adulte. Son commerce avec le ciel et la terre devient une part de sa nourriture quotidienne. En présence de la nature, une joie sauvage parcourt cet homme, en dépit des chagrins réels. La nature dit : "Il est ma créature, et malgré l'insolence de son affliction il sera heureux avec moi." Ce n'est pas le soleil ou l'été seulement, mais chaque heure, chaque saison qui apporte son lot de plaisir; car chaque heure et chaque changement correspondent, en même temps qu'ils le permettent, à un état d'esprit différent, de midi où ne circule pas le moindre souffle d'air jusqu'au minuit le plus noir. La nature est un décor qui convient aussi bien pour jouer une pièce triste que comique. Lorsqu'on est en bonne santé, l'air est un cordial d'une incroyable efficacité. Traversant au crépuscule, sous un ciel nuageux, un terrain dénudé parsemé de plaques de neige boueuse sans avoir présente à l'esprit l'idée d'une bonne fortune particulière, j'ai joui d'un sentiment d'allégresse parfaite.

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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Ralph Waldo Emerson [Philosophie]   Sam 21 Mai 2016 - 6:42

l'extrait me plait beaucoup, merci Arturo, je vais noter cet auteur !

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bix229
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MessageSujet: Re: Ralph Waldo Emerson [Philosophie]   Sam 21 Mai 2016 - 15:54

C' est beau en effet et bien dans la ligne de tous les écrivains naturalistes américains d' alors et d' après.

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L' imagination est l' histoire vraie du monde.
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MessageSujet: Re: Ralph Waldo Emerson [Philosophie]   Dim 22 Mai 2016 - 0:40

bix229 a écrit:
C' est beau en effet et bien dans la ligne de tous les écrivains naturalistes américains d' alors et d' après.

bonjour

Qu'est-ce qui est beau là-dedans ?

L'homme est sympathique. Le transcendantalisme est un idéalisme, c'est aussi une philosophie qui attire les gens parce qu'elle est un syncrétisme : religion, philosophie occidentale, philosophie orientale ...romantisme ...et se fonde sur l'intuition du grand "Tout", donc, moniste, elle libère l'homme de toute médiation quelque peu aliénante.

Pourquoi pas, après tout.

Mais la personnification de la nature me gène un peu, en dehors d'un artifice littéraire.

Je suis plus sensible à l'exception humaine, celle qui se dénaturalise, et recherche une relation avec un principe d'existence, qui n'est pas nécessairement un Dieu créateur.

Mais, il existe une vraie morale chez Emerson, je reconnais.
sourire
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