Parfum de livres… parfum d’ailleurs

Littérature, forum littéraire : passion, imaginaire, partage et liberté. Ce forum livre l’émotion littéraire. Parlez d’écrivains, du plaisir livres, de littérature : romans, poèmes…ou d’arts…
 
Accueil*Portail*RechercherS'enregistrerMembresConnexion

Partagez | 
 

 Xiaolu Guo [Chine]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
bertrand-môgendre
Sage de la littérature
avatar

Messages : 1299
Inscription le : 03/02/2007
Age : 62
Localisation : ici et là

MessageSujet: Xiaolu Guo [Chine]   Jeu 20 Fév 2014 - 21:30



Xiaolu Guo

Biographie de l’auteur proposée par l’éditeur.

Née en 1973 dans un village de pécheurs du sud de la Chine, elle se partage aujourd’hui entre Londres et Pékin, entre la littérature et le cinéma.

Xiaolu Guo écrit :
I Am China (2014)
Lovers in the age of indifference (2010)
Ufo in her eyes, (2009)
20 fragments d'une jeunesse vorace (Buchet/Chastel, 2009)
Petit dictionnaire chinois- anglais pour amants (Buchet/ Chastel, 2008)
La Ville de pierre (Picquier, 2003).
Fenfang's 37,2 degrées (2000).


Xiaolu Guo réalise :
Chine, la deuxième révolution ? (Film 2008)
How is your fish today ? (Film 2007) grand prix du festival de films de femmes de Créteil 2007.
Shen, A Chinese (Film 2009) Léopard d'or, Locarno 2009.
Ufo in her Eyes (film 2011)

Source : http://www.guoxiaolu.com/PG_X_page_francaise.htm




Vingt fragments d’une jeunesse vorace de Xiaolu Guo.

Traduit par Karine Lalechère

Broché : 192 pages. Éditeur : Buchet Chastel (5 février 2009)
ISBN-10 : 2283023556

Extrait proposé par l’éditeur :

J'adorais photographier Pékin. Les grilles de fer de part et d'autre des portes de la Cité interdite une après-midi d'été. Un soldat de l'Armée de libération du peuple penché pour déneiger à la pelle en hiver. Le canal de Pékin pollué par les ordures - un vrai crève-cœur. Le portrait de Mao sur la place Tien'anmen, entouré d'un océan de drapeaux rouges. Des anciens qui disputaient une partie de ping-pong [...]. Xiaolin a tout déchiré en mille morceaux. J’étais redevenue une paysanne sans passé, exilée à la ville.


Quatrième de couverture :

Elle s’appelle Fenfang, c’est une jeune fille vorace de vingt ans qui adore le cinéma et les nouilles OVNI, qui change sans une larme de job comme de garçon, qui se fait virer de chez elle pour amoralité, qui cherche le grand amour et la beauté, mais pour qui rien n’est simple à Pékin...
Pourtant, quand, à dix-sept ans, Fenfang fuit le sud de la Chine et son village claustrophobe entouré de champs de patates douces à perte de vue pour venir trouver à Pékin un destin de star du grand écran, elle ne sait pas encore que c’est la ville la moins romantique du monde. Ni qu’elle ira grossir les rangs des six mille sept cent quatre-vingt-six jeunes figurantes d’un film. Ni que tout cela ne se terminera pas en un conte de fées. Mais Fenfang est une idéaliste...

Mon commentaire :

Numéro 6787. Tel est le numéro de dossier déposé par la jeune Fenfang Wang postulant à un rôle de figurante dans un film.
Cette jeune paysanne fraîchement débarquée à Beijing place tous ses espoirs dans ce numéro. Il correspond au nombre approximatif d’habitants de son village d’origine, ce qui en soit n’est pas démotivant.
De la motivation elle en a. Opportuniste, chanceuse, bondissante, elle croque la vie, tourne les pages de ses épisodes amoureux assez rapidement, pour aboutir à ses fins.

Qu'il est agréable de se plonger dans la peau d'un personnage féminin jeune vivant en Chine moderne.  Fenfang ressemble à s'y méprendre à n'importe quelle jeune fille vivant dans n'importe quelle ville civilisée de notre planète. Elle rencontre des problème de travail, d'intégration, de logement, la routine quoi. On se croirait dans une situation normale jusqu’au moment où la police intervient et exerce son rôle de contrôle répression envers elle qui, d’après les voisins, fricote un peu trop les jeunes gens, surtout qu’elle n’est pas mariée ! Scandale.
Question démocratie et liberté, il y a encore du chemin à parcourir.


Écriture pleine d’énergie.
Avec une écriture simple sans fioriture, Xiaolu Guo m'accueille à ses côtés et me promène dans sa nouvelle vie. L'invite est plaisante.
Cette fourmi rouge sous un réverbère, bouge et se prend à gober cette part de liberté que les générations précédentes ont tant désirée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Xiaolu Guo [Chine]   Ven 21 Fév 2014 - 1:38

Merci pour ton commentaire. J'avais repéré cet ouvrage mais je craignais que la forme (apparemment une succession de fragments très courts) ne laisse au lecteur un sentiment de superficialité.
Mais si l'auteur est parvenue, avec fraîcheur, à nous faire partager un peu des aspirations de la jeunesse chinoise actuelle, alors cela m'intéresse. Wink
Revenir en haut Aller en bas
bertrand-môgendre
Sage de la littérature
avatar

Messages : 1299
Inscription le : 03/02/2007
Age : 62
Localisation : ici et là

MessageSujet: La ville de Pierre   Sam 22 Fév 2014 - 9:07

La ville de pierre de Guo Xiaolu
traduit du chinois par Claude Payen

Broché : 220 pages. Editeur : Editions Philippe Picquier (29 janvier 2004)
Langue : Français
ISBN-10: 2877306925


Quatrième de couverture :

Jiang Corail Rouge a vingt-huit ans et vit à Pékin avec Zhuzi, comme deux bernard-l'ermite dans une coquille qui n'est pas la leur, au rez-de-chaussée d'un immeuble de vingt-cinq étages. Un jour, un colis reçu par la poste - une énorme anguille séchée - la ramène longtemps en arrière, à l'époque où elle s'appelait Petit Chien et habitait Shitouzhen, la Ville de Pierre, avec ses grands-parents qui ne se parlaient pas. Dans ce petit port de pêche battu par les typhons au sud de la Chine, la mer était redoutable et, tous les soirs, les femmes guettaient sur la plage le retour de leurs maris, ces " mendiants de la mer ". Mais si la petite fille de sept ans n'a jamais oublié la Ville de Pierre, c'est qu'elle y a enfoui en partant un terrible secret et que, dit-elle, rien ne peut se comparer à l'amour et la haine que j'ai éprouvés là-bas.

Cette très belle histoire qui déroule en parallèle le présent de Corail Rouge, avec son Zhuzi qui préfère jouer au frisbee plutôt que travailler, et la plongée dans le courant des souvenirs, nous parle de la Chine d'hier et d'aujourd'hui, des blessures fondatrices de l'enfance et de la confiance en l'avenir. Sa voix se coule à notre oreille, tout près, avec une grâce et une justesse de ton que le traducteur, Claude Payen, a merveilleusement rendues.


Mon commentaire :

Shitouzhen passe pour être l'élément principal de ce roman. Postée en bord de mer, la ville de son vrai nom Shuiwatang, attend le retour des marins "les mendiants de la mer", la ville protège ses habitants contre les typhons, les dieux et les monstres des légendes.
Dans une petite maison vit "Corail rouge" surnommée "Petit chien" par son grand-père pour éviter que le Roi Dragon de la Mer ne l'emporte au large. Ce sont ces grands-parents qui s’occupent d’elle à défaut d’autre famille vivante.
Il faut avoir une carapace moulée dans du titane pour subir les assauts des hommes.
Un drame se joue sous les yeux des adultes qui restent insensibles comme du marbre.
Élevée à la dure, "Corail rouge" roule, boule entre les pavés tantôt ballottée, tantôt repoussée. Solitaire, elle n’a pas d’autre choix que de se recroqueviller sur elle-même.
L'homme qui tient le rôle de chef de gare, le seul à qui elle peut faire confiance, lui dira : "les enfants qui n'ont pas été gâtés depuis leur naissance, s'en sortent mieux que les autres. Ça les rend plus fort". Car il en faut une sacrée dose de volonté et d’abnégation pour se construire à Shitouzhen.
C'est ainsi qu'elle deviendra une jeune femme dite "normale" après avoir quittée la ville de pierre. À Běijīng, elle jongle à présent avec les instants de bonheur qui porte le nom de Zhuzi son compagnon, un passionné de frisbee.

Voilà une écrivaine chinoise qui mérite toute mon attention. Au niveau de l’écriture, la construction de son roman ressemble à un scénario bien ordonné. Elle utilise l’analepse (flash-back au cinéma) qui lui permet de raconter deux moments forts de la vie de « Corail rouge ».
L’héroïne est atteinte de synesthésie lorsque les odeurs du poisson, envoyée par un habitant de Shitouzhen, évoquent des images grises de l'enfance.
Guo Xiaolu et Shitouzhen sont à découvrir comme des perles au milieu de l’océan littéraire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bix229
Parfum livresque
avatar

Messages : 24644
Inscription le : 24/11/2007
Localisation : Lauragais (France)

MessageSujet: Re: Xiaolu Guo [Chine]   Sam 22 Fév 2014 - 15:18

Merci Bertrand ! Ils ont bien du mérite les écrivains chinois de s' exprimer en Chine. Et c' est aussi leur
role !

_________________
L' imagination est l' histoire vraie du monde.
Roberto Juarroz
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Xiaolu Guo [Chine]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Xiaolu Guo [Chine]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Parfum de livres… parfum d’ailleurs :: Le cœur du forum : Commentons nos lectures en toute liberté… :: Littérature asiatique (par auteur ou fils spécifiques)-
Sauter vers: