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 Marc Villard

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mimi
Sage de la littérature
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Messages : 2032
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Localisation : Auvergne

MessageSujet: Marc Villard   Mer 15 Aoû 2007 - 11:11



Marc Villard est né en 1947 à Versailles. Il est graphiste de formation mais est très vite attiré par l'écriture : poèsies, nouvelles, romans et scénaristes de films et de BD.

Après ses études, il travaille dans l'atelier de l'affichiste Jean Colin, collabore une dizaine d'années à la rubrique "Rock".

Il publie en 1971 un recueil de poèmes "l'Amer" puis en 1981 son premier recueil de nouvelles "nés pour perdre" ainsi que son premier scéanario, celui du film "neige" de Juliet Berto.

S'ensuivent de nombreux polars et romans noirs ainsi que des autofictions.

Voici un interview sur son site perso où il raconte, de manière très vivante et intéressante, son parcours :

http://www.marcvillard.net/spip.php?article28

"La réponse que j’ai trouvée était que j’allais écrire le mal. Le mal que nous fait la société, le mal que l’on peut se faire à soi-même parce qu’on n’est pas bien dans sa tête, le mal que les hommes se font entre eux".

Sur le roman que je viens de terminer, voici ce qu'il dit :

"A l’époque, seul Rebelles de la nuit ne paraît pas chez Gallimard mais au Mascaret, une éphémère maison d’édition. Claude Mesplède venait d’y lancer sa collection de romans noirs. Il m’en parle, j’ai un roman presque terminé, je le lui confie et il le publie. C’est un roman que j’aime beaucoup, notamment parce qu’il propose les débuts d’un personnage que j’ai réutilisé par la suite : Jacques Tramson, éducateur de rue. Ce livre me permettait de continuer à montrer Barbès que j’aime et d’introduire un personnage qui ne soit pas un antépénultième flicard mais
quelqu’un qui est un peu borderline, un pied dans la légalité, un pied dans le délit. On le retrouve dans La Porte de derrière, dans un roman que je suis en train de terminer et dans deux nouvelles. Je ne l’ai pas fait mourir parce que le personnage m’intéresse".



Je trouve ce Marc Villard très sympathique dans la manière qu'il a de raconter son parcours. Modeste et honnête, il nous fait part de ses expériences d'écrivain et des relations qu'il entretient avec le milieu de l'édition.

Cette remarque que je souligne. Il répond à la question : y a-t-il une intention de montrer ou de dénoncer ?

"Il y a surtout l’intention de ne pas juger. Je montre des tueurs, des dealers, des camés, je donne à voir, mais je ne porte pas de jugement personnel là-dessus. C’est au lecteur de se faire une opinion. On attend de l’écrivain qu’il écrive des histoires, pas qu’il donne son opinion d’écrivain dont tout le monde se fiche sur l’état des couches défavorisées de la France. Surtout que, concernant les écrivains, il n’y a aucune raison qu’ils aient des opinions intéressantes, sous prétexte qu’ils écrivent. La presse nous propose sans cesse l’opinion de tel ou tel écrivain sur les élections, sur la crise argentine ou sur l’Afghanistan, je ne vois pas pourquoi ces cons-là seraient plus éclairés qu’un ouvrier de chez Renault. C’est grotesque de la part des journalistes, et c’est une lâcheté de la part des écrivains qui s’y prêtent".

Je viens de le lire pour la première fois. Il s'agit du roman "Rebelles de la nuit". Je ne suis pas particulièrement attirée par le genre polar. L'écriture et l'histoire ne m'ont pas non plus "scotchée". Mais c'est un roman que j'ai lu sans déplaisir réel. Au premier abord, j'ai vu que je ne lâcherai pas le livre mais il m'a fallu une soixantaine de page sur les 142 pour m'y
sentir à peu près à l'aise parce que l'histoire ne me paraissait pas très crédible. Mais est-ce bien le but d'un roman d'être crédible ? Peut-être dans le cas présent, était-ce pour le romancier l'occasion de nous faire partager une ambiance, de nous raconter la rue, celle que son personnage aime.

Il s'agit de l'histoire d'un éducateur de rue qui aime la nuit et les petits matins. C'est un travail à risques où il vaut mieux connaître les codes en vigueur qui varient d'un quartier et d'une communauté à l'autre. Travail usant, ingrat où le héros se nourrit d'avoir réussi à en sauver "un" ou "une", récompense souvent éphémère.
Or, il arrive que l'éducateur fatigué n'arrive plus à garder la distance. Il se met à enquêter sur le meurtre d'un jeune qui lui a claqué dans les doigts, ce dont il n'arrive pas à se remettre tout comme il n'arrive pas à oublier ses dernières paroles culpabilisantes.
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Marc Villard
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