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 Anatoli Marienhof

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Arabella
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MessageSujet: Anatoli Marienhof    Anatoli Marienhof  Icon_minitimeSam 15 Aoû 2015 - 20:24

Anatoli Marienhof (ou Mariengof) 1897 – 1962



Anatoli Marienhof  Iziaa_10



Il naît à Nijni-Novgorod. Son père est descendant d’une petite noblesse germano-balte, a été acteur avant de devenir actionnaire et représentant de la société britannique Gramophone. Anatoli reçoit une excellente éducation, en particulier à l’Institut Alexandre II réservé aux enfants de la noblesse.

En 1913, à la mort de sa femme, le père d’Anatoli quitte Nijni-Novgorod pour aller vivre à Penza. Passionné par la poésie de Blok, Anatoli commence ses propres essais littéraires, publié dans une revue de l’école, Mirage, dont il est de loin de plus grand contributeur.

En 1914, il voyage comme mousse sur un bateau sur la Baltique, lorsque la première guerre mondiale est déclarée. En 1916, il termine le collège de Panza, puis s’inscrit à l’université de droit, mais s’engage immédiatement dans l’armée et part sur le front occidental. Il quittera l’armée lors de la révolution d’octobre en 1917. Il revient à Penza, et se lance à corps perdu dans la littérature, son premier recueil de poèmes est publié en 1918. La même année, son père meurt, victime d’une balle perdue. Marienhof part à Moscou. Il se fait engager comme rédacteur littéraire aux éditions du Comité exécutif central. Il fait des rencontres essentielles, en tout premier lieu celle de Sergueï Essenine, mais aussi d’autres artistes, qui vont fonder le groupe des Imaginistes. Ils créent une librairie et une maison d’édition, dans laquelle Marienhof publiera sept livres de poèmes.

En 1919, Marienhof et Essenine s’installent ensemble, voyagent, publient des correspondances, qui causent scandale à cause de leur caractère intime. L’imaginisme est à son sommet, des textes fondateurs du mouvement sont publiés. Le mouvement se pose en opposition au futurisme. Des happenings sont organisés.

En 1923 Marienhof épouse l’actrice Anna Niktrina, et à l’automne ses relations amicales avec Essenine prennent fin. En 1924, pendant un voyage de Marienhof à Paris, Essenine et Grouzinov publient une lettre annonçant le fin des Imaginistes. La riposte de Marienhof suit. Il devient chef de la section des scénarios de Proletkino, et écrit lui-même des scénarios.

En 1925 Essenine se suicide, en 1926 Marienhof publie Roman sans mensonges, qui fait le point sur ses relations avec Essenine. Ce livre marque le passage de Marienhof à la prose, et l’abandon de la poésie. Les Imaginistes quittent définitivement la scène.

En 1928 installation à Léningrad, des difficultés pour être publié apparaissent, et le roman Les Cyniques paraît en russe à Berlin. L’auteur est violemment pris à parti après cette publication dans son pays, et il se consacre pendant quelques temps à écrire des pièces et saynètes. En 1930, L’homme rasé paraît à Berlin.

Presque plus rien ne paraîtra de lui dans son pays, il écrit surtout des scénarios de films. Suicide de son fils en 1940. Pendant la guerre, Marienhof revient à la poésie, dont la diffusion sera presque inexistante. Après la mort de Staline, il revient à la prose, avec Mon siècle, ma jeunesse, mes amis et amies. Une version édulcorée paraîtra en 1965, après sa mort, qui intervient en 1962.

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MessageSujet: Re: Anatoli Marienhof    Anatoli Marienhof  Icon_minitimeSam 15 Aoû 2015 - 20:25

L’homme rasé



En partie autobiographique, ce roman raconte l’étrange amitié qui prend naissance dans un collège de Penza, entre le narrateur Michka , et Léo un nouvel élève arrivant de Nijni-Novgorod, issu de la grande bourgeoisie, personnage cynique et égocentrique. Une amitié qui prend des allures presque masochistes de la part de Michka qui se laisse utiliser et mépriser pas Léo, jusqu’à épouser une femme qu’il déteste, qui va s’empresser de devenir la maîtresse de Léo. Relations étranges, empreints d’ambiguïté, comme l’est tout le roman.

Le livre est bien dans la veine des Imaginistes : il s’agit d’utiliser au maximum des images pour « provoquer chez le lecteur un maximum de tension interne ». Nous allons donc de l’image à une autre image, sans forcément une cohérence d’une intrigue ou d’une histoire racontée de A jusqu’à Z. Au lecteur de remplir les vides. Le livre a incontestablement des aspects surréalistes, et une recherche de l’extrême est aussi présente.

C’est un étrange objet, peut être pas complètement convaincant, mais passionnant si on s’intéresse à ce moment de l’histoire de littérature russe, dans lequel il y avait un bouillonnement d’artistes, d’écoles esthétiques, de recherches de tout genre, qui ont finit très vite écrasés pas terreur.

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MessageSujet: Re: Anatoli Marienhof    Anatoli Marienhof  Icon_minitimeSam 15 Aoû 2015 - 20:58

Les Cyniques, tout aussi autobiograhique, est plus lisible.

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MessageSujet: Re: Anatoli Marienhof    Anatoli Marienhof  Icon_minitimeSam 15 Aoû 2015 - 21:27

Ah, mais celui-ci est très lisible, enfin je trouve. Et il y a des pages prenantes voire amusantes. C'est plutôt comme ensemble, que c'est un peu boiteux sans doute. Mais comme c'est très court, cela passe très bien.
Moi c'est plutôt les oeuvres qui ne seraient pas de la fiction du tout qui m'intéresseraient, comme Mon siècle, ma jeunesse. Car il a vécu une sacrée époque et côtoyés des gens passionnants.

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