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 William Golding

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domreader
Zen littéraire
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MessageSujet: William Golding   Dim 15 Déc 2013 - 16:41



wikipedia a écrit:
William Golding est né en 1911 en Cornouailles. Fils d'instituteur, il étudie à l'école de Marlborough et poursuit ses études à Oxford  où il obtient son diplôme de littérature anglaise. Il travaille ensuite quelque temps dans un petit théâtre en tant qu'auteur, acteur et producteur.

Il devient professeur d'anglais et de philosophie à Salisbury en 1939. Marié à Ann Brookfield en 1939 et père de deux enfants, il est mobilisé en 1940 dans la Royal Navy, où il écrit quelques textes qu'il ne veut pas publier, et participe au débarquement sur les côtes françaises. Il reprend son poste à Salisbury de 1945 à 1962, date à laquelle il se retire à la campagne dans les environs de Salisbury pour se consacrer à ses travaux littéraires.

La plupart de ses romans ont souvent traité du mal, de l'opposition entre la barbarie instinctive de l'homme et l'influence civilisatrice de la raison. Ces thèmes sont particulièrement marquants dans son premier roman Sa Majesté des mouches (1954) qui reste son livre le plus connu.

Il a obtenu le Man Booker Prize en 1980 pour Les Rites de Passage et le Prix Nobel de littérature en 1983.

Il est mort en 1993.

Bibliographie :


   Sa Majesté des mouches (Lord of the Flies) en 1954 - roman
   Les Héritiers (The Inheritors) en 1955 - roman
   Chris Martin (Pincher Martin) en 1956 - roman
   Le Papillon de cuivre (The Brass Butterfly) en 1958 - pièce de théâtre en trois actes
   Chute libre (Free fall) en 1959
   La Nef (The Spire) en 1964 - roman
   Portails brûlants (The Hot Gates, and other occasional pieces) en 1965 - recueil d'essais
   La Pyramide (The Pyramid) en 1967
   Le Dieu scorpion (The Scorpion God, three short novels) en 1971 - nouvelles
   Parade sauvage (Darkness Visible) en 1979 (James Tait Black Memorial Prize)
   Rites de passage (Rites of passage) en 1980 - roman
   La Cible mouvante (The moving target) en 1982 - roman
   Les Hommes de papier (The Paper men) en 1984 - roman
   Journal égyptien (An Egyptian Journal) en 1985
   Coup de semonce (Close Quarters) en 1987 - roman
   La Cuirasse de feu (Fire down below) en 1989
   Arieka, roman non fini et publié à titre posthume en 2001

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domreader
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MessageSujet: Re: William Golding   Dim 15 Déc 2013 - 16:51

Chris Martin
Pincher Martin, 1956
William Golding




Il en est de Pincher Martin, comme de tous les romans brillants : il peut se lire à de multiples pour ne pas dire à d’innombrables niveaux.

Si l'on veut résumer ce roman sans pourtant le déflorer, on dira que c’est une histoire de survie. Celle d’un officier de marine qui se retrouve d’abord inconscient dans l’océan peu de temps après que son navire a été torpillé. Il reprend conscience, arrive à se hisser sur une sorte de roc qu’on ne peut que difficilement appeler une île, puis essaie de survivre jusqu’à un sauvetage hypothétique.

Mais Pincher Martin est tellement plus, tellement plus riche et plus dense que ces quelques 200 pages de survie, c’est un combat avec la folie, une dissociation totale du corps et de l’esprit, les souvenirs hallucinés qui assaillent, le remord et la culpabilité qui terrorisent, une confrontation directe avec sa propre mortalité qui paralyse.
Toutefois lorsque l’on en arrive aux dernières pages, Pincher Martin devient bien plus encore, une allégorie, peut-être, sans doute plus… La chute de ce roman est magistrale. On a qu’une envie ensuite, c’est de le relire, de guetter les mots, de fouiller le texte, de décrypter ce style syncopé, qui nous a fait perdre haleine et nous a étouffé à petit feu, comme si nous avions la gorge pleine d’eau, en nous laissant emplis d’interrogations.

Il y a longtemps, j’avais déjà beaucoup aimé William Golding avec ‘The Lord Of The Flies’ ou ‘Sa Majesté Des Mouches’, qui était déjà une histoire terrible de survivants, mais après l’avoir retrouvé avec Pincher Martin je me demande bien pourquoi j’ai attendu si longtemps. Ce roman ci est bien plus difficile d’accès, à tel point que pendant quelques dizaines de pages je me suis demandé si j’allais parvenir à en faire sens. Mais le jeu en valait certainement la chandelle.

Voici un lien sur cette oeuvre vers un blog que j'aime consulter ICI

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kenavo
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MessageSujet: Re: William Golding   Dim 15 Déc 2013 - 17:05

je ne peux à peine croire qu'on n'avait pas de fil pour lui... et oui, The Lord Of The Flies était une lecture tellement impressionnante, mais "oublié" en quelque sorte d'aller plus loin avec cet auteur
ton commentaire donne sacrément envie de découvrir un autre livre de lui, je note!!

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Heyoka
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MessageSujet: Re: William Golding   Dim 15 Déc 2013 - 17:30

domreader a écrit:
Il y a longtemps, j’avais déjà beaucoup aimé William Golding avec ‘The Lord Of The Flies’ ou ‘Sa Majesté Des Mouches’, qui était déjà une histoire terrible de survivants
kenavo a écrit:
je ne peux à peine croire qu'on n'avait pas de fil pour lui... et oui, The Lord Of The Flies était une lecture tellement impressionnante

Depuis le temps que je veux le découvrir... C'est encourageant !

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eXPie
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MessageSujet: Re: William Golding   Dim 15 Déc 2013 - 18:39

kenavo a écrit:
je ne peux à peine croire qu'on n'avait pas de fil pour lui... et oui, The Lord Of The Flies était une lecture tellement impressionnante, mais "oublié" en quelque sorte d'aller plus loin avec cet auteur
J'avais vu le film de Peter Brook (1963) que j'avais beaucoup aimé...

(bon, la bande-annonce est moyenne, elle).
Et j'avais commencé à lire le livre... mais j'avais encore le film dans la tête et les yeux, et il m'avait semblé tellement proche du livre que j'ai préféré arrêter pour oublier un peu le film...  jypeurien 
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domreader
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MessageSujet: Re: William Golding   Dim 15 Déc 2013 - 20:38

Heyoka a écrit:
domreader a écrit:
Il y a longtemps, j’avais déjà beaucoup aimé William Golding avec ‘The Lord Of The Flies’ ou ‘Sa Majesté Des Mouches’, qui était déjà une histoire terrible de survivants
kenavo a écrit:
je ne peux à peine croire qu'on n'avait pas de fil pour lui... et oui, The Lord Of The Flies était une lecture tellement impressionnante

Depuis le temps que je veux le découvrir... C'est encourageant !

Ceci dit, Heyoka, je pense que ce livre n'est peut-être pas celui avec lequel il faut découvrir Golding. C'est une lecture très énigmatique au début, puis passionnante une fois que l'on est rentré dedans, mais c'est vraiment une lecture exigeante. Moi qui était en panne de lecture, je me demandais dans quelle galère je m'étais fourrée...

J'ai été aussi surprise que vous de voir que Golding n'avait pas de fil ! j'étais persuadée que quelqu'un en avait déjà parlé.

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Heyoka
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MessageSujet: Re: William Golding   Dim 15 Déc 2013 - 21:33

domreader a écrit:
Ceci dit, Heyoka, je pense que ce livre n'est peut-être pas celui avec lequel il faut découvrir Golding. C'est une lecture très énigmatique au début, puis passionnante une fois que l'on est rentré dedans, mais c'est vraiment une lecture exigeante. Moi qui était en panne de lecture, je me demandais dans quelle galère je m'étais fourrée...

Je ne peux pas ne pas commencer par celui-là, il attise ma curiosité depuis trop longtemps. Mais je note ton conseil et je me lancerai dans la lecture quand je serai disponible, sereine et open-minded.

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MessageSujet: Re: William Golding   Dim 15 Déc 2013 - 21:40

Sa majesté des mouches est un de mes meilleurs souvenirs de lecture d'adolescence. Je l'ai dévoré sur la journée tellement c'était intense. Mes grands-parents s'inquiétaient de me savoir enfermé dans une pièce sombre en plein été!   Un roman terrifiant mais captivant de bout en bout. L'adaptation de Peter Brook est très bonne. L'occasion d'y revenir. La lecture de Domreader est tentante.

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MessageSujet: Re: William Golding   Lun 16 Déc 2013 - 11:55

Eh bien ! Quand tu reviens parler de livre Dom, tu donnes envie !
J'ai adoré le film de Peter Brook, Sa majesté des mouches, mais jamais pensé à lire le livre. Ce serait une idée ! (avant Pincher quoi)

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MessageSujet: Re: William Golding   Lun 16 Déc 2013 - 15:10

Oui, ça donne bien envie de lire Pincher !

J’ai lu Sa majesté des mouches il y a quelques années et j’en garde un souvenir fort. C’est un livre, il me semble, qu’on devrait lire ados pour comprendre tôt et d'une façon plus évidente certains trucs. Cette poignée de gamins livrés à eux même sur une île et devant s’organiser pour survivre est une véritable petite reconstitution d’une société avec les enjeux politiques et les rapports de domination.  Les rôles sont caricaturaux  mais pas simplistes.  D’emblé, on comprend que tout va se jouer sur des moments clés, sur la confiance, la peur,  comment les meneurs et les menés vont créer les uns avec les autres des synergies dans la façon de s’organiser,  dépendante de leurs motivations, ambitions, peurs…

Au début, j’ai beaucoup aimé l’ « appel de la conque », comment la prise de parole va  se faire : Des gamins  éparpillés sur une plage,  deux gamins l’un à  coté de l’autre. Si mes souvenirs sont bons, l’un des deux  gamins,  qui est assez malin et perspicace, conseil à l’autre,  pour prendre la parole, de souffler dans une conque afin de rassembler tout le monde, de s’imposer en quelque sorte. J’aime la façon dont par ce geste, le personnage principal prend l’ascendant pour la première partie du livre.
Ce n’est pas tant la parole que le geste qui importe, la conque portée aux lèvres, le son qui fera taire les bouches et ouvrir les oreilles, c’est comme un coup de poing sur la table pour ce faire écouter, sans la colère,  c’est un coquillage sorti de la mer, quoi de mieux pour imposer sa parole d’enfant à des enfants perdus sur une plage ?

Et puis la façon dont tout ça va se retourner, à cause de cette majesté des mouches,  pour finir dans une  terrible chasse à l’homme, la volonté d’en finir avec celui qui menace le nouvel équilibre, l’équilibre dans la construction d’un sens collectif (mythes grotesques, aliénation)  permettant la lutte des peurs individuelles. Mort à celui qui s’écarte du collectif, devenant anxiogène et mettant en péril l’unité plus forte et prête à tout des plus faibles. Le collectif justifie tout.

Je me souviens plus trop du style de l’écriture, mais l’histoire est vraiment prenante et terrifiante.

Ce livre est bien évoqué (hommage?) dans la première partie de  « Cœurs perdus en Atlantide » de S.King. (Roman que j’avais bien apprécié d’ailleurs) puisque le personnage principal, un garçon de 12/13 ans le lit durant un été.


Dernière édition par HamsterKiller le Lun 16 Déc 2013 - 22:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: William Golding   Lun 16 Déc 2013 - 20:07

HamsterKiller a écrit:
Je me souviens plus trop du style de l’écriture, mais l’histoire est vraiment prenante et terrifiante.
Voilà : je n'ai pas vu un style qui m'aurait fait lire le livre pour autre chose que l'histoire... et j'avais encore l'histoire toute fraîche en tête.

Parmi la caricature, ou l'archétype (c'est plus "positif"), il y a le "petit gros" qui sert de souffre-douleur. C'est une histoire assez horrible, mais/et vraiment forte, sans avoir besoin d'un style exceptionnel qui transcende tout ça. Peut-être que le livre marche mieux comme ça, d'ailleurs, la simplicité de la forme ne gênant pas le fond.
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