Parfum de livres… parfum d’ailleurs

Littérature, forum littéraire : passion, imaginaire, partage et liberté. Ce forum livre l’émotion littéraire. Parlez d’écrivains, du plaisir livres, de littérature : romans, poèmes…ou d’arts…
 
AccueilRechercherS'enregistrerMembresConnexion

Partagez | 
 

 Fujiwara Tomomi

Aller en bas 
AuteurMessage
eXPie
Abeille bibliophile
avatar

Messages : 15620
Inscription le : 22/11/2007
Localisation : Paris

MessageSujet: Fujiwara Tomomi   Dim 6 Sep 2015 - 8:53

FUJIWARA Tomomi
(Fukuoka, 20/07/1955 - )


"Né le 20 juillet 1955 à Fukuoka (Kyushu), Tomonu Fujiwara a fait des études de sciences politiques et économiques. Par la suite, il a fait des débuts remarqués en littérature avec Echec au roi (1991). Dès 1992, il a obtenu le prix Akutagawa, la plus haute récompense littéraire japonaise avec son deuxième livre, Le Conducteur de métro. A la fois romancier et essayiste, il a publié de nombreux ouvrages au Japon.

Les seuls traduits en français pour le moment sont :
- Le Conducteur de métro (運転士, 1992)
- Ratage (群体, 1994)
- L'Amour du crime (恋する犯罪, 1996)

Ses essais tournent autour de la maison et de la famille et il fait régulièrement des apparitions à la télé sur la chaîne NHK. Il est également journaliste et publie régulièrement des articles dans le Yomiuri Shimbun.

Site et blog (en japonais) : http://tm-fujiwara.cocolog-nifty.com/blog/
" (source : http://www.babelio.com/auteur/Tomomi-Fujiwara/209201 )


Dernière édition par eXPie le Dim 6 Sep 2015 - 8:53, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.plathey.net
eXPie
Abeille bibliophile
avatar

Messages : 15620
Inscription le : 22/11/2007
Localisation : Paris

MessageSujet: Re: Fujiwara Tomomi   Dim 6 Sep 2015 - 8:53


- Le Conducteur de métro (運転士 ; Prix Akutagawa 1992) suivi de Echec au roi (1991) (Stock, 176 pages, traduit par Chiharu Tanaka et Aude Fieschi ; actuellement épuisé).
Le premier récit met en scène un conducteur de métro extrêmement méticuleux, pour dire le moins, dont le souci de la perfection se prolonge dans l'embryon de vie qu'il mène en dehors du travail. Les scènes où il conduit et celles de ses rêves éveillés sont écrites au présent, le reste étant au passé, ce qui contribue à créer une atmosphère très étrange, à la fois ultra-précise et floue.
Citation :
"Les deux rails brillent comme des rasoirs. De la neige vient se pulvériser contre le pare-brise. La pente s'accentue. Le conducteur ressent alors une forte poussée dans le dos. Pente de 35 pour mille.
Le trou noir au fond duquel les rails semblent tranchés net grossit rapidement. Le regard du conducteur est irrésistiblement attiré par ce trou. Sa main droite augmente la pression sur la manette. Le train accélère, glissant sur les rails comme sur de l'huile. Le conducteur ramène un peu la manette mais le train continue sur sa lancée.
(Rien ne peut résister à l'attraction de cet énorme aimant caché au fond du trou.)" (page 9).

En effet, la volonté du conducteur de tout contrôler est contrebalancée par de brusques échappées dans l'imaginaire, qui menacent de le perturber dans son travail... d'autant plus qu'une étrange photocopieuse grand modèle fait son apparition, inexplicablement, dans un garage souterrain, sans que personne ne sache qui l'a déposée là, comment et pourquoi... tout cela est bien perturbant lorsque l'on cherche à tout contrôler...


Ce désir de contrôle total qui tourne à l'obsession (chasse à la poussière, découpage du temps en tranches de quinze minutes...), cette absence d'amis, de vie privée, c'est aussi ce qui caractérise l'informaticien du récit suivant, Echec au roi.
Citation :
"Je décompose mes journées en unités de quinze minutes, ce qui fait quatre-vingt seize unités pour vingt-quatre heures. C'est mon système. Le trajet en train représente exactement quatre unités. J'en profite pour écouter, à l'aller comme au retour, la cassette du discours d'intronisation du président J.F.Kennedy. Je le connais presque par coeur. C'est plutôt une habitude qu'un exercice. Cela me calme et me rend en quelque sorte heureux. Je l'ai conseillée à un de mes collègues de la promotion 86, mais il continue à écouter du hip-hop sur son baladeur. Est-ce qu'il recherche le stress avec tout ce bruit contre ses tympans ?" (page 98).

Il est responsable d'un projet pilote d'élevage de porcs automatisé. Il fait des expériences, et en vient à se prendre pour Dieu : il organise la lutte de pouvoir entre le clan des royalistes et celui des républicains, modifiant la répartition de la nourriture et de l'eau, distribuant des punitions, manipulant, zoomant... grâce à son ordinateur.
Citation :
"... Arthur venait juste de comprendre que York pouvait menacer son existence. On aurait pu s'attendre à ce qu'il le fasse une semaine plus tôt, mais enfin ! Encore une fois, il éprouvait sa force." (page 100).


Deux récits intrigants, dont la folie grandissante ne perce pratiquement pas la glace du style, ce qui contribue à créer une atmosphère vraiment particulière.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.plathey.net
GrandGousierGuerin
Sage de la littérature
avatar

Messages : 2669
Inscription le : 02/03/2013

MessageSujet: Re: Fujiwara Tomomi   Dim 6 Sep 2015 - 11:51

Intrigant jemetate
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.girlsgogames.fr/jeu/lapine_dhiver.html
Dreep
Sage de la littérature
avatar

Messages : 1435
Inscription le : 14/03/2014
Age : 26

MessageSujet: Re: Fujiwara Tomomi   Dim 6 Sep 2015 - 12:21

Je l'ai récupéré dans la bibliothèque de mon père, je le lis bientôt.

_________________
"Un instant, Ulrich hésita. Il était sans aucun doute un homme croyant, mais qui ne croyait à rien ; sa dévotion la plus totale à la science n'était même pas parvenue à lui faire oublier que la beauté et bonté des hommes proviennent de ce qu'ils croient, et non point de ce qu'ils savent." L'homme sans qualités, Robert Musil

Un long week-end avec Marcel Proust (Ronald Frame)
Le roman d'un enfant - Prime jeunesse (Pierre Loti)
La Trêve (Primo Levi)
Les Brigands (Friedrich von Schiller)
Les Fleurs du Mal (Charles Baudelaire) (relecture)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ariane SHOYUSKI
Sage de la littérature
avatar

Messages : 2372
Inscription le : 17/04/2014

MessageSujet: Re: Fujiwara Tomomi   Dim 6 Sep 2015 - 18:44

J'ai lu ces deux il y a longtemps, peut-être juste après qu'il avait reçu le prix Akutagawa. L'auteur a bien réussi à décrire une atmosphère froide et un personnage glacial dans le Conducteur de métro.
L'autre nouvelle était aussi intéressant avec l'élevage de cochons. Celui-ci était plus animé et plus rigolo que le conducteur, je crois.
Mais j'ai l'impression que Fujiwara n'a pas réussi à gagner la popularité autour des amateurs de littérature. Je ne sais pas s'il écrit toujours des œuvres littéraires et arrive à les faire publier ce qu'il a écrit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Fujiwara Tomomi   

Revenir en haut Aller en bas
 
Fujiwara Tomomi
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Style] Sweet'n'girly ou Larme-kei

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Parfum de livres… parfum d’ailleurs :: Le cœur du forum : Commentons nos lectures en toute liberté… :: Littérature asiatique (par auteur ou fils spécifiques) :: Littérature japonaise-
Sauter vers: