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 Samuel Beckett

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coline
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MessageSujet: Samuel Beckett   Dim 4 Fév 2007 - 16:05



Bibliographie

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)

· 1947 : Murphy (roman)
· 1951 : Molloy (roman) Pages 1, 3,  5
· 1952 : Malone meurt (roman) Pages  1, 3
· 1952 : En attendant Godot (pièce en deux actes) Pages 4
· 1953 : L'Innommable (roman) Pages 1, 3
· 1955 : Nouvelles et Textes pour rien  
· 1957 : Fin de partie (pièce en un acte)
· 1957 : Acte sans paroles I
· 1961 : Acte sans paroles II
· 1961 : Comment c'est (roman)
· 1963 : Oh les beaux jours (pièce en deux actes)
· 1966 : Bing (pièce)
· 1967 : Têtes-mortes (écrits brefs),
· 1968 : Poèmes
· 1968 : Watt (roman)
· 1969: Sans (nouvelle)
· 1970 : Mercier et Camier (roman)
· 1970 : Le Dépeupleur (nouvelle)
· 1976 : Pour finir encore et autres foirades
· 1978 : Pas, suivi de Quatre esquisses (pièces)
· 1979 : Poèmes  suivi de Mirlitonades
· 1980 : Compagnie, Pages 2, 5
· 1981 : Mal vu mal dit Pages 3
· 1982 : Catastrophe (pièce )
· 1988 : L'image
· 1991 : Cap au pire Pages 3
· 1995 : Eleutheria (publication posthume d'une pièce)
· 2012 : Notes de Beckett sur Geulincx (1967)
· 2012 : Peste soit de l'horoscope et autres poèmes (1930)

Citation :
arrêté à la page 5 le 20/02/2012


On a fait une Lecture en commun pour cet auteur



MOLLOY

« Les mots vous lâchent, il est des moments où même eux vous lâchent » a écrit Samuel Becket.Et pourtant…

Pourtant tous les personnages de Beckett se définissent essentiellement par la parole,jusqu'à l'épuisement, jusqu'au dernier souffle. Ces voix n'ont rien à dire, et pourtant elles le disent, et du fait qu’elles n’ont rien à dire, elles ne semblent jamais épuiser un sujet qui, s'il a existé, s'est épuisé dès le début. La voix pourrait se taire, laisser place au silence mais ce serait abandonner avant d’avoir tenté d’épuiser toutes les issues.

Alors son histoire, c'est Molloy qui nous la raconte. Avec ses hésitations et le flou propre au regard qu’on porte sur soi. Un peu de la folie et de l'ironie propres à Beckett aussi.

Nous cheminons aux côtés de ce presque vagabond, au gré des méandres de son esprit aussi tortueux que son langage. Molloy erre à la recherche de quelque chose, sa mère peut-être, (mais il l’a déjà atteinte lorsque le livre commence ! “Je suis dans la chambre de ma mère. C’est moi qui y vis maintenant.”)
C’est en quête de lui-même qu’est parti Molloy en fait…Et cette quête est jalonnée d'aventures absurdes, grotesques, triviales. Jamais gratuites.

Quand j'ai écrit la première phrase de Molloy, je ne savais pas où j'allais a dit Beckett.. Et quand j'ai achevé la première partie, j'ignorais comment j'allais continuer. Tout est venu comme ça. Sans rature. je n'avais rien préparé. Rien élaboré. »

Molloy est borgne, sale, il lui manque des dents, une jambe, il est en permanence gêné par sa vessie, il se traîne sur ses béquilles. Il n'a pas de mémoire et doit sans cesse chercher, inventer, s'inventer, parler, alors que, parfois, il ne sait même plus son nom. Il n'a qu'une idée vague de sa propre identité et de sa situation.
Sur «une route d'une nudité frappante» commence l'errance qui constitue la trame de ce monologue, émaillé de «peut-être», «je ne sais pas» et «je crois».
On n’apprend son nom, Molloy, que lorsqu'il se le rappelle soudain à la trente-deuxième page, alors que son attitude étant suspecte, il est interrogé par la police. Il passe la nuit suivante dans un fossé humide : «je dis cette nuit, mais il y en eut plusieurs peut-être. Trahissons, trahissons. La traître pensée

Le récit, composé d'un seul paragraphe, est constitué des souvenirs très lacunaires du narrateur,
Difficile d'entrer dans ce roman tant l'écriture surprend :elle est "d'une seule traite" et bouscule la syntaxe.
Pourtant quels délices à vaincre cette difficulté première. Une fois accoutumé, Molloy ne nous quitte plus tant est obsédant le style et truculente la verve du personnage .

“Molloy (publié en 1951) est divisé en deux parties de longueur sensiblement égale, écrits à la première personne par deux narrateurs distincts.
Si Molloy cherche sa mère, Moran cherche Molloy. Une histoire en parallèle où la recherche se transforme là encore en errance.
Le second narrateur, Jacques Moran, est un «agent» dont l'existence paisible, qu'il mène entre son fils adolescent, sa gouvernante et ses poules, est perturbée par un messager porteur d'un ordre de mission donné par un certain Youdi. Sa mission, partir à la recherche de Molloy, prend la forme d'une succession d'épreuves pour cet homme à l'esprit étroit et méthodique qui perd peu à peu son assurance. Il est soudain atteint d’une douleur aux genoux, et souffre, comme Molloy, auquel il s’identifie, d’une difficulté grandissante à se déplacer, mais aussi par divers tourments.

C’est le livre de la solitude, du vagabondage d'un être presque privé de vie, dont le corps n’a qu’une dérisoire réalité.

Dans « Watt »apparaissait pour la première fois la figure du « clochard » qui parcourra toute l’œuvre de Becket. A travers lui, il explore la condition humaine, c’est à dire, la déchéance humaine, l’exil, et l’importance de la langue par rapport à l’existence.

Molloy reste un livre majeur dans l'oeuvre Samuel Beckett.
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lekhan
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MessageSujet: Re: Samuel Beckett   Lun 10 Sep 2007 - 1:19

Je m'aperçois qu'encore plus étonnant que pour Artaud ce fil se retrouve sans réponse.

Beckett étant en ce moment chez moi le sujet d'une étude, je me permets de contextualisé l'écriture de Molloy qui à mon avis est un des meilleurs romans de Beckett avec l'innommable.

Molloy est l'origine d'une trilogie qui a bouleversé le monde de l'écriture-littérature, c'est une écriture de l'existence, de l'errance, de l'espace (je m'avance sur ce que je posterais plus tard), mais c'est aussi le cercle.
Et c'est à se titre que Molloy est le début de cette trilogie, le personnage est schizophrène, encore animal social, vivant dans un espace plus ou moins large, mais pouvant se mouvoir, s'y déplacer.
Plus tard Malone (Malone meurt), se verra limité dans son espace, les questions changent, et les préoccupations aussi.
Et puis l'être est réduit à une simple conscience (l'innommable, un je anonyme).
Alors les personnages existent par leurs questions, leurs visions, ils regardent, interprètent, s'expliquent, se font exister.

A bien des égards cette trilogie annonce des nouvelles, romans comme la fin (qui est à mon avis la solitude dans son culminant).

Car ces personnages sont seuls, Molloy, Morane, Malone-sapo-macman, et je, de plus en plus seul, replié dans leur cercle, leur espace, leurs questions, leur errance, leur existence.

L'écriture est épuisante, la lecture tout autant, et le lecteur se sent emporté, attiré, inexorablement vers ses questions, vers ses cercles.

L'un des écrivains que j'aime le plus, mais aussi l'un des plus grands de la littérature moderne.
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coline
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MessageSujet: Re: Samuel Beckett   Lun 10 Sep 2007 - 10:16

Je me sens moins seule...:)
Ce sont les auteurs de théâtre qui nous donnent un peu de mal, ne crois-tu pas?

Artaud...Beckett...le fil Wajdi Mouawad non plus n'a pas beaucoup de succès...Wink
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lekhan
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MessageSujet: Re: Samuel Beckett   Lun 10 Sep 2007 - 11:14

Peut être oui, enfin que ça soit pour Artaud ou Beckett, ils ont aussi écrit des romans (enfin oui on doit appeller ça comme ça).

Aprés Molière à eu du succés, je pense aussi que ce ne sont pas des auteurs trés lu.

Wajdi Mouawad, je ne le connais pas, ça me fera une occasion d'aller à librairie universitaire aujourd'hui (oui il y a une libraire trés jolie ^^)
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Isidore Ducasse
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MessageSujet: Re: Samuel Beckett   Lun 10 Sep 2007 - 17:47

Est-ce à tort qu'on parle le plus souvent d'En attendant Godot? Question reformulée autrement: à ce que je comprends, ce n'est pas sa meilleure pièce.
(Est-ce que j'aurais l'air de radoter si je racontais une anecdote qui m'est arrivée avec En attendant Godot et ma bécasse de professeur de français, qui je l'espère de tout mon coeur n'est pas sur ce forum? Figurez-vous qu'elle avait carrément passé plusieurs minutes à nous dégoûter du nouveau théâtre. Avec des petits "franchement, ça vous donne envie d'aller voir la pièce, l'extrait que je vous ai passé" très discrets. Plus d'espoir de ce côté là...)
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lekhan
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MessageSujet: Re: Samuel Beckett   Mar 11 Sep 2007 - 17:43

C'est à dire que je ne vois pas comment juger tel ou tel pièce de Beckett, est-ce qu'en attedant godot vaut premier amour, ça n'est pas le même thème, est-ce que ça vaut fin de partie, ça n'est pas la même écriture.

Je ne vois pas comment te conseiller plus un ouvrage qu'un autre alors que son oeuvre est plutôt poussée, fouillée.
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Marie
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MessageSujet: Re: Samuel Beckett   Mar 11 Sep 2007 - 19:18

Citation :
Je m'aperçois qu'encore plus étonnant que pour Artaud ce fil se retrouve sans réponse.

Citation :
Je me sens moins seule.
répond Coline...

Qu'il n'y ait pas de réponse ne signifie pas que l'on ne lit pas...et que ce que vous écrivez ne va pas nous permettre de découvrir des auteurs qui nous seraient restés complètement inconnus ( sauf de nom, et le visage de Beckett, bien sûr)sans vous. Continuez, continuez...et merci!
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coline
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MessageSujet: Re: Samuel Beckett   Mar 11 Sep 2007 - 19:29

Ce n'est pas une lamentation... :)
Nous sommes tous, plus ou moins, seul à un moment donné sur l'un ou l'autre fil...
Comme tu le dis, ce qui compte c'est de poster , de parler de ce qu'on aime .
Tous nous lisons sans pouvoir toujours répondre à ce qui a été écrit...Ce qui n'attend pas non plus forcément une réponse ou un commentaire...
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domreader
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MessageSujet: Re: Samuel Beckett   Jeu 13 Sep 2007 - 19:06

lekhan a dit :
Citation :
L'écriture est épuisante, la lecture tout autant, et le lecteur se sent emporté, attiré, inexorablement vers ses questions, vers ses cercles.

Je n'ai lu que deux pièces de théâtre de Becket 'En attendant Godot' et 'Endgame' il y a déjà un moment, et j'ai ressenti exactement la même chose, une sorte de fascination, comme un spectateur au dessus du vide. J'ai aussi vu deux mises en scènes différentes à plusieurs années d'écart de 'En Attendant Godot', toutes deux très réussies, et curieusement là encore, même sentiment...les mots de Beckett sont forts, et résonnent dans notre inconscient (en tous les cas dans le mien).

Ce fil m'a rappelé qu'il fallait vraiment que je lise d'autres pièces de Becket, un auteur qui m'avait parlé et dont les pièces me font aussi penser à un autre grand : 'Pinter'.

_________________
'Si vous ne lisez que ce que tout le monde lit, vous ne pouvez penser que ce que tout le monde pense.' - Haruki Murakami.
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lekhan
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MessageSujet: Re: Samuel Beckett   Jeu 13 Sep 2007 - 21:54

Je suis content alors de réussir un peu à cerner cette écriture.

Mais je te conseille de ne pas rester cantonner aux pièces de Beckett, et de lire par exemple Nouvelles et textes pour rien, ou il traite la solitude en nous rappelant sa Trilogie ( Molloy, Malone meurt et l'innommable) de manière bouleversante.

La fin est vraiment une nouvelle formidable je trouve.
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coline
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MessageSujet: Re: Samuel Beckett   Jeu 13 Sep 2007 - 23:50

lekhan a écrit:
Mais je te conseille de ne pas rester cantonner aux pièces de Beckett, et de lire par exemple Nouvelles et textes pour rien, ou il traite la solitude en nous rappelant sa Trilogie ( Molloy, Malone meurt et l'innommable) de manière bouleversante.


Tout à fait d'accord avec toi lekhan!
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Snark
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MessageSujet: Re: Samuel Beckett   Ven 14 Sep 2007 - 4:45

Tiens, j’avais mm pas vu ce fil…
J’ai lu la trilogie Molloy, Malone meurt et L’Innomable avec douleur. Rires noirs, le cœur envahit progressivement de goudron... J’étais très jeune et je n’aurais pas pu plus mal tomber. Voici la vague idée que je me fais de son œuvre : il pousse à l’absolu le pouvoir de la parole et tend avec insistance vers le Rien, il s’embourbe avec acharnement dans son malheur ontologique. Certes, il le fait avec un humour extraordinaire…mais sur un fond de souffrance annihilant. Si bien que lorsque j’ai lu L’Innomable, ce fond de souffrance a fini par se répandre, par glacer l’effet humoristique. Me reste le souvenir pénible d’une épreuve cassante. En lisant ce « roman »* chaotique, j’ai eu très exactement l’impression d’être du brouillard, c’était confus, mais aussi, ça frappait mes idées et croyances, ça faisait mal, et ça bougeait en tout sens, à une vitesse incompréhensible, « abstraitement ». Je me tiens encore loin de ses livres, mm s'ils me semblent, pour la puissance assourdissante de sa parole, incontournables.

*L’Innomable, un roman? Ça ressemble plus à un mélange de philosophie (à la Descartes, mais en déjanté, bref à la Descartes devenu fou à force de trouver, au bout du tunnel, non pas Dieu, mais un noir absolu, l'indicible, l'innomable identité) et de narration-convenances en miettes.

Par ailleurs, j'ai essayé de lire Comment c'est, mais après deux pages, je me suis arrêté. J'y comprennais que dalle! Qqn d'autre l'a lu ou s'est essayéà le lire? Comment c'était?
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lekhan
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MessageSujet: Re: Samuel Beckett   Ven 14 Sep 2007 - 12:12

Je compte le faire très prochainement, je l'ai même commandé il y a quelques jours.

L'innommable, n'est pas je crois un roman à la Descartes, le thème me gêne assez. Même si Descartes est le bout de la solitude philosophique ( on connait tous sa méthode), je ne crois pas qu'il puisse faire écho ainsi à Beckett. Si la quête de l'existant peut être un pont entre ces deux auteurs, la finalité de dieu comme tu le dis n'est pas une évidence.

Car que trouve l'innommable après ces inventaires, ces combinatoires, ces questions?

Pas grand chose de plus que du néant.

Or Descartes, lui trouve plus sur que tout, l'existence de Dieu, plus sur même que celle du monde, plus sur que son existence.
Mais l'innommable, ou Malone, ou même Molloy, ne trouve rien de plus sur que d'exister, ils ne savent pas pourquoi mais ils sont.
Ils sont parce qu'ils se questionnement, qu'ils se répondent, ils s'admettent en quelques sortes, en faisant la preuve par un inventaire (malone), une errance schizophrénique (Molloy), ou simplement un questionnement incessant sur l'étant (l'innommable).

Tout cela dans la remise en cause de certaines normes syntaxiques, et dans la volonté de transgression de la langue, comme cette voix dont il nous parlera dans Compagnie.

Alors associé Descartes et Beckett, oui dans une certaine mesure, mais je ne crois pas que la finalité recherchée en soi la même, et je crois même qu'en ce point elle les sépare, profondément.
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MessageSujet: Re: Samuel Beckett   Dim 16 Sep 2007 - 2:24

L’analogie avec Descartes se limitait à ces caractères communs à son œuvre et à L’Innomable : discours au Je (penseurs privé, ils font leur démarche de pensée à eux et recommencent à zéro,indépendamment de tout prof), scepticisme absolu (bon, doute méthodique et scepticisme absolu, c pas du tout la mm chose, mais bon, j’ai pensé à cette analogie sans réfléchir..). D'ailleurs je ne parlais pas de Descartes comme tel, je m’imaginais un « Descartes devenu fou à force de trouver, au bout du tunnel, non pas Dieu, mais un noir absolu, l'indicible, l'innommable identité. » Ouan, mes impressions sont souvent nébuleuses et je fais aucun effort pour les éclaircir. Néanmoins, tes remarques sont fort intéressantes. Et j'espère que tu partageras ici tes impressions sur Comment c’est! bounce
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MessageSujet: Re: Samuel Beckett   Lun 17 Sep 2007 - 16:54

Oui, je le ferais, je devrais le recevoir mercredi ou jeudi avec Penthésilée.

Cela dit, Descartes devenu fou, c'est Descartes vivant en Poitou seul et ne trouvant au bout du tunnel que dieu.
Il le trouve si bien qu'il en devient quasi moniste, s'effare devant la théorie des monades, et apostrophes Leibniz, sur l'impossibilité de tel chose...


Je ne sais pas si tu te souviens de sa technique de pratique de la métaphysique.
Solitude sans contingences.

Disons, que les personnages de Beckett, et ici "je", deviens différemment moniste, il est l'univers que ces questions jalonnent.

Vois tu il y a cette différence fondamentale du tout est un, mais quel un?

Dieu, je, tâtonnement, question, nature, intellect ( je pense ici à Averroès).

Bref.

Je taperais mon étude, j'espère trouver le courage^^.
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