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 Edith Wharton

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kali
Main aguerrie
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MessageSujet: Edith Wharton   Lun 13 Aoû 2007 - 13:14



Edith Wharton, née à New York le 24 janvier 1862, décédée à Saint-Brice-sous-Forêt (Val-d'Oise, France) le 11 août 1937, est une romancière américaine.

Edith Newbold Jones est née le 24 janvier 1862, troisième enfant (et première fille) de Georges Frederic et Lucretia Jones. Sa famille appartenait à la haute société new-yorkaise. Elle passe une partie de son enfance en Europe (à Paris d'abord, puis à Bad Wildbad en Allemagne et à Florence) et sa famille ne retourne à New York qu'en 1874. Dès son enfance, elle fit preuve d'une intelligence et d'une imagination exceptionnelles. Adolescente, elle écrit des poèmes et une nouvelle: Fast and Loose est achevé en 1877 et un recueil de poèmes Verses est publié, à compte d'auteur, en 1878. Plusieurs de ses poèmes sont publiés dans l'Atlantic Monthly à partir de 1880.

A 23 ans, elle épouse Edward (Teddy) Robin Wharton, issu du même milieu qu'elle. Ils ne partagèrent malheureusement aucun interêt intellectuel et artistique commun et finirent par divorcer en 1913, après de nombreuses infidélités de Teddy et une santé mentale déclinante.

En 1890, sa première nouvelle Mrs Manstey's View paraît dans le Scribner's Magazine où elle publiera régulièrement.

Son premier ouvrage The Decoration of Houses, écrit en collaboration avec son ami architecte Ogden Codman et paru en 1897, fut un succès immédiat.

En 1902, elle s'installe à The Mount, la maison que les Wharton ont fait construire à Lenox, mais retourne en Europe dès 1903. Elle rencontre Henry James cette année là en Angleterre, avec lequel elle restera liée jusqu'à la mort du «Dearest cher Maître » en 1916.

En 1905, elle publie Chez les heureux du monde (The House of Mirth), dans le Scribner's Magazine

A partir de 1907, elle s'installe à Paris. Au fil des années, elle fréquenta des auteurs français comme Paul Bourget, Jacques-Émile Blanche, Anna de Noailles, André Gide, et Jean Cocteau, ainsi que plusieurs "Grands de passage" tels que Henri Adams, Henry James, Theodore Roosevelt, Walter Gay. Son installation à Paris, puis après 1919 dans sa villa Pavillon Colombe à Saint-Brice-sous-Forêt n'altérèrent guère son goût du voyage. Elle loue à Hyères qu'elle a connue grâce à Paul Bourget, le Castel Sainte-Claire, et devient l'amie de Marie-Laure de Noailles.

En 1911, Ethan Frome, commencé l'année précédente, paraît dans le Scribner's Magazine, suivi par The Reef 1912, chez D. Appleton.

Durant la Première Guerre mondiale, elle crée les American Hostels for Refugees, collecte des dons et visite les hôpitaux du front. (les récits de ses visites seront publiés dans un recueil intitulé Fighting France: From Dunkerque to Belfort). Elle reçoit la Légion d'honneur.

En 1920, parution de Le Temps de l'innocence (The Age of Innocence), pour lequel elle recevra le prix Pulitzer l'année suivante. En 1923, elle est la première femme à être faite Docteur honoris causa de l'Université de Yale.

Le 27 avril 1934, elle publie son autobiographie, A backward Glance.

Le 11 avril 1935, elle a une attaque cardiaque, sans séquelle. Une nouvelle attaque se produit le 1er juin 1937 et Edith Wharton meurt le 11 août. Elle est enterrée au Cimetière des Gonards, à Versailles.

Son dernier roman The Buccaners, inachevé, est publié à titre posthume en 1938. Une nouvelle version, achevée par Marion Mainwaring à partir du synopsis et des notes écrits par Wharton est publiée en 1993.
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kali
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MessageSujet: Re: Edith Wharton   Lun 13 Aoû 2007 - 13:17

Le temps de l'innocence


Citation :
Newland Archer, symbole de toute une société imbue d'elle-même, devient, sous la plume d'Edith Wharton, l'incarnation d'un espoir avorté. A la veille de ses fiançailles avec la chaste May Welland, appartenant comme lui à la plus haute caste new-yorkaise des années 1870, il rencontre Ellen Olenska, comtesse désargentée, sensuelle et éprise de liberté.


Edith Wharton décrit à merveille le déchirement de Newland Archer, tiraillé entre les codes sociaux et moraux de sa « caste » et ses sentiments pour une femme qui n’est pas la sienne.

J’ai eu l’impression d’ailleurs que, bien qu’Ellen Olenska soit le déclencheur de toutes les réflexions de Newland, le jeune homme aurait peut-être remis en cause le monde dans lequel il vit, de toutes façons. C’est terrible de voir le paradoxe auquel il n’arrive pas à échapper : il prend conscience de l’absurdité et de l’hypocrisie de certains codes auxquels il se plie, mais ne peut concevoir de faire autrement.

C’est cette critique de la société new-yorkaise des années 1870 qui fait tout l’intérêt du livre ; l’intrigue amoureuse ne m’a pas semblée à la hauteur, un peu en demi-teinte, et lu tant de fois déjà…

Bref, j’ai pris plaisir à lire ce roman, mais je n’y ai pas trouvé en Edith Wharton la Jane Austen américaine que j’espérais.


J'avais lu Ethan Frome en 2001, mais c'était à la fac, en VO, et je ne m'en souviens guère... Si ce n'est que l'atmosphère était très bien faite, j'avais ressenti un mal être tout au long de la lecture, tout comme le héros dans le coin perdu où il se retrouve... Si quelqu'un a lu celui-ci, son avis m'intéresse!
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Sophie
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MessageSujet: Re: Edith Wharton   Mar 14 Aoû 2007 - 5:36

J'ai lu 2 livres d'elle, dont son premier et je n'ai jamais accroché à son style, ses histoires. Alros pour le moment, je ne lis plus Edith Wharton mais peut-êtrre qu'un jour je persévérerai.
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MessageSujet: Re: Edith Wharton   Ven 17 Aoû 2007 - 17:04

J'ai lu plusieurs ouvrages d'Edith Wharton, Le temps de l'Innocence , Ethan Fromm, The House of Myrth ( dont le titre est horriblement mal traduit en "Chez les Heureux du Monde", ce qui enlève la majeure partie du romantisme de l'histoire - j'ai un faible pour les bons titres), son Journal, et les Lettres qu'elle a échangées avec Henri James.
J'habite à une heure de sa maison de Lennox (Massachusetts) Cette maison est une réplique d'une maison francaise, et elle est transformee en musée et ouverte au public. Je l'ai visitée plusieurs fois, pour les raisons suivantes :
1 ) on y retrouve le caractère de Wharton.
2 ) on peut y acheter les oeuvres de E. Wharton qui sont quasi introuvables en librairie
3 ) C'est ll'auteur elle-même qui en a dessiné les plans.
4 ) les jardins sont splendides
5 ) les guides-accompagnatrices sont très érudites et racontent beaucoup d'anecdotes se rapportant à la vie d'E. Wharton.

E.Wharton a aussi vécu à New-York, elle possédait une maison qui donnait sur Central Park et une autre au bord de l'océan, à Newport, Rhodes Island.

J'ai une passion pour les maisons d'écrivains.
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Marie
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MessageSujet: Re: Edith Wharton   Ven 17 Aoû 2007 - 19:41

Citation :
J'ai une passion pour les maisons d'écrivains.
Ah, j'aime bien aussi! Si tu nous ouvrais un fil avec plus de détails, Lise, et des photos?
Evelyne Bloch-Dano est une spécialiste des maisons d'écrivains: http://www.ebloch-dano.com/
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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: Edith Wharton   Ven 17 Aoû 2007 - 20:49

Depuis quelques temps cette auteure me tente. Je vais quêter auprès de mes bibliothèques quelques titres!
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kenavo
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MessageSujet: Re: Edith Wharton   Sam 7 Juin 2008 - 16:55

La lecture du roman Drôle de temps pour un mariage de Julia Strachey m'a fait penser à l'écriture de Edith Wharton, Henry James et Sybille Bedford.
Ma dernière lecture d'un roman de Edith Wharton date d'un peu de temps.. mais pour remonter ce fil et me donner l'envie de faire sortir un autre livre d'elle qui se trouve encore dans ma PAL je partage quand même le livre que j'ai lu dernièrement d'elle:

L'Été

Citation :
Présentation de l'éditeur
La jeune Charity, recueillie enfant par un avocat du petit
village de North Dormer, en Nouvelle-Angleterre, s'est résignée à une vie étriquée, au pied des montagnes, rythmée par les heures qu'elle passe à dépoussiérer et ordonner la minuscule bibliothèque municipale. Un jour de début d'été, elle voit apparaître dans ce bout du monde un jeune architecte, Lucius Harney, venu dessiner des croquis d'habitats traditionnels de la région. Très vite, elle s'éprend de lui... Admirablement construit, ce court roman des espoirs et des cruautés de l'amour est également une description impitoyable de l'oppression exercée parla "normalité" sociale contre les aspirations de l'individu. Été, quoique fort chaste, traite avec franchise de la sexualité féminine, vue comme force vitale puissante. Un roman très en avance sur son temps qui, lorsqu'il fut publié en 1917, créa un véritable scandale. On alla jusqu'à le comparer à Madame Bovary, qui était précisément le livre préféré d'Edith Wharton

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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bix229
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MessageSujet: Edith Wharton   Sam 7 Juin 2008 - 18:48

Edith Wharton a connu tout ce que n'apporte pas la richesse, le confort,
le bien etre, les voyages, un "beau mariage", les relations sociales...
Enfant puis adolescente, elle a été prise dans le carcan des tabous et
du dressage imposé par son milieu très bourgeois.
Epouse frustrée, amante humiliée, elle est allée de déconvenue en désillusion. En fait, elle a presque tout raté sauf son oeuvre.
Elle a connu Henry James et ce fut peut etre un bien pour son éducation de romancière, meme s'il était difficile de s'imposer dans l'ombre d'un écrivain
aussi doué et aussi vachard.
Elle y est parvenue tout de meme, en dénonçant de livre en livre la férocité des rapports humains dans le milieu social où elle vivait et où elle se sentit si solitaire.
Sa biographe, Diane de Margerie a écrit à son propos :"Elle a réussi cet
exercice de haute voltige : etre désabusée sans etre amère."

J'ai apprécié particulièrement : Les beaux mariages, Chez les heureux du monde, Le triomphe de la nuit, Mme de Treymes, Eté, Fièvre romaine...
colibri
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Harelde
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MessageSujet: Re: Edith Wharton   Mar 4 Mai 2010 - 16:03

Le Temps de l'Innocence.

Ce livre me laisse une impression mitigée. Faut dire que je l'avais abordé plein d'entrain : on m'avait dit qu'Edith Wharton était la fille artistique d'Henry James que j'apprécie tout particulièrement.
Et effectivement, il y a un petit quelque chose. Le cadre est très proche et met en scène la riche société de la côte Est de la fin du XIXe siècle : sa vie, son oeuvre et ses préjugés. Comme dans les Européens (d'Henry James), une enfant du pays revient après un très long séjour en Europe. Si long qu'elle est toute imprégnée de sa culture si différente de celle du nouveau monde. Elle est donc étudiée, épiée, jugée sans ménagement par la société new yorkaise aux idées si étriquées. Ellen Olenska est vue comme une femme aux moeurs légères, probablement dévergondée et superficielle (elle s'intéresse aux arts et montre peu de goût pour les mondanités).
Tout le monde la fustige sauf un jeune homme, fiancé puis marié à la cousine (May) de celle-ci. Alors que je crains que ne s'installe un bon mélo, des choix plus cornéliens apparaissent et bouleversent un peu le scénario pour le rendre intéressant.

Mais Edith Wharton est bavarde. Elle cause, elle cause et j'ai trouvé que le rythme du livre s'en ressentait. J'ai trouvé que les romans d'Henry James et de Jane Austen étaient plus alertes, un peu moins narratifs... Avec le Temps de l'Innocence, je me suis parfois ennuyé, même si l'impression finale reste bonne.

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MessageSujet: Re: Edith Wharton   Sam 20 Oct 2012 - 20:36

La splendeur des Lansing

Le récit apparait d'abord prévisible et trop anecdotique : une microsociété de de jeunes gens aisés, un couple (Suzy et Nick Lansing) vivant au crochet d'autres, un arrivisme de confort teinté d'un aveuglement...autant de thèmes déjà abordés par Wharton et ses contemporains avec davantage de rudesse et de finesse d'analyse. L'ensemble trouve cependant une cohérence et un intérêt au fil des pages même s'il ne s'agit pas d'une oeuvre marquante de l'auteur. La narration dessine un arc qui se replie lui-même et le couple protagoniste trouve une lucidité, une amertume qui manquaient aux premiers développements.
La splendeur des Lansing est ainsi construite sur des apparences, une hypocrisie qui ne peut masquer ses propres insignifiances. Contrairement à beaucoup de personnages créés par Wharton (et notamment dans Le temps de l'innocence et The house of mirth), ils subissent et survivent malgré l'illusion d'une liberté.
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MessageSujet: Re: Edith Wharton   Ven 8 Fév 2013 - 16:50

La sonnette de madame

Alice Hartley, se remet péniblement d’une typhoïde qui la laisse exsangue. Sa mine maladive et sa silhouette diaphane la desservent et inquiètent : personne ne veut d’elle à son service. Quand la chance tourne : elle décroche au bout du compte une place de femme de chambre et de dame de compagnie à Brympton Place sur les bords de l’Hudson. Madame est elle aussi chétive qu’elle, et incarne la gentillesse même. Monsieur, lui, est presque toujours absent et la domesticité a rapidement appris à redouter ses retours inopinés.

Pour appeler Alice à ses côtés, Madame a l’habitude de la faire chercher par Agnès, une autre domestique. Jamais elle ne se sert de la sonnette qui relie sa chambre à celle de sa dame de compagnie. Alice s’en étonne mais aucune réponse ne vient satisfaire sa légitime interrogation.

Ambiance froide, austère dans ce manoir sombre et isolé. Lourde atmosphère dans la veine de Jane Eyre de Charlotte Brontë ou du Tour d’écrou d’Henry James. Ambiance vielle Angleterre du XIXe siècle qui prend le lecteur aux tripes, lui interdisant de poser le bouquin avant d’en connaître le mot de la fin. Car dans ce huis clos oppressant, la domesticité a peur. Et cette peur est palpable. Alice la ressent dans tout son être sans parvenir à se l’expliquer. Il se passe quelque chose dans cette maison, elle en est certaine. D’ailleurs, le jour de son arrivée, n’a-t-elle pas croisé dans le couloir menant à sa chambre, Emma Saxon, l’ancienne femme de chambre que Madame affectionnait tant, Emma Saxon, décédée ? Emma Saxon qui occupait la petite chambre en face de la sienne et dont Madame a depuis interdit l’accès ? Et quelles relations lient réellement Madame et son mari ? Que lui cache t-on ? En jeune femme bien élevée, Alice s’interdit de poser la moindre question. Elle se contente d’observer.

Puis une nuit, la fameuse sonnette quitta sa légendaire immobilité et sonna…

La sonnette de Madame est une courte nouvelle et d’une incroyable efficacité. Edith Wharton parvient à créer une ambiance noire et magnifiquement inquiétante en très peu de pages dans laquelle le lecteur plonge entièrement dès les premières lignes. Une écriture vive, percutante. On est dans la peau d’Alice, on se prend à regarder de tout côté, à se retourner pour vérifier que le coup tant redouté n’arrivera pas de derrière.

Magique !

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Alwenn
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MessageSujet: Re: Edith Wharton   Mar 18 Mar 2014 - 16:07

J'ai lu et beaucoup aimé La sonnette de Madame, j'aurais préféré que ça soit plus long...
J'ai été surprise par la fin, je l'ai lu en ebook et j'ai cru qu'il manquait des pages, honte à moi, je crois que je n'ai pas bien saisi la fin de l'histoire  Embarassed
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Epi
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MessageSujet: Re: Edith Wharton   Lun 16 Juin 2014 - 16:54

Vieux New York

Quatre petits romans pour couvrir quatre décennies, 1840, 1850, 1860 et 1870. Le lieu : New York bien sûr. New York est au 19e siècle dominée par les hollandais (la ville a été fondée par les hollandais au 17e siècle et son premier nom était New Amsterdam) et les anglais, une aristocratie d’argent attachée à ses principes et traditions. Il règne dans cette société bien-pensante un esprit assez rigide, où chacun doit tenir son rang et respecter les codes établis.

L’aube mensongère (années 40)

Le jeune Lewis Raycie est envoyé en Europe par son père avec une mission : acquérir des oeuvres d’art afin de créer la collection Raycie et le père a une idée bien précise de ce qu’il veut :

Citation :
Oui, mon cher Lewis, je voudrais créer une galerie d’art : une galerie de Tableaux de Famille. Ta mère partage cette ambition – elle désire voir sur nos murs quelques échantillons originaux du génie italien. Raphaël, je le crains, dépasse nos aspirations, mais un Dominiquin, un Albane, un Carlo Dolci, un Guerchin, un Carlo Maratta – un ou deux des paysages nobles de Salvator Rosa… ? comprends-tu mon idée ? Il y aura une collection Raycie et ta mission sera d’en réunir le noyau.

Seulement, en Europe, Lewis fait des rencontres, notamment celle de Ruskin, et découvre le travail d’artistes considérés comme bien supérieurs (Piero della Francesca, Giotto, Carpaccio) et pour lesquels Lewis a un coup de cœur. Heureux de ses découvertes, il rentre chez lui avec sous le bras des œuvres que son père ne comprend pas et rejette. Il déshéritera son fils, et Lewis, qui vient de se marier, se retrouve avec pour seul héritage les œuvres qu’il a rapporté d’Europe. Il ouvre une galerie d’art où il les expose espérant les faire connaître mais la bonne société de New York désapprouve tout comme son père et il meurt incompris et ruiné. C’est bien des années plus tard que ces mêmes œuvres auront la reconnaissance qu’elles méritent.

La vieille fille (années 50)

La plus poignante des quatre histoires, la plus longue aussi. Charlotte a un enfant hors mariage avec l’ancien amoureux de sa cousine Délia. Celle-ci, à la mort de son mari les recueille dans sa maison et s’approprie l’enfant jusqu’à l’adopter, privant ainsi Charlotte de ses droits de mère.

L’étincelle (années 60)

Hayley Delane a été blessé pendant la guerre civile durant laquelle il rencontre un homme mystérieux dont il ignore le nom mais qu’il n’a jamais pu oublier et qui l’a inspiré toute sa vie. Le narrateur observe le couple Delane, l’épouse qui va d’un homme à l’autre et a du mal à supporter son vieux père, un joueur alcoolique qui vit à ses dépens. Lorsque Hayley décide de l’héberger, elle part en Europe. Hayley malgré tout continue de s’occuper du vieil homme et il finit par découvrir qui était cet homme mystérieux rencontré à la guerre.

Jour de l’an (années 70)

Citation :
« Elle a toujours été mauvaise…, toujours. Ils se rencontraient à l’hôtel de la Cinquième Avenue », dit ma mère, comme si le lieu du délit ajoutait à la culpabilité du couple dont elle révélait le passé. »

Une histoire d’adultère mal comprise par la société comme par l’amant lui-même. Lizzie trompe son mari oui mais pas pour les raisons que l’on pourrait croire.

Quatre romans qui mettent en scène des personnages qui ne rentrent pas tout à fait dans le moule. Dans une société hypocrite et bien-pensante, où les mœurs évoluent très lentement, ceux qui dévient sont cruellement jugés, la fantaisie et la passion doivent rester dans les limites de la bienséance. L’étroitesse d’esprit est ce qui caractérise avant tout cette petite communauté enfermée dans des préjugés et des conventions qu’il est malvenu de contester. Wharton dresse un portrait assez mordant de cette haute société New Yorkaise, intolérante, fermée à toute nouveauté, moralisatrice, dont elle faisait partie mais dont elle n’était pourtant pas dupe.

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MessageSujet: Re: Edith Wharton   Sam 19 Juil 2014 - 13:32

La sonnette de madame

Mademoiselle Hartley sort de l´hôpital, guérie de la typhoïde mais encore faible et terriblement à court d’argent. Une connaissance de son ancienne employeur lui propose d’intercéder pour qu’elle obtienne une place chez une de ses amies. Elle la prévient toutefois de ne pas s’attendre à quelque chose de trépidant et lui vante le calme qui pourrait lui être si bénéfique après sa convalescence.

Dès les premières pages le mystère commence. Une maîtresse de maison fragile et adorée de sa domesticité, un maître qui n’est jamais là mais qu’il vaut mieux éviter et une femme de chambre morte quelques temps auparavant. Une chambre qui doit restée fermée à clefs mais dont la porte s’ouvre régulièrement toute seule....

Une toute petite nouvelle de trente pages dont l’écriture est très accessible et qui se finit sans réelle signification mais qui nous fait passer un bon moment. J’ai bien aimé.



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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Edith Wharton   Mar 29 Juil 2014 - 11:40

J'ai lu Ethan Frome

j'ai eu un peu de mal à entrer dans ce livre, peut-être à cause de l'introduction de l'auteure m'attendais-je à autre chose ? mais dès que j'ai accepté cette écriture j'ai pu apprécier l'histoire de cette famille et surtout d'Ethan Frome. Une vie dramatique mais dont il sait qu'il ne pourra s' évader, parce que rien ne lui est accordé, ni la possibilité de vivre son amour, ni les moyens financiers, ni la morale de l'époque.

Finalement une bonne lecture rapide. Je tenterai plus tard un autre livre.

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Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
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