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 William Wilkie Collins

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Le Bibliomane
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MessageSujet: William Wilkie Collins   Jeu 9 Aoû 2007 - 11:41



William Wilkie Collins (8 janvier 1824 – 23 septembre 1889) est un écrivain britannique de l'époque victorienne, contemporain et ami de Charles Dickens. Il était grandement populaire à son époque et écrivit 27 romans, plus de 50 nouvelles, au moins 15 pièces de théâtres et plus de 100 essais.

Wilkie Collins est né à Londres le 8 janvier 1824. Il était le fils d’un peintre paysagiste renommé, William Collins.
A l’âge de 17 ans, il abandonna l’école pour devenir apprenti dans une entreprise de négoce de thé. Après cinq ans durant lesquels ils écrira son premier roman "Iolani" (publié seulement en 1999). Il entra à la Lincoln's Inn afin d’étudier le droit. Ces études seront sanctionnées par un titre d'avocat en 1851. Après la mort de son père en 1847, Collins publia son livre, "Mémoires et Vie de William Colllins, Esquire" (1848), en exécution du testament paternel, et commença une carrière de peintre, exposant à la Royal Academy Summer exhibition de 1849. Mais c’est avec la publication de son roman "Antonina", en 1850, que sa carrière d’écrivain commença véritablement.

En 1851, Collins fut présenté à Charles Dickens par un ami commun, Augustus Egg. De là, naîtra une longue amitié et collaboration ; plusieurs des romans de Collins ayant été publiés dans l’hebdomadaire de Charles Dickens : "All the Year Round", sous forme de feuilletons. Charles Dickens publia et édita ensuite lui-même les romans de Collins.

Collins souffrait de la goutte, et devint dépendant de l'opium (sous forme de laudanum) qu’il prenait afin de soulager sa douleur. Il en résultât des crises de paranoïa où il était convaincu d’être poursuivi par une Doppelgänger (son double fantomatique)… Son roman "The Moonstone" décrit les effets de l'opium et sa dépendance. Collins admit, après avoir écrit ce roman, que sa consommation de laudanum était telle, qu’il ne se souvenait plus avoir écrit la majeure partie du roman.

Collins ne s’est jamais marié, mais vécu avec une veuve (Mrs. Caroline Graves) et sa fille, à partir de 1858.

Il est également le père de trois enfants qu’il eut avec une autre femme, Martha Rudd, qu’il rencontra après avoir quitté Mrs. Graves en 1868. Mrs. Graves revint vers Collins après deux ans, et ils continuèrent leur relation jusqu’à sa mort en 1889.

Collins est enterré au Kensal Green Cemetary à Londres. Son épitaphe l’identifie comme l’auteur de "The Woman in White" (La dame en blanc).

Ses écrits étaient qualifiés à l’époque de « nouvelles à sensation », un genre précurseur du roman policier et du roman à suspense. Il écrivit aussi avec perspicacité une critique sociale et conjugale des femmes de cette époque. Comme beaucoup d’autres écrivains de son temps, il publiait la plupart de ses nouvelles sous forme de feuilletons dans des magazines tels le "All the Year Round" de Charles Dickens, et fut reconnu comme un maître du genre, créant un degré de suspense adéquat, afin de tenir en haleine le lecteur de semaine en semaine.

Il connut une dizaine d’années de grand succès, à la suite de la publication de "la Dame en blanc" en 1859. Son roman suivant, le mélodramatique "Armadale", provoqua une vive critique pour son immoralité, mais connut parallèlement de très bonnes ventes.
Son Roman "No Name" combine, quant à lui, une critique sur l’absurdité de la loi à propos du sort des enfants de couples non mariés, avec une intrigue digne d’un thriller. "The Moonstone", publié en 1868 peut être considéré comme le premier roman policier de la littérature anglaise. D'innombrables copies de ces romans furent distribuées à travers l'Angleterre, l'Amérique et l'Europe.

"The Woman in White" et "The Moonstone" partagent une structure narrative inhabituelle, ressemblant plus à des romans épistolaires, dans lesquels les différentes parties du livre ont différents narrateurs, dotés chacun d’une voix narrative distincte.

Après "The Moonstone", les romans de Collins continrent moins d’éléments à suspense au profit d’une plus grande critique sociale. L'objet principal restait de l'ordre du roman à sensation, mais sa popularité commença à décliner. Swimburne notait : « Qu’est-ce qui a mené le génie de Wilkie à sa perte ? Certains démons murmuraient ‘Wilkie a une mission’ ».

(Source : WIKIPEDIA )


Dernière édition par le Jeu 9 Aoû 2007 - 12:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: William Wilkie Collins   Jeu 9 Aoû 2007 - 11:44

"BASIL"

Basil, le personnage central – et narrateur de ce récit – a décidé de garder l'anonymat afin de ne pas compromettre sa famille et de pouvoir ainsi raconter dans le détail la suite de mésaventures qui l'ont conduites à être chassé et renié par son père.
Réfugié dans un petit village de pêcheurs du Pays de Galles, Basil revient sur son passé et sa vie de jeune aristocrate londonien du XIXe siècle, descendant d'une illustre famille remontant à la fondation du Royaume d'Angleterre.
Pour ce jeune homme, le destin semble tout tracé. Son frère aîné ayant décidé de mener une vie dissolue s'est attiré les foudres de son père et s'est donc exilé sur le continent où il peut ainsi s'adonner, loin des responsabilités et des remontrances paternelles, à ses penchants épicuriens.
Basil et sa jeune soeur Clara restent quant à eux sous la tutelle paternelle et semblent promis à un avenir des plus radieux.
Le jeune homme étudie le droit et s'adonne, parallèlement à ses études, à sa passion pour l'écriture de romans qui, espère-t-il, lui offriront l'occasion de mener une carrière d'écrivain. Pour Basil, jeune homme studieux et un tantinet solitaire, tout semble ainsi se passer pour le mieux dans le meilleur des mondes possible. Jusqu'au jour où il fait fortuitement la rencontre d'une jeune fille, Margaret, dont il va immédiatement tomber éperdument amoureux.

Cette idylle pourrait annoncer un surplus de joie, de bonheur et d'insouciance dans ce qui compose l'existence du jeune Basil mais le carcan des codes sociaux de l'époque victorienne sont là pour le rappeller à l'ordre.
Car Margaret, si charmante soit-elle, n'appartient pas au milieu de la noblesse. Le père de la jeune fille est un négociant, roturier aisé certes, mais dans la bonne société anglaise du XIXe siècle, il est impensable pour la noblesse de s'allier avec une famille issue d'un milieu populaire. Le père de Basil étant un homme très à cheval sur les questions de préséance, d'étiquette et de conservatisme social ne pourrait que s'opposer à ce qu'il considérerait comme une mésalliance.
Mais, faisant fi de toutes ces conventions, amoureux fou, Basil décide de transgresser les règles. Il demande la main de Margaret au père de celle-ci, Mr. Sherwin, qui va accepter, sous certaines conditions, de laisser les deux jeunes gens s'épouser.

Tout semble donc s'arranger de la manière la plus parfaite et l'on imagine déjà les deux jeunes mariés, ayant écarté toutes barrières sociales faisant obstacle à leur bonheur, promis à un avenir radieux et sans nuages. On ne compte plus les romans à l'eau de rose se terminant de cette manière et l'on pourrait aisément s'imaginer que ce mariage apporte la conclusion heureuse d'une idylle commencée sous de peu engageants auspices. Il n'en est rien.
C'est à partir de ce mariage, célébré secrètement afin d'éviter toute opposition, que tout commence et que tout bascule. C'est ici que pour le jeune Basil le cauchemar vient s'installer, subrepticement d'abord, puis de manière de plus en plus affirmée jusqu'au dénouement final et spectaculaire de cette histoire qui pourrait sembler s'apparenter au départ à une romantique bluette. Mais je n'en dirai pas plus de peur de déflorer l'intrigue et de gâcher le plaisir de celles et ceux qui seraient tentés par le lecture de cet ouvrage.Car c'est bien d'un livre à « suspense » dont il s'agit ici.

Une fois entré dans la lecture de ce roman, il s'avère particulièrement difficile de s'extraire de celui-ci et d'en interrompre la lecture tant l'on se sent emporté dans le courant des vicissitudes et autres désagréments que doit affronter le jeune héros de ce livre.
Truffé de rebondissements, de coups de théâtre et de faux-semblants, ce roman entraîne le lecteur dans un tourbillon d'émotions qui ne cessera qu'une fois le livre achevé.
D'une facture classique, ce roman de William Wilkie Collins (1824-1889) nous plonge dans l'ambiance si particulière de l'Angleterre victorienne et nous entraîne dans un récit haletant qui pourrait faire pâlir de jalousie nombre d' auteurs de thrillers contemporains.
Malgré quelques aspects désuets ( on s'évanouit beaucoup ; la morale, la justice et le bon droit sont rétablis à la fin ; la psychologie manichéenne de certains personnages est un peu simpliste...) qui en font tout le charme, on se prend à dévorer ce roman avec jubilation et à ne plus vouloir en cesser la lecture.

Un conseil : méfiez-vous de l'addiction aux romans de Wilkie Collins ! Pour ma part, il est trop tard. J'attends déjà avec impatience le moment où j'entamerai la lecture d'un autre roman de William Wilkie Collins.
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celene721
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MessageSujet: Re: William Wilkie Collins   Ven 10 Aoû 2007 - 10:02

Tu nous donnes vraiment envie de lire cet auteur, dès que je peux je m'y mets et je te donnerai mon avis.
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Queenie
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MessageSujet: Re: William Wilkie Collins   Ven 10 Aoû 2007 - 12:26

mes impressions sur Basil :

Wilkie Collins, dans ce livre, s'interesse peu à la psychologie profonde des personnages, il ne s'embarasse pas de descriptions romantiques autour du jeune couple que devrait être Margaret et Basil. Le lecteur a donc un peu de mal à sentir l'amour qui semblerait faire battre le coeur, où en tout cas celui de Basil. Cette omission laisse alors toute la place à la tromperie et à la manipulation.

Le roman Basil est un véritable thriller, dont vous souhaiterez connaître les tenants et les aboutissants : du coup on tourne les pages vite, très vite. Collins parvient en quelques lignes à poser une ambiance visuelle et sonore avec une force incroyable : on se croirait dans les rues de Londres, entendre l'orage tonner, les sabots claquer sur le pavé.

L'histoire en elle-même est plutôt macabre, très noire, une sombre histoire de vengeance qui pousse à la folie et au crime, malheureusement, si l'intrigue est haletante les personnages manquent tant de profondeur (ils suivent une ligne de conduite bien précise, ne semble pas se poser de questions même dans les moments les plus troublants) qu'on ne gardera certainement pas un souvenir impérissable de ce livre.

Mais Basil est tout de même très intéressant à lire, l'écriture de Collins est fine et travaillée, c'est un véritable voyage dans l'Angleterre du XIXème siècle - très proche des univers de Charles Dickens (duquel Wilkie Collins était assez proche)

extrait :
Le chagrin, la honte, l'horeur et un vain désir de me soustraire aux regards des hommes et d'épuiser ma vie dans les larmes, en secret, me submergèrent, avant de diminuer pour céder la place à une pensée qui lentement prit force et grandit, qu point de bousculer tous les obstacles qu'élevaient sur son passage ma conscience, les principes que m'avaient inculqués mes éducateurs, le souci de l'avenir, le souvenir du passé, l'influence débilitante de mes souffrances présentes, tous les liens familiaux et domestiques qui eussent pu me retenir, l'attachement à ma réputation en cette vie, et l'inquiétude de ce qu'il adviendrait dans l'autre. Sous l'impitoyable poison de cette pensée périrent toutes les autres, bonnes ou mauvaises. A mesure qu'elle se révélait à moi dans le secret de mon coeur, je sentis renaître mes forces ; une fulgurante vigueur embrasa soudain mon corps tout entier.
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Argantel
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MessageSujet: Re: William Wilkie Collins   Mer 23 Juil 2008 - 20:19

J'ai lu il y a bien longtemps La dame en blanc et, comme j'en gardais un souvenir mitigé, j'ai souhaité redécouvrir cet auteur. C'est là que je suis tombée sur Basil.

La 4ème de couverture est un peu racoleuse ("le plus sexué des romans", "à ne pas lire la nuit") et j'avoue que je me suis laissée tenter. sourire

Ce pauvre Basil va être bien malmené par la vie. Pourtant, tout commençait pour le mieux !

Jeune gentleman de bonne famille, Basil mène une vie facile. Sa seule contrainte : ne pas déshonorer son nom ô combien respectable.

Mais, pas de chance, l'Amour s'en mêle et il tombe fou amoureux de Margaret, fille d'un "marchand de blanc".

Incapable d'en parler à sa famille et la passion l'emportant sur la raison, il décide de se marier et accepte toutes les conditions posées par le père de la mariée. C'est à partir de là qu'il va se trouver bien malgré lui entrainé dans une spirale de désespoir.

L'auteur nous mène très bas dans les noirceurs de l'âme humaine. Tout doucement, le tableau dans son ensemble se dévoile à nous, dans sa sombre beauté. On sent chez l'auteur un grand sens du détail ainsi qu'une grande observation de l'espèce humaine (dans ce qu'elle a de moins beau).

J'ai beaucoup aimé cette lente descente aux enfers du héros qui peu à peu perd toute maitrise de la situation et se rend compte qu'il a été complètement piégé.

Un livre au rythme lent mais qui nous tient en haleine jusqu'au bout. Une agréable découverte !
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MessageSujet: Re: William Wilkie Collins   Jeu 1 Jan 2009 - 15:03

La dame en blanc


L'Angleterre victorienne dans toute sa splendeur: campagnes verdoyantes, plaisantes, cachant de sordides affaires. Une histoire d'amour contrariée par la différence de classe sociale des deux amoureux, un mariage arrangé et malheureux, une demi-soeur dévouée, pleine d'audace et d'une intelligence aiguë, des chateaux lugubres, un oncle souffreteux et égoïste....bref, on se croirait presque dans un roman de Jane Austen.
Walter Hartright est un jeune professeur de dessin qui va voir son destin basculé après avoir rencontré, un soir, une "dame en blanc", sur la route de Londres. Cette dernière fuit quelque chose, quelqu'un et n'écoutant que son coeur chevalesque, Walter l'aide à rejoindre la ville. Des propos étranges lâchés par la dame en blanc laisse apparaître qu'elle connaît le lieu où il va exercer son activité de professeur de dessin: Limmeridge et son manoir perdu dans la campagne brumeuse. Est-ce un hasard ou la main du destin? Toujours est-il que rien ne sera plus comme avant dans la vie de Walter Hartright: il entre dès lors dans une folle histoire qui le mènera au bord du précipice et de la douleur, balloté de la campagne anglaise aux forêts tropicales d'Amérique du Sud en passant par les ruelles sordides de Londres.
Comment parler de ce foisonnant roman victorien sans déflorer l'intrigue? Comment résumer ce qui est impossible à réduire? Une quadrature du cercle difficile à respecter mais sous peine d'être une pousse au crime, je me contenterai de parler de mes simples impressions.
Par où commencer? La ressemblance avec un roman austenien est très vite estompée par les multiples rebondissements des aventures et mésaventures de Walter, l'amoureux déçu mais toujours transi et aimé en secret, de Laura, la jeune héritière orpheline d'une beauté toute victorienne, de Marian, la soeur brune autant que Laura est blonde, vive autant que Laura est contemplative et fataliste, rebelle autant que Laura est soumise. Confronté aux dures réalités des usages victoriens, notre trio bataillera dur contre un lord désargenté, aigri par une menace mystérieuse émanant d'une certaine dame en blanc qui aurait le pouvoir de faire échec à l'échaffaudage machiavélique dont son union avec Laura est un des leviers. Si seulement, sir Percival Glyde était seul, la partie ne serait pas si compliquée (et le récit bien moins rebondissant et exaltant)! Or il est accompagné par un certain comte italien, Fosco, et son épouse anglaise (qui s'avère être la tante de Laura!), aussi étrange et excentrique que subtilement dangereux et doucereusement diabolique.
Les ingrédients sont réunis pour que s'organise un récit où les actions sont plus incroyables les unes que les autres, où les rebondissements inattendus s'enchaînent à une vitesse haletante, où les sournoiseries, les trahisons, les mensonges sont les plus douloureux et plus noirs possibles! Une avalanche de révélations, l'intervention, tel un deus ex machina théâtral, d'une organisation secrète internationale, pimentent allègrement le tout, surprennent le lecteur et le laissent dans un état de béatitude délicieux devant le sort réservé aux traîtres et aux méchants!
Plus d'une fois, le souvenir d'un roman de cape et d'épée de Monsieur Achard, "Les coups d'épée de Monsieur de La Guerche", est venu assaillir ma lecture et amplifier le bonheur de dévorer le thriller victorien de W.Wilkie Collins!
"La dame en blanc" fut une lecture où la jubilation est toujours présente devant la langue recherchée du XIXè, les tournures stylistiques léchées et belles à lire et à savourer. Une belle découverte qui inaugure en beauté cette nouvelle année de lecture!
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MessageSujet: Re: William Wilkie Collins   Lun 3 Mai 2010 - 14:37

La Pierre de Lune.
C'est un livre que j'ai beaucoup apprécié et qu'il était difficile de poser (encore un !). Le livre tourne autour du plus gros diamant du monde qui a donné son nom au roman. Il a pour origine l'Inde mystique, étant la propriété du Dieu de la Lune. Puis, cette pierre qui attirait tant de convoitise a été volée. Par des chefs de guerres mahométans d'abord, puis par des britanniques ensuite lors de la colonisation.

On retrouve le diamant sur le sol anglais au moment où ce récit commence. Il est offert à une jeune fille, Rachel, pour son 18e anniversaire. La nuit suivante, la Pierre de Lune disparait de nouveau et Scotland Yard mène l'enquête.

Le roman s'articule alors sous une forme originale : les protagonistes principaux, qui ont vécu ce drame (digne de Conan Doyle), prennent leur plume pour nous communiquer leurs souvenirs de l'époque (au moment de l'enquête). Au fur et à mesure de ces contributions, les indices s’emboitent et trouvent leur place. Les rebondissements sont nombreux et nous prennent parfois à contre-pied. La lumière finit par être faite dans les toutes dernières pages du livre.

Et la drogue s'en mêle. Mais je tairai volontairement tout ce qui s'y rapporte.

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Etre un écrivain, c'est braver l'observation de Darwin voulant que, plus une espèce se spécialise, plus elle risque de disparaître.
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MessageSujet: Re: William Wilkie Collins   Dim 3 Fév 2013 - 19:16

J'avais été impressionnée par l'atmosphère de La dame en blanc, livre à l'écriture sophistiquée, empreinte de mystère et de non-dits.
Avec La pierre de lune, l'alchimie n'a pas tourné en ma faveur !

J'ai tenté de me dire que c'était palpitant, disons pendant une bonne centaine de pages, mais rien à faire : je m'ennuie.

Je n'ai pas du tout accroché au rythme (lent !), ni été attirée par les personnages rapidement brossés.

Certes, en filigrane, l'opinion d'un Anglais du 19è sur ce monde étrange des Hindous et de leurs superstititons bizarres peut constituer un attrait. Mais insuffisamment creusé pour moi.

Je ne saurai donc jamais qui a volé le diamant, sauf si une bonne âme me livre la clef de l'énigme par MP !

J'ajoute que je n'ai pu m'empêcher de penser à Ishiguro (Les vestiges du jour), qui a dû s'inspirer de ce vieux domestique zélé qui sert de narrateur...

Egalement à Dickens, lu récemment, qui se sert aussi de certains "accessoires" orientaux comme l'opium par exemple.
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MessageSujet: Re: William Wilkie Collins   Dim 3 Fév 2013 - 19:46

J'ai ressenti la même chose avec "Le secret".
Une écriture fine, un récit qui se veut à suspense et qui entretient le mystère, mais .....ça n'avance pas.

Cet auteur écrivait dans des journaux, sous forme de feuilleton donc, il fallait que ça dure je présume.
Du coup le récit est lent, et n'arrive pas à captiver.
C'est dommage car ça ne manque pas de qualités.
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MessageSujet: Re: William Wilkie Collins   Sam 10 Sep 2016 - 6:09

/
The haunted Hotel / L’Hôtel hanté
Citation :
Présentation de l’éditeur
Fiancée humiliée, veuve manipulatrice et soumise évoluant dans une famille en apparence respectueuse des usages de la haute société victorienne... Qui est vraiment la comtesse Narona ? Une intrigante prête à tout pour toucher une prime d'assurance sur la vie de son époux, ou bien la victime de craintes superstitieuses sur laquelle le destin semble s'acharner ?

Entre Londres et Venise, ce bijou de la littérature victorienne campe des personnages aux facettes multiples et complexes qui seront, consciemment ou non, les complices d'une mort naturelle qui ne tardera pas à se révéler suspecte.

Tout d’abord il y a eu la BD. Contrairement aux adaptations en film, je ne fais pas trop la différence pour les livres adaptés en BD. Pour les films, j’aime mieux lire le livre avant de voir le film. Ce n’est pas toujours le cas pour ceux adaptés en BD.

Pas de règles sans exception. Cette fois-ci j’ai tout d’abord voulu lire le roman de Wilkie Collins quand j’ai vu que Venise hanté était une libre adaptation de l’Hôtel hanté.

Depuis des années le nom de cet auteur m’est connu. C’est d’ailleurs la première recommandation que mon amie m’avait fait il y a 25 ans. Elle était sous le charme de La Dame en blanc. Mais le genre fantastique frôle pas mal le monde SF… des mondes littéraires qui ne m’étaient et ne me sont toujours pas très favorables. J’ai laissé donc de côté.

Jusqu’à ce jour. Fallait qu’une BD… et une LC Hôtel viennent pour me donner envie de faire ce premier pas.

J’en ressors tout à fait satisfaite. Pas autant enthousiaste que j’ai envie de le retrouver à l’instant dans d’autres livres, mais assez contente de ma lecture pour en faire une bonne réussite.

Le côté fantastique est de sorte que je puisse vivre avec, les qualités littéraires sont bien plus importantes.

Pas un séjour reposant dans cet hôtel hanté… mais un bien beau séjour à Venise… voilà tout pour me combler !


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MessageSujet: Re: William Wilkie Collins   Sam 10 Sep 2016 - 6:20

Le titre déjà me donne envie de le lire...

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MessageSujet: Re: William Wilkie Collins   Sam 10 Sep 2016 - 6:30

pia a écrit:
Le titre déjà me donne envie de le lire...
je vois, tu es partante pour la partie fantastique... et c'est certainement un bon livre pour approcher cet auteur Wink

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MessageSujet: Re: William Wilkie Collins   Sam 10 Sep 2016 - 6:37

Oui c'est vrai. Mais je ne pourrais pas le lire s'il n'y avait pas les qualités littéraires dont tu parles. Et j'aime bien lire les auteurs de ce siècle. Donc beaucoup d'éléments qui pourraient me plaire... sourire

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MessageSujet: Re: William Wilkie Collins   Sam 10 Sep 2016 - 7:27

merci Kena ! c'est toi qui hantes les hôtels à ce que je vois dentsblanches

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MessageSujet: Re: William Wilkie Collins   Sam 10 Sep 2016 - 10:33

Miammm

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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
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