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 Roberto Bazlen

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kenavo
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MessageSujet: Roberto Bazlen   Sam 20 Juin 2015 - 10:19



Roberto Bazlen, également appelé Bobi Bazlen, né en 1902 à Trieste et mort à Milan en 1965, est un critique littéraire et un écrivain italien.

Biographie
Roberto Bazlen naît et grandit dans l'ambiance austro-hongroise de Trieste. Il évolue dans les milieux littéraires et intellectuels de la ville marqués par Italo Svevo et les travaux de Sigmund Freud.
Il travaille comme consultant éditorial des maisons d'édition Bompiani et Einaudi et devient un proche de Luciano Foà, Adriano Olivetti, Umberto Saba, Giacomo Debenedetti,Virgilio Giotti, de l'artiste Rita Boley Bolaffio, d'Italo Calvino et du poète Eugenio Montale. Il a fait découvrir à ce dernier La Conscience de Zeno d'Italo Svevo.
Après sa mort, sa correspondance et certains de ses textes ont été publiés de manière posthume, dont son seul roman Il capitano di lungo corso (signifiant « Le capitaine au long cours ») en 1976.

Source : Wikipédia

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kenavo
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MessageSujet: Re: Roberto Bazlen   Sam 20 Juin 2015 - 10:20


Trieste
Citation :
Présentation de l’éditeur
"Une dame, grande et grosse comme ça (je n'exagère pas), avec des moustaches, je ne l'oublierai jamais, et que Dieu puisse ne jamais lui pardonner, apprenant que je vais à l'école allemande, m'explique à moi, avec toute la rancoeur dont elle était capable, à moi, qui ne mesure pas plus d'un mètre, qu'elle est une opprimée et que je suis un oppresseur, ce qui m'a tellement bouleversé que je me suis cru obligé de devenir moi aussi à tout prix un opprimé, et je crois y avoir assez bien réussi. Donc, à bas l'Autriche, l'envahisseur, le crétin et le goinfre, et ça avec tout l'enthousiasme d'un gamin qui joue encore aux Indiens, souffrant mille morts de devoir aller à l'école allemande, et doté d’un complexe d'infériorité, je ne te dis que ça."

Artiste sans œuvre, Roberto Bazlen (1902-1965) a toujours négligé de livrer ses écrits à la publication. On recueillit à sa mort ses "notes sans texte", qui comprennent ces pages consacrées à sa ville natale. Bazlen fait revivre Trieste et ses contradictions : ville entourée d'une campagne slave, gouvernée par des Autrichiens, mais où l'on parle italien. Ville provinciale et pourtant "caisse de résonance" de la culture européenne où une bourgeoisie riche et cultivée poursuit un rêve d'italianité sans y croire, pendant qu'une administration ennuyée entretient péniblement un autre rêve : celui d'un Empire déjà condamné par l'Histoire.

Édition illustrée de dessins inédits de Vittorio Bolaffio

Un petit livre avec quelques pages de texte, entrecoupées par des dessins de Vittorio Bolaffio, Robert Bazlen parle pour la plupart de Trieste du temps quand cette ville appartenait encore à l’Empire austro-hongrois.

L’auteur n’avait probablement pas prévu de publication de ses écrits, mais il n’en reste que c’est un petit bout de cette ville tout à fait charmant et intéressant. Mais probablement seulement pour un lecteur qui s’intéresse à cette ville.

Je viens de découvrir que son seul roman reste toujours inaccessible pour le public français, faute de traduction, mais il existe en allemand, je vais tenter la lecture, j’ai bien aimé son écriture dans ce court texte.


Fittke, un impressionniste timide et discret de l’époque où l’impressionnisme était encore vivace, a peint, et même beaucoup, pendant les heures où il n’allait pas au bureau


Arturo Fittke, Trieste, 1873


Citation :
Vittorio Bolaffio (1883-1931) fut certainement le plus grand peintre de Trieste. Elève de Giovanni Fattori à Florence, ami de Modigliani à Florence puis à Paris, grand admirateur de Gauguin, dont il suivit les traces jusqu’en Océanie, Bolaffio produisit très peu de toiles, mais toutes, en revanche, extrêmement étudiées, travaillées et, pour ainsi dire, parfaites. Ses carnets de dessins sont là pour attester de la très longue et minutieuse préparation qui précédait la naissance de chaque œuvre, par des centaines d’études, esquisses et croquis.
Son ami Umberto Saba fit l’acquisition de beaucoup de ces dessins, ainsi que de quelques tableaux importants. Eugenio Montale insista pour les lui racheter. Quelques années plus tard, Montale céda tableaux et dessins à mon père. Telle est l’origine des dessins, pour la plupart inédits jusqu’à ce jour, dont quelques-uns sont publiés ici pour la première fois.
Gianfranco Sanguinetti, mai 2000


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