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 Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine

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tina
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MessageSujet: Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine   Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine Icon_minitimeSam 15 Mar 2014 - 21:52

Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine 449px-10
son portrait par Ivan Kramskoi.

Biographie a écrit:
Saltykov-Chtchedrine (Mikhail Ievgrafovitch Saltykov, dit)

Écrivain russe (Spas-Ougol, gouv. de Tver, 1826 – Saint-Pétersbourg 1889).

Issu d'une famille de noblesse provinciale, il passa son enfance et une partie de son adolescence dans le domaine familial, auprès d'une mère despotique. Il fait ses études au lycée de Tsarskoïe Selo, où règne le souvenir de Pouchkine, puis devient fonctionnaire du ministère de la Guerre (1844). Il se rapproche du cercle socialisant de Petrachevski : ses premières nouvelles, naturalistes, imprégnées de ses préoccupations sociales (Contradictions, 1847 ; Une affaire embrouillée, 1848), lui valent d'être envoyé dans le Nord, à Viatka (1848-1855). De cette période datent les Esquisses provinciales (1856-1857), première illustration de la « littérature d'accusation » dont Saltykov fut l'un des fondateurs, et œuvre représentative de sa manière : c'est par une série de tableaux qu'il dénonce les abus de l'administration bureaucratique et exprime sa sympathie envers la classe paysanne. Rentré à Saint-Pétersbourg après l'avènement d'Alexandre II, il est nommé vice-gouverneur de Riazan (1858) puis de Tver (1860). Il prend un congé en 1862 et collabore au Contemporain, où il mène une polémique contre les revues de Dostoïevski, le Temps et l'Époque, dont il dénonce le caractère réactionnaire. Isolé au sein même de la rédaction, il reprend du service en 1864 et séjourne de nouveau en province (Penza, Toula, Riazan), où il puise une riche matière pour sa rentrée littéraire de 1868, comme collaborateur des Annales de la patrie, dont il assure ensuite la direction jusqu'en 1884. Les œuvres des années 1860-1870 (Satires en prose, 1863 ; Récits innocents, 1863 ; Lettres sur la province, 1869 ; Signes des temps, 1869) tiennent à la fois du journalisme et du roman : elles épinglent à travers un langage « ésopique » le scandale d'une société archaïque mais aussi, au lendemain des réformes et de l'émancipation des serfs, le « mensonge libéral ». Ces cycles, avec Messieurs et Mesdames de Pompadour (1863-1874) préparent une des œuvres majeures de Saltykov, l'Histoire d'une ville (1869-1870), parodie de l'histoire de la Russie à travers le microcosme de la ville de Gloupov (Sotteville), gouvernée par les femmes, habitée par des notabilités repoussantes, préfiguration d'un avenir catastrophique. Ce sombre tableau se poursuit dans le Journal d'un provincial à Saint-Pétersbourg (1872), les Discours bien intentionnés (1872-1876) et surtout les Golovlev (1873-1874, publiés en 1880), roman grandiose et effrayant, vraisemblablement le plus sombre de la littérature russe, dont a pu dire qu'il constituait un monumentum odiosum érigé à la mémoire de la petite noblesse provinciale russe. C'est le seul roman à proprement parler de Saltykov, qui s'inspire de ses propres souvenirs pour écrire cette « chronique familiale » dont l'action se situe dans les années qui suivent l'abolition du servage. La famille Golovlev est l'incarnation des vices de la noblesse terrienne (alcoolisme, oisiveté, dureté, avidité). La mère s'allie dans l'exercice de sa tyrannie avec son fils favori, « Judas la sangsue », répugnant et hypocrite, pour étouffer la révolte larvée du reste de la famille : l'un des fils, déshérité, se suicide ; un autre finit au bagne, les nièces et la sœur de Judas sont acculées au désespoir. Finalement maudit par sa mère et abandonné par sa maîtresse, Judas termine ses jours en exploitant la misère des paysans et en s'adonnant à des beuveries. Dans les années 1880, l'écrivain fait – souvent pour des raisons de santé – de fréquents séjours en Europe occidentale, dont il dénonce l'embourgeoisement (À l'étranger, 1880-1881). Son œuvre satirique atteint alors son point culminant (Une idylle contemporaine, 1877-1883 ; les Futilités de la vie, 1886-1887) et trouve avec les Contes (1882-1886) la forme la plus appropriée à une synthèse d'éléments grotesques, hyperboliques et fantastiques.
source : larousse.fr


La Famille Golovleff

Encore un de ces titans Russes qui nous emmène au coeur de la sensibilité Slave...

Difficile de résumer cette splendide saga, celle de la famille Golovleff, famille rurale, propriétaire d'un domaine où se côtoient maîtres et servants, puis maîtres et domestiques libres, car on assiste à la fin du servage (un des thèmes, entre beaucoup d'autres).

C'est une immense parabole biblique, illustrée autour de la mère, une terrible matrone autoritaire, inflexible et ses 3 fils, dont deux finissent à moitié fous et alcooliques et le dernier Pavel, surnommé le "Judas" survit à tous, s'enrichit par la ruse et finit pourtant par sombrer quand son égoïsme et sa rapacité lui éclatent comme une bombe au visage, grâce à une nièce ayant perdu sa dignité et son honneur comme actrice provinciale, qui ose le révéler à lui-même. Un face à face terrible...

Les personnages sont inoubliables, grâce à la perspicacité psychologique de l'auteur. Grâce aux dialogues. C'est puissant et cruel.

Comme toujours avec les grands écrivains Russe, la Russie elle-même est une des héroïnes de ce livre. Egalement, la morale, les questionnements existentiels, l'évolution de la société, des mentalités (fin du servage aux alentours de 1860) et la religion.

On pense à Dosto, à Zola avec notamment  le problème du déterminisme social : quelle est la vraie liberté de chacun ?

Comment pouvait finir cette famille ? Forcément, dans la solitude et la mort.

C'est tragique, digne des grandes épopées antiques, il y a du Sophocle là-dedans.


Littérature de luxe.  sunny sunny sunny sunny sunny sunny sunny


Dernière édition par animal le Sam 15 Mar 2014 - 22:10, édité 1 fois (Raison : ajout bio et portrait)
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MessageSujet: Re: Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine   Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine Icon_minitimeSam 15 Mar 2014 - 22:29

Merci beaucoup pour cette présentation!

Ton commentaire donne envie ou, en ce qui me concerne, confirme l'impression que tu as su déjà donner quelque part de cette lecture faite. J'avais alors avant-hier commandé le livre et il semble que je puisse me réjouir d'avance! C'est apparemment fait pour moi!

En ce qui concerne la fin du servage, j'ai en mémoire des pages splendides et très éclairantes d'Ivan Bounine (voilà un autre grand Russe...) dans son roman autobiographique, "La vie d'Arséniev":

"A travers le personnage d'Arséniev, Ivan Bounine décrit sa jeunesse russe passée à la campagne dans la région des steppes. Roman du destin, de l'émotion et de la quête du bonheur, La Vie d'Arséniev nous plonge d'emblée dans l'univers intime d'un enfant solitaire élevé dans une nature nue et sans bornes. L'immensité du domaine familial, la terre, les animaux, les premières expériences de la mort façonneront une intelligence intuitive, comme habitée par une prescience des êtres et du monde. Intense travail de mémoire, canevas précis d'une enfance passée au temps d'une extrême déchéance de la noblesse russe, un père oisif, une mère douce, deux frères, deux sœurs, les périples au cœur d'une Russie poétique, chaude, interlope, la rencontre avec des figures insolites à jamais enfuies, la vie sentimentale violente d'un homme aussi despote que séduisant, forment la trame de ce magnifique et puissant exercice de réminiscence et d'écriture. Sur la toile de fond d'un monde destiné à disparaître, alternent le charme et la jouissance, puis dans l'abandon la solitude et le déclin."

Cet extrait de la description (amzon.fr) montre un peu à quel point cette fin de servage déclencha la fin d'un époque, certes souhaitable dans un certain sens, mais aussi empreinte d'une forme de perte chez certains...
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MessageSujet: Re: Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine   Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine Icon_minitimeSam 15 Mar 2014 - 22:56

Bien alléchant tout ça!

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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
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MessageSujet: Re: Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine   Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine Icon_minitimeDim 16 Mar 2014 - 11:14

Ah Bounine...
Oui, encore un grand.

 coeur 
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MessageSujet: Re: Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine   Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine Icon_minitimeDim 16 Mar 2014 - 11:40

Je note bien sûr !

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MessageSujet: Re: Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine   Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine Icon_minitimeDim 16 Mar 2014 - 15:33

J'adore ces grands titans Russes. Je suis en train d'en lire un d'ailleurs. Je garde cet auteur dans un coin de ma tête. Avec Bounine.

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MessageSujet: Re: Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine   Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine Icon_minitimeDim 16 Mar 2014 - 20:28

Je vois que FOLIO publie une autre oeuvre de cet immense écrivain :

http://www.amazon.fr/Histoire-dune-ville-M-E-Saltykov-Chtch%C3%A9drine/dp/2070388336/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1394997984&sr=1-1&keywords=Saltykov-Chtchedrine

Je le prends dès que possible.

Mais pas les Golovlev, ce qui est ahurissant.

Y a des gens qui devraient changer de métier...  humeur 
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MessageSujet: Re: Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine   Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine Icon_minitimeDim 16 Mar 2014 - 20:35

Une tentation supplémentaire !
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine   Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine Icon_minitimeDim 16 Mar 2014 - 23:57

pia a écrit:
J'adore ces grands titans Russes. Je suis en train d'en lire un d'ailleurs. Je garde cet auteur dans un coin de ma tête. Avec Bounine.  
... Et tu peux rajouter Nicolas Leskov, Ivan Gontcharov, Fedor Sologoub...

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MessageSujet: Re: Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine   Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine Icon_minitimeLun 17 Mar 2014 - 8:13

Et bien j'ai du pain sur la planche! Pas mécontente.... dentsblanches 

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MessageSujet: Re: Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine   Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine Icon_minitimeLun 2 Juin 2014 - 19:43

Après environ 80 pages je pense d'abandonner... Le tout est d'une telle noirceur et pessimisme sur l'être humain que je ne reconnais personnellement pas ni la noirceur des satires russes les plus fortes, ni un élément qui me pousse à poursuivre. Sauf, sauf: c'est vraiment bien écrit, les descriptions de caractères sont détaillés et tiennent la route. Donc, une grande perspicacité. Mais, jusqu'à maintenant, seulement pour débusquer le fainéantisme, le mensonge, la mechanceté (olala: cette mère qui n'en est pas une!).

Vu que cela constitue juste un cinquième, même pas, du roman, je devrais peut-être poursuivre, mais de l'autre coté...: il y a tant de perles qui m'attendent. Désolé, là je n'accroche pas, pour l'instant.
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MessageSujet: Re: Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine   Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine Icon_minitimeLun 2 Juin 2014 - 20:58

Si tu as d'autres perles en attente...

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MessageSujet: Re: Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine   Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine Icon_minitimeLun 2 Juin 2014 - 23:06

pia a écrit:
Si tu as d'autres perles en attente...

... car tu collectionnes les perles?  Wink
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MessageSujet: Re: Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine   Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine Icon_minitimeMar 3 Juin 2014 - 8:26


J´essaye. En ce moment mes perles sont Dostoïevski et Nathaniel Hawthorne!

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