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 Tahar Ben Jelloun [Maroc]

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Milly
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MessageSujet: Tahar Ben Jelloun [Maroc]   Jeu 13 Sep 2007 - 10:07



Il est né à Fès le 1er décembre 1944.
Il a fréquenté d'abord l'école coranique du quartier, ensuite, à 6 ans
Tahar Ben Jelloun est entré à l'école primaire franco-marocaine bilingue. Le matin l'enseignement était donné en français, l'après midi en arabe. L'école était dirigée par un Français.
En 1955, ses parents déménagent à Tanger où il rejoins avec son frère l'école primaire du détroit où il passe le certificat d'études primaires.
En 1956 il entre au lycée Ibn Al Khatib. Enseignement à majorité francophone.
Après le brevet il passe au lycée français Regnault où il obtiens son baccalauréat en 1963.
A Rabat, études de philosophie.
23 mars 1965 : manifestations d'étudiants et de lycéens dans les grandes villes du Maroc. Répression, arrestations.
Juillet 1966 : ses études de philosophie sont interrompues ; il est envoyé dans un camp disciplinaire de l'armée (à El Hajeb puis à Ahermemou dans l'Est du Maroc) avec 94 autres étudiants soupçonnés d'avoir organisé les manifestations de mars 65
il est libéré en janvier 1968 et il reprends ses études.
Octobre 1968 : il rejoins son premier poste d'enseignant au lycée Charif Idrissi à Tétouan où il est le premier professeur de philo dans cet établissement.
il publie la même année mon premier poème " l'Aube des dalles " dans le revue " Souffles " écrit en cachette dans le camp disciplinaire.
Octobre 1970 : il est muté au lycée Mohamed V à Casablanca. Il a peu enseigné durant cette année à cause des grèves des lycéens.
Les éditions Atalantes, rattachées à Souffles que dirigeait le poète Abdellatif Laabi publient son premier recueil de poésie " Hommes sous linceul de silence " préfacé par Abraham Serfaty.

Juin 1971, un communiqué du ministère de l'intérieur annonce qu'à partir de la rentrée de 71, l'enseignement de la philo sera arabisé. N'étant pas formé pour cela il demande une mise en disponibilité au ministère et décide de venir à Paris pour faire une thèse de troisième cycle en psychologie. Une association caritative française lui donne une bourse de 500 FF par mois.
Il arrive à Paris le 11 septembre 1971. Il habite à la Cité universitaire internationale au pavillon " Maison de Norvège ".
Grâce à François Bott, adjoint de Jacqueline Piattier directrice du Monde des Livres, il publie son premier article dans Le Monde le 19 juin 1972 " Technique d'un viol " (contre Paul Bowles).

Il publiera alors beaucoup d'oeuvres et recevra des prix.

L'enfant de sable :

Sur la place Jamâa-El-Fnâ de Marrakech, Salem le conteur brandit un manuscrit : les mémoires d'Ahmed, l'homme-femme. Ahmed est en réalité Zahra, la huitième fille de Hadj Ahmed le potier, qui, humilié de n'avoir engendré aucun héritier, hurle dans tout le pays ce mensonge fou : un fils, non une fille, lui est né. La nuit, Ahmed, intelligent et poète, se débarrasse de sa souffrance dans un grand cahier. Le jour, il choisit la vie et l'aventure et décide de jouir de cette imposture, privilège qui lui épargne la soumission et l'humiliation réservée aux femmes. Passée l'épreuve suprême de l'adolescence - qui signe l'avortement de sa féminité naissante - il se rebelle en accomplissant jusqu'au bout la perversion de son père : il demande une femme en mariage.
Tahar Ben Jelloun se fit connaître par Harrouda (1973), jugé alors scandaleux. Il continue de déranger le monde maghrébin en ne cessant d'associer contes, légendes et rites de son pays à des sujets ou personnages tabous : l'enfance saccagée, la prostitution, le fou ou l'homme-femme. La Nuit sacrée, second volet de L'Enfant de sable, reçut le prix Goncourt en 1987. --Laure Anciel

Quatrième de couverture
Inspiré d'un fait divers authentique, ce roman raconte la vie d'Ahmed, huitième fille d'un couple qui, sans héritier mâle, décide d'élever celle-ci comme un garçon. Découvrant peu à peu dans le trouble et l'incertitude ce qui est dissimulé aux yeux de tous, Ahmed choisit d'assumer la révolte de son père, de vivre en homme et d'épouser une fille délaissée, bientôt sa complice dans une vertigineuse descente aux enfers du mensonge social le plus fou. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .

Mon avis :
Ce roman bien que très bien écrit ne pas pas conquise. Je me suis ennuyée à sa lecture, certains passages traînent en longueur...
Peut-être n'était-ce pas le bon moment, je le relirai dans quelques temps pour voir si mon opinion change.
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Senhal
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MessageSujet: Re: Tahar Ben Jelloun [Maroc]   Jeu 13 Sep 2007 - 15:24

Je connais Tahar Ben Jelloun uniquement par le biais de ses collaborations régulières avec le Monde diplomatique. Un texte m'avait particulièrement plu, le concept était notamment d'imaginer une langue française d'où les mots d'origine arabe étaient bannis. Et comme le MD met pas mal de ses articles en ligne, vous pouvez le lire là : clic :-)
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coline
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MessageSujet: Re: Tahar Ben Jelloun [Maroc]   Jeu 13 Sep 2007 - 17:45

J'ai eu, à un moment donné, ma période Tahar Ben Jelloun...Je l'avais découvert à travers une lecture publique que j'avais eue à faire "La réclusion solitaire"...Un texte bouleversant sur la solitude de l'immigré, pour moi un des meilleurs, un des plus forts, de Tahar Ben Jelloun.
Ensuite, j'avais lu tout ce qu'il avait écrit jusque-là et puis je me suis lassée...
Les derniers titres lus me décevaient...
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Senhal
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MessageSujet: Re: Tahar Ben Jelloun [Maroc]   Mer 21 Nov 2007 - 22:43

Puisque tu en as tant lu, que me conseillerais-tu coline ?
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coline
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MessageSujet: Re: Tahar Ben Jelloun [Maroc]   Mer 21 Nov 2007 - 23:45

Senhal a écrit:
Puisque tu en as tant lu, que me conseillerais-tu coline ?

Je suis affolée d'avoir sous les yeux tous ces romans de Tahar Ben Jelloun que j'ai lus...et dont il ne me reste pas grand'chose:
La remontée des cendres.
Moha le fou Moha le sage.
La prière de l'absent.
L'enfant de sable.
La nuit de l'erreur.
La nuit sacrée.
Le premier amour est toujours le dernier.
Les yeux baissés.

Je crois qu'au fond ce sont La réclusion solitaire sur la solitude et la douleur de l'exilé, puis Les amandiers sont morts de leurs blessures (des textes courts et poèmes) qui m'ont le plus marquée. Ce sont des textes forts. Dans les autres, les histoires sont plus romancées...
Mais dans cette liste je ne saurais conseiller un ouvrage plutôt qu'un autre...Mes lectures remontent à une doueaine ou une quinzaine d'année...
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Nitya
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MessageSujet: Sur ma mère (2008) de Ben Jelloun   Lun 26 Mai 2008 - 20:13

Je viens de m'offrir le dernier de Ben Jelloun "Sur ma mère".....J'ai déjà lu nombreux de ces romans, c'est un des meilleurs auteurs marocains contemporains! Je vous conseille "L'enfant de sable" conciliabule
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Tahar Ben Jelloun [Maroc]   Lun 26 Mai 2008 - 20:41

Nitya, peux tu commenter ces lectures ? (quand tu seras plus ibre)

merci

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Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
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Nitya
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MessageSujet: Re: Tahar Ben Jelloun [Maroc]   Lun 26 Mai 2008 - 20:46

Bédoulène a écrit:
Nitya, peux tu commenter ces lectures ?

merci

Bonsoir,
J'aimerais beaucoup commenter "Sur ma mère" mais je viens de l'acheter.... je vous en ferai part dès la fin de ma lecture....Pour ce qui en est de "L'enfant de sable", il s'agit d'un roman à mi-chemin entre un conte des 1001 nuits et un vrai poème haut en couleurs. C'est l'histoire d'une fille qui a dû ,pour survivre en quelque sorte, se cacher dans un corps d'homme...."La nuit sacrée" est ma deuxième partie de ce livre et il a eu le prix Goncourt en 1987.
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Nitya
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MessageSujet: Re: Tahar Ben Jelloun [Maroc]   Mer 4 Juin 2008 - 11:40

Je viens de terminer Sur ma mère....un hommage vraiment touchant à la mère de l'auteur.Ce livre m'a rappellé mes bons moments passés au Maroc, il m'a replongé dans cette culture fascinante, mais aussi dans le monde clos de ces femmes. Le roman ce lis très bien, comme tous les romans de Ben Jelloun d'ailleurs. Idéal pour un moment de détente zen
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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Tahar Ben Jelloun [Maroc]   Lun 27 Avr 2009 - 17:12

SUR MA MERE.

C'est un roman bouleversant qui parle des dernières années de la mère de l'auteur, Lalla Fatma, atteinte d'Alzheimer. Elle vivait de ce fait dans ses souvenirs du temps passé, le présent s'éloignant de plus en plus. Au début, les oublis n'étaient que passagers, laissant penser à un trou de mémoire. Puis la dégradation physique s'est installée et les instants de lucidité se sont raréfiés. Lalla Fatma se rappelle sa jeunesse, ses trois mariages, ses enfants qu'elle confond, sa famille, Fès où elle a été plus heureuse qu'à Tanger, sa vie besogneuse et pauvre. Face à la mort qu'elle accepte comme faisant partie de la vie, elle est sereine. Elle veille à organiser ses funérailles, se préoccupant d'offrir aux personnes qui viendront à son enterrement le meilleur repas.

Citation :
L'Alzheimer s'est engouffré dans ce cerveau modeste sans violence. Il lui arrive de retrouver des moments de lucidité et de se moquer de ses propres défaillances. Avec le temps ces moments sont de moins en moins fréquents et de plus en plus brefs. Elle ne souffre pas, elle s'ennuie, alors elle oublie le présent et elle s'installe au plus près de son passé. Elle est seule, entourée des fantômes et des ombres de ce temps sans cruauté.

L'amour du fils pour sa mère est immense. Illettrée mais pas inculte, nous dit-il. Belle et élégante. Mais quel ennui à rester auprès d'une mère absente. Contrairement à nos pays occidentaux, où l'on place nos aînés dans des maisons de retraite –désignés comme débarras par l'auteur-, les orientaux accompagnent leurs parents, chez eux, entourés d'amour et de respect.

L'auteur évoque le Maroc des années 40-50, la ferveur religieuse, la condition féminine, les mariages imposés, les confidences des femmes au hammam, sans oublier le présent avec la volonté du nouveau roi d'alphabétiser la population. Il nous raconte aussi la maladie, l'oubli, la confusion, la solitude, les vivants qui côtoient les fantômes, la difficile tâche de Keltoum qui s'occupe nuit et jour de cette mère à charge et en profite pour voler. Mais que dire ? Qui acceptera de veiller sur la mère ?

Citation :
En arabe on ne dit pas décédé, on n'écrit pas sur une fiche DCD, non, on choisit ses mots, on essaie d'enrober le malheur de formules religieuses plus ou moins précises du genre Dieu a repris ce qu'il avait donné, ou bien elle est partie chez Dieu comme on dirait elle est partie en voyage chez un membre de sa famille, on dit aussi pour la grâce de Dieu. Il faut attendre quelque temps avant de prononcer ces paroles : "elle est morte".

Ben Jelloun en profite pour évoquer son père, un père qui fustigeait l'ignorance, pieux, travailleur.

Citation :
Je ne vous obligerai jamais à être croyants. J'ai fait mon devoir en vous montrant le chemin. De toute façon, l'islam c'est simple, pour être un bon musulman, il suffit de croire en un Dieu unique et son prophète Mohammed, le dernier des prophètes révélés, de ne pas mentir, de ne pas voler, de ne pas tuer, de ne pas faire le mal intentionnellement, de se conduire correctement en respectant ses parents et les personnes âgées. Le reste, c'est à vous de voir, prier, jeûner, aller à La Mecque, ce sont des manifestations extérieures.

Un livre lucide, sage, empreint d'amour et de tendresse, pudique. Un livre qui raconte la fatalité, celle contre laquelle on ne peut rien, sans pathos, juste en constatant la déchéance du corps et de l'esprit. Émouvant et triste. aime

Mon passage préféré, en raison de sa grande sagesse :

Citation :
Elle me parle de mon fils handicapé : que disent les médecins ? parlera-t-il un jour ? que Dieu le protège et lui donne la parole ; faut patienter, ce sont des enfants bons, un don de Dieu, Dieu nous met à l'épreuve, il veut savoir comment on se comporte avec un enfant pas comme les autres, c'est important de le savoir mon fils, ce sont des anges incapables de faire de mauvaises choses ; à Fès on leur rend visite comme des saints, on voudrait qu'ils nous donnent un peu de leur bonté ; c'est un don de Dieu, il faut le protéger, le suivre partout, ne jamais le laisser seul, mais que disent les médecins de France ?
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kenavo
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MessageSujet: Re: Tahar Ben Jelloun [Maroc]   Jeu 11 Juin 2009 - 16:20

Le livre dont Eve Lyne nous a fait un commentaire si extra vient de paraître en poche:



Sur ma mère

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Tahar Ben Jelloun [Maroc]   Jeu 11 Juin 2009 - 17:53

kenavo a écrit:
Le livre dont Eve Lyne nous a fait un commentaire si extra vient de paraître en poche:



Sur ma mère

J'aime beaucoup le style de Ben Jelloun. Il m'avait scotchée avec Cette aveuglante absence de lumière. Dans ce roman-ci, à caractère autobiographique, il se répète souvent, mais Alzheimer n'est-elle pas une répétition de pensées et d'actes de la part des personnes atteintes ? Certains critiques lui ont fait ce reproche. Je l'ai vu comme un plus qui renforce le caractère impitoyable et incurable de cette triste maladie.
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Amapola
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MessageSujet: Re: Tahar Ben Jelloun [Maroc]   Lun 7 Sep 2009 - 21:31

Sur ma mère est tellement extraordinaire, si beau, si profond qu'il exige, tout comme Partir, un temps pour qu'on se récupère de la lecture avant de pouvoir écrire sur lui. Je peux avancer que le quatrième de couverture, écrit par le propre Ben Jelloun est un chef d'oeuvre de modestie. Rien qu'un "vrai roman", il nous dit. On a l'impression que c'est une toute petite chose sans aucune importance.
C'est de l'amour qui éclate et qui éclabousse partout, les faiblesses humaines, la véritable importance de la liberté et de l'indépendence.
Toutes les petites et les grandes misères de la jeunesse, de la maturité et de la vieillesse. Bouleversant.
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Emmanuelle Caminade
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MessageSujet: Tahar Ben Jelloun , Les amandiers sont morts de leurs blessures   Mar 17 Nov 2009 - 11:52

(...)



Toi qui ne sais pas lire
tiens mes poèmes
tiens mes livres
fais-en un feu pour réchauffer tes solitudes
que chaque mot alimente ta braise
que chaque souffle dure dans le ciel qui s'ouvre

Toi qui ne sais pas écrire
que ton corps et ton sang me compte l'histoire du pays
parle

Serait-ce illusion de l'arc-en-ciel
que d'être de toi
de ce corps qu'on mutile

Je lirai les livres à l'envers
pour mieux lire un champs de fleurs sur ton visage

Je parlerai la langue du bois et de la terre
pour entrer dans la foule qui se soulève

Je débarquerai dans les blessures de ta mémoire
et j'habiterai ton corps qui se tait
Nous dirons ensemble le printemps aux enfants des
terrains vagues
(...)

Cicatrices du soleil
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Harelde
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MessageSujet: Re: Tahar Ben Jelloun [Maroc]   Jeu 10 Juin 2010 - 13:34

Malorie a écrit:
Ce roman bien que très bien écrit ne pas pas conquise. Je me suis ennuyée à sa lecture, certains passages traînent en longueur...
Peut-être n'était-ce pas le bon moment, je le relirai dans quelques temps pour voir si mon opinion change.
Je te rejoins : des longueur et un certain ennui également.

L'Enfant de Sable ne m'a pas vraiment convaincu.
L'idée de départ, un père de famille excédé d'engendrer des filles décide que son 8e enfant sera un garçon, même s'il nait une fille. Bien sûr, madame met au monde une 8e fille qui, dès le début est déclaré comme garçon et appelé Ahmed. Seuls les parents et la sage femme sont dans le secret. Les deux oncles qui se frottaient déjà les mains, en seront pour leurs frais : c'est ce "garçon" qui héritera de son père. Les biens familiaux ne seront donc pas dispersés (les filles n'ont pas le droit d'hériter. Le papa vieillissant et ses 7 filles commençaient à se faire des cheveux).

Tout va donc bien dans le meilleur des mondes et la fête de baptême est somptueuse. Sauf pour les oncles, évidemment, qui font grise mine. Et sauf pour le "garçon", bien sûr qui va avoir une vie fort difficile.

Mais finalement, on a peu d'info sur la vie de ce "garçon". Sur sa vie concrète de tous les jours. Car l'auteur s'attache surtout à ses états d'âme, ses ambigüités... un enfant qui s'interroge et qui ignore qui il est. C'est aussi confus pour lui/elle que pour nous. Personnellement, je me suis assez souvent perdu. Les narrateurs se succèdent rapidement, leurs versions diffèrent si bien qu'on ne sait rapidement plus qui parle, qui croire... C'est peut-être voulu.

Bref, un livre qui n'a pas comblé mes attentes.

_________________
Etre un écrivain, c'est braver l'observation de Darwin voulant que, plus une espèce se spécialise, plus elle risque de disparaître.
[Joyce Carol Oates - J'ai réussi à rester en vie]
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