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 Olga Forche

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pia
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MessageSujet: Olga Forche    Lun 3 Nov 2014 - 17:25



Olga Dmitrievna Forche née Komarova le 28 mai 1873 à Gounib dans l'actuel Daghestan; décédée le 17 juillet 1961 à Tyarlevo, est une femme de lettres russe et soviétique. Inspirée à ses débuts par les idées sociales de Tolstoï, la théosophie et le bouddhisme , elle inclina au tournant du siècle vers le socialisme. Après la Révolution d'Octobre, elle épousa les thèses du bolchévisme. Ses romans dénoncent la répression du régime tsariste et célèbrent la révolution socialiste.

Fille du général Dmitri Vissarionovitch Komarov, Olga Komarova est née dans la province dont son père était gouverneur militaire. Son père se remarie après le décès de sa mère. Après la mort de celui-ci en 1881, sa belle-mère place Olga dans un orphelinat à Moscou. Puis Olga suit les cours Bestoujev. Attirée d’abord par une carrière d’artiste, Olga étudie dans des ateliers d'art de Kiev, Odessa et Saint-Pétersbourg.

Elle épouse en 1895 un fils de général, Boris Edouardovitch Forch. Mais en 1904, ce dernier refuse d'exécuter des prisonniers politiques. Dégradé, il rachète une ferme en Ukraine, où,  avec sa femme il élève ses deux enfants. Olga commence à écrire des nouvelles tout en continuant à peindre et remporte son premier succès littéraire avec une nouvelle, « Un général » (1908), publiée dans la revue russe La Pensée russe. Lorsqu'éclate la Révolution d'Octobre, son mari rejoint l'Armée rouge, mais meurt du typhus alors qu'il est en garnison à Kiev. Olga se consacre alors au roman historique : elle dénonce les abus passés du régime tsariste et célèbre la révolution.

-Couvert de pierres (1924-25)  sur le sort d'un révolutionnaire nommé Beideman.
- Hot Shop(1926), consacré à la révolution avortée de 1905-1907.
- Radichtchev (1re partie « Le Ferment jacobin »1932 - 2e partie « La Propriétaire de Kazan » (1935); 3e partie  « Un livre dangereux » 1939).
- LeDroit d’aînesse(1950-1953) est consacré aux décembristes.

Le destin de l’artiste sous un régime despotique est un thème récurrent de ses  romans contemporains :  
-Nicolas Gogol(1926).
-Alexandre Ivanov et Le château Saint-Michel (1946) consacré à trois générations d'architectes russes (V. Bajenov, A. Voronikhine, Rossi).

Dans ses romans  La Nef des fous (1930) et  Le Corbeau (1933) l'écrivain puise dans la vie de l’intelligentsia artistique du Saint-Pétersbourg des années 1900 et des premières années post-révolutionnaires et brosse les portraits de ses contemporains Maxime Gorki, Alexandre Blok, Fiodor Sologoub etc….

Forche a aussi écrit des œuvres historiques illustrant la vie pré-révolutionnaire des villes et des villages, un livre d'histoires satiriques sur des sujets étrangers, des scénarios et des pièces de théâtre.

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pia
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MessageSujet: Re: Olga Forche    Lun 3 Nov 2014 - 17:28



Vêtus de Pierre

Mikhaïl a été incarcéré sur simple dénonciation et a pourri en prison sans que personne ne reconsidère sa situation. A la fin de sa vie il est aliéné en Sibérie. C’est son ami Sergueï le délateur, le traitre. Ils étaient dans la même école militaire et Mikhaïl a eu le malheur de lui voler l’amour de sa vie. Sergueï déchu se souvient et raconte.

Au début, son récit est un peu confus. On se perd dans toutes les données Historiques qu’elle nous donne. Puis une histoire de jalousie, de vengeance très bien menée et qu’elle a très bien su mêler au contexte historique se fait jour. Son héros fait parti de ces privilégiés qui tiennent à l’empire. On vit les choses dans la peau de ce traitre sans grandeur, sans courage, un mollasson qui le sait et ne pense qu’à son amour déçu. Elle le décrit avec ses failles mais sans le défendre pourtant. On retrouve son inclinaison pour le socialisme et son envie de faire connaitre le destin de la jeunesse et des artistes sous le régime tsariste. Elle prend le parti de montrer le ridicule et le vide de cette société de privilégiés sans idéaux, qui refusent chaque idée nouvelle qui pourrait leur faire perdre leurs privilèges et qui tient à toutes sortes d’idées rétrogrades qui les rassurent.

Cela donne une bonne idée du contexte de l’époque de la révolte d’une jeunesse que l’on suit pas à pas. Et c’est amusant de croiser des noms illustres comme Dostoïevski dont elle brosse un portrait très élogieux. Pas mal !!

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