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 Alice Ferney

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Noémie
Sage de la littérature


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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Jeu 2 Déc 2010 - 15:21


"Dans la guerre" est le premier livre d'Alice Ferney que je lis. C'est un livre qui m'a beaucoup touchée : même la dernière page tournée et le livre refermé,il me hante encore.

C'est un livre très poignant qui nous fait vivre les quatre années de la première guerre mondiale aux cotés d'une section de quelques hommes. Jules,Brêle,Artéguy,Joseph,Rousseau,mobilisés dès Août 1914 et le lieutenant Bourgeois. Sans oublier le chien Prince qui sera si précieux à ces hommes. Du départ vers une guerre qui devait être courte aux batailles de la Marne,l'hécatombe de Verdun,celle de Craonne et du Chemin des Dames,nous partageons tout de ces hommes et de ceux qui vont venir grossir la section. Leurs espoirs,leurs doutes,leur peur,leurs questions face à ce qui se déroule autour d'eux,les interrogations à propos de la mort,du courage,de la place de Dieu,de l'horreur de ce qu'ils voient...L'évolution du sentiment d'espoir qui se modifie à mesure que le conflit s'éternise et que la cruauté augmente...Alice Ferney nous place à coté d'eux,en eux et on s'attache à eux,il ne peut en être autrement.

Tout est bouleversant et nous questionne.

Alice Ferney n'a pas choisi une fin facile pour ce livre ( je ne la raconte pas, bien sûr!). Pour cette section décorée pour Faits d'Armes,rien n'est simple,rien n'est définitivement écrit...



Vous l'aurez compris,j'ai beaucoup aimé ce livre qui me fait encore trembler. Ces hommes qui ont tant souffert,ce chien si courageux et si dévoué ne sont pas prêts de quitter mes pensées...
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Gladice
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MessageSujet: Dans la guerre   Mer 15 Déc 2010 - 12:42

Voilà un livre qui sait parler de la guerre ! La guerre de l'être humain, de l'individu, de l'enfant que nous sommes. Les yeux d'une femme ont su deviner et décrire avec une sensibilité ce que les hommes avaient sous les yeux et qu'ils ne déchiffraient pas : les valeurs et les sentiments des hommes confrontés à une destinée à laquelle ils ne s'identifient pas et pourtant leur appartient !
Alice Ferney nous accompagne dans ce monde de la première guerre mondiale de manière dépouillée, lucide, riche et compréhensible pour tous ! Ce n'est pas trop de dire que ce livre est fondamentalement trash !
Chaque situation réellement grave est menée jusqu'au bout, il n'y a pas d'échappatoire justement comme à la guerre. Pas d'excuses ! La guerre doit être racontée telle quelle est : un massacre qui s'étant comme une tache d'encre sur des générations et des générations.
Une guerre ne se termine jamais lors d'un armistice mais elle se dissipe sur la peau de multiples générations à venir.
Ce livre parle d'un sujet cru avec la douceur et la délicatesse d'une fable. Et le message passe ! 17/20 sourire
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traversay
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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Ven 17 Déc 2010 - 23:43



Passé sous silence

Citation :
Un grand homme d’Etat qui trahit ses engagements, un conjuré pour qui rien ne vaut que l’honneur : leur affrontement met en jeu les notions mêmes de devoir et d’intégrité.

Bien étrange roman que ce Passé sous silence d'Alice Ferney. Dissimulé sous les oripeaux de la fiction s'y trouve relaté un fait marquant de notre histoire : l'attentat du Petit-Clamart contre de Gaulle et la condamnation à mort qui s'ensuivit pour son organisateur, Bastien-Thiry. Dans le livre, les noms ont donc été changés : la France y est Le vieux pays ou l'Empire, l'Algérie devient La terre du sud. Quant à de Gaulle, il est désigné sous le patronyme de Grandberger ! Quel intérêt de maquiller l'histoire, quand les faits relatés sont aussi transparents. Alice Ferney ne ménage pas le général, c'est son droit, et éprouve une certaine compassion pour celui qui a tenté de le tuer, n'hésitant pas à le faire passer pour une sorte de héros, c'est plus sujet à caution. Ecrit dans une langue qui n'évite pas la pompe et la grandiloquence, comme s'il s'agissait d'une tragédie grecque, le livre d'Alice Ferney crée le malaise en versant dans le ridicule. Un roman à passer sous silence.

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ocean
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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Mer 7 Déc 2011 - 10:27

Traversay, pourquoi ridicule?????

J'ai beaucoup ce roman....qui n'en est pas un puisque relatant des faits avérés....
Pour ma part, je l'ai beaucoup aimé.
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petitepom
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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Lun 27 Aoû 2012 - 12:45

Les autres
Dans une première partie on découvre petit a petit les personnages, leurs pensées, leurs secrets, leurs peurs....
Mais à fur et à mesure des pages, la maison si accueillante du début du livre finit par dégager une ambiance qui se gâte, la suite devient explosive. Même si les pensées des personnages nous ont mis sur la voie, il est intéressant de suivre l'évolution de ce jeu. Durant le dialogue, certaines pensées dévoilées en 1° partie reviennent, j'aurai préféré les avoir en même temps.
La construction de ce roman est originale, intrigante; du coup, dans la 2° partie, j'ai eu une impression de déjà vu , de tourner en rond, je l'ai parcouru sans grand intérêt. Et pourtant dans l'ensemble je dirai que j'ai aimé ce livre, être un spectateur de ce jeu m'a plu.
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uolav
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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Dim 4 Aoû 2013 - 14:36

Les autres : superbe huis-clos. Une famille est réunie autour d'un jeu que le frère ainé a offert pour l'anniversaire du cadet. Des vérités éclatent, des silences demeurent. Le procédé d'écriture, la même histoire racontée de 3 façons différentes est intéressant et à aucun moment, je ne m'y suis ennuyée. Je vais sûrement continuer à lire cette auteure.
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coline
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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Dim 4 Aoû 2013 - 14:51

uolav a écrit:
Les autres : superbe huis-clos. Une famille est réunie autour d'un jeu que le frère ainé a offert pour l'anniversaire du cadet. Des vérités éclatent, des silences demeurent. Le procédé d'écriture, la même histoire racontée de 3 façons différentes est intéressant et à aucun moment, je ne m'y suis ennuyée. Je vais sûrement continuer à lire cette auteure.

Comme je ne me souvenais que du titre, je suis allée voir sur le fil comment j'avais apprécié ce roman...
Il ne m'en restait rien...même pas le souvenir de l'ennui!...

coline a écrit:
Passionnée par la première partie, intéressée par la seconde, j’ai trouvé la dernière un peu longue…J’avais envie d’en finir avec cette soirée et ce jeu…
Si on me propose d’y jouer, je refuse ! Very Happy
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églantine
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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Dim 4 Aoû 2013 - 15:14

coline a écrit:
uolav a écrit:
Les autres : superbe huis-clos. Une famille est réunie autour d'un jeu que le frère ainé a offert pour l'anniversaire du cadet. Des vérités éclatent, des silences demeurent. Le procédé d'écriture, la même histoire racontée de 3 façons différentes est intéressant et à aucun moment, je ne m'y suis ennuyée. Je vais sûrement continuer à lire cette auteure.

Comme je ne me souvenais que du titre, je suis allée voir sur le fil comment j'avais apprécié ce roman...
Il ne m'en restait rien...même pas le souvenir de l'ennui!...

coline a écrit:
Passionnée par la première partie, intéressée par la seconde, j’ai trouvé la dernière un peu longue…J’avais envie d’en finir avec cette soirée et ce jeu…
Si on me propose d’y jouer, je refuse ! Very Happy

J'ai un souvenir très présent de mon ressenti au moment de la lecture : emportée par la première partie , sans pouvoir lâcher l'histoire ....Oui ....mais avec une impression de "voyeurisme" .....Qui a contribué à vouloir le faire lire autour de moi comme si je ne voulais pas assumer seule ce côté que j'ai perçu comme malsain mais ô combien agréable sur le moment ! J'ai été complètement séduite par la finesse d'analyse psychologique d'Alice Ferney mais dérangée par cette "mise à nu" des personnages à travers un jeu ....hummm intense reflexion très ambivalent tout ça !
Concernant la structure du livre avec trois parties qui reprend cette même histoire , j'avais trouvé le procédé lourd et agaçant .....

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Marie
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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Dim 29 Déc 2013 - 18:41



L'élégance des veuves

Ou la continuité? Car c'est en fait  le  portrait d'une génération de femmes dont la vie entière était tournée vers la continuité de l'espèce..

Ainsi les couples étaient féconds, comme si la terre était si belle qu'il fallait enfanter des êtres capables de s'en émerveiller. Ou si cruelle qu'il fallait apprendre à compter, parmi ceux qui naissaient, les quels survivraient.

Le regard d'Alice Ferney se penche avec tendresse sur ces femmes qui ne se posaient guère de questions sur leur propre vie. Donner la vie était leur rôle, et puis voilà. Et elles aimaient cela.Du moins, telles qu'Alice Ferney les décrit. Il n'y avait pas que de l'acceptation..
Les hommes? Ils meurent beaucoup..
Et puis, on les devine exister quand même, des enfants, ça se fait à deux:)
J'ai en tout cas retenu une phrase qui m'a fait plus que sourire, Alice Ferney a l'art de semer de toutes petites phrases qui en disent souvent long:
Il.. avait des maniaqueries qu'il prenait pour des idées...

A replacer, les occasions ne manqueront pas Cool 

Joli roman.

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J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Ven 28 Nov 2014 - 10:51

Le Règne du vivant



Magnus Wallace est un écologiste passionné qui n’hésite pas à payer de sa personne pour défendre une cause qui lui est chère : défendre le vivant face à la convoitise de notre société d’ultra consommation et de profits.

Magnus Wallace a rapidement compris que la plupart des défenseurs de l’environnement se contenteraient toujours de parler, négocier, implorer. Que pour un certain nombre d’entre eux, défendre la cause de la planète n’était pas un sacerdoce mais un job comme un autre. Job qui leur permet de gagner leur vie (parfois confortablement), de voyager, d’être reçu royalement dans des hôtels 4 étoiles. De faire carrière tout en s’achetant une conscience.

Magnus Wallace ne mange pas de ce pain-là. Il est entier, incorruptible, indépendant. Avec des volontaires jusqu’au-boutistes, il n’hésite pas à s’interposer sur un zodiac entre la baleine et le harpon. Et ce, au péril de sa vie. Il n’hésite pas non plus à lancer à pleine vitesse le navire de l’association pour éperonner le baleinier et le contraindre ainsi à rentrer lentement au port le plus proche et à abandonner la chasse.

Magnus Wallace, lorsqu’il n’est pas en mer, tient de nombreuses conférences pour informer le public de l’extinction de masse dont l’homme est responsable, le sensibiliser à la protection de la nature. Vider la mer, détruire les super prédateurs (requins) est hautement dommageable à la planète et aux équilibres écologiques. Dérèglements qui condamneraient ensuite la survie de notre propre espèce, Dérèglements qu’il nous serait de plus impossible d’enrayer.

Ce livre d’Alice Ferney est donc un réquisitoire contre le braconnage, la surpêche, l’impact inouï que l’homme fait peser sur son environnement, oubliant qu’il n’en est pas le maître mais un simple maillon. Ce livre – dont la narration est confié à un journaliste et photographe norvégien sympathisant de Wallace et de son organisation (Gaïa) – stigmatise également les industriels, les armateurs, les financiers de tout poil dont le profit maximal est le but ultime au détriment de toute autre considération.

Histoire évidemment très largement inspirée de Paul Watson, leader charismatique de l’organisation Sea Shepherd, expulsé à la quasi-unanimité de Greenpeace en raison de son intransigeance qui dérangeait le staff de cette autre organisation. Livre réquisitoire qui a le grand mérite de populariser le combat que mène cet homme (bien trop seul) face aux lobbies qui ont mis sa tête à prix. Un combat, une guerre déséquilibrée qui évoque le fameux pot de terre contre le non moins fameux pot de fer. Seule la détermination sans faille permet au pot de terre de ne pas se dégonfler au moment de se lancer dans la bagarre et de ne pas se décourager.

Un plaidoyer méritoire qui, je l’espère, sera lu par le plus grand nombre possible de personnes. Un livre qui met les points sur les « i » et qui ne tergiverse pas. Le style de l’auteur est classique, correct sans être original ni notable, mais le message qu’il véhicule se doit de passer et d’être compris par tous : la planète se meurt et l’homme doit réagir de toute urgence en espérant qu’il en soit encore temps.

A lire absolument !



Hop, un peu de pub pour cette organisation jugée terroriste par certains. Mais comme le dit très justement Magnus Wallace, si on n'a pas d'ennemi, c'est qu'on ne dérange personne.... et que notre action est vaine !
http://www.seashepherd.fr/

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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Ven 28 Nov 2014 - 14:04

je te remercie pour le commentaire et le lien (dj'ai vu des docs à la TV)

je le lirai dès qu'il sera libre, car réservé jusqu' à fin janvier à la médiathèque

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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Jeu 4 Fév 2016 - 18:33

Grâce et dénuement

Citation :
Ce qui se perdaient dans la misère c'était aussi le désir et l'élan vers l'avenir

Entre deux expulsions, cette famille de gitans a trouvé à se fixer dans un jardin abandonné de banlieue. Quelques poules cohabitent avec les rats dans la boue, on s'entasse dans les caravanes, mais ils se tiennent les uns les autres : la matriarche, crainte et vénérée, les cinq fils, qui ferraillent vaguement pour masquer leur honteuse inutilité, les belles-filles, épouses et mères, et la troupe de marmots qui ne sait même pas qu'il existe autre chose que cette « liberté » bien chère payée. Tous analphabètes, à la fois fiers et humiliés de n'être pas insérés dans cette société qu'ils connaissent si peu et qui le leur rend bien.
Citation :

Ils sont semblables à n'importe lequel des enfants qui sont ici. La seule chose qui les différencie, murmura-t-elle, c'est que leurs parents ne savent ni lire ni écrire et qu'ils n'ont pas de maison.
Et puis un beau matin, survient Esther, ses livres illustrés sous le bras main, qui va lire des histoires, ouvrir un dialogue, générer des confidences, et finalement se battre pour que, coûte que coûte, Anita aille à l'école.

Sujet à haut risque avec tout ce qu'on pouvait redouter de stéréotypes, de bons sentiments, de bien-pensance et de lacrymal.
Et bien, Alice Ferney fait très fort, elle évite tous ces écueils. Cette main tendue devient subtilement partage, mais pas miracle. Les personnages sont tout entremêlés de contradictions et de douleurs. Esther elle-même est une espèce de minéral plein de douceur. Il y a en Alice Ferney une sensibilité aux failles et fragilités d'autrui, à leurs petits bonheurs aussi, une humanité qui est à bien des moments bouleversante. Cette façon qu'on les petits de se lover autour de leur lectrice, cette adepte de la lecture à haute voix comme lien premier façon Pennac , il y a là de grands moments .

Citation :
Il y avait un secret au cœur des mots. Il suffisait de lire pour entendre et voir, et l'on n'avait que du papier entre les mains. Il y avait dans les mots des images et des bruits, la place de nos peurs et de quoi nourrir nos cœurs.

Et puis il y a les mots, à la fois outils et personnages. La langue d'Alice Ferney est dense, généreuse et fouettante. C'est une langue qui fouille et qui remue, avec ces dialogues tendus imbriqués dans le texte, cette façon de passer de l'un à l'autre avec un œil plein de compassion pas mièvre du tout, une compréhension de ces vies d'espoir et de désespoir mêlés.

Mais surtout les mots sont le fil rouge de ce récit, des mots qui apportent le réconfort , la fierté, la foi en l'autre, la consolation, la transmission. Des mots émancipateurs. Mots des livres (on se régale à identifier les extraits des lectures d'Esther), mots des dialogues et monologues, joyeux, furieux ou confidents.

Quant à la question de savoir si c’est « bien vu », « comme si on y était », je suis bien incapable d'y répondre, et peu sont à même de le faire : comment ça se passe chez les gitans, dans leurs campements, dans leurs têtes et dans leurs cœurs? Tour ce que je sais, c'est qu'Alice Ferney nous propose ici sa version, pleine d'honnêteté et de respect, qu'elle est probable, touchante, renversante.
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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Jeu 4 Fév 2016 - 20:22

Eh bien, Topocl, je vois que tu as trouvé un livre que tu as fini et apprécié ! Tu m' as meme donné envie de le lire !
Et c' est vrai que c' est un thème à haut risque.

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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Ven 5 Fév 2016 - 7:33

Oui, merci, bix! je le recommande vraiment!
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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Ven 5 Fév 2016 - 7:38

je reviendrai à ces lectures.

merci Topocl !

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MessageSujet: Re: Alice Ferney   Aujourd'hui à 5:37

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