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 Julien Duvivier

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MessageSujet: Julien Duvivier   Julien Duvivier Icon_minitimeSam 9 Jan 2016 - 21:49

Julien Duvivier Duvivi10

Citation :
Julien Duvivier, né le 8 octobre 1896 à Lille, mort le 29 octobre 1967 à Paris, est un réalisateur français. Il a marqué le cinéma français de la période 1930-1960. Parmi ses films les plus originaux, figurent notamment Pépé le Moko, Panique et Voici le temps des assassins. Célèbre pour sa noirceur et son pessimisme, il connut cependant l'un de ses plus grands succès publics avec son Don Camillo.

source et beaucoup plus : wikipedia.org


ça va encore ressembler à un tout petit fil et pris à l'envers en plus, en commençant par la fin de la filmographie et surtout en y connaissant pas grand chose... mais on fait ce qu'on peut et ceux qui auraient pu faire ça comme il faut sont absents (mais j'irai à la pêche).

par un vague hasard, intrigué par la description et le fait qu'il s'agisse d'une adaptation d'un roman noir probablement à l'américaine de  James Hadley Chase (qui est un écrivain anglais qui n'a pas de fil sur parfum)...


Julien Duvivier Xrhyq410

Chair de poule (1963)

d'après Tirez la chevillette (Come Easy, Go Easy) de James Hadley Chase

Un type (Robert Hossein) se fait arrêter suite à un cambriolage qui tourne mal. Alors que son complice et ami fait profile bas lui se retrouve en cavale dans l'arrière pays niçois. Le sympathique patron d'un relais perché et perdu sur un col (Georges Wilson) l'embauche le temps de se refaire et c'est là qu'il fait la connaissance de sa femme... fatale et intéressée (Catherine Rouvel).

Pas toute seule à être intéressée par le magot potentiel du mari puisque le beau-frère du premier mariage, alcoolique et maniaque de l'arme à feu (Lucien Raimbourg, cousin germain de Bourvil et excellent !) ne cesse de tourner autour des lieux. Manigances et manipulations vont au moins aussi bon train que la menace de la dénonciation et de la gendarmerie (inclus Robert Dalban).

Après une introduction urbaine pluvieuse et noire on se retrouve dans un huis-clos isolé au milieu de nulle-part dans lequel deux bonshommes réglo mais pas naïfs de la même façon se retrouvent confrontés à une féroce cupidité. Une situation qui mène forcément à la violence mais surtout à un développement corrupteur de la noirceur.

Les acteurs sont très bons, c'est très bien arrangé et précis, ça réussit à mélanger habilement et naturellement un grain de folie ou d'anomalie aux accents anglo-saxons à un morceau très concret de France et de cinéma français. Si certains développements restent attendus la forme fait mieux que sauver les meubles et je suis loin d'être déçu par la découverte. (Pour les amateurs : c'est noir de noir).

D'ailleurs voilà que j'ouvre un fil et que je me promets d'explorer sagement cette filmographie (une de plus).

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MessageSujet: Re: Julien Duvivier   Julien Duvivier Icon_minitimeDim 10 Jan 2016 - 13:42

Quand je disais qu'on avait quelqu'un qui aurait pu sans problème nous goupiller un fil. Compilation de traversay.

traversay a écrit:
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La charrette fantôme (Julien Duvivier, 1939).
Tentative de cinéma fantastique à la française avec cette adaptation du roman de Selma Lagerlöf. Un peu trop sage mais une vraie atmosphère et des acteurs qui ne craignent pas l'emphase, Fresnay et Jouvet, en tête. Plutôt pas mal, somme toute.

Julien Duvivier 9011_3


traversay a écrit:
Julien Duvivier 19417931

Six destins (Tales of Manhattan, Julien Duvivier, 1942)
Le meilleur film américain de Duvivier. Un casting de folie : Charles Boyer, Rita Hayworth, Henry Fonda, Charles Laughton, Edward G. Robinson, Ginger Rogers, George Sanders ..., au service d'un scénario imparable. L'histoire d'un costume porte malheur qui passe de mains en mains, prétexte à 6 histoires au ton très différent : comédie sophistiquée, fable, drame, burlesque. Un des films stars de la Fox en 42, aux immenses moyens judicieusement utilisés par un Duvivier en grande forme.

Julien Duvivier Six-destins-1942-01-g


traversay a écrit:
Julien Duvivier 53520

Toute la ville danse (The Great Waltz, Julien Duvivier, 1938)
Première incursion américaine de Duvivier qui se glisse parfaitement dans le système hollywoodien. Cette bio de Johann Strauss est endiablée, romantique, jubilatoire et mise en scène avec le brio requis. Un excellent Fernand Gravey et une Luise Rainer davantage en retrait, dans un rôle ingrat. Elle fera bien mieux plus tard.
Julien Duvivier 1081210


traversay a écrit:
Julien Duvivier 3035510

Marie-Octobre (Julien Duvivier, 1959)
Quinze ans après la fin de la guerre, les membres d'un groupe de résistants se retrouvent. Le traître, qui a dénoncé le réseau et provoqué la mort de leur chef est parmi eux. Un huis-clos prenant, statique forcément, qui multiplie les fausses pistes et les plaidoyers de chacun, tour à tour soupçonné. Aux côtés d'une impériale Danielle Darrieux, un aréopage brillant d'interprètes aux taquets : Blier, Dalban, Frankeur, Ventura, Roquevert, Reggiani, Meurisse ... Dernier grand film de Duvivier. Et le coupable est ... ?

Julien Duvivier Marieo10


traversay a écrit:
Julien Duvivier 9074

Le diable et les dix commandements (Julien Duvivier, 1962).
Pourquoi les français sont-ils moins bons que les Italiens pour les films à sketches ? Cet antépénultième film de Duvivier manque un peu de vigueur et se révèle un peu inégal. On se console avec le défilé de vedettes de l'époque : Delon, Fernandel, Arnoul, Presle, Darrieux et, surtout, Michel Simon, inénarrable.

traversay a écrit:
Julien Duvivier 15312

Allo Berlin ? Ici Paris ! (Julien Duvivier, 1932).
Duvivier sur le terrain de la comédie, ce n'est pas si fréquent. Le film a terriblement vieilli, poussif, plus dans l'amertume que la frénésie malgré un rythme enlevé. A rapprocher du René Clair de la même époque (Sous les toits de Paris, Le million), l'enchantement et l'insouciance en moins.
Julien Duvivier 0003098_aff_001_med

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MessageSujet: Re: Julien Duvivier   Julien Duvivier Icon_minitimeDim 23 Oct 2016 - 20:44

Julien Duvivier Rcdskr10
Marie-Octobre

Huis-clos à gros casting, sorte de Douze hommes en colère de chez nous. Le jeu des suspicions et rebondissements est dense et ne ménage aucune vraie pause qui permette de respirer.

A côté de ça le fait qu'à l'écran il y ait souvent beaucoup de personnages et de regards encourage les tensions tapies derrière ce scénario un brin trop chargé. Pour ce qui se passe aux milieu de ces "amis" d'il y a quinze ans c'est le festival des mauvais penchants et d'une violence d'autant plus latente que déjà excusée. Le vrai suspens est celui des échappatoires et d'une résolution alternative de la soirée, pas tant celui de la justice que de la raison, ou sans aller jusque là de la balance justifiée ou non de l'humain et d'une communauté.

Surtout que le brassage des conditions : boucher, médecin, imprimeur, ... représente un beau pot-pourri de société d'une guerre, d'une occupation, qui devrait commencer à être digérée.

Bref, c'est efficace, c'est malin et il y a quelques plans qui déménagent sérieusement. Un rien lourd et très bavard mais du solide bien servi par des acteurs parfois plus oubliés que d'autres mais pas forcément moins bon.

Solide, et noir de noir de noir.

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