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 José María Heredia y Campuzano

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Chamaco
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MessageSujet: José María Heredia y Campuzano    Mer 31 Déc 2014 - 15:29



José María Heredia est un poète cubain, né à Santiago de Cuba en 1803 et décédé à Toluca (Mexique) en 1839.
C'était le cousin germain de José Maria de Heredia lequel naîtra quelques années après sa mort dans une plantation de café (cafetale) près de Santiago...

José María Heredia y Campuzano était aussi poète, mais alors que son cousin vivant en France fut connu pour un unique recueil :"Les trophées", il ecrivit une oeuvre poetique et patriotique plus diverse..
La branche familiale des Heredia provient de Saint Domingue (Haïti actuelle), à cette époque l'île était espagnole donc tout naturellement José Maria Heredia y Campuzano l'était aussi, mais il le refusa, s'estimant Cubain et le revendiquant dans ses actes politiques jusqu'à devenir un porte drapeau de l'Indépendantisme. Ce qui lui valut l'exil.
Sa maison natale se trouve calle Heredia dans le centre de Santiago de Cuba...


une vue de la calle Heredia :


Petite histoire d'une rencontre anodine:
 

Poete lyrique de la nature mariée à sa fougue independantiste il écrivit une "ode au Niagara" lorsqu'il était en exil en Amerique du Nord, ode qui lui valut le titre de "chantre du Niagara", en voici un passage en espagnol pour en ressentir plus la force :
.......Abrió el Señor su mano omnipotente;
Cubrió tu faz de nubes agitadas,
Dio su voz a tus aguas despeñadas,
Y ornó con su arco tu terrible frente.
¡Ciego, profundo, infatigable corres,
Como el torrente oscuro de los siglos
En insondable eternidad...! ¡Al hombre
Huyen así las ilusiones gratas,
Los florecientes días,
Y despierta al dolor...! ¡Ay! agostada
Yace mi juventud; mi faz, marchita;
Y la profunda pena que me agita
Ruga mi frente, de dolor nublada.
.......

En son honneur et celui d'un de ses poèmes le drapeau cubain est orné d'une étoile, c'est celle de José Maria de Heredia y Campuzano.
----"Y las estrellas,
Cual puntos de oro,
En todo el cielo
Vense brillar.
Como un espejo
Terso, bruñido,
Las luces trémulas
Refleja el mar."


José Marti l'honora également, voici ce qu'il en dit :

"No fuí yo sólo: fueron todos los cubanos de mi generación los que aprendieron a sentir a Cuba, a ver sus notas penetrantes, típicas, en la obra de Heredia"
José Martí


Si vous désirez lire plus de poèmes où vous découvrirez sa fougue et la beauté des images, des paysages qu'il décrit avec splendeur, voici un lien où vous pourrez les lire, mais en espagnol, lisez même si vous ne comprenez pas et vous serez transportés par la force qui s'en dégage
voici le lien

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Il fit de brillantes études de Droit à La Havane qu'il continua au Mexique, ce qui lui permit des années plus tard après un séjour aux Etats Unis de vivre en exil au Mexique et d'y exercer la profession de juge, dans l'Administration publique puis Procureur de l'Audience suivant ainsi les traces de son père dans ce metier. Aux Etats Unis il commença à publier ses poèmes, puis au Mexique où il se maria. Elu député au Mexique afin d'y défendre les libertés humaines.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il écrivit "En el Teocalli de Cholula" à l'âge de 17 ans, ce poème parle de la terre mexicaine, sa vegetation luxuriante. Il l'écrivit assis au pied d'une pyramide en contemplant la richesse de la campagne avec dans le lointain les cimes enneigées des volcans, la nuit le surprit alors qu'il se remémorait le passé Aztèque du pays, leur pouvoir avait disparu mais leurs montagnes continuaient d'exister. Un doute le prit :" tal vez un día caerán también, porque todo perece por ley universal".







p.s : les photos ne sont pas de moi, j'en ai tiré mais les ai perdues... scratch


Dernière édition par E.T Nerant le Jeu 1 Jan 2015 - 0:29, édité 1 fois
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Chamaco
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MessageSujet: Re: José María Heredia y Campuzano    Mer 31 Déc 2014 - 22:28

La vie et l’œuvre de José María de Heredia a donné l’occasion à Leonardo Padura d’écrire un roman tout à la fois historique, politique, littéraire et policier, intitulé « Le palmier et l’étoile » Titre original « La novela de mi vida ». 2001.

on en parle ici
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: José María Heredia y Campuzano    Mer 31 Déc 2014 - 23:09

souvenir d'école

La lune sur le nil splendide et ronde luit

et voici que s'émeut la nécropole antique

......

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MessageSujet: Re: José María Heredia y Campuzano    Jeu 1 Jan 2015 - 0:23

Bédoulène a écrit:
souvenir d'école

La lune sur le nil splendide et ronde luit

et voici que s'émeut la nécropole antique

......

oui c'est beau ma chtite Bedoulène mais ce sont des vers du José Maria de Heredia naturalisé français, en quelque sorte "notre" José Maria de Hérédia, vers tirés des "Trophées", mais ce fil est dédié au José Maria de Hérédia y Campuzano Cubain, son cousin germain,  pas facile de ne pas confondre les deux les a tu confondus..? intense reflexion (lire le spoiler..) Very Happy
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Chamaco
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MessageSujet: Re: José María Heredia y Campuzano    Sam 3 Jan 2015 - 11:32

Voici un passage en anglais de "Niagara" :

Niagara

My lyre! give me my lyre! My bosom feels
The glow of inspiration. Oh how long
Have I been left in darkness since this light
Last visited my brow, Niagara!
Thou with thy rushing waters dost restore
The heavenly gift that sorrow took away.

Tremendous torrent! For an instant hush
The terrors of thy voice and cast aside
Those wild involving shadows, that my eyes
May see the fearful beauty of thy face!
I am not all unworthy of thy sight,
For from my very boyhood have I loved,
Shunning the meaner track of common minds,
To look on Nature in her loftier moods.

At the fierce rushing of the hurricane,
At the near bursting of the thunderbolt
I have been touched with joy; and when the sea,
Lashed by the wind, hath rocked my bark and showed
Its yawnings caves beneath me, I have loved
Its dangers and the wrath of elements.
But never yet the madness of the sea
Hath moved me as thy grandeur moves me now.

Thou flowest on in quiet, till thy waves
Grow broken 'midst the rocks; thy current then
Shoots onward like the irresistable course
Of destiny. Ah, terribly they rage -
The hoarse and rapid whirlpools there!
My brain grows wild, my senses wander, as I gaze
Upon the hurrying waters, and my sight
Vainly would follow, as toward the verge
Sweeps the wide torrent - waves innumerable
Meet there and madden - waves innumerable
Urge on and overtake the waves before,
And disappear in thunder and in foam.

They reach - they leap the barrier - the abyss
Swallows insatiable the sinking waves.
A thousand rainbows arch them, and woods
Are deafened with the roar. The violent shock
Shatters to vapor the descending sheets -
A cloudy whirlwind fills the gulf, and heaves
The mighty pyramid of circling mist
To heaven. The soilitary hunter near
Pauses with terror in the forest shades.

What seeks my restless eye! Why are not here,
About the jaws of this abyss, the palms -
Ah - the delicious palms, that on the plains
Of my own native Cuba, spring and spread
Their thickly foliaged summits to the sun,
And, in the breathings of the ocean air,
Wave soft beneath the heaven's unspotted blue?...................
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MessageSujet: Re: José María Heredia y Campuzano    Sam 3 Jan 2015 - 22:04

j'aurais du lire ta réponse à mon message, je ne savais pas que c'était le cousin ! sourire

cela m'eut évité des déboires à l'index rire

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Chamaco
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MessageSujet: Re: José María Heredia y Campuzano    Sam 3 Jan 2015 - 22:17

pas grave...Avant d'aller à Santiago je ne connaissais pas son existence...L'Amerique centrale et du sud n'est pas un grand centre d'intérêt pour les européens, et en fait c'est un peu dommage, les maisons d'éditions ne semblent pas se bousculer pour les traductions... jypeurien
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Chamaco
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MessageSujet: Re: José María Heredia y Campuzano    Ven 1 Avr 2016 - 14:11

embarqué sur un petit navire entre les Etats unis et le Mexique, il passe au large de Cuba face à Matanzas (au sud de La Havane et foyer culturel cubain), où il avait vécu étant jeune, il écrit alors ces vers :"l'hymne du proscrit"

“¡Tierra!” claman: ansiosos miramos

Al confín del sereno horizonte,

Y a lo lejos descúbrese un monte...

Le conozco... ¡ Ojos tristes, llorad !



Es el Pan... En su falda respiran

El amigo más fino y constante,

Mis amigas preciosas, mi amante...

¡Qué tesoros de amor tengo allí!



Y más lejos, mis dulces hermanas,

Y mi madre, mi madre adorada,

De silencio y dolores cercada

Se consume gimiendo por mí.



Cuba, Cuba, que vida me diste,

Dulce tierra de luz y hermosura,

¡Cuánto sueño de gloria y ventura

Tengo unido a tu suelo feliz!

-------------------------------------------------------
traduction
-----------------------------------------------------------

Ils clament « Terre !» et anxieux nous regardons

Aux confins de l'horizon calme,

Et au loin se discerne une montagne…

Je la connais… Yeux tristes, pleurez !

C'est le Pan… En son sein respirent

L'ami le plus fin et le plus constant,

Mes amitiés précieuses, mon amante…

Quels trésors d'amour j’ai ici !



Et plus encore, mes douces sœurs,

Et ma mère, ma mère adorée,

De silence et de douleurs encerclée

Qui se consume pour moi.



Cuba, Cuba, qui cette vie est éloignée,

Douce terre de lumière et de beauté,

Combien de rêves de gloire et de célébrité

J'ai uni à ton sol heureux !
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