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 Thomas Burnett Swann

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Arabella
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MessageSujet: Thomas Burnett Swann   Thomas Burnett Swann Icon_minitimeSam 1 Aoû 2015 - 21:51

Thomas Burnet SWANN  (1928 - 1976)


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Source : Cafard Cosmique

Thomas Burnet SWANN est né en 1928 à Tampa [Etats-Unis] dans une famille fortunée vivant de ses plantations d’orangers. Dès son plus jeune âge, il s’immerge dans la lecture d’ouvrages portés très nettement sur le merveilleux et la poésie : « Winnie l’ourson » de A. A. MILNE, les romans de Saki et Robert NATHAN auxquels s’ajoutent Ray BRADBURY, Leigh BRACKETT et Edgar Rice BURROUGHS.

Conséquence logique de cette immersion précoce, il commence à écrire dès l’adolescence. En 1952, il auto-édite son premier recueil de poèmes « Drifwood », puis en 1956 de la même manière un deuxième recueil, « Wombats and Moondust ». Après ces premiers pas il persévère, plaçant ponctuellement des nouvelles dans la presse dont quelques unes, notamment « Winged Victory », relèvent de la science-fiction. Néanmoins tout ceci reste encore du domaine de l’amateurisme.

Ses premières vraies œuvres professionnelles paraissent, sous forme de nouvelles et de feuilletons, au début des années 1960 dans la revue britannique Science Fantasy dirigée par E. J. CARNELL. Pendant cette période SWANN ébauche son univers très personnel, cette fantasy antiquisante où coexistent des humains et un bestiaire de créatures mythologiques à la sensibilité et à la sensualité à fleur de peau.

Pourtant le succès n’est pas encore au rendez-vous et SWANN ne peut toujours pas vivre complètement de sa plume. Aussi passe-t-il un doctorat de littérature et se consacre-t-il à l’enseignement pour assurer l’ordinaire. Il voyage beaucoup en Europe, surtout en Italie et en Grèce dont les civilisations le fascinent, ce qui lui permet d’approfondir sur place sa connaissance de celles-ci. Il continue aussi de publier des recueils de poèmes [« I like Bears » en 1961 et « Alas, in Liliput » en 1964] et des essais académiques.

En 1966, lassé de la confidentialité qui entoure son œuvre aux Etats-Unis, il divorce d’avec CARNELL et se présente à l’éditeur étatsunien Donald A. WOLLHEIM. SWANN n’est pas totalement inconnu de l’éditeur puisque sa nouvelle « Where is the Bird of Fire ? », parue en 1962, a été finaliste au prix Hugo. WOLLHEIM édite immédiatement en livre de poche les deux romans parus en feuilletons dans Science Fantasy sous les titres de « Day of the Minotaure » [1966] et « The Weirdwood » [1967]. Le premier est finaliste au Hugo et remporte un vif succès. Puis, la nouvelle de SWANN, « The Manor of the Roses » paraît au sommaire de The Magazine of Fantasy and Science Fiction.

SWANN peut désormais se consacrer à plein temps à l’écriture, et il ne s’en prive pas, d’autant plus que sa santé se dégrade rapidement.Les années qui suivent 1968 sont celles où il écrit le plus. Son univers antique mythifié se précise davantage. Situé principalement dans le creuset méditerranéen, le monde de SWANN met en scène des êtres vivants chaleureux et profondément généreux.

A cette gentillesse s’ajoute une sensualité dégagée de toute perversité. En effet corps et sexe sont considérés par l’auteur à la manière antique, c’est-à-dire déconnectés des valeurs judéo-chrétiennes de vertus et de péchés. Ses histoires au charme idyllique arpentent les terres italiennes [Le cycle du Latium], crétoises [la trilogie du Minotaure], grecques, égyptiennes, judéennes et carthaginoises. Elles mêlent légendes et mythes, humains et bestiaire mythologique sans à aucun moment basculer dans un sentimentalisme facile car l’auteur use d’un ton primesautier et n’écarte pas, à l’occasion, la nostalgie.

SWANN décède le 5 mai 1976. Quatre inédits paraissent la même année, immédiatement après sa mort : « The Tournament of the Thorns », « The Gods Abide » [Les Dieux demeurent], « Will-O’-the-Wish » et « Cry Silver Bells » [Le labyrinthe du Minotaure]. Puis en 1977 un dernier titre paraît dans une édition illustrée à tirage limité : « Queens Walk in the Dusk ». Pour terminer signalons que trois romans de l’auteur jugés trop hors genre par Wollheim, demeurent encore inédits : « Ask the Wind », « Love is a Dragonfly » et « Salt-Sweet ».

En France, on découvre SWANN pour la première fois en 1968 dans l’anthologie périodique Fiction [n°176] avec sa nouvelle « Le manoir des roses ». Puis l’éditeur OPTA traduit quatre titres dans deux volumes de sa collection C.L.A. - Aventures fantastiques.

Plus récemment la trilogie du Minotaure a été intégralement rééditée au Bélial’, puis celle du Latium chez Les moutons électriques. Enfin Folio SF a réédité en 2006 deux autres titres de Swann.

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MessageSujet: Re: Thomas Burnett Swann   Thomas Burnett Swann Icon_minitimeSam 1 Aoû 2015 - 22:08

La trilogie du Minotaure


Le labyrinthe du Minotaure
La forêt du Minotaure
Le jour du Minotaure


Nous sommes en Crète, à l'époque minoenne. Au centre de l'île, dans une forêt vivent les bêtes mythologiques, Centaures, Dryades et Minotaures, entre autres. La forêt est interdite aux hommes en principes, mais quelques échanges ont quand même lieu de temps en temps; ce qui permet d'ailleurs de créer l'action indispensable à un roman fantasy. Les trois romans dont se composent le cycle, sont censés se suivre chronologiquement, et nous retrouvons un certain nombre de personnages d'un roman à l'autre. Néanmoins, ces textes parus en feuilleton, n'ont visiblement pas été révisés et ajustés, ce qui donne pas mal d'incohérences, aussi bien dans les faits, que dans la psychologie de certains personnages, même si ce n'est pas rédhibitoire, chaque histoire se suffisant à elle-même.

C'est plutôt bien écrit, sympathique, lorsqu'il y a action, cela est très efficace. On visite un peu la civilisation minoenne et la mythologie, même si les personnage de Swann sont très loin de ce que l'on peut lire ailleurs. Il y a un côté optimiste et bon enfant, qui pourrait faire penser à des livres jeunesse, mais en même temps une sorte de sensualisme, qui fait que c'est moins le cas. C'est un peu boiteux par moment en ce qui concerne la vraisemblance de l'intrigue, mais au final cela passe. Une originalité certaine, un côté plaisant incontestable. Une lecture de vacances pas désagréable, mais pas non plus une révélation pour moi.

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MessageSujet: Re: Thomas Burnett Swann   Thomas Burnett Swann Icon_minitimeSam 1 Aoû 2015 - 23:53

Ça peut me plaire (ses autres romans aussi d'ailleurs). Et il a des lunettes étonnantes ! rire

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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
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MessageSujet: Re: Thomas Burnett Swann   Thomas Burnett Swann Icon_minitimeDim 2 Aoû 2015 - 9:44

Il n'y a pas beaucoup de photos sur Internet. Wink

A mon sens c'est beaucoup mieux écrit que la plupart des livres fantasy, cela joue sur plusieurs registres, entre aventures, mélancolie d'un monde en train de disparaître, c'est assez précurseur de notions d'écologie....Je pense que j'aurais beaucoup aimé étant pas mal plus jeune. Là, je suis peut être un tout petit peu trop blasée, même si je ne regrette pas la lecture, et que j'y ai pris un certain plaisir.

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