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 Jeanne Benameur

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Chatperlipopette
Zen littéraire


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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Sam 21 Fév 2009 - 20:15

Les demeurées




La Varienne est l'idiote du village et Luce est sa petite fille, fruit d'une triste rencontre du hasard. La Varienne est et c'est tout: elle ne montre aucune émotion, n'a aucun geste de tendresse, elle est tout simplement aux côtés des choses, des êtres et du monde.
Luce vit en osmose avec La Varienne un quotidien qui pourrait sembler d'une étouffante monotonie, une vie où les heures sont scandées par les gestes machinaux de cette dernière. La mère et la fille vivent une relation fusionnelle dans le silence et la lenteur des jours. Mais l'école vient bouleverser leur vie et perturber leurs repères avec la violence silencieuse d'une normalité qui n'a pas de sens.
L'institutrice embarque Luce dans l'univers scolaire, le monde de l'écriture et des mots, des images et de la confrontation avec l'autre, l'autrement et l'ailleurs. Autant de nouveautés que d'obstacles à contournés pour entrer dans ce nouveau monde proposé à Luce. Mademoiselle Solange souhaite "arracher Luce à l'ignorance car le savoir est obligatoire". Mais cela peut-il se faire sans heurt, sans blessure, sans pleurs et surtout sans peur? Comment peut-on mesurer la douleur de La Varienne devant le cahier et les crayons de Luce, face à Luce qui recopie maladroitement encore les lettres, les signes apris en classe? Comment peut-on mesurer le gouffre qui s'ouvre sous La Varienne qui voit la possible envolée, loin d'elle, loin de ses bras et de son coeur, sa petite Luce, son trésor qu'elle ne nomme jamais, qu'elle ne dit jamais, qu'elle garde enfoui dans son intériorité, indicible amour maternel parce qu'elle ne possède pas le langage des sentiments?
Très vite Luce prend la mesure de tout ce qui la sépare des autres et du monde qui commence au portillon du jardin, très vite elle choisit son chemin, celui qui la relie à sa mère, muette, frustre, sombre et qui l'aime éperdument. Le cartable reste fermé au retour de l'école puis le banc à l'école restera vide: la fièvre, celle du refus du monde, celle du refuge vers le giron protecteur, alite Luce.
Lorsqu'elle revient au monde, Luce ne retourne pas à l'école, Luce ne reprend plus le cahier ni les crayons....seulement une aiguille, qui fait mal au début, très mal au point de faire couler le sang. L'aiguille devient peu à peu crayon, pastel, grâce aux fils colorés qui y entrent et qui laissent de jolies traces sur le petit carré de lin blanc de Mademoiselle Solange. L'aiguille, le fil et le tissu, nouveaux cahier et crayons d'une fillette dont l'ignorance peu à peu s'estompe, nouveaux instruments d'un savoir qui se construit dans un imaginaire inattendu.
Le texte de Jeanne Benameur est une extraordinaire beauté, d'une force telle que l'on touche du doigt la violence faite à ces deux figures féminines, ces deux "demeurées" qui ont une relation muette au monde. L'écriture d'une grande sobriété est précise et fait ressentir au lecteur, avec intensité, que si l'on ne possède pas la parole pour dire le monde cela ne signifie pas qu'on ne puisse le vivre passionnément, intensement au plus profond de son intériorité. "Les demeurées" est un roman qui ne laisse pas indifférent et dont on ne sort pas sans avoir le coeur étreint et de longs frissons d'émotion.
C'est le premier roman de Jeanne Benameur que je lis, "Présent?" m'attend pour une très prochaine lecture, et je suis sous le charme absolu d'une très belle écriture tout en poésie et subtilité où la tendresse et l'émotion sont en filigrane.
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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Sam 21 Fév 2009 - 20:21

Je rajoute ce titre à ma LAL. Je n'ai lu qu'un seul de ses romans : "Les mains liibres", l'histoire de deux parias remplis d'innocence.
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coline
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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Sam 21 Fév 2009 - 22:19

Chatperlipopette a écrit:
Les demeurées





Le texte de Jeanne Benameur est une extraordinaire beauté, d'une force telle que l'on touche du doigt la violence faite à ces deux figures féminines, ces deux "demeurées" qui ont une relation muette au monde. L'écriture d'une grande sobriété est précise et fait ressentir au lecteur, avec intensité, que si l'on ne possède pas la parole pour dire le monde cela ne signifie pas qu'on ne puisse le vivre passionnément, intensement au plus profond de son intériorité. "Les demeurées" est un roman qui ne laisse pas indifférent et dont on ne sort pas sans avoir le coeur étreint et de longs frissons d'émotion.
C'est le premier roman de Jeanne Benameur que je lis, "Présent?" m'attend pour une très prochaine lecture, et je suis sous le charme absolu d'une très belle écriture tout en poésie et subtilité où la tendresse et l'émotion sont en filigrane.

Comme toujours lorsque quelqu'un poste sur Les demeurées j'accorde toute mon attention au commentaire de ce roman qui a une place spéciale dans mon coeur de lectrice.
Chatp'...tu parles d'émotion à sa lecture...et cette émotion se ressent à travers ton commentaire...
Eve Lyne...Les demeurées , c'est bien bien mieux que Les mains libres...(mais j'ai aimé aussi Les mains libres). Il te plairait... content
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Madame B.
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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Dim 16 Jan 2011 - 20:19

Jeanne Benameur, Les Insurrections singulières




Antoine, une quarantaine d’années est revenu vivre chez ses parents, ouvriers à la retraite, après une rupture sentimentale. Chez eux, il ne se sent pas à sa place, comme à l’usine, comme dans le syndicalisme (trop mou, trop conformiste finalement pour lui), comme à la fac quand il était étudiant. Sa voie, il va la trouver grâce à une rencontre, celle de Jean de Monlevade, jeune aristocrate du début du XIX ème siècle, père de la sidérurgie brésilienne. Monlevade c’est aussi le nom de la ville brésilienne où est délocalisée l’usine dans laquelle travaille Antoine. Il décide de partir rencontrer ceux qui leur ont pris leur travail, voir dans quelles conditions ils vivent.
Il ne s’agit pas d’un pamphlet contre la mondialisation mais d’une réflexion subtile sur ce qu’est un ouvrier, sur la mémoire ouvrière, sur le fait de se sentir décalé, sur la révolte. Comme le dit un personnage : « j’ai cru que la révolution, c’était tout le monde ensemble, à la même heure, au même endroit. Legrand soir ou le grand matin. Et puis j’ai compris que c’était solitaire, ce qui se passait vraiment. A l’intérieur de chacun. Et ça, ça ne peut pas se faire tous ensemble à la même heure. C’est dans chaque vie quelque chose de possible, on y va ou on n’y va pas. Après si on peut, on se rassemble avec les autres ».
C’est un petit bijou écrit dans une langue simple (mais pas simpliste).
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coline
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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Dim 16 Jan 2011 - 22:30

Madame B. a écrit:
Jeanne Benameur, Les Insurrections singulières

Il ne s’agit pas d’un pamphlet contre la mondialisation mais d’une réflexion subtile sur ce qu’est un ouvrier, sur la mémoire ouvrière, sur le fait de se sentir décalé, sur la révolte. Comme le dit un personnage : « j’ai cru que la révolution, c’était tout le monde ensemble, à la même heure, au même endroit. Legrand soir ou le grand matin. Et puis j’ai compris que c’était solitaire, ce qui se passait vraiment. A l’intérieur de chacun. Et ça, ça ne peut pas se faire tous ensemble à la même heure. C’est dans chaque vie quelque chose de possible, on y va ou on n’y va pas. Après si on peut, on se rassemble avec les autres ».
C’est un petit bijou écrit dans une langue simple (mais pas simpliste).

Je suis cette auteure (la marraine de Parfum de Livres tout de même! Very Happy...voir en haut de la page d'accueil... ) et je lirai ce roman. Merci de ton commentaire qui m'y encourage un peu plus...
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Madame B.
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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Sam 22 Jan 2011 - 20:26

Coline a écrit:
Citation :
Je suis cette auteure (la marraine de Parfum de Livres tout de même! ...voir en haut de la page d'accueil... ) et je lirai ce roman. Merci de ton commentaire qui m'y encourage un peu plus...

Pendant la lecture, je pensais à toi, Coline. Je pense que tu vas l'aimer. Le style est tellement beau, sans effort, sans effet.
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coline
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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Sam 22 Jan 2011 - 21:37

Madame B. a écrit:
Coline a écrit:
Citation :
Je suis cette auteure (la marraine de Parfum de Livres tout de même! ...voir en haut de la page d'accueil... ) et je lirai ce roman. Merci de ton commentaire qui m'y encourage un peu plus...

Pendant la lecture, je pensais à toi, Coline. Je pense que tu vas l'aimer. Le style est tellement beau, sans effort, sans effet.

Cela me touche quand on pense à moi... content
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darkanny
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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Ven 11 Fév 2011 - 22:40

On m'a conseillé "Les insurrections régulières" dans une librairie qui va d'ailleurs organiser une rencontre avec elle
ça vaut le coup ? le livre ?
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shanidar
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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Sam 12 Fév 2011 - 15:33

Jeanne Benameur est à la Une du Matricule des Anges que vous devez pouvoir consulter dans certaines bibliothèques... Les interview de cette revue sont souvent courtes mais très enrichissantes, pas de blabla mais des propos intimes sur le travail d'écriture et la construction de l'auteur/e...

par exemple :

Les mots sont libres, gratuits, secrets à l'intérieur de soi, accessibles.
C'est pour ça que j'écris depuis le début des livres, qui, si travaillés soient-ils, le sont pour "que ma mère puisse les lire". Si elle ne peut pas, si elle est arrêtée par une langue trop hermétique, alors ce n'est pas la peine. J'écris toujours du côté de la simplicité. J'enlève beaucoup.

Je ne dirais pas que ma langue est corsetée. Je ne suis pas dans le corset mais plutôt dans une extrème attention à chaque vertèbre pour que la colonne vertébrale tienne et après, je peux y aller.

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coline
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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Dim 13 Fév 2011 - 18:26

darkanny a écrit:
On m'a conseillé "Les insurrections régulières" dans une librairie qui va d'ailleurs organiser une rencontre avec elle
ça vaut le coup ? le livre ?

Je l'ai dit plus d'une fois mais, pour ceux qui veulent découvrir Jeanne Benameur, faites-le sans risque et pour deux euros en Folio avec Les demeurées...Un texte que j'adore...Il a été évoqué plus haut sur ce fil...Mais pas assez encore... Very Happy
Je vais lire prochainement Les insurrections régulières.
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Madame B.
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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Dim 13 Fév 2011 - 19:38

Coline a écrit:
Citation :
Je vais lire prochainement Les insurrections régulières.

Très bonne idée sourire .

Je trouve son écriture assez poétique.
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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Jeu 3 Mar 2011 - 14:56

Les demeurées

Un roman très court mais très intense.
Une écriture particulière : sèche, incisive et poétique à la fois. Peu de mots pour aller à l'essentiel.

Citation :
La mère, La Varienne, c'est l'idiote du village. La petite, c'est Luce. Quelque chose en elle s'est arrêté. Pourtant, à deux, elle forment un bloc d'amour. Invincible. L'école menace cette fusion. L'institutrice, Mademoiselle Solange, veut arracher l'enfant à l'ignorance, car le savoir est obligatoire. Mais peut-on franchir indemne le seuil de ce monde ?
4ème de couverture

Pour tous les enseignants du forum, ce livre ne peut que rappeler des situations vécues : ces enfants qui font tout pour ne pas apprendre, ne pas 'dépasser' le niveau de connaissance de leurs parents.
Jeanne Benameur décrit ce lien fusionnel d'une mère et sa fille. Avec l'école Luce découvre un autre monde, une ouverture vers les autres et le Savoir. L'école représente l'inaccessible pour la Varienne. Loyale, Luce ne peut la trahir. Elle ne doit donc pas apprendre...

Citation :
La petite court vers la maison. Sur le chemin déjà elle égrène les mots qui ont réussi à occuper une place dans sa tête. Il faut garder le vide. Elle chante une étrange chanson où se mêlent toutes les leçons de Mademoiselle Solange. Luce a retenu les mots. Mademoiselle Solange les dit, les répète si doucement.
Elle chante sur le chemin. Les mots s'accrochent aux branches des arbres. Les mots tombent dans la boue et s'enfonceront bien loin, sous les roues, sous les pas pesants qui les colleront à la terre bien noire. Il faut.
Elle court.
A la maison, les choses de l'école qui restent encore dans la tête s'en vont vite, chassées par le torchon de La Varienne, comme la buée sur les vitres, la vapeur qui s'échappe du faitout.
Elle est entrée. Elle a poussé la porte. Elle se coule entre les gestes de sa mère, ne l'effarouche pas, se glisse, subreptice, dans la maison. Parfois La Varienne l'attend, debout, glacée. Luce va alors jusqu'à elle sans la regarder. Les grandes mains plates descendent sur le petit corps qui ne s'échappent pas. Qui vive ! Luce, à nouveau reprend sa place à table.
Elle ne sort plus rien de son cartable. Elle le laisse près de la porte. L'école n'existe pas.
Entre la mère et la fille, le pacte. Total.
Un formidable roman.
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shanidar
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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Jeu 3 Mar 2011 - 16:35

Laver les ombres

Une fille. Une mère. La première est danseuse, chorégraphe, habituée à maîtriser son corps, à le maintenir, le contenir, à chercher le geste ultime, la danse étant ici l’exacte métaphore du travail d’écriture. Une écriture corsetée, épurée, lavée de toutes les scories de la langue, une écriture au plus près du souffle, du muscle, de la discipline.

Lea, la fille, utilise son corps comme un objet qu’elle manipule, un objet qui est incapable de s’ouvrir, car se donner serait s’abandonner. Elle éprouve un malaise. Elle voudrait tant s’offrir à Bruno, le peintre, l’homme de la fixité, de l’immobilité, cet homme qui voudrait la peindre alors que Lea n’est que mouvement. Lea, incapable de construire un couple, incapable de se livrer, car en elle la déchirure du don serait un cataclysme, une petite mort. Se donner équivaudrait à se perdre. Pourquoi ? A cause du secret de la mère…

Un texte dur, un texte à la taille mannequin, anorexique, tant l’écriture est ramenée au plus simple, au plus intime, au plus douloureux aussi. La douleur de sentir que soudain la vérité approche parce que la mère est vieille, la mère est sur le point de renoncer, sa voix a changé, sa voix dit déjà la fin, la séparation, la mort. Alors, Lea, sans réfléchir, va foncer vers le mur érigé par sa mère. Elle va cogner tête la première contre cette vérité de femme, une vérité qui est sa mère et qui est elle. Une vérité qui lui donnera les clés pour comprendre sa violence, ses refus, son mal être.

Un texte sur la nudité. Des corps. Des sentiments.

Un texte minimaliste, acéré, inclassable ,déroutant… magnifique.

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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Jeu 3 Mar 2011 - 21:00

Quel beau commentaire !
Elle me tente bien cette histoire . Une mère, une fille ...un lien très fort, cela me rappelle Les demeurées.
Tu parles aussi d'un style d'écriture 'ramené au plus simple, au plus intime, au plus douloureux'; c'est aussi ce que j'avais ressenti. N'ayant lu qu'un seul livre de cette auteure, je voulais savoir si tous ses romans ont cette particularité ?
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shanidar
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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Jeu 3 Mar 2011 - 21:10

menine a écrit:
Quel beau commentaire !
Elle me tente bien cette histoire . Une mère, une fille ...un lien très fort, cela me rappelle Les demeurées.
Tu parles aussi d'un style d'écriture 'ramené au plus simple, au plus intime, au plus douloureux'; c'est aussi ce que j'avais ressenti. N'ayant lu qu'un seul livre de cette auteure, je voulais savoir si tous ses romans ont cette particularité ?

je ne sais pas pour les autres mais en tout cas Laver les ombres (168 pages) est presque de l'ordre du poème, dans sa découpe, sa structure, une poésie minimaliste, qui touche directement au coeur des éléments, ne laisse rien dépasser, rien au hasard.

je m'aperçois que je n'ai peut-être pas dit l'essentiel dans mon commentaire, car il s'agit d'un livre d'amour, un livre sur l'amour, un livre pour tenter de comprendre la filiation, l'amour fou, le pardon, la honte, l'amour, l'amour, l'amour. C'est dit.

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MessageSujet: Re: Jeanne Benameur   Aujourd'hui à 10:34

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