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 Fernando Marias [Espagne]

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Igor
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MessageSujet: Fernando Marias [Espagne]   Mar 18 Fév 2014 - 11:42



Fernando Marías, né à Bilbao le 3 juin 1958, est un écrivain espagnol de langue castillane.

En 1975, Fernando Marías s'installe à Madrid et étudie le cinéma à l'Université des Sciences de l'Information de cette ville.

Ses débuts littéraires commencent par l'écriture de scénarios de séries télévisées, dont les remarquées Páginas ocultas de la historia ; puis, en 1990, sa carrière d'écrivain est lancée par la publication de son premier roman La luz prodigiosa.

Sorti en 1996 en Espagne, Esta noche moriré est publié en France le 15 mars 2007 par les Éditions Cénomane du Mans sous le titre Je vais mourir cette nuit et dans une traduction de Raoul Gomez. Il est le premier livre de Fernando Marías traduit en français.

En 2001, le prestigieux Prix Nadal lui est décerné pour son roman El niño de los coroneles, qui est son deuxième livre traduit en français, sous le titre L'enfant des colonels, toujours dans une traduction de Raoul Gomez, et toujours aux Éditions Cénomane. En 2006, il reçoit le Prix national de Littérature infantile et juvénile pour Cielo abajo

Bibliographie:

   La luz prodigiosa, 1990
   Je vais mourir cette nuit (Esta noche moriré), 1992
   Páginas ocultas de la historia, 1997, en collaboration avec l'écrivain, également de Bilbao, Juan Bas
   Los fabulosos hombres película, 1998
   L'enfant des colonels (El niño de los coroneles), 2001
   La batalla de Matxitxako, 2001
   La mujer de las alas grises, 2003
   Invasor, 2004
   Cielo abajo, 2005
   El mundo se acaba todos los días, 2005

Traduits en français:

   Je vais mourir cette nuit (Esta noche moriré), traduction de Raoul Gomez, Éditions Cénomane, 2007 (ISBN 978-2-9163-2905-5)
   L'enfant des colonels (El niño de los coroneles), traduction de Raoul Gomez, Éditions Cénomane, 2009 (ISBN 978-2-916329-20-8 - En poche chez Babel)
   La lumière prodigieuse (La luz prodigiosa), (traduction de Raoul Gomez), Éditions Cénomane, 2010 (ISBN 978-2-916329-32-1)
   Invasion (Invasor), (traduction de Raoul Gomez, Éditions Cénomane, 2013.

Sources: Wikipédia


(Je reviendrais plus tard vous parler de: "L'enfant des colonels")

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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Fernando Marias [Espagne]   Mar 18 Fév 2014 - 17:38

j'attends donc patiemment Igor

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Igor
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MessageSujet: Re: Fernando Marias [Espagne]   Jeu 20 Fév 2014 - 14:41

L'Enfant des colonels
Bon, il est temps de s'y mettre. Mais vous serez prévenus: C'est raide!


Le contexte: Ferrer, journaliste, est envoyé par sa rédactrice en chef au Léonito (petite république d'Amérique centrale il y a peu "gouvernée" par un régime militaire. Il doit interviewer un représentant indien qui défend un territoire convoité par des promoteurs.
Une foi sur place il rencontre un vieux français mondialement connu (héros de la résistance qui refusa le prix Nobel). Celui ci lui remet un manuscrit dans lequel il raconte sa vie mais aussi dans lequel un autre personnage y raconte sa propre trajectoire. Cet autre personnage fut dans les années 30 son meilleur ami mais est devenu depuis un monstre opportuniste...
Petit à petit, Ferrer, y découvre sa propre histoire et se trouve sidéré par ce manuscrit.

Un livre construit comme un puzzle, un récit en forme de poupée gigogne qui tient en halène du début à la fin.
Une descente sans retenue dans l’horreur des régimes fascistes.
Un léger bémol toutefois car l'auteur nos donne une fin légèrement hollywoodienne. Bémol relatif considérant la force dramatique de ce livre.

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topocl
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MessageSujet: Re: Fernando Marias [Espagne]   Mer 5 Mar 2014 - 9:06

L’enfant des colonels

Je ne peux pas dire que je n'étais pas prévenue.

Igor a écrit:

Une descente sans retenue
dans l’horreur des régimes fascistes.
.


Mais, à la moitié, c'est-à-dire quand même 250 pages, j'ai lâché.

J’ai lâché quand je me suis rendu compte que les questions normales n'avaient plus de sens pour moi (Que faisait Ferrer dans cet orphelinat ? Quels liens unissent ses parents à l’infâme Victor Lars ? Qui est ce fameux enfant des colonels ? Et quelques autres…). Quand j’ai réalisé que mes questions principales étaient : quelles abominations va-t’il encore nous concocter, et dans combien de pages allons nous les  rencontrer ? Sans doute la fin que je me suis refusée apporte-t’elle une réflexion sur le bien et le mal comme le dit le quatrième de couverture. C’est ébauché au début dans le personnage du journaliste et du presque Nobel  dont on entrevoit  les contradictions. Mais la fameuse absence de retenue, où je vois même une complaisance, m’auront empêché d'y parvenir

Fernando Marias a une  grande intelligence pour mener son récit, imbriquer les situations, enchevêtrer la parole des protagonistes, dans un montage romanesque impressionnant (peut-être un peu excessif : dans les confessions imbriquées, il faut parfois se reposer la question de savoir qui parle). Malheureusement, ses qualités sont complètement annihilées par l'horreur du spectacle que l'auteur nous inflige. Les Bienveillantes, c'est de la gnognotte à côté. Je sais que ce monde est mauvais et que les hommes sont méchants, habituellement je n'hésite pas à m’y confronter, mais Fernando Marias aura au moins eu le mérite de faire apparaître que j'ai besoin d'un certain filtre entre cette réalité et moi.

Je me demande si un petit Marc Levy ne me ferait pas du bien là derrière. La preuve que, sous la torture, on obtient bien des choses…

(En fait, une nuit étant passée, il est faux que je me fiche de la réponse à toutes les questions énumérées plus haut, ce qui prouve bien la capacité de Fernando Marias  à mener un thriller digne de ce nom. Je vais me faire expliquer tout ça en privé par Igor)


Dernière édition par topocl le Mer 5 Mar 2014 - 13:00, édité 1 fois
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Igor
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MessageSujet: Re: Fernando Marias [Espagne]   Mer 5 Mar 2014 - 12:53

Ah oui, la mise en garde était là.
Mais promis, je t'explique dés que je t'ai à l'oreille...

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MessageSujet: Re: Fernando Marias [Espagne]   Mer 5 Mar 2014 - 13:01

Je dois dire que j'hésite un peu avec La tristesse du Samouraï, maintenant  scratch !
Mais, bon, qui ne tente rien n'a rien!
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shanidar
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MessageSujet: Re: Fernando Marias [Espagne]   Ven 7 Mar 2014 - 16:49

A la lecture de vos commentaires et d'un article paru dans Le Matricule des Anges qui dit en substance ce qu'Igor évoque, je classe Fernando Marias avec les auteurs de romans historiques (une partie du livre se passe sous l'Occupation, si j'ai bien compris), mais n'étant pas sûre de moi et si vous estimez que Marias n'est pas à classer dans cette catégorie, dites le moi.
Le livre n'est pas à la médiathèque et je le regrette, mais vos évocations m'ont beaucoup fait penser au livre de Dominique Sigaud (ici).

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MessageSujet: Re: Fernando Marias [Espagne]   Ven 7 Mar 2014 - 17:44

Je dirais plutot non.
L'histoire principale se passe actuellement, et on revient sur des faits auxquels deux protagonistes ont participé pendant la guerre l'un en tant que résistant supposé, l'autre en tant que collaborateur, et tout ce qui se passe en Amérique du Sud (ou Centrale???)se passe dans un état fictif.
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shanidar
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MessageSujet: Re: Fernando Marias [Espagne]   Ven 7 Mar 2014 - 17:48

topocl a écrit:
Je dirais plutot non.
L'histoire principale se passe actuellement, et on revient sur des faits auxquels   deux protagonistes ont participé pendant la guerre l'un en tant que résistant supposé, l'autre en tant que collaborateur, et tout ce qui se passe en Amérique du Sud (ou Centrale???)se passe dans un état fictif.

ah, ça me semblait en effet compliqué. On va attendre Igor et en fonction de ce que lui pense, on s'arrangera.

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Igor
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MessageSujet: Re: Fernando Marias [Espagne]   Ven 7 Mar 2014 - 20:25

Je pense comme Topocl, même si les actions se situent dans des périodes historiques, le coté fictionnel l'emporte.

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shanidar
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MessageSujet: Re: Fernando Marias [Espagne]   Lun 10 Mar 2014 - 10:06

ok, je le retire de la liste et je vais le lire (merci topocl) pour vérifier  tongue 

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MessageSujet: Re: Fernando Marias [Espagne]   Ven 21 Mar 2014 - 10:41

L'Enfant des colonels

Livre très impressionnant dont la construction particulièrement dangereuse a merveilleusement fonctionné sur moi. J'ai été quasiment incapable de lâcher le livre durant ses 500 pages pourtant lourdes d'atrocités et d'histoires enchâssées.

Trois narrateurs pour trois narrations imbriquées les unes dans les autres, l'histoire se déroulant grosso modo de 1930 à 1994… C'est dire que la gageure était folle mais parfaitement tenue par l'auteur. Car il faut bien reconnaitre que plus le livre avance, plus les coïncidences s'enchevêtrent et s'appellent et plus ce qui, raconté rapidement semblerait absurde ou navrant devient grâce à l'art consommé de l'auteur de belles couleuvres que l'on avale un peu béat. Beuh oui.

Talent narratif donc, d'un auteur qui mène son histoire d'une main relâchée, presque languissante dans les moments où tout autre se serait emballé (l'attaque du train est d'une lenteur toute aérospatiale et donne la mesure d'un écrivain qui avance à contre pied et s'attache à raconter l'action avec sérénité et clarté). Cette force d'apesanteur et presque d'inertie donne au lecteur le temps de prendre réellement conscience de ce qui arrive et d'avoir peur, de s'inquiéter vraiment pour le journaliste Ferrer. La démarche est troublante et parfaitement fascinante. (J'avoue même avoir parfois retrouvé l'atmosphère perturbante et flippante de Resident Evil -le jeu-)

Les pièces du puzzle dont parle Igor trouvent leur place peu à peu pour former une trame narrative monstrueuse (pour ce qu'elle dit de la capacité des hommes à torturer et à accepter la torture et pour sa démesure romanesque), mais qui se lit avec passion.

Quant à la question du Bien et du Mal, elle me semble supplantée par celle plus dangereuse (mais plus intéressante car plus nuancée) de la lâcheté et de l'axiome qui en découle : parfois la bonté d'un homme est révélé par l'absence d'un acte généré par la lâcheté. L'action serait alors liée au diabolique mais aussi à la bravoure, ce qui nous rapproche de l'idéologie fasciste démontée par exemple par Koestler dans Croisade sans croix (les deux livres se faisant par ailleurs écho l'un à l'autre de manière surprenante). Cette réflexion débouchant sur la difficulté à pouvoir trancher entre Bien et Mal d'une manière qui serait trop manichéenne par rapport à des actes parfois liés à des causes inattendues (lâcheté, imprudence, remords...).

En tout cas, Grand merci au duo Igor/topocl pour cette rencontre marquante  bisous 

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MessageSujet: Re: Fernando Marias [Espagne]   Ven 21 Mar 2014 - 11:17

Ca fait vraiment plaisir de te lire, Shanidar!
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MessageSujet: Re: Fernando Marias [Espagne]   Ven 21 Mar 2014 - 16:23

topocl a écrit:
Ca fait vraiment plaisir de te lire, Shanidar!

si tu veux je te l'envoie  rire 
(sans rire je peux cercler si certains sont intéressés)

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MessageSujet: Re: Fernando Marias [Espagne]   Ven 21 Mar 2014 - 17:06

shanidar a écrit:

si tu veux je te l'envoie  rire 

 nanana Méfie toi, si tu me fais ça, je ne serai plus jamais gentille!
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