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 Hamid Ismaïlov [Ouzbékistan]

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kenavo
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MessageSujet: Hamid Ismaïlov [Ouzbékistan]    Mar 15 Sep 2015 - 6:11



Hamid Ismaïlov est né en Asie centrale en 1954.
Il a été expulsé d’Ouzbékistan en 1992 pour ses « inacceptables tendances démocratiques ». Après avoir vécu en Russie, en France et en Allemagne, il s’est installé à Londres avec sa famille. Il dirige à la BBC le service Asie centrale et Caucase. Il a également été pendant deux ans, de 2010 à 2012, en résidence d’auteur au BBC World Service.

Parlant de nombreuses langues, dont le français, il écrit à la fois en ouzbek et en russe. Il a publié des recueils de poèmes et des romans, qui ont été traduits dans de nombreux pays, parmi lesquels l’Angleterre, l’Allemagne et la Turquie, mais jamais en Ouzbékistan où son œuvre est censurée.
En France, ont paru Le Vagabond flamboyant (Gallimard, 1993) et Anthologie de la poésie d’Ouzbékistan (Éditions du Sandre, 2008).
Contes du chemin de fer (Sabine Wespieser éditeur, 2009) est le premier de ses romans traduit en français.

Source : Editeur

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Dernière édition par kenavo le Mar 15 Sep 2015 - 8:13, édité 1 fois
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kenavo
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MessageSujet: Re: Hamid Ismaïlov [Ouzbékistan]    Mar 15 Sep 2015 - 6:12


Contes du chemin de fer
Citation :
Présentation de l’éditeur
La vie a bien changé à Guilas, paisible bourgade d’Ouzbékistan, depuis que le train s’y arrête : les tribus d’Asie centrale, les voyageurs de toutes origines, et bientôt les populations déportées par le régime communiste y côtoient les autochtones, forcés de s’habituer à leurs nouvelles conditions de vie.
Pendant la seconde guerre mondiale, période sur laquelle s’ouvre cette étonnante polyphonie, le cœur de la petite ville bat à l’auberge de la gare : les bras cassés qui sont restés à l’arrière – Oumareli l’Usurier, réformé pour avoir prix seize kilos pendant son séjour en prison, Tolib le Boucher, si maigre qu’on lui confie le ravitaillement du village, et Koutchar la Tchéka, le représentant de la police politique – y égrènent ragots et anecdotes.
Exilés, adultères, orphelins, profiteurs, aventuriers et mendiants de tous poils défilent en une chronique débridée, véritable plongée ethnographique dans un microcosme où l’arrivée du train n’a pas été le seul traumatisme. Le matérialisme historique a en effet pulvérisé la vieille tradition soufie et les habitudes culturelles profondément ancrées d’un islam traditionnel : maintenant, il faut choisir entre bigamie et déportation, transformer les postes de fonctionnaires en charges héréditaires, bref, les petits arrangements avec le communisme sont la matrice de multiples histoires, tragiques ou grotesques, qui s’enchaînent comme autant de motifs dans le tapis.
Car c’est bien le charme et la singularité de ce livre exubérant, construit à la manière des contes des Mille et une Nuits, que de faire émerger de la juxtaposition des histoires un univers singulier et d’inviter son lecteur à un éblouissant voyage au pays des contes et légendes d’une Asie centrale méconnue.

Jusqu’à présent je n’ai pas fait beaucoup de lectures concernant l’Asie centrale, mais à chaque fois que je m’y retrouve, je réalise que ce monde est tellement à part.

Des us et coutumes, des ethnies, des religions, des langues… même des guerres dont on n’a pas connaissance si on ne s’y intéresse pas de plus près à cette région.

S’immerger dans ce monde peut être une expérience tout à fait extraordinaire.

C’est ce qui m’est arrivée avec ce livre de Hamid Ismaïlov. Bien que par moment j’avoue qu’il y a certainement des épisodes qui m’ont échappés, tout simplement parce que je connais trop mal ce pays, mais tout ce que j’ai pu suivre m’a fait du plus grand bien.

Surtout que j’ai une fois de plus appris bon nombre d’informations que je peux ajouter à mes connaissances de cette partie du monde.

Mais Hamid Ismaïlov n’a pas écrit un livre non-romanesque. Il raconte tout plein de petites histoires qui transportent ainsi des détails sur ce pays, cette région.
Et les histoires qu’il raconte sont parfois proche du loufoque.
J’ai bien aimé son écriture et sa façon de partager ses connaissances de son pays natal.

Si on est partant pour un voyage tout à fait hors du commun, ce livre ne peut qu’enchanter…



un commentaire de chez Le Matricule des Anges

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tom léo
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MessageSujet: Re: Hamid Ismaïlov [Ouzbékistan]    Mar 15 Sep 2015 - 7:25

Merci beaucoup, kenavo! C'est noté.

Il me semble que le non-romanesque ET le conte (voir le titre) peuvent beaucoup mieux coexister dans ces cultures. Par rapport à cela, je venais hier de lire quelques pages dans un livre de Saphia Azzeddine. D'origine marocaine, elle raconte notre incapacité occidentale de voir le monde en dehors de la question de réalité - mensonge. Quand un des personnages de son roman "fabule", une Américaine l'accuse (plus ou moins) d'inventer, de raconter alors des bêtises. Elle ne comprend pas que tout en fabulant il a dit une vérité de soi-même, qu'il a partagé son coeur.

Je trouvais cette pensée magnifique. Peut-être alors proche d'Ismailov?
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kenavo
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MessageSujet: Re: Hamid Ismaïlov [Ouzbékistan]    Mar 15 Sep 2015 - 8:08

tom léo a écrit:
Je trouvais cette pensée magnifique. Peut-être alors proche d'Ismailov?
tout à fait
et tout comme toi, j'adore cette pensée... et c'est vrai aussi pour plus d'un auteur de la région des Balkans...

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Ariane SHOYUSKI
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MessageSujet: Re: Hamid Ismaïlov [Ouzbékistan]    Mar 15 Sep 2015 - 17:51

Ça a l'air intéressant. Je note son nom.
Merci Kenavo.
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MessageSujet: Re: Hamid Ismaïlov [Ouzbékistan]    

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