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 Jacques Bichot

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MessageSujet: Re: Jacques Bichot   Jeu 4 Fév 2016 - 7:33

il y a des développements sur la mesure de productivité ou bien ça reste dans l'idée générale ?

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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Jacques Bichot   Jeu 4 Fév 2016 - 9:53

je t'ai lu avec intérêt Merwyn, tout particulièrement dans le développement sur les régimes de retraite (retraité sur 2 régimes j'ai constaté que l'on perd les avantages des deux branches)

Quant à l'économie certains points sur "les crises" ont confirmé ce que j'ai vu hier à la TV concernant les "bulles" qui se sont à nouveaux formées et prêtes à éclater ! (ma lecture des BD sur le Capital de Marx lu récemment m' a aidée dans la compréhension)

merci d'avoir argumenté les propos de l'auteur par les tiens

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Merwyn
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MessageSujet: Re: Jacques Bichot   Jeu 4 Fév 2016 - 21:55

Je te remercie Bédoulène. Pour l'instant, j'en suis à 7 régimes différents mais pas encore à la retraite (comme dans l'idée qu'il va y avoir un couac  scratch )

Pour la productivité Animal, ça reste dans l'idée générale, s'appuyant sur les propos du Prix Nobel et l'extrapolant dans des illustrations de la vie quotidienne ou de la haute finance (étant docteur en économie, l'auteur y est comme un poisson dans l'eau mais nous, parfois, on a du mal à suivre...). Il critique notamment l'asymétrie de l'information (cela est critiqué depuis fort longtemps par les économistes, c'est même devenu une loi économique). Pour faire simple, l'asymétrie de l'information comme son nom l'indique est une situation où une personne détient une (ou plusieurs) information importante que l'autre ne détient pas et qui lui permet de profiter de l'autre. En économie, cela génère une méfiance donc ce n'est pas bon (depuis la conférence de la Jamaïque en 1976 qui a mis fin aux accords de Bretton Woods, l'économie mondiale est basée sur le ressenti donc la confiance) et quand il n'y a pas de méfiance (comme dans l'affaire Madoff) c'est que le profiteur est très subtil (ou les bernés bien benêts) et là, à un moment donné, c'est la ruine pour les concernés.

On aurait presque pu étendre le sujet sur l'asymétrie d'information, par exemple:
- il y a une catastrophe nucléaire, les autorités ont des informations que nous n'avons pas, devons-nous les croire quand ils disent que la situation est sous contrôle ?
- les services secrets donnent des informations au président sur les agissement de tel ou tel autre président ou état en possession d'armes (j'ai pas dit de destruction massive...si, vous l'avez entendu ?), qu'est-ce qui nous dit qu'ensuite le président nous dit la vérité ?
- notre chargé de clientèle nous propose des placements en nous expliquant ce qu'ils contiennent, dit-il la vérité, sont-ils vraiment sûrs ? (les millions de ruinés à chaque crise économique en doute ... un peu)


L'idéal, sans être utopique, ne serait-il pas que l'asymétrie soit réduite le plus possible ? En somme, en écoutant simplement notre bon sens, éviter ce qui n'est pas vérifiable par nous même ou non compréhensible ?

Tout cela pour dire qu'étonnement, et fort indirectement, le livre nous pousse à nous interroger sur la confiance.
L'économie, la paix sociale, ne sont ni plus ni moins basées sur ce que les anciens déjà (Rome antique en l'espèce) appelaient la "fides" (littéralement confiance).
Parfois les exemples les plus simples sont les plus éloquents, comme dans un couple, la confiance est essentielle, son absence, un venin qui peu à peu en détruira les fondements.
Il en va de même dans les relations entre états (un état perçu comme dangereux sera défait par les autres), les situations économiques (si les investisseurs n'ont plus confiance en Apple, plus de pomme...)...

In fine, à force de "compliquer pour régner" (il faut bien que je retombe sur mes pieds, enfin le sujet, non ?), ce qui finit par se produire est une perte générale de la confiance et, comme le souligne Jacques Bichot, tôt ou tard (comme dans la légende du labyrinthe de Minos), les exploités comme les exploitants (ceux qui génèrent la complication) arrivent à un plafond, la complication est telle que l'on ne peut plus la gérer et... c'est la chute, brutale, violente et malheureusement, si prévisible.
Cette chute peut bien entendu être économique mais également démocratique (combien de pays n'ont pas sombré dans le populisme, l'autoritarisme, voire le fascisme par crise de confiance avec le régime en place ?). Défiance à l'égard de la République de Weimar et avènement d'Hitler, du tsar Nicolas II et prise du pouvoir par les bolchéviks, de la République d'Italie (qui n'avait pas obtenu les terres irrédentes promises après la Grande Guerre) et arrivée au pouvoir de Bénito Mussolini.... (et on pourrait longtemps poursuivre la liste de ces démocraties détruites - enfin pas la Russie des tsars - par crise de confiance, souvent alimentées aussi par une crise économique).

L'Homme a des aspirations simples, il est dès lors indubitable qu'une complication construite à dessein va à l'encontre des êtres. La question conséquent à cela pourrait être, où se situe le point de rupture ?


Dernière édition par Merwyn le Jeu 4 Fév 2016 - 22:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Jacques Bichot   Jeu 4 Fév 2016 - 22:11

ça ne doit pas être simple la productivité. imaginons :

Sans informatique il me faut 15 gugusses pendant 20 jours pour traiter 10 brouettes de... disons des virements.

Avec l'info il m'en faut 20 (ou 25... ou 40 en comptant des stagiaires) pendant 40 jours pour faire le truc qui traitera les 10 brouettes en 1 jours mais pourra recommencer en 1 jours.
OK, au bout de 10 il faudra mettre à jour et ça reprendra des jours pour des gugusses (sans compter la maintenance). Par contre les trucs traités celui qui les a envoyés sait que c'est arrivé et traité (disons que lui ça lui a coûté 10 jours/gugusses). Et puis si le bureau brûle c'est moins grave l'information est aussi ailleurs.

Pas facile à compter ou à nuancer, parfois au moins, parce que productivité on pense unité/temps mais il y a le coût (et les façons de le masquer, on retrouve l'externalisation et la complexification).

Variante. Je dois chaque jour retrouver dans une bases de données, qu'on peut imaginer en papier aussi en fait, les cas qui présentent un défaut de fonctionnement (pas d'adresse postale, n'importe quoi). Sans info sous la main, je travaille mon expérience mais tous les jours je me réépluche un certain volume d'information. Avec info je perds mon temps à aiguiser ma méthode de recherche mais je l'utilise ensuite tous les jours et c'est fort pratique et plus rapide.

Ce qui ne dit pas à quoi d'usant sera utilisé le temps non perdu...

En lisant Ellul il n'y a pas longtemps j'ai été assez surpris de trouver l'informatique fourre-tout utilisé comme pivot conceptuel à ce qu'on veut (au sens où ça ne sert en fait pas juste un outil).

Désolé pour le HS mal réveillé, il se fait tard. (Et la question peut tarabuster).


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MessageSujet: Re: Jacques Bichot   Jeu 4 Fév 2016 - 22:22

Si on reprend l'auteur et ton raisonnement Animal, voilà un peu ce que l'on obtient (hésite pas à corriger mes propos).

L'informatique permet d'énormes gains de productivité dans certains domaines (encore faut-il que cela soit des gains de productivité et non pas de temps à se tourner les pouces) mais la façon dont on l'utilise le plus souvent n'en fait pas gagner, voire même parfois perdre.

Au final, l'outil est efficace, c'est son exploitation qui ne l'est pas toujours voire rarement. Il se peut aussi que dans bien des domaines, il n'y avait pas de besoin de gains de productivité donc un outil qui permettrait d'en gagner ne peut pas être bien utilisé puisqu'on ne l'utilise pas pour cela.
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MessageSujet: Re: Jacques Bichot   Jeu 4 Fév 2016 - 22:38

oui il y a de ça. mais en insistant sur le fait que dans l'info il y a l'automatisation de la tâche... non plus mécanique (matière) mais de traitement de l'information et (c'est sur le et qu'il faut insister) que cette information n'est plus matérialisée de la même manière. accès différents, multiples, nouveaux. ni forcément utile ni forcément indispensable mais champs de possibles. l'exemple de la sauvegarde des données et des "systèmes d'information" (on peut aussi sauvegarder ses programmes au passage), et d'autres choses.

dans la vision que j'en ai on ne compare donc plus exactement les mêmes choses (en gros tant d'unités produites en tant de temps et/ou pour telle apport/coût en entrée). forcément ça devient le bazar à estimer et l'occasion de complexifier volontairement ou non la bête curieuse qu'on appréhende rarement dans une tentative de globalité.


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MessageSujet: Re: Jacques Bichot   Ven 5 Fév 2016 - 8:30

pour ce qui concerne l'asymétrie de l'information tes exemples sont parlants.

en gros il faut utiliser intelligemment (c'est le rôle de l'utilisateur)  l'information, l'informatique  etc pour obtenir les résultats les plus justes (adaptés, appropriés)  ?

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MessageSujet: Re: Jacques Bichot   Ven 5 Fév 2016 - 22:33

l'utilisateur au pluriel et aux différents étages de l'expression d'un besoin jusqu'à l'utilisateur final et avec tout ce qui va au milieu.

et en général, pour revenir au sujet, c'est bien compliqué. ange

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MessageSujet: Re: Jacques Bichot   Sam 6 Fév 2016 - 6:39

Le "hic" est double en effet:
- D'une part, une complication qui a atteint un très haut niveau (pour des raisons diverses évoquées plus haut)
- Des utilisateurs, clients, administrés, qui ont abandonné (souvent à raison, malheureusement) l'idée de comprendre.

Dès lors, oui, il faut réfléchir avant de signer, s'engager, voter... mais il ne faut pas non plus perdre son temps (car tout n'est pas compréhensible même pour des initiés) et laisser de côté ce qui est volontairement trop compliqué.

En parlant d'effort de simplification, sans faire de politique, un des gros slogans de notre gouvernement est, depuis trois ans, la simplification.
Sans porter de jugement, il est à noter que la mesure phare est le "silence vaut acceptation".
Cette mesure inverse l'implicite d'un silence de l'administration. Jusqu'au "silence vaut acceptation", le silence valait rejet (sauf permis de construire notamment) or maintenant, si l'administration ne vous a pas répondu au bout de deux mois, c'est qu'elle accepte.
Mais... il y a 2400 exceptions.
En somme, avant, le silence valait rejet sauf quelques exceptions, maintenant, il vaut acceptation, sauf 2400 exceptions.

Dès lors, est-ce une simplification ?
En fait, tout dépend du nombre d'administratifs chargés de gérer les dossiers. S'ils sont assez nombreux, ils pourront analyser chaque demande, vérifier qu'elle ne rentre pas dans le champ des exceptions (les 2400 exceptions ne sont pas communes à tous les services de l'Etat et des collectivités, au pis, c'est quelques centaines) et apporter une réponse dans les délais imposés.
S'ils ne sont pas assez nombreux, les réponses données pourraient être erronées ou hors délais, ce qui légitimement peut mener au contentieux et encore tout compliquer.


Cet exemple, simplement pour montrer que de la simplification à la complication, il suffit parfois d'un paramètre majeur, ici, le nombre d'administratifs.


Dernière édition par Merwyn le Sam 6 Fév 2016 - 9:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jacques Bichot   Sam 6 Fév 2016 - 8:13

surement aussi pour ces administratifs un manque de formation !

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MessageSujet: Re: Jacques Bichot   Sam 6 Fév 2016 - 14:01

En effet, la formation est importante toute au long de la vie d'autant que nos pratiques changent de plus en plus vite.

Reste à être en face de bons formateurs, ce qui, malheureusement n'est pas toujours (j'ai pas dit rarement... quoique) le cas.

En fait, un bon formateur doit être non seulement pédagogue (ce qui peut être inné sinon ça s'apprend très bien) mais aussi très calé en son domaine (ce qui est rarement le cas, enfin, de mon expérience, ils répondent rarement à plus de la moitié de mes questions. Pour dire les choses clairement, j'ai dû assister à une vingtaine de formations, il y en a eu 2 ou 3 de correctes).

Par ailleurs, pour des raisons de coût, la formation se fait surtout en interne. On envoie un agent ou employé se former à l'extérieur puis s'est à lui de former tous les autres. Alors déjà que la formation externe peut connaître des lacunes, la personne en elle même peut n'avoir pas tout compris.

Au final, je suis bien entendu pour la formation, c'est d'ailleurs une grande lacune dans notre pays, faut juste lui donner les moyens de l'efficacité.
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MessageSujet: Re: Jacques Bichot   Sam 6 Fév 2016 - 16:59

merci d'avoir confirmé et explicité Merwyn

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