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  Repérages Essais

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bix229
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MessageSujet: Sigmund Freud. Benedictus de Spinoza, correspondance, 1676-1938   Mer 4 Mai 2016 - 19:48



Michel Juffé
Sigmund Freud - Benedictus de Spinoza. Correspondance 1676-1938
Collection Connaissance de l'Inconscient, Gallimard

"Alors que Freud déclare à son ami Romain Rolland qu’il va écrire une série de textes sur Moïse, celui-ci l’invite à lire le Traité des autorités théologiques et politiques. Freud, proche de ses quatre-vingts ans, n’a jamais lu Spinoza, qu’il admire… de loin. Il s’y met et y trouve l’élan pour «profaner» – rendre profane – la figure de Moïse. Spinoza, ce juif renégat, le fascine bientôt. Le désir de savoir ce qu'il aurait pensé de son Moïse le décide à lui écrire, à deux cent soixante ans de distance. Spinoza, surpris, ravi, lui répond. Commence un échange de seize lettres, dont l’intensité, l’intimité, la variété et la nouveauté vont crescendo.
Chacun d’eux a enfin trouvé un interlocuteur en dépit et à cause de fortes divergences (la primauté du narcissisme, l’extension du complexe d’Œdipe, les va-et-vient entre conscient et inconscient, etc.). Ils se rejoignent sur l’essentiel : il n’existe aucune autorité supérieure à la Nature. Il n’existe aucun Père de l’humanité, excepté ceux qu’elle se donne à elle-même. Il n’existe aucun mystère, mais des énigmes, à résoudre par les moyens de la Raison.
Les deux hommes se savent près de la mort : ils sont exigeants, se font confiance, parlent de ce qui importe. La connaissance, le salut par la Raison ou par la religion, le sort des juifs, la psychothérapie, leur histoire de famille, la place des femmes : autant de questions qui se répondent et se taisent, pour le plaisir du lecteur, véritable destinataire de ces lettres. "

Gallimard

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bix229
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MessageSujet: Manuel d' Amérique   Dim 5 Juin 2016 - 18:44


   
Walt Whitman | Manuel d'Amérique
    Domaine Romantique, éditions Corti, mai 2016
    Traduit et postfacé par Éric Athenot

  « Walt Whitman aura été en fin de compte plus prolifique comme prosateur que comme poète. Soucieux de léguer à la postérité cet important volet de sa production littéraire, il supervisera l’édition définitive de ses textes en prose en 1892, l’année même de sa disparition. Il est donc clair que pour Whitman la frontière entre prose et poésie est ténue, ce qui correspond d’ailleurs à la position qu’il revendique : « l’heure est venue (…) de briser les barrières formelles érigées entre prose et poésie. »

Les textes retenus ici couvrent quatre décennies de la carrière littéraire de Walt Whitman. Ils donnent la mesure d’un pan négligé et pourtant primordial de sa production : la réflexion théorique. D’une constance à toute épreuve, il associe sans relâche l’évolution démocratique de son pays au développement de la littérature américaine, au sujet de laquelle il fera preuve jusqu’à sa mort d’une férocité volontiers polémique. Les textes proposés ici (réunis de son vivant par le poète dans Recueil et par son exécuteur testamentaire à titre posthume dans Manuel d’Amérique) brossent de façon saisissante et souvent déroutante le portrait d’un penseur inflexible qui s’est donné comme mission impossible d’imposer la poésie comme pierre angulaire de l’édifice social et politique de tout un pays.

À ce titre, pour créer une littérature qui puisse se présenter comme autochtone, il restait encore aux États-Unis, débarrassés du joug britannique, à se libérer de l’idiome hérité de l’ancien pouvoir colonial. D’où, chez Whitman, l’imbrication si intime du linguistique et du politique. C’est l’un des enjeux les plus évidents des textes de Whitman qui, le premier, mettra en oeuvre ce que, désormais, on pourra nommer l’« américanité ».

José Corti

Comme Twain, un des grands fondateurs de la littérature américaine. Un humaniste et un poète. B

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MessageSujet: La Vie intense   Dim 5 Juin 2016 - 19:10




Tristan Garcia : La Vie intense. Une obsession moderne. - Autrement

"Vitesse, progrès, croissance, accélération, optimisation, etc. Les bracelets connectés en sont la preuve ultime : tout est aujourd'hui fait pour que nous contrôlions l'intensité de notre existence « qui va et vient, tel un petit chariot lancé en boucle sur des montagnes russes ». Puissance qui organise le monde capitaliste, l'intensité est devenue un principe de vie, explique Tristan Garcia dans son nouvel essai La Vie intense. Une obsession moderne. Le philosophe et romancier, né en 1981, rappelle d'abord comment le courant électrique a, à un moment donné, remplacé l'écoulement de la rivière en tant qu'image du devenir : « L'électricité est devenue une sorte d'eau invisible, nichée au coeur même de la matière, et qualifiée dans un premier temps de "fluide subtil" : une eau de feu donc, mêlant les qualités de la première (mouvement et fluidité) à celles du second (chaleur et lumière), afin de former une énergie inédite. » A partir du XVIIIe siècle, la modernité, ainsi, est devenue électrique.

Cette fée électricité a inauguré l'ère de l'intensité. Jusqu'à son épuisement, dans la routine, par exemple ? « Vouloir augmenter notre vie ne conduit plus qu'à la diminuer », tranche le méta-physicien qui explore deux voies possibles. La neutralisation de l'intensité dans la sagesse — « Etre sage, c'est en effet être égal, éviter les hauts pics et les creux profonds de ses humeurs et de ses passions. C'est travailler à la désintensification systématique de soi » — ou sa transfiguration dans une promesse de salut, « état de l'existence supérieur et souverain, où les intensités ne varient plus jamais ». Garcia les rejette finalement pour célébrer la chance d'être vivant. — Juliette Cerf", Télérama

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Repérages Essais   Lun 6 Juin 2016 - 6:47

Deux suggestions qui tombent pile... :)

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«L'amplitude des contradictions à l'intérieur d'une pensée constitue un critère de grandeur.»
De Gaulle, citant Nietzsche

Dixit celui qui écrivait plus vite que son ombre.
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bix229
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MessageSujet: Une traversée de Paris   Mar 14 Juin 2016 - 22:22


Une traversée de Paris
Eric Hazan

« Mon trajet est plutôt diurne et va d’Ivry à Saint-Denis, il suit à peu près la ligne de partage entre l’est et l’ouest parisiens ou, si l’on veut, le méridien de Paris. Cet itinéraire, je l’ai choisi sans réfléchir mais dans un deuxième temps il m’a sauté aux yeux que ce n’était pas un hasard, que ce tracé suivait les méandres d’une existence commencée près du jardin du Luxembourg, menée pendant longtemps face à l’Observatoire et poursuivie au moment où j’écris plus à l’est, à Belleville, mais avec de longues étapes entre-temps à Barbès et sur le versant nord de la butte Montmartre. Et de fait, sous l’effet de cet incomparable exercice mental qu’est la marche, des souvenirs sont remontés à la surface au fil des rues, jusqu’à des fragments de passé très lointains, à la frontière de l’oubli. »

E. H.

Une traversée de Paris du sud au nord, où se réveillent, au fil des pas, les souvenirs de l’auteur (l’enfance, la jeunesse, les études, les pratiques de la médecine, puis de l’édition) et ceux de la ville dans son entassement d’époques et d’événements.

Seuil

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MessageSujet: Penser le XXème siècle   Mar 14 Juin 2016 - 22:36


Tony Judt (avec Timothy Snyder) : Penser le XXe siècle

Citation :
"Ce livre tient de l'histoire, de la biographie et du traité d'éthique. Il est une histoire des idées politiques modernes en Europe et aux États-Unis. Ses thèmes sont le pouvoir et la justice, tels que les ont compris les intellectuels libéraux, socialistes, communistes, nationalistes et fascistes de la fin du xixe à l'aube du xxie siècle. Il est aussi la biographie intellectuelle de l'historien et essayiste Tony Judt, né à Londres au cœur du xxe siècle, juste après le cataclysme de la Seconde Guerre mondiale et l'Holocauste, alors même que les communistes asseyaient leur pouvoir en Europe orientale. Il est enfin une contemplation des limites (et capacités de renouveau) des idées politiques, ainsi que des échecs (et devoirs) moraux des intellectuels en politique.
À mon sens, Tony Judt est le seul à même de brosser un tableau aussi vaste de la politique des idées. Ce livre est né, cependant, parce qu'un jour de novembre j'ai compris que Tony serait incapable d'écrire encore, du moins au sens traditionnel du terme. Je lui proposai donc que nous écrivions un livre ensemble le jour où je sus qu'il ne pourrait plus se servir de ses mains. " Timothy Snyder, historien
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MessageSujet: Re: Repérages Essais   Mer 15 Juin 2016 - 11:40

Ah !

Tony Judt a également écrit un livre intitulé : Retour sur le XXème siècle : une histoire de la pensée contemporaine : pour en finir avec l'ère de l'oubli ; livre que je reluque fréquemment à la médiathèque mais dans lequel je n'ai pas encore osé me plonger...

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MessageSujet: Re: Repérages Essais   Mer 15 Juin 2016 - 14:13

De mon côté, j'ai 'Apres-Guerre : Une histoire de l'Europe depuis 1945'. Ça a l'air très intéressant... Quand j'aurai pas mal de temps devant moi...
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MessageSujet: Re: Repérages Essais   Mer 15 Juin 2016 - 19:06

Oui, c'est ça, c'est une question de temps (pour lire Judt, Brotton, Le Rider, Gruzinski..., etc.)

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MessageSujet: La Beauté du monde   Ven 24 Juin 2016 - 19:40



Jean Starobinski : La beauté du monde. La littérature et les arts

Édition de Martin Rueff
Collection Quarto, Gallimard
Parution : 16-06-2016

"Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre : le lecteur retrouvera dans l'épaisseur de ce volume le Starobinski qu'il aime et qu'il recherche – «l'œil vivant», le lecteur impeccable, sachant allier la délicatesse du toucher et la maîtrise de l'explication, mais il découvrira aussi un Starobinski arpentant pour lui des terres peut-être nouvelles – non pas celles du siècle des Lumières, ni celles de l'histoire des idées médicales, mais celles de la poésie, de la peinture et de la musique. Ces trois muses se donnent la main et forment une ronde que le critique n'a jamais quittée.
Au total. c'est une centaine d'études composées sur plus de soixante ans qui se trouvent rassemblées sous le titre «La beauté du monde». Car la littérature et les arts répondent à la beauté du monde et le critique, premier lecteur, spectateur et auditeur, célèbre la réponse de ceux-là pour chanter celle-ci. Le lecteur comprendra mieux sans doute ce qui continue d'animer celui qui a fait de la critique une forme d'art – ses obsessions, ses décisions de méthode, son exigence de clarté et de partage.
Les textes sont escortés par des intelligences critiques soucieuses de tourner cette œuvre vers un public nouveau (Michel Jeanneret, Laurent Jenny, Georges Starobinski, Julien Zanetta). Chaque ensemble se voit replacé dans son histoire.
Une postface («Pour tout l'amour du monde») essaie de saisir les grandes options de la critique de Jean Starobinski pour la situer dans le siècle.
Pour la première fois, le lecteur découvrira aussi un essai biographique accompagné de documents iconographiques susceptibles d'éclairer «L'œuvre d'une vie». Dans la tourmente du siècle, Jean Starobinski n'aura cessé de montrer que la force des œuvres est d'attester la décence de l'existence humaine contre les puissances de la destruction. Dire oui à la beauté du monde, telle est l'une des leçons constantes de Jean Starobinski."

Gallimard

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MessageSujet: Easy money   Mar 28 Juin 2016 - 18:59



David Simon : Easy money

Ed Inculte
Trad de l' anglais par Jérome Schmidt

"Baltimore, 1985. La ville, déjà ravagée par la misère sociale et la corruption politique, est devenue la plaque tournante du commerce d’héroïne de la côte Est américaine. Dans les rues de Baltimore Ouest, un nom est sur toutes les lèvres : Melvin Williams, dit « Little Melvin ». Son ombre dégingandée plane sur toute la ville, tandis que policiers et juges tentent à tout prix de coincer celui qui est soupçonné d’être le parrain de la ville et le plus gros importateur de poudre blanche de l’époque. Un jeune journaliste du Baltimore Sun, David Simon, passera plus de trois ans à interviewer Little Melvin, depuis sa cellule de prison ou après sa sortie.
Dans Easy Money, texte inédit et matrice de sa série The Wire, David Simon décrit avec ferveur et détails l’état de déliquescence sociale de l’Amérique de Reagan, la ségrégation raciale omniprésente et les rouages du trafic de drogue à travers une de ses figures les plus ambiguës. Un document exceptionnel.

David Simon, né en 1960, est un écrivain, journaliste et scénariste américain de séries télévisées.
Il est le créateur de la série HBO The Wire, sur laquelle il est crédité en tant que producteur exécutif et scénariste principal pour les cinq saisons. Il a adapté le livre Generation Kill pour la mini-série HBO dont il a dirigé le projet. En 2010, il a entamé une nouvelle série, Treme, et a signé en 2015 une fiction politique, Show Me a Hero. Son premier livre, Baltimore, est paru chez Sonatine en 2014."

Ed. Inculte

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MessageSujet: Les Victoires du Front Populaire   Jeu 7 Juil 2016 - 18:33



Les victoires du Front populaire
Nicole Masson. - Le Chene

"Né dans la douleur et les multiples crises économiques, financières et politiques qui ont frappé la IIIe République, face à la montée du fascisme qui frappe l’Europe des années 1930, le Front populaire parvient à se hisser au pouvoir dès 1936, porté par la figure emblématique de Léon Blum. En deux ans seulement, entre 1936 et 1938, ce gouvernement de gauche fut à l’origine d’avancées sociales considérables, qui ont révolutionné la société française de l’époque : mise en place du droit syndical, de la semaine de travail de 40 heures, des premiers congés payés, ou encore de la scolarité
obligatoire jusqu’à 14 ans. Quatre-vingts ans après le gouvernement de Léon Blum, ces acquis sociaux constituent toujours aujourd’hui le fondement de notre société."

Ed. du Chene

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MessageSujet: Histoire du Front populaire   Jeu 7 Juil 2016 - 18:37



Histoire du Front populaire. L'échappée belle.
Jean VIGREUX. - Tallandier

"Grèves, manifestations, tribunes politiques et syndicales…Par un puissant mouvement social, le Front populaire change la vie des Français : congés payés, semaine de 40 heures, hausse des salaires… Dans un élan d’espérance sans pareil, c’est tout un peuple qui retrouve la foi dans un avenir meilleur.

De 1936 à 1938, les gouvernements du Front populaire, et notam-ment celui de Léon Blum, lancent des réformes historiques. L’objectif : défendre et renforcer la République dans une Europe minée par la crise économique et sociale et l’expansion des régimes autoritaires et fas-cistes. Tant dans les villes que dans les campagnes, c’est la liesse. Les ouvriers occupent les usines, les paysans luttent contre les saisies, les familles partent en vacances, les femmes et les jeunes gagnent une plus grande place dans la société.

Néanmoins, si l’image de la joie collective frappe encore les esprits, elle masque les tensions sociales, politiques et internationales, la peur du désordre et de l’entrave à la propriété privée, voire d’un complot venu de l’étranger. De l’espoir au désenchantement, le Front populaire a suscité des sentiments variés et son bilan est aujourd’hui discuté.

En s’appuyant sur de nouvelles archives, Jean Vigreux nous fait revivre le mythique Front populaire et prouve que, loin d’être une parenthèse, cette « échappée belle » a été une expérience gouvernementale fon-damentale pour comprendre l’histoire sociale et politique de la France contemporaine."

Tallandier

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MessageSujet: La Vie inquiète   Jeu 7 Juil 2016 - 18:55



Luc Foisneau
Hobbes. La vie inquiète
Collection Folio essais (n° 617), Gallimard

"Comment pouvons-nous vivre ensemble, alors que nous sommes en désaccord sur la manière dont il faut vivre? Hobbes répond : parce que nous ne sommes pas d’accord sur ce qu’est une vie réussie nous devons penser la réalité politique en termes de souveraineté et de justice. Refusant tout à la fois la réponse de Machiavel, qu’il n’y a pas de morale en politique, et celle de Platon, qu’il n’y a pas de politique sans une idée du Bien, l’auteur du Léviathan nous aide à tirer les conséquences de nos conflits moraux et religieux.
La première de ces conséquences est politique : nous obéissons aux lois parce qu’il existe un État capable de nous y contraindre ; la deuxième est anthropologique : nous ne nous considérons pas comme des êtres sociaux mais comme des individus ; la troisième est juridique : les règles de droit procèdent, non d’une exigence de vérité, mais d’un souci de paix partagé ; et la dernière est théologico-politique : c’est le souverain, et personne d’autre, qui autorise en dernière instance l’expression publique du sentiment religieux.
À partir des concepts fondamentaux de Hobbes et de leur réception contemporaine (notamment chez Mauss, Voegelin, Foucault et Rawls), Luc Foisneau montre que, si nos vies sont inquiètes, c’est que l’état de nature n’est jamais loin, que l’État-Léviathan qui nous protège nous inspire de la crainte et que notre bonheur est fait de la succession indéfinie de nos désirs.
Lisons Hobbes"

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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Repérages Essais   Jeu 7 Juil 2016 - 23:29

Les avancées sociales du Front Populaire contre la loi El Khomri !!!

le livre de Judt peut m'intéresser (mais où trouver du temps ?)

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Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
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