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 Mona Chollet

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topocl
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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Lun 30 Mai 2016 - 10:32

C'est tout à fait l'idée de Mona Chollet. Que la "précarité" soit un choix (comme apparemment pour toi shanidar) et alors porteur d’épanouissement et non un état imposé et subi. Elle lapide pour le revenu individuel garanti déconnecté de l'emploi.
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shanidar
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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Lun 30 Mai 2016 - 10:55

Oui, il faut insister sur la décision volontaire pour certains de vivre avec moins de revenus mais souvent plus d'idées... (je me conforte encore très bien, là...) !!

Le livre est à la médiathèque et je vais l'emprunter, ça m'intéresse de comprendre comment Chollet désarticule tout ça...

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bix229
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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Lun 30 Mai 2016 - 16:23

shanidar a écrit:
Oui, il faut insister sur la décision volontaire pour certains de vivre avec moins de revenus mais souvent plus d'idées... (je me conforte encore très bien, là...) !!

Le livre est à la médiathèque et je vais l'emprunter, ça m'intéresse de comprendre comment Chollet désarticule tout ça...

Oui, ta réflexion est interessante meme si elle ne peut concerner tout le monde. Si tu veux pousser ta réflexion plus loin -nettement- lis donc Ecologica
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églantine
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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Lun 30 Mai 2016 - 16:49

shanidar a écrit:
Pour revenir à la dernière citation de topocl, je me demande si au fond les 'précaires' (dont je suis) ne rêvent pas plus que les autres... s'ils n'ont pas choisi volontairement une certaine précarité pour pouvoir s'extraire du jeu économique ou social imposé par les normes et s'offrir le luxe du rêve et si finalement l'absence d'avenir n'est pas en réalité la porte ouverte à la possibilité d'embrasser tous les avenirs...
Tout cela me parle ! oui

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colimasson
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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Lun 6 Juin 2016 - 17:29

shanidar a écrit:
Pour revenir à la dernière citation de topocl, je me demande si au fond les 'précaires' (dont je suis) ne rêvent pas plus que les autres... s'ils n'ont pas choisi volontairement une certaine précarité pour pouvoir s'extraire du jeu économique ou social imposé par les normes et s'offrir le luxe du rêve et si finalement l'absence d'avenir n'est pas en réalité la porte ouverte à la possibilité d'embrasser tous les avenirs...

J'aime bien cette idée également.

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shanidar
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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Jeu 29 Sep 2016 - 18:27

La tyrannie de la réalité

Mona Chollet nous invite à repenser notre relation au réel, en nous poussant dans les marges de la création, en nous demandant comment nous envisageons l'information face à l'imagination ou bien quel serait notre rêveur idéal, notre rêve idéal ou mieux encore notre rêverie idéale, elle finit par questionner notre relation au monde, notre perméabilité aux objets, leur nécessité, notre relation à la nature, à la solitude, au groupe comme au travail. Un livre riche, lumineux, personnel, qui fait écho dans notre monde largement globalisé.

Convoquant autour d'une table gargantuesque différents acteurs de nos sociétés (de l'écrivain au journaliste, du philosophe au scientifique), Mona Chollet écrit un essai drôlement documenté, intransigeant, décuplant les forces vives d'une réflexion qui se veut positive, progressiste et qui n'hésite jamais à nous remettre les idées en place. Mais à quelle place demanderez-vous ? Et bien, si place y il a, elle est sûrement dans le dépassement, le dépassement de l'idée du réel. En prenant l'exemple fameux des écrivains réalistes du XIXème siècle et en particulier de la figure hénaurme de Flaubert, Mona Chollet confirme son intuition qu'il est impossible d'approcher au plus près le réel (ce que désirait Flaubert avec Madame Bovary, cherchant à annihiler sa présence créatrice, sa subjectivité tout en la rendant finalement omniprésente : Madame Bovary, c'est moi !). Elle démontre ainsi parfaitement que le désir d'objectivité qui inspire aujourd'hui le monde est un gageure impossible à réaliser. De la même manière, elle étudie le travail des journalistes (qu'elle n'hésite pas à largement égratigner), lesquels par désintérêt total pour les affaires du monde répètent à l'infini les mêmes rengaines, les mêmes clichés, les mêmes leitmotiv. Rares sont ceux qui comme Jean Hatzfeld ou Svetlana Alexievitch osent compléter leurs travaux par un détour vers la fiction. Et c'est bien là l'enjeu du livre de Chollet : parvenir à faire comprendre que c'est par le biais de l'imaginaire et du rêve que nous parvenons le mieux à rendre compte de la réalité. En mettant en fiction les rencontres qu'ils font au moment de leur recherche journalistique, Hatzfeld ou Alexievitch parviennent à rendre totalement réelle la parole de leurs interlocuteurs. C'est dans ce hiatus entre volonté de réalisme et autorisation fictionnelle qu'il nous appartient d'entendre la voix et de marcher sur la voie du réel.

Fustigeant allègrement Houellebecq et tout autre écrivain se revendiquant du réalisme contemporain, Mona Chollet met en question l'idée du vrai. Pour faire 'effet de réel' Houellebecq n'invente plus, renonce au rêve, manque la tension qui fait la littérature, en s'appliquant à répéter les grands schémas médiatiques, les schémas les plus éculés, les plus ingrats, les plus vicieusement petits, Houellebecq et compagnie ne fait que conforter les lecteurs dans leur mépris du monde, leur propre petitesse, leur maigre vulgarité. Mais, et Mona Chollet en est persuadée, le monde qui nous entoure est bien plus riche, bien plus passionnant, intéressant, fulgurant d'intelligence que ce que les médias veulent bien nous laisser croire. Il ne faut donc surtout pas se laisser cerner par la morosité ambiante, ni par la culpabilité qui ferait d'un homme heureux un monstre dans un océan de malheur. Non, le monde a des beautés que le rêveur perçoit, que l'écrivain ré-enchante, que le poète débusque.

Si le livre de Chollet est salvateur c'est bien par son aspect profondément lumineux et même si parfois je me suis perdue dans la foule des références, des citations, des idées véhiculées par une femme dont on sent la tension (donc la littérature), l'attention portée aux autres, au monde et aux rêves, il n'en reste pas moins que cet essai abonde en bonnes idées et laisse grandir une énergie qui donne des ailes. Car s'il faut vanter une des caractéristiques de ce livre c'est bien de tirer son lecteur vers le haut et non de chercher un nivellement par le bas.

J'ajoute que Mona Chollet consacre quelques pages au Livre du thé d'Okakura Kakuzô (largement commenté par eXPie), rappelant que ce livre écrit en 1906, mettait en alerte non seulement le Japon mais surtout l'Occident contre le danger de l'industrialisation. L'art du thé prenait alors valeur d'exemple, offrant à la fois (et pas seulement) le raffinement d'un acte touchant au philosophique tout en conservant une simplicité accessible à tout un chacun. Le rituel du thé devenait ainsi une forme de rempart esthétique, spirituel et ouvert permettant de lutter contre la société de consommation (qui rejette le raffinement et tend à l'accumulation). Ce que Mona Chollet souligne ici, c'est que chacun peut, en revenant à des gestes simples, cultiver une terre, arroser une fleur, fleurir un balcon, ritualiser une action par l'épure, retrouver le goût d'un certain bonheur, loin des lois de la surconsommation, des propositions hypnotiques des supermarchés et des impératifs de la mode.


Pour ma part, je rejoins complètement les diagnostics et les pronostics de Mona Chollet. Reste cependant la question qui me taraude toujours : comment cultiver le lien social nécessaire à son épanouissement et vivre à la campagne loin de cette agitation (et de cette solidarité) qui permet de vivre mieux… Je n'ai pas encore trouvé le bon équilibre. Pour l'instant.

En tout cas merci à topocl d'avoir attiré mon attention vers cette journaliste.

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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Jeu 29 Sep 2016 - 20:21

Alors là, tu dois surtout remercier pia qui m'avait proposé Beauté Fatale en suggestion de lecture!!

j'avais interrompu ma lecture, de La tyrannie de la réalité, sans doute un moment où mon cerveau était peu disponible, et non pas parce qu'il me déplaisait.. je m'y remettrai!
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Jeu 29 Sep 2016 - 20:49

je ne connais pas cette auteure, ni le livre ; et je ne comprends pas : " Reste cependant la question qui me taraude toujours : comment cultiver le lien social nécessaire à son épanouissement (qui ou quoi ?) et vivre à la campagne loin de cette agitation (et de cette solidarité) ? qui permet de vivre mieux"

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shanidar
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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Ven 30 Sep 2016 - 10:53

Bédoulène a écrit:
je ne connais pas cette auteure, ni le livre ; et je ne comprends pas  : " Reste cependant la question qui me taraude toujours : comment cultiver le lien social nécessaire à son épanouissement (qui ou quoi ?) et vivre à la campagne loin de cette agitation (et de cette solidarité) ? qui permet de vivre mieux"

Alors, alors... je ne pense pas qu'un homme puisse vivre heureux en autarcie totale, il a donc besoin de lien social pour s'épanouir, d'autre part Mona Chollet avance l'idée qu'au delà de la famille et des relations professionnelles, nous avons besoin de faire partie d'une communauté avec laquelle nous créons des liens de solidarité (comme notre forum, par exemple), qui nous permettent de vivre mieux. En gros, Chollet nous dit que notre vie est prise entre deux feux, celui du travail et celui de la consommation et qu'il serait peut-être temps de songer à travailler moins pour consommer moins et vivre mieux (à la condition d'être soutenu par une communauté ayant les mêmes principes).

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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Ven 30 Sep 2016 - 11:33

Cela rejoint la notion du troisième lieu, donc?
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shanidar
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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Ven 30 Sep 2016 - 11:36

topocl a écrit:
Cela rejoint la notion du troisième lieu, donc?

c'est-à-dire ?

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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Ven 30 Sep 2016 - 12:06

shanidar a écrit:
Bédoulène a écrit:
je ne connais pas cette auteure, ni le livre ; et je ne comprends pas  : " Reste cependant la question qui me taraude toujours : comment cultiver le lien social nécessaire à son épanouissement (qui ou quoi ?) et vivre à la campagne loin de cette agitation (et de cette solidarité) ? qui permet de vivre mieux"

Alors, alors... je ne pense pas qu'un homme puisse vivre heureux en autarcie totale, il a donc besoin de lien social pour s'épanouir, d'autre part Mona Chollet avance l'idée qu'au delà de la famille et des relations professionnelles, nous avons besoin de faire partie d'une communauté avec laquelle nous créons des liens de solidarité (comme notre forum, par exemple), qui nous permettent de vivre mieux. En gros, Chollet nous dit que notre vie est prise entre deux feux, celui du travail et celui de la consommation et qu'il serait peut-être temps de songer à travailler moins pour consommer moins et vivre mieux (à la condition d'être soutenu par une communauté ayant les mêmes principes).

Ce qui reprend assez Rousseau et Aristote avant lui (pour le besoin de communauté).
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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Ven 30 Sep 2016 - 12:17

Je ne sais pas pour Aristote, mais Rousseau est sans doute une figure oubliée du livre de Chollet (pourtant elle est suisse, elle aussi !), lui le grand rêveur et en même temps le penseur de nouvelles formes éducatives et donc, en effet, d'un autre rapport à la communauté. Merci d'en parler Hanta.

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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Ven 30 Sep 2016 - 12:28

Chez Aristote, il en parle dans "Ethique à Nicomaque" mais aussi dans "les politiques", l'homme est un animal politique, c'est à dire qu'il est naturellement voué à vivre en communauté afin de de sécuriser mais aussi afin de pratiquer une organisation du pouvoir et pratiquer un échange qu'on appellerait aujourd'hui un échange social. Il déclare d'ailleurs que la première structure politique est la famille.
Chez Rousseau, l'homme est naturellement bon, mais il est naturellement social, et le bon homme sauvage imaginé par Rousseau n'est qu'un raisonnement par l'absurde pour décrire l'évolution nécessaire de chaque homme qui est de construire des relations sociales afin de se construire lui-même en tant qu'individu. cf "du contrat social", "de l'inégalité parmi les hommes"
Chez Hobbes, l'homme est naturellement nocif, mais parce qu'il est fragile et qu'il est voué à rechercher la sécurité,  et de façon symétrique à sa recherche de guerre et de conflit, il aura besoin de s'allier à d'autres individus afin de créer une société forte. Cf "Léviathan" "Du citoyen"
En réalité c'est structuré chez bon nombre de philosophes et seuls les anarchistes (Stirner, Feuerbach) questionnent le fait de pouvoir vivre seul.
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MessageSujet: Re: Mona Chollet   Sam 1 Oct 2016 - 9:07

Citation :
Le concept de troisième lieu a été forgé par le sociologue américain Ray Oldenburg dans les années 1980. Il faisait alors référence à l’extension des villes américaines par lotissements périphériques dénués de lieux de sociabilité, avec, à la clef, une diminution du lien social. Il distinguait trois lieux : le premier, le foyer ; le deuxième lieu, celui du travail ; et le troisième lieu, celui où l’on rencontre d’autres personnes, où se crée du lien social. Ce dernier est un lieu neutre, accessible à tous et où l’égalité prévaut entre les individus, sans référence à leur place dans la société. En France, l’archétype du troisième lieu, c’est le café. Ce concept a ensuite été appliqué aux bibliothèques dans les pays anglo-saxons. Sa diffusion, en France, s’est faite via le mémoire du diplôme de conservateur des bibliothèques de Mathilde Servet (1). C’est un mémoire qui a fait date (2).

Aujourd’hui, le troisième lieu est très présent dans les bibliothèques, mais aussi dans la sphère commerciale : certaines enseignes de restauration rapide l’utilisent comme un argument marketing, en soulignant que leurs clients peuvent passer du temps à travailler ou à discuter dans leurs boutiques.
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