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 Antonin Artaud

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Constance
Zen littéraire


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MessageSujet: Re: Antonin Artaud   Jeu 9 Fév 2012 - 8:51







Belle place aux pierres gelées
Dont la lune s’est emparée
Le silence sec et secret
Y recompose son palais
Or l’orchestre qui paît ses notes
Sur les berges de ton lait blanc
Capte les pierres et le silence.


C’est comme un ventre que l’amour
Ébranle dans ses fondements
Cette musique sans accent
Dont nul vent ne perce l’aimant
La lumière trempe au milieu
De l’orchestre dont chaque jour
Perd un ange, avance le jour.


Rien qu’un chien auprès du vieillard
Ils auscultent l’orgue en cadence
Tous les deux. Bel orgue grinçant
Tu donnes la lune à des gens
Qui s’imaginent ne devoir
Leurs mirages qu’à leur science.


(Silence (1925)/ In Oeuvres complètes / Gallimard)

Illustration : "Silence" (1799-1801) de Johan Heinrich Füssli


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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Antonin Artaud   Dim 30 Juin 2013 - 12:32

De façon assez prémonitoire et avec grand style, Antonin Artaud nous a livré ce post-scriptum dans Pour en finir avec le jugement de Dieu :

Antonin Artaud, Oeuvres, 2007 (2004), Quarto/Gallimard, p. 1663. a écrit:
Qui suis-je?
D'où je viens?
Je suis Antonin Artaud
et que je le dise
comme je sais le dire
immédiatement
vous verrez mon corps actuel
voler en éclats
et se ramasser
sous dix mille aspects
notoires
un corps neuf
où vous ne pourrez
plus jamais
m'oublier.

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De Gaulle, citant Nietzsche

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Antonin Artaud   Sam 6 Juil 2013 - 11:38

Afin de poursuivre dans la même veine, il vaut la peine de bien cerner le personnage Artaud :

Antonin Artaud, Oeuvres, 2007 (2004), Quarto/Gallimard, p. 1380-1381. a écrit:
Au-dessus de la psychologie d'Antonin Artaud il y a la psychologie d'un autre qui vit, boit, mange, dort, pense et rêve dans mon corps.
Je ne vis pas au milieu d'un concile de têtes,
je ne pense pas dans un cénacle d'esprits, tout autour de moi, aux écoutes, tous aux écoutes dans mon moi, et dieu est de ces esprits-là;
chaque esprit a sa tablature, son arc, son rayon, ses éclipses, l'éclipse de ses apparitions; dieu le mène, et ça va très mal; mal depuis ce péché d'origine que dieu fit en «entrant dans l'être», en copulant avec sa création; et ainsi le cénacle bouge, il se remue; c'est toujours la même question qui revient, aussi bien entre dieu et ses anges, qu'entre l'homme et la création :
Que fais-tu là, Antonin Artaud?
Oui, que fais-tu là? Tu nous gênes.
Et à la fin, sors de ton corps, c'est à nous de tenir ta place, voilà trop longtemps que tu la tiens.
C'est ainsi que de questions en batailles, et d'opinions en rébellions, l'ombre de ce funèbre poteau, capable de mûrir d'un bond, et de donner son fruit à l'aube.

Nous pouvons retrouver ce bout de texte dans Suppôts et suppliciations.

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Antonin Artaud   Dim 7 Juil 2013 - 11:11

Dans Le Pèse-Nerfs, Antonin Artaud montre bien qu'il se fout de ce que les autres penseront bien ce qu'il dira. Il n'en reste pas moins percutant de par l'évocation des pensées :

Antonin Artaud, Oeuvres, 2007 (2004), Quarto/Gallimard, p. 163. a écrit:
Je suis imbécile, par suppression de pensée, par mal-formation de pensée, je suis vacant par stupéfaction de ma langue.
Mal-formation, mal-agglomération d'un certain nombre de ces corpuscules vitreux, dont tu fais un usage si inconsidéré. Un usage que tu ne sais pas, auquel tu n'as jamais assisté.
Tous les termes que je choisis pour penser sont pour moi des termes au sens propre du mot, de véritables terminaisons, des aboutissants de mes mentales, de tous les états que j'ai fait subir à ma pensée. Je suis vraiment localisé par mes termes, et si je dis que je suis localisé par mes termes, c'est que je ne les reconnais pas comme valables dans ma pensée. Je suis vraiment paralysé par mes termes, par une suite de terminaisons. Et si ailleurs que ce soit en ces moments ma pensée, je ne peux que la faire passer par ces termes, si contradictoires à elle-même, si parallèles, si équivoques qu'ils puissent être, sous peine de m'arrêter à ces moments de penser.

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MessageSujet: Re: Antonin Artaud   Sam 25 Avr 2015 - 14:41

Je ressuscite (Antonin) ce vieux sujet pour y mettre une petite citation que j'aime énormément :

"Mais derrière cette vision d’absolu, ce système de plantes, d’étoiles, de terrains tranchés jusqu’à l’os, derrière cette ardente floculation de germes, cette géométrie de recherches, ce système giratoire de sommets, derrière ce soc planté dans l’esprit et cet esprit qui dégage les fibres, découvre ses sédiments, derrière cette main d’homme enfin qui imprime son pouce dur et dessine ses tâtonnements, derrière ce mélange de manipulations et de cervelle, et ces puits dans tous les sens de l’âme, et ces cavernes dans la réalité, se dresse la Ville aux murailles bardées, la Ville immensément haute, et qui n’a pas trop de tout le ciel pour lui faire un plafond où des plantes poussent en sens inverse et avec une vitesse d’astres jetés."

Antonin Artaud
L’Ombilic des limbes
L’enclume des forces (page 158)
Edition NRF gallimard
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MessageSujet: Re: Antonin Artaud   Sam 25 Avr 2015 - 16:58

Quand Bukowski nous parlait d'Artaud:

Citation :
La violence d'Artaud s'explique par le fait qu'il est l'un des rares Artistes à n'avoir jamais cherché à se mentir et à mentir aux autres. Son implacable lucidité, ses propos incisifs, son dégoût du Mensonge sont à la mesure de la souffrance d'un homme déchiqueté par la Vie et comprenant, non sans une immense répugnance, que ses semblables, les Artistes, ne sont, en fin de compte, que des "cochons".

Citation :
Promis, quand vous broierez du noir, quand vous vous rongerez les sangs, il vous suffira d'en lire ici ou là des passages pour repartir du bon pied. Artaud aura été l'un de nos plus beaux fous. Je vous mets au défi d'en trouver un de son calibre dans la rue, ou assis à votre table, ou dans l'appartement d'à côté.

Extrait d'une préface sur une Anthologie d'Artaud.

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MessageSujet: Re: Antonin Artaud   Jeu 5 Nov 2015 - 1:11

L'Ombilic des limbes (1925)




Toujours la même honte : de reconnaître que le langage est insultant pour la pensée, et de poursuivre sa route dans la direction du premier pour le prouver. Ce n’est peut-être pas tout à fait ça, mais Antonin Artaud semble témoigner à travers lui du futur de l’humanité lorsque le mot, cheval de Troie débraillé, aura aspiré toute forme salubre d’énergie vitale. La faute au mot, à cause de sa nature, ou du mauvais usage que nous en faisons. Ainsi Antonin Artaud finira-t-il par s’écarter du surréalisme, cette fausse révolution qui voulait faire croire que la victoire serait réalisée avec la Révolution du monde, un gagne-petit misérable face à la ligne de conduite artaudienne : « Que chaque homme ne veuille rien considérer au-delà de sa sensibilité profonde, de son moi intime, voilà pour moi le point de vue de la Révolution intégrale ».


Le surréalisme aurait pourtant gagné infiniment à écouter Antonin Artaud. Mais Antonin Artaud n’est pas fait pour être entendu, et ce n’est pas seulement de sa faute. Tous ses textes témoignent de l’incompréhension, ainsi que le montre sa correspondance avec Jacques Rivière. Antonin Artaud essaie d’établir du lien en lançant ses hameçons partout autour de lui, où ça voudra bien mordre, mais ses leurres sont bien trop juteux et copieux pour que les poissons maigrelets qui tournent autour de lui arrivent à comprendre qu’il s’agit là d’un festin, qu’on leur destine. Echec du langage pour décrire les conséquences d’une surabondance de mots dans une tête prisonnière, avide de les attraper et effrayée, qui lance des radicelles dans tous les membres qui la prolongent pour s’échapper. On a l’impression que les textes de cet Ombilic des limbes sont un miracle, un surgissement de limpidité incroyable sur lequel Antonin Artaud s’est précipité avant que les mots ne fondent à nouveau sous les fonds brouillés de son cerveau, duquel rien n’émerge plus distinctement pendant longtemps.


« Je souffre d’une effroyable maladie de l’esprit. Ma pensée m’abandonne à tous les degrés. Depuis le fait simple de la pensée jusqu’au fait extérieur de sa matérialisation dans les mots. Mots, formes de phrases, directions intérieures de la pensée, réactions simples de l’esprit, je suis à la poursuite constante de mon être intellectuel. Lors donc que je peux saisir une forme, si imparfaite soit-elle, je la fixe, dans la crainte de perdre toute la pensée."


On ne le croirait pas, mais toutes ces visions: il faut avoir souffert du vide pour que tout se peuple ainsi. Nous assistons à un miracle fait de colère et de répugnance. Un miracle qu’Antonin Artaud n’aimerait faire connaître qu’à quelques-uns : les « confus de l’esprit », les « aphasiques par arrêt de la langue », les « coprolatiques », « tous les discrédités des mots et du verbe, les parias de la Pensée », « les révolutionnaires véritables qui pensent que la liberté individuelle est un bien supérieur à celui de n’importe quelle conquête obtenue sur un plan relatif ». C’est au moment où je lève les yeux pour voir toutes les lignes que j’ai pu écrire que je me rends compte que je suis loin d’avoir compris L’ombilic des limbes. Il ne faut plus que ça reste seulement un objet de curiosité.



« Toi, Uccello, tu apprends à n’être qu’une ligne et l’étage élevé d’un secret. »


[Lettre d’Artaud de 1946, à propos de l’Ombilic des limbes]

« Sur le moment, ils m’ont paru pleins de lézardes, de failles, de platitudes et comme farcis d’avortements spontanés. Mais après vingt ans écoulés, ils m’apparaissent stupéfiants, non de réussite par rapport à moi, mais par rapport à l’inexprimable. C’est ainsi que les œuvres prennent de la bouteille et que, mentant toutes par rapport à l’écrivain, elles constituent par elles-mêmes, une vérité bizarre… Un inexprimable exprimé par des œuvres qui ne sont que des débâcles présentes. »


Extraits de L'Ombilic des limbes :

« Avec moi dieu-le-chien, et sa langue
Qui comme un trait perce la croûte
De la double calotte en voûte
De la terre qui le démange. »



« Mes amis, je ne les ai jamais vus comme moi, la langue pendante, et l’esprit horriblement en arrêt. »


Extraits du Pèse-nerfs :


« Il ne me faudrait qu’un seul mot parfois, un simple petit mot sans importance, pour être grand, pour parler sur le ton des prophètes, un mot témoin, un mot précis, un mot subtil, un mot bien macéré dans mes moelles, sorti de moi, qui se tiendrait à l’extrême bout de mon être. »


« Une espèce de déperdition constante du niveau normal de la réalité. »


Extrait de L'Art et la Mort :

« L’enfant voit des théories reconnaissables d’ancêtres dans lesquelles il note les origines de toutes les ressemblances connues d’homme à homme. Le monde des apparences gagne et déborde dans l’insensible, dans l’inconnu. Mais l’enténèbrement de la vie arrive et désormais des états pareils ne se retrouvent plus qu’à la faveur d’une lucidité absolument anormale due par exemple aux stupéfiants.
D’où l’immense utilité des toxiques pour libérer, pour surélever l’esprit. Mensonges ou non du point de vue d’un réel dont on a vu le peu de cas qu’on pouvait en faire, le réel n’étant qu’une des faces les plus transitoires et les moins reconnaissables de l’infinie réalité, le réel s’égalant à la matière et pourrissant avec elle, les toxiques regagnent du point de vue de l’esprit leur dignité supérieure qui en fait les auxiliaires les plus proches et les plus utiles de la mort. »



Extrait d'Héloïse et Abélard :

« Il a retrouvé le jeu de l’amour.
Mais que de livres entre sa pensée et le rêve !
Que de pertes. Et pendant ce temps, que faisait-il de son cœur ? C’est étonnant qu’il lui en reste, du cœur.
Il est bien là. Il est là comme une médaille vivante, comme un arbuste ossifié de métal.
Le voilà bien, le nœud principal. »



Textes de la période surréaliste :

« Oui, voici maintenant le seul usage auquel puisse servir désormais le langage, un moyen de folie, d’élimination de la pensée, de rupture, le dédale des déraisons, et non pas un DICTIONNAIRE où tels cuistres des environs de la Seine canalisent leurs rétrécissements spirituels. »


« Je ne sens la vie qu’avec un retard qui me la rend désespérément virtuelle. »


« Vitres de son où virent les astres,
Verres où cuisent les cerveaux,
Le ciel fourmillant d’impudeurs
Dévore la nudité des astres.

Un lait bizarre et véhément
Fourmille au fond du firmament ;
Un escargot monte et dérange
La placidité des nuages.

Délices et rages, le ciel entier
Lance sur nous comme un nuage
Un tourbillon d’ailes sauvages
Torrentielles d’obscénités. »

VITRES DE SON


Citation :
« A. Qu’est-ce qui vous dégoûte le plus dans l’amour ?
B. C’est vous, cher ami, et c’est moi. »

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MessageSujet: Re: Antonin Artaud   Jeu 5 Nov 2015 - 4:31

Ouais décidément, Colimasson, tu vas finir par tous les sortir de l'oubli... Wink J'avais apprécié «Vitres de son», il y a un bout. Nous avons eu notre Artaud au Québec en Claude Gauvreau, et Jean-Marc Desgent s'exprime à ce sujet dans l'essai Artaud-Gauvreau.

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MessageSujet: Re: Antonin Artaud   Ven 6 Nov 2015 - 0:51

Merci pour la piste, je vais l'explorer.

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MessageSujet: Re: Antonin Artaud   Mar 3 Mai 2016 - 3:04

on peut tenter de l'approcher aussi via BD Very Happy

Antonin Artaud dans L’esprit rouge : ici

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c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


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