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 Karel Glastra van Loon [Pays-Bas]

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pia
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MessageSujet: Karel Glastra van Loon [Pays-Bas]    Dim 22 Déc 2013 - 15:25



Karel Reinier Glastra van Loon (Amsterdam, 24 decembre 1962 – Hilversum, 1 juli 2005) était un écrivain Néerlandais, publicitaire, éditorialiste, comique et très engagé en politique.    

Ses livres les plus connus sont la respiration de Lisa (Lisa’s adem) et le fruit de la passion  (Passie-vrucht). Ce dernier a été traduit dans trente quatre pays et trente et une langues et est donc le livre Néerlandais  le plus traduit au monde. Il obtient le prix  "Rabobank lenteprijs voor litteratuur" pour de liefde komt altijd te laat (l’amour vient toujours trop tard) et le prix « Generale Bank Litteratuurprijs » pour le fruit de la passion.  

De 1988 à 1994 il fait partie de la troupe comique Herenakkord (Gentlemen agreement, je ne peux pas le traduire en Français). Apres ça il fait une série de documentaires et fait partie pour un temps de la rédaction du programme télévisé Karel (avec Karel van de Graaf) et plus tard Hagens (avec Pieter Jan Hagens). En 2002, il fait la tournée des théâtres Néerlandais avec des pièces célèbres de théâtre littéraire.

Il était très actif au sein du SP (parti Socialiste) et a écrit en collaboration avec l’ex chef de groupe à l’assemblée Jan Marijnissen, des livres sur des sujets de société. Il a aussi écrit avec Bob Fosko et Jan Paul van der Meij la chanson de campagne de 2002, « Een mens is meer » (Un homme est plus que ça).

Dans les années 90 il écrit des éditoriaux. Il en écrit notamment en 2003 pour le magazine féminin « Margriet » puisqu’il ne veut pas ,comme il dit, ne s’adresser qu’à l’élite.

En 2004, on constate chez lui une tumeur au cerveau dont il meurt à l’âge de 42 ans. Il écrit dans la dernière année de sa vie un livre à propos de sa maladie, qui s’appelle  ongeneeslijke optimistisch (L'Optimiste incurable).  

Malheureusement le seul livre traduit en Français de lui est « Le fruit de la passion ».



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Celui qui veut imiter la démarche de l'autre ne fait que perdre la sienne. Proverbe Persan


Dernière édition par pia le Mer 25 Déc 2013 - 14:03, édité 1 fois
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pia
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MessageSujet: Re: Karel Glastra van Loon [Pays-Bas]    Mer 25 Déc 2013 - 14:02



Un homme rencontre une jeune femme, ils ont un enfant. Un enfant qu’il aime, qu’il emmène partout. Et la mère meurt abruptement très jeune quand l’enfant a trois ans. L’homme refait sa vie avec la meilleure amie de sa femme. Elle veut un enfant mais ça ne marche pas. A la suite de tests à l’hôpital, il apprend qu’il a le Syndrome de Klinefelter. Il n’a jamais pu avoir d’enfant et n’en aura jamais. Qui est le père de son fils ?

Les scènes de cet homme avec cet enfant sont absolument attendrissantes. La manière qu’il a de l’éveiller dans un dialogue ininterrompu, en créant des mondes qui n’appartiennent qu’a eux-mêmes, en inventant des stratagèmes pour lui apprendre et lui raconter les choses dont il aura besoin dans sa vie future. Sa façon de créer la complicité. Ce père qui aime cet enfant comme s’il l’avait toujours attendu, comme si sa place lui avait toujours été réservée, comme s'il avait toujours voulu être père. Cette symbiose qu’il crée avec son fils et qu’il veut aller au delà de ce que l’on demande communément à un père.

On le suit dans sa quête pour découvrir le père de son enfant. On le suit dans ces tribulations pour découvrir ce qu’est devenu la relation avec son fils, qui n’est plus le sien et l’identité qu’il doit endosser. On le suit dans son questionnement à propos de sa propre virilité. On le voit accepter les trahisons. Celles de ceux qu’il aime et dont il ne peut se passer puisqu’ils lui sont nécessaires et ses propres trahisons.

J’ai bien aimé le livre. C’est un bon miroir de la société Néerlandaise. J’aime sa façon d’écrire, ses mots qui vous charment par leur émotions. Je ne me retrouve pas  dans  le paradoxe qu’il y a à citer les Évangiles de Philippe et dans le même temps, vivre sa vie de patachon.  Mais je n’ai pas besoin de le vivre je suis juste observatrice…..

Je vous fais une traduction de deux extraits.

-Vous êtes infertile. Et il n’y a rien à faire. c’est, et a toujours été d’ailleurs, et je sais que ce que je vais dire va être un choc pour vous, comme ça.
La première chose que je suis conscient de ressentir est le soulagement. C’est surement une erreur grotesque. Il a du y avoir un échange de dossier, les résultats ont été mal interprétés, quelqu’un qui a le même nom que moi, au même moment dans une autre pièce, reçoit les résultats de mes analyses : « Tout va bien il n’y a pas de problèmes. votre sperme est très actif. »
-Mais c’est impossible ! J’ai un enfant…Un garçon de treize ans ! »

Bo aime bien les canards mais il les aiment beaucoup moins que les mouettes. Il y a dans le bassin un canard dont une aile est  paralysée. Elle pend dans l’eau comme un message arrivé en retard. Bo trouve que le canard handicapé a plus de droit au pain qu’on lui lance que les autres canards. Mais malgré tout le mal qu’il se donne, le canard n’arrive pas à attraper ses miettes de pain. Ses congénères, plus sains que lui, ou les mouettes le devancent à chaque fois. Bo est pour la première fois mécontent de l’art de voler des mouettes.
-Allez-vous en ! crie-t-il. Allez-vous en ! Mais les mouettes ne se laissent pas chassées par un petit garçon. Mouettes idiotes…murmure-t-il. Et un peu après…Canards idiots.
La frontière est mince entre la compassion et le rejet. Une frontière que même un enfant de deux ans et trois mois ans peut comprendre.  

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