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 René Char

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Esperluette
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MessageSujet: Re: René Char   Mer 12 Juin 2013 - 23:28

Encouragée par Jack-Hubert, je me laisse porter par les poèmes de Char éclairés par cette dualité lumière/création et obscurité/prison.

Parle-t-il de rêve lorsqu’il évoque « la porte du jardin des morts » ? Je n’ai pas de réponse …

 

VIOLENCES

 

La lanterne s’allumait. Aussitôt une cour de prison l’étreignait. Des pêcheurs d’anguilles venaient là fouiller de leur fer les rares herbes dans l’espoir d’en extraire de quoi amorcer leurs lignes. Toute la pègre des écumes se mettait à l’abri du besoin dans ce lieu. Et chaque nuit le même manège se répétait dont j’étais le témoin sans nom et la victime. J’optai pour l’obscurité et la réclusion.

Etoile du destiné. J’entr’ouvre la porte du jardin des morts. Des fleurs serviles se recueillent. Compagnes de l’homme. Oreilles du Créateur.

 

René Char, Seuls demeurent (1938-1944), L’Avant-monde,  Fureur et mystère, 1948 (première édition), 1962,  Troisième poème p.21.
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MessageSujet: Re: René Char   Jeu 13 Juin 2013 - 9:36

La compagne du vannier

Je t’aimais.
J’aimais ton visage de source raviné par l’orage et le chiffre de ton domaine enserrant mon baiser. Certains se confient à une imagination toute ronde. Aller me suffit. J’ai rapporté du désespoir un panier si petit, mon amour, qu’on a pu le tresser en osier.


René Char, Seuls demeurent (1938-1944), L’Avant-monde,  Fureur et mystère, 1948 (première édition), 1962,  Quatrième poème p.22.

René Char, grand amateur de femmes, d’après un proche Paul Veyne*, laisse percevoir les relations complexes qu’il entretenait avec la gent féminine. Il est toujours difficile pour le lecteur de saisir la nuance entre La Beauté en tant que concept de création artistique et La Femme Muse. Cependant, quelques poèmes de Char sont emprunts de délicatesse quand il évoque le souvenir d'une femme aimée. Le poète confia à Paul que dans La compagne du Vannier, le corps du poème disait en termes galants le plus physique des enserrements.
*Lu dans René Char en ses poèmes, NRF essais, Gallimard, 1990 p.417.
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MessageSujet: Re: René Char   Jeu 13 Juin 2013 - 16:49

Je fais un petit trou ici pour vous vous présenter le livre de Paul Veyne, René Char en ses poèmes, NRF Essais, Gallimard, 1990.



Pour l'instant, je vous indique simplement le titre et une belle photo.
Je reviens plus tard pour la suite! Wink
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MessageSujet: Re: René Char   Ven 14 Juin 2013 - 0:42

Voilà ce que nous livre la quatrième de couverture à propos de René Char en ses poèmes :

Ce livre «raconte» ce que disent les poèmes de René Char comme on raconterait un film à quelqu'un qui ne l'aurait pas vu ou l'aurait mal compris. «Quand on entendait René parler, faire oralement des brouillons - écrit Paul Veyne -, on était frappé de l'entendre reprendre bien vite sa première formule pour la rendre plus énigmatique. Il est donc croyable qu'à ses yeux l'obscurité ait été génératrice de poésie ; trop de clarté messied, la bienséance exige une certaine pénombre, qu'il appelle lui-même l'élégance de l'ombre.»

C'est à éclairer l'ombre des poèmes de René Char que s'attache ici Paul Veyne. Char a poussé aux limites une des tendances de la poésie et de la peinture depuis Cézanne et Rimbaud : la recherche de l'intensité, nécessaire à une œuvre toute de révélation inquiète de l'Amour, du Vide, de l'Être et de l'Extase, naturelle à un créateur qui faisait de l'obsession de la moisson et de l'indifférence à l'histoire les deux extrémités de son arc. Des péripéties de son existence, Char ne tira que des prétextes à la Poésie, jamais le matériau même du poème. Ainsi faut-il entendre le titre de l'ouvrage, René Char en ses poèmes : c'est à la fois une esquisse biographique, un portrait, un exposé systématique et une «traduction» intégrale des poèmes et des aphorismes.
Car la poésie de Char ne réside ni dans une pure signification ni dans des sonorités qui nous berceraient de leur seule musique ; elle habite l’écart que prend le poème sur ce dont il parle. En cela Paul Veyne – professant l’histoire de l’Antiquité par nécessité, mais refusant par tempérament l’évidence des savoirs constitués – a écrit sur Char le livre d’un voisinage : voisinage d’un historien et d’un poète, à l’ombre du Ventoux, qui parlèrent ensemble, des années durant, des travaux et des jours de René ; voisinage, également, d’un chercheur habitué à confronter la littéralité des textes pour en comprendre le sens second, et d’un créateur dont l’œuvre ne peut s’entendre que d’un poème à l’autre, dans le renvoi des échos, le cheminement d’un mot, les corrélations d’images. A ce jeu de l’interprétation, on retrouvera Char, qui aimait à conclure : « Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver
. »


Paul Veyne nous invite à entrer dans l'ombre et la lumière si particulière de René Char. A nous de prendre notre temps pour nous laisser porter par les éclats de couleur de la rivière du poète.
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Esperluette
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MessageSujet: Re: René Char   Sam 15 Juin 2013 - 23:06

Je fais un retour en arrière en postant ces lignes lus dans le livre de Paul Veyne, René Char en ses poèmes.

"A propos d’Argument qui sert de préface à Seuls demeurent, Paul Veyne dit que les mots « déportés de l’attelage et des noces » veulent dire qu’au moment où il écrit ce texte Char ne réside plus dans le pays poétique et des noces avec la beauté, il en a été déporté, il est présentement en exil. Ce qui veut dire tout simplement que le texte appelé Argument ne doit pas être considéré comme un poème et jugé comme tel : c’est une préface en prose d’art."

Le poète n’indique-t-il pas que cet Argument écrit entièrement en italique dans le recueil doit retenir toute l’attention du lecteur ?

Fréquence.

Tout le jour, assistant l’homme, le fer a appliqué son torse sur la boue enflammée de la forge. A la longue, leurs jarrets jumeaux ont fait éclater la mince nuit du métal à l’étroit sous la terre.
L’homme sans se hâter quitte le travail. Il plonge une dernière fois ses bras dans le flanc assombri de la rivière. Saura-t-il enfin saisir la bourdon glacé des algues ?



René Char, Seuls demeurent (1938-1944), L’Avant-monde,  Fureur et mystère, 1948 (première édition), 1962,  Cinquième poème p.23.

L'image de la forge serait-elle récurrente dans la poésie de Char? Il en est déjà question dans Argument, à la fin, comme par hasard avec "je bats le fer des fermoirs invisibles,"?
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Esperluette
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MessageSujet: Re: René Char   Lun 17 Juin 2013 - 12:32


Pour lever le voile de ce thème de la forge, j’ai trouvé quelques explications chez Paul Veyne qui raconte Char



 



«  Quand ses pas enfantins parcouraient les rues de L’Isle, ils s’arrêtaient avec admiration devant les ateliers des hommes forts, le forgeron ou le maréchal-ferrant (celui-ci s’appelait Blanchard sauf erreur de mémoire de René) ; la poésie n’est que l’ultime ascension d’une énergie de feu et de sang qu’il reconnait chez ces travailleurs, appliquée à l’ordre de choses plus humbles. » (p.72)


 



Et plus loin, Paul Veyne explique comment le forgeron



 



« Blanchard est poète à sa manière, lui aussi fouille dans le dessous caché d’un être pour en extraire « la mince nuit de métal » pur, de même qu’un poète creuse le sous-sol de sa propre eau. Mais Blanchard, lui, ne transforme pas ses proies souterraines en formes immatérielles : il aime ce qui pèse, ce qui a de la consistance, et il ignore que la pesanteur est étrangère aux choses et qu’elle peut être supprimée. Il est l’image trop charnelle d’un poète. » (p.73)


 



« En observant le forgeron au travail, le garçonnet aurait remarqué un geste dont la Fréquence l’avait frappé : l’ouvrier s’interrompt souvent pour plonger dans un tonneau plein d’eau, dressé dans un coin de l’atelier, ses bras brûlés par le rayonnement du foyer ou du fer rouge. Char en a tiré une petite allégorie qui est un peu artificielle, mais dont la langue est superbe « Tout le jour, assistant l’homme, le fer a appliqué son torse sur la boue enflammée de la forge. A la longue, leurs jarrets jumeaux ont fait éclater la mince nuit du métal à l’étroit sous la terre. » Mais, maintenant que le soir est tombé, ce n’est plus dans le tonneau que le forgeron rafraîchit ses bras : « L’homme sans se hâter quitte le travail. Il plonge une dernière fois ses bras dans le flanc assombri de la rivière. Saura-t-il enfin saisir le bourdon glacé des algues ? » (certaines algues vertes portent en effet des sortes de clochettes, je le sais, pour avoir nagé entre deux eaux dans la Sorgue). Dernière tentative, faite sans hâte : le forgeron n’y croit guère. Que cherche-t-il donc ? Le poète devine que le travailleur cherche dans la rivière, à son insu, quelque chose de plus qu’un peu de fraîcheur ; mais quoi ? Lui-même l’ignore sans doute ; telle est l’inquiétude imperceptible des forgerons. Là où il cherche, il ne trouverait du reste qu’une algue répugnante et glacée ; est-ce vraiment ce qu’il veut ? Le forgeron sent que son existence est un peu étroite ; chaque soir, il cherche en vain autre chose. Les divertissements par quoi les hommes pensent seulement se rafraîchir de leurs fatigues trahissent une nostalgie qui s’ignore. »
(p.75)



 Et le poète, finalement, que cherche-t-il en somme? En puisant  l'inspiration dans son vécu, René Char martèle les mots en hommage aux hommes de son enfance, mais pas seulement.


Pardonnez-moi ces essais, je patauge encore avec cette fichue humeur nouvelle barre de tâches!
Mais j'y arriverai!
dentsblanches
 

 
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GrandGousierGuerin
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MessageSujet: Re: René Char   Lun 17 Juin 2013 - 12:44

Merci pour ces précisions .... Je vais parcourir ce fil avec plus d'attention lorsque mon esprit y sera disposé ...
Par contre, arrête ta quête typographique hypnoz    Cela fait mal aux yeux !
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MessageSujet: Re: René Char   Lun 17 Juin 2013 - 12:54

GrandGousierGuerin a écrit:
Merci pour ces précisions .... Je vais parcourir ce fl avec plus d'attention lorsque mon esprit y sera disposé ...
Par contre, arrête ta quête typographique hypnoz    Cela fait mal aux yeux !


Aïe, oui, je constate les dégâts avec ton "fl"... Razz Tu en manges les lettres de tes mots!
Pardonne-moi! Mon copié-collé n'a pas bien fonctionné. J'ai oublié la manipulation qui consiste à effacer la mise en forme de départ. C'est tout moi, toujours à être pressée.

Tu as raison, laisse ton esprit venir à Char. Il faut vraiment se laisser imprégner par son souffle.

Wink
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GrandGousierGuerin
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MessageSujet: Re: René Char   Lun 17 Juin 2013 - 14:48

Esperluette a écrit:
GrandGousierGuerin a écrit:
Merci pour ces précisions .... Je vais parcourir ce fl avec plus d'attention lorsque mon esprit y sera disposé ...
Par contre, arrête ta quête typographique hypnoz    Cela fait mal aux yeux !


Aïe, oui, je constate les dégâts avec ton "fl"... Razz Tu en manges les lettres de tes mots!
Pardonne-moi! Mon copié-collé n'a pas bien fonctionné. J'ai oublié la manipulation qui consiste à effacer la mise en forme de départ. C'est tout moi, toujours à être pressée.

Tu as raison, laisse ton esprit venir à Char. Il faut vraiment se laisser imprégner par son souffle.

Wink
J'avais corrigé entre temps ...
Et même Ben-Hur ne pourra arrêter ce Char hs
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MessageSujet: Re: René Char   Lun 17 Juin 2013 - 17:19

dentsblanches Quelle promptitude à la correction! Mais j'ai un œil  très affûté! diablotin

"Ce qui importe le plus dans certaines situations c'est de maîtriser à temps l'euphorie".

René Char, Feuillets d'Hypnos (1943-1944), 78, Fureur et Mystère, 1962, p.106.
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MessageSujet: Re: René Char   Lun 17 Juin 2013 - 23:44

Je vais essayer de produire des textes lisibles sans [voir je laisse mon lapsus et je corrige ] vous donner la migraine. J'ai bien cliqué sur l'icône "texte sans formatage" pour vous faire partager ce poème, au titre très prometteur!

dentsblanches



Envoûtement à la renardière.

Vous qui m'avez connu, grenade dissidente, point du jour déployant le plaisir comme exemple, votre visage - tel est-il, qu'il soit toujours -, si libre qu'à son contact le cerne infini de l'air se plissait, s'entrouvrant à ma rencontre, me vêtait des beaux quartiers de votre imagination. Je demeurais là, entièrement inconnu de moi-même, dans votre moulin à soleil, exultant à la succession des richesses d'un cœur qui avait rompu son étau. Sur notre plaisir s'allongeait l'influente douceur de la grande roue consumable du mouvement, au terme de ses classes.
       A ce visage - personne ne l'aperçut jamais -, simplifier la beauté n'apparaissait pas comme une atroce économie. Nous étions exacts dans l'exceptionnel qui seul sait se soustraire au caractère alternatif du mystère de vivre.
      Dès lors que les routes de la mémoire se sont couvertes de la lèpre infaillible des monstres, je trouve refuge dans une innocence où l'homme qui rêve ne peut vieillir. Mais ai-je qualité pour m'imposer de vous survivre, moi qui dans ce Chant de Vous me considère comme le plus éloigné de mes sosies?


René Char, Seuls demeurent (1938-1944), L’Avant-monde,  Fureur et mystère, 1948 (première édition), 1962,  Sixième poème p.26.

Paul Veyne a évoqué dans le paragraphe précédent le poème L’épi de cristal égrène dans les herbes sa moisson transparente, qui fait de la Fête une nuit d’amour.

Au moment de parler de l’Envoûtement à la Renardière, il évoque le

« Même silence de l’aimée, même monologue de l’amant dans [le poème] : « Je demeurais là, entièrement inconnu de moi-même, dans votre moulin à soleil, exultant à la succession des richesses d'un cœur qui avait rompu son étau. », mon propre cœur. L’arrière –histoire de ce poème est tout à fait terrestre (la Renardière est un lieu-dit près de Céreste) et même féminine, mais l’héroïne du poème n’est plus une mortelle : si le cœur de son amant s’est révélé si riche, c’est parce qu’elle venait de le « [vêtir] des beaux quartiers de [son] imagination » de déesse. Divinité dont on ne voit presque jamais le visage. Mais cette fois, « le cerne de l’air est entrouvert » : on entreverra la divine face et surtout l’obstacle a disparu : l’homme, qui n’est que médiations, vit en cet instant l’immédiateté d’une Présence, sinon d’une illumination complète. Tant que durera la présence, le mortel cessera de vivre dans l’alternance (bonté puis méchanceté, tristesse puis gaieté …) et aura la simplicité fidèle de l’amour. Il ne survivra pas à l’apparition : à chaque œuvre, le poète meurt en l’homme et ne renaîtra, différent, qu’au poème suivant. Une variante inédite du vrai autographe (décembre 1941, Céreste) ajoute : « Pourtant mon front eût mal vécu sous votre main. » Les hommes ne sont pas aptes à cohabiter avec le divin ; ils étoufferaient dans la pureté du vide étincelant.
« Vous qui m'avez connu, grenade dissidente … » : ainsi commence le poème ; c’est un souvenir de Rimbaud ( «  les femmes qui l’avaient connu… ») qui prend un sens nouveau : seule la déesse suit la vérité d’un homme parce que en le connaissant elle le change en vrai lui-même ; Je est un autre. René ne goûta guère ma citation de Rimbaud et insista sur le mot de « grenade » ; il fallait, disait-il, voir les suites de cette image. Peut-être entendait-il par là que la Poésie est une, et les poèmes multiples ; René souffrait à la pensée que la Poésie n’existe sur terre qu’en un état pluriel ; or une grenade est une pluralité de pépins. C’est pourquoi la Poésie a pour surnom, dans Partage formel, « la grenade cosmique ».

(p.351)


Quelle chance Paul Veyne a eu d'avoir pu discuter avec René Char en personne. Mais finalement, je préfère lire ses poèmes sans plus. Les mots me bercent et m'entraînent vers un ailleurs à la recherche de la Beauté toujours mouvante.


Dernière édition par Esperluette le Mar 18 Juin 2013 - 0:06, édité 1 fois
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GrandGousierGuerin
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MessageSujet: Re: René Char   Lun 17 Juin 2013 - 23:58

Esperluette a écrit:
Mais finalement, je préfère lire ses poèmes sans plus. Les mots me bercent et m'entraînent vers un ailleurs à la recherche de la Beauté toujours mouvante.
Tout pareil. Ma lecture m'avait mené sur des voies moins poétiques ou enchanteresses mais plus personnelles et donc mettant en branle une mécanique dont je suis le seul à subir et apprécier les rouages.

Sans rapport, Char ne devrait pas plutôt se trouver dans le répertoire poésie ?
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Esperluette
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MessageSujet: Re: René Char   Mar 18 Juin 2013 - 0:13

GrandGousierGuerin a écrit:
Esperluette a écrit:
Mais finalement, je préfère lire ses poèmes sans plus. Les mots me bercent et m'entraînent vers un ailleurs à la recherche de la Beauté toujours mouvante.
Tout pareil. Ma lecture m'avait mené sur des voies moins poétiques ou enchanteresses mais plus personnelles et donc mettant en branle une mécanique dont je suis le seul à subir et apprécier les rouages.

Oui, c'est exactement cela : nous nous approprions l'œuvre. Les auteurs ne sont pas dupes et savent pertinemment qu'une fois le poème achevé et publié, il ne leur appartient plus et que le lecteur avec son vécu, et sa sensibilité aura forcément une lecture différente.

Mais tu peux nous faire partager aussi tes impressions.  innocent
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kenavo
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MessageSujet: Re: René Char   Mar 18 Juin 2013 - 9:06

GrandGousierGuerin a écrit:
Sans rapport, Char ne devrait pas plutôt se trouver dans le répertoire poésie ?
tout à fait, j'ai déplacé le fil Very Happy

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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Esperluette
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MessageSujet: Re: René Char   Mar 18 Juin 2013 - 9:35

kenavo a écrit:
GrandGousierGuerin a écrit:
Sans rapport, Char ne devrait pas plutôt se trouver dans le répertoire poésie ?
tout à fait, j'ai déplacé le fil Very Happy

Ah ben voilà!bounce
Merci Kenavo et GGG, il sera mieux ici!

bisous

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MessageSujet: Re: René Char   

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