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 Alexandre Friederich [Suisse]

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kenavo
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MessageSujet: Alexandre Friederich [Suisse]   Alexandre Friederich [Suisse] Icon_minitimeJeu 3 Sep 2015 - 6:08

Alexandre Friederich [Suisse] A50

Alexandre Friederich est un écrivain suisse d’expression française, né en 1965 à Genève.

Biographie
Fils de diplomate, Alexandre Friederich vit une enfance cosmopolite. Il étudie la philosophie à l'Université de Genève. En 1991, il fonde avec son frère Fabien et le musicien Bernard Monney le groupe punk «Brukt» (1993-1995) et la société d’affichage «Affichage vert» à Genève (1991- ), puis le collectif artistique «G3-art marchand» (1996-2001). Depuis 2000, il se consacre à l’écriture de textes mêlant géopolitique et fiction. La plupart des récits (genre qu'il oppose à la tradition française du roman) impliquent une mise en situation de l'auteur. L'écriture, initialement fragmentaire, à base de notes, est pratiquée sur les lieux de l'expérience, qu'il s'agisse de traverser les grands cols des Alpes à vélo, de dormir dans les forêts ou d'errer dans les mines d'or abandonnées du Nord Mexique. Alexandre Friederich est également l'auteur d'un Journal d'Inconsistance tenu au quotidien depuis 1977 (l'auteur avait alors 12 ans) et qui, au fil du temps, a connu différentes formes: carnets, feuillets de machine à écrire, blog.

Source : Wikipédia

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MessageSujet: Re: Alexandre Friederich [Suisse]   Alexandre Friederich [Suisse] Icon_minitimeJeu 3 Sep 2015 - 6:09

Alexandre Friederich [Suisse] A49
Fordetroit
Citation :
Présentation de l’éditeur
"C'est bien les kilomètres bruts, le fait d'être coupé de son histoire, en lieu inconnu, avec des chiens et un homme qui manipule une lampe, un homme coupé de soi, le fait d'explorer cet abri neuf, dormant peu, ne dormant pas puis dormant dix, douze, quatorze heures, physiquement soustrait, c'est bien ce refuge hors de soi que je viens trouver et les voitures qui filent le long de la John C. Lodge Freeway emportent des parties de mon corps. Dans quelques jours, quand elles auront tout emporté, j'obtiendrai ce que nul n'obtient dans un monde familier : une disparition."

Autrefois métropole trépidante, Détroit forme aujourd'hui un décor de carton-pâte. Entièrement dévastée, elle répond désormais aux besoins de l'industrie du cinéma, ou bien de photographes néoromantiques, en arrêt devant ces splendides ruines postindustrielles. Alexandre Friederich a choisi, lui, de pénétrer, par la petite porte, si désertée soit-elle, de s'y installer momentanément, de se laisser absorber par cette ville anthropophage. Détroit lui a inspiré un texte fulgurant, mi-récit d'aventure mi-reportage, forme qui lui permet, insidieusement, d'écrire un véritable roman d'anticipation. Puisque la fin du monde a déjà eu lieu ici, tentons de voir dans cet espace-laboratoire ce qu'il en reste. Quelle forme de vie est encore possible après la faillite d'une cité entière, autrefois théâtre d'’un essor économique sans précédent ? La débrouille à petite échelle, l'autogestion localisée. L'auteur décrit avec humour ces menus bricolages, ces petits potagers, ces traces aussi insignifiantes que significatives d'une vie en devenir. Enfourchant son Roadster (d'occasion), il recherche moins les vestiges du passé que la présence. La fascination pour la ville-¬fantôme cède devant celle de ses habitants en chair et en os, âmes égarées, voyous, buveurs, ouvriers, chômeurs et autres éclopés du Henry Ford Hospital. À la grandiloquence des images de dévastation, il préfère la trivialité d'instants ou de conversations volés, sauvés de l'oubli – une mère ébahie devant son enfant, soi-disant précoce, les recommandations littéraires d'un ancien pousse-caddie ou Lee et sa sombre histoire de lapins. Détroit forme une maquette à grande échelle du monde à venir. Ce livre en est la parabole.

Et oui, cela ne peut pas se faire sans l’aveu : c’est la couverture !
Je l’ai vue et je savais que ce livre était pour moi. En tout cas elle m’intriguait autant que le titre (joli jeu de mots).
En plus, en déployant tout le livre, on a une belle image
Alexandre Friederich [Suisse] A57

Après les premières lignes de la présentation de l’éditeur je savais que je voulais le lire.

Reportage ? Texte d’une visite apocalyptique ? Science-fiction ? Récit d’un rêve ?
Heureusement je connaissais des photos de de l'état de Detroit dont l’auteur parle. Sinon j’aurais pu avoir l'impression d’une lecture hors du temps.

Voici par exemple une photo d’Yves Marchand & Romain Meffre et de leur série « The ruins of Detroit »
Alexandre Friederich [Suisse] A51

J’ai beaucoup aimé ce livre d’Alexandre Friederich. Il ne s’agit pas de voyeurisme quand il fait témoin de son lecteur en lui montrant tous ces coins délaissés de la ville… mais surtout les gens qui y vivent et qui ne savent pas toujours comment s’en sortir.

La veille, dans l’une des ailes du Department Institute of Arts, je me suis attardé devant Zoodiacal light, 1980, un paysage noir, le ciel, la terre. Quelques points de lumière évoquaient des trajectoires perdues. Le travail fini, j’imaginais avec quelle difficulté  la peintre, Silvia Plimack Mangold, s’était dégagée de l’œuvre. Pendant l’exécution, elle avait dû voyager des heures, des jours, des mois dans cette nuit, manipulant brosses et pinceaux, plaçant ici et là des lueurs pour la fixer, en garder la trace lorsqu’elle serait revenue dans le monde commun, celui de la chair, de l’esprit et de la mort. Mais cet état sublime que l’artiste atteint par l’effort parfois vécu sans raison. Alors, pendant un court instant, le monde mécanique et laid, le monde brutal, contraire, le monde de la lutte et de l’agonie, offre un visage réconcilié.
Alexandre Friederich [Suisse] A52

Silvia Plimack Mangold, Zoodiacal light, 1980, photo prise à Detroit, source

[...] Ecrire n’est pas différent. L’écriture capte la laideur et tente sa transmutation. Elle touche au sublime. La plupart du temps, elle s’y achemine ou en vient. À me balader dans Detroit pour mesurer à l’aune de ce corps d’industries effondrées nos possibilités de rebond, je pressens que l’art est la seule issue.

Quelle belle balade en sa compagnie…

Un des fameux fils de cette ville (en plus on voit beaucoup d’images de cette ville lors du film 8 Mile, cette chanson est la BO)



premières pages

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MessageSujet: Re: Alexandre Friederich [Suisse]   Alexandre Friederich [Suisse] Icon_minitimeJeu 3 Sep 2015 - 7:36

j'ai vu un reportage sur Détroit il y a quelques mois. Je vais noter ce livre et merci pour les images !

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MessageSujet: Re: Alexandre Friederich [Suisse]   Alexandre Friederich [Suisse] Icon_minitimeJeu 3 Sep 2015 - 8:22

Sans vouloir faire catalogue, on voit aussi des images nocturnes de Detroit dans Only Lovers Left Alive, de Jim Jarmusch. Quartiers abandonnés...

Extrait d'une interview de février 2014 :
Citation :
Vous filmez aujourd'hui Detroit comme une ville fantôme. Son déclin vous attriste ?

Enormément. J'ai grandi près de Cleveland, sur l'autre rive du lac Erié. En raison de son histoire musicale, Detroit était pour nous une cité mythique, notre Paris. J'étais complètement aimanté par cette ville. Quand j'avais 15 ans, j'ai profité de l'absence de mes parents pour partir en stop voir un concert des MC 5, un groupe de rock et de militants révolutionnaires que je vénérais. Il pleuvait, il faisait froid, et quand je suis arrivé à Detroit, le concert était annulé. J'ai été recueilli par une bande de hippies qui m'ont hébergé, m'ont étourdi de concepts et m'ont fait fumer des joints. Sur la route du retour, j'ai été embarqué par un jeune type qui revenait du Vietnam, complètement dingue et bourré. Une véritable épopée dont j'ai cru ne jamais revenir. Je n'ai pas vu les MC 5 à Detroit, mais j'y ai accompli mon voyage initiatique.
Aujourd'hui, Detroit symbolise le déclin de l'empire américain. C'est effectivement une ville fantôme, mais la vision que j'en ai va bien au-delà de ce que je montre dans le film. Detroit est une ville pleine d'énergie, que les artistes et les associations s'attachent à faire revivre selon des modèles alternatifs. Et ils sont un peu agacés par tous ces photographes qui viennent du monde entier pour photographier ces ruines postindustrielles, ils appellent ça le « ruin porn ». D'une certaine manière, j'en suis un peu coupable aussi. Mais mon film et ses personnages avaient besoin de cette ambiance.
Source : http://www.telerama.fr/cinema/jim-jarmusch-les-vampires-sont-des-outsiders-dans-lesquels-je-peux-me-retrouver,108634.php

(ah, un petit Eminem le matin, c'est revigorant)
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