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 François Vallejo

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coline
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MessageSujet: François Vallejo   Lun 5 Fév 2007 - 16:02




Ouest

D’autres que moi louangeront certainement ce livre. Il a d’ailleurs  reçu le Prix Jean Giono

Il est certainement excellent mais il n’était pas pour moi !
Je me suis fait violence pour le terminer car je me suis sentie étouffer dans l’atmosphère sombre et sauvage de ce roman. De plus en plus oppressée entre le garde-chasse accompagné de son molosse et le Baron au bord de la folie, un peu frère de Donatien de Sade…


On est au 19ème siècle.
En terre chouanne : des forêts épaisses, une nature humide, boueuse, un pays sauvage, rude.
Pourtant la vie s’y est écoulée paisiblement jusqu’à la mort du vieux baron de l’Aubépine. La vie de Lambert, le garde-chasse, de sa femme Eugénie, servante et cuisinière, de leurs deux enfants, Magdeleine et Grégoire.

C’est le fils du vieux baron qui va succéder à son père. Longtemps humilié par ce père violent et méprisant parce qu’il était trop frêle, il reprend possession des lieux après quinze ans d’absence.

Lambert, le garde-chasse, est un fort gaillard. Il incarne la rigueur et la moralité. Il aime courir les bois, conduire sa meute de vingt chiens, et tenir son rôle, toujours accompagné de son molosse, l’impressionnant Rajah.

Le maître, lui, ne se conduit en rien comme l'exigerait son rang. Il professe des idées ultra -républicaines peu en vogue sur ces terres de chouannerie. Il multiplie les gestes déplacés. Il ramène des demi-mondaines au château. S’en suivent des courses nocturnes et nues dans le froid des corridors…Les femmes portent des traces de coups …Eugénie retrouve des lambeaux de leurs vêtements lacérés… Et que penser de la disparition d’un valet de pied et de la jeune femme qui s’était plus durablement installée au château ?

Quand Magdeleine, la fille de Lambert, devient l’objet des convoitises du pervers baron, Lambert décide de réagir. D’autant plus que son maître s’enfonce progressivement dans la folie. Il inonde de ses lettres Victor Hugo exilé à Guernesey et a pour projet de le ramener de force dans son château.

Dans le huis-clos du domaine, la tension monte. La violence, qui n’est que suggérée, est impressionnante. La peur, la folie et la mort planent. Jusqu’à une fin à la hauteur du suspense…


« Le baron fonctionne dans l’inversion totale des valeurs de son père, des valeurs sociales et sexuelles. « C’est un homme "contre" en permanence, qui se heurte aussi à une pesanteur sociale. Il ne peut se débarrasser de son statut et cette ambiguïté personnelle finit par le mettre en danger. C’est le noeud qui emporte la construction du roman. Ses pulsions politiques et sexuelles viennent par alternance. Il délaisse l’un quand l’autre prend le devant. Son affection peut se transformer en brutalité très rapidement. C’est ce qui fait sa richesse. Mais sa part d’obscurité doit demeurer. On ne peut aboutir à une clarté. A sa manière Lambert, même s’il paraît plus monolithique, est aussi poussé à faire sortir de lui une part obscure. Chacun va là où il ne pensait pas aller. D’une certaine manière, en écrivant, je suis moi-même allé dans des contrées profondes qui m’échappaient. J’ai eu le sentiment d’entrer dans une complexité de moi-même qui m’a troublé. » (François Vallejo)


Dernière édition par coline le Sam 14 Fév 2009 - 14:30, édité 1 fois
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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Re: François Vallejo   Lun 26 Mar 2007 - 20:01

Surpris, dérangé par la force de cette écriture caractérielle, caricaturale, je me suis plongé dans cette ambiance peu habituelle, avec un mauvais a priori. Resté à l’affût d’une quelconque proie littéraire sans grand intérêt, je fus étrangement happé par le récit, vivant cette aventure peu commune comme défilerai sous mes yeux les lignes d’un carnet de campagne poussiéreux.
Loin d’être attachant les personnages sont scabreux, rugueux, bruts de décoffrage.
Où est il le temps de la clémence, perdu entre deux mondes dans lesquels s’affrontent des personnes (le baron et le garde chasse) aussi têtu l’un que l’autre ?
Il leur faut à tour de rôle lâcher du lest pour parvenir un instant seulement à comprendre l’homme qu’ils considèrent si différemment comme ennemi, maître ou esclave.

Sans interruption du récit, l’écriture parlée devient langage, transcrit au présent des passés simples des cons posés, sur lie d’indifférence rapprochée. Lambert garde chasse donne cette réplique équivoque :
« les temps que nous vivons, ne sont pas des temps ».
Cet homme cru tonne des réflexions, pleines du bon sens des gens de la terre,

Extrait tiré d’une partie de chasse, à la période où le baron souhaite renverser le régime en place
« Taisez-vous, monsieur à la fin, c’est vous qui faites fuir le gibier à parler haut dans les fougères. On vous entend venir à deux lieues. Comment voulez-vous vaincre un tyran, si la plus petite perdrix rouge vous échappe sans effort ? Sauf votre respect, on n’attrape pas un Bonaparte comme une fille de l’Ouest. ».

Loin de concurrencer l’excellent « coup de fouet » de Bernard du Boucheron, François Vallejo donnent aux scènes de chasse une autre vision, une autre approche.
Pour son originalité, je vous invite à découvrir ce roman.
Pour son écriture tendue, haletante, n’ayez pas peur de vous embarquer dans cette aventure.(bertrand-môgendre).
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coline
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MessageSujet: Re: François Vallejo   Lun 26 Mar 2007 - 23:41

S'il existe des livres pour femmes...et des livres pour hommes ( la question reste posée)...j'aurais tendance à penser que Ouest est un très bon roman pour hommes! :)
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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Re: François Vallejo   Mar 27 Mar 2007 - 13:29

si ouest est un livre pour hommes, il est vraiment très mauvais au niveau des sentiments éprouvés par d'autres que ceux pour qui la violence n'est pas monnaie courante.
Je continue à recommander ce livre pour l'originalité de son écriture.
Entre hommes il reste à se rabattre malheureusement sur Jean Paul Dubois (un autre mauvais cas clinique, dont je commenterai plus tard mes impressions)
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coline
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MessageSujet: Re: François Vallejo   Mar 27 Mar 2007 - 13:53

Parlant de livre "pour hommes" (une boutade bien sûr), je pensais surtout à l'atmosphère qui me semble plus masculine que féminine...La meute des chiens...Le redoutable chien préféré ...La chasse...Le caractère sauvage du garde-chasse...celui quelque peu "sadien" du châtelain...

Je ne me suis pas sentie à l'aise dans ce roman bien que j'en ai apprécié l'écriture.
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Babelle
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MessageSujet: Re: François Vallejo   Lun 16 Avr 2007 - 20:23

Suis arrivée, dans ma lecture, à cette intersection où, lectrice peu convaincue et flouée déjà par les promesses de mille et une quatrièmes de couv., je pense laisser tomber pour passer à un autre titre.
Confirmez-moi que je ne raterai rien de la chute (j'avais aimé au départ la curiosité d'un descendant du garde chasse, lors de la réception d'une vieille photographie).
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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Re: François Vallejo   Lun 16 Avr 2007 - 20:41

babelle, quitte le grand ouest pour d'autres horizons. Tu auras tout loisir d'y revenir en d'autres circonstances. La lecture doit rester plaisir. En ce moment je suis dans le même état que toi avec l'amant en culottes courtes.
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Babelle
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MessageSujet: Re: François Vallejo   Lun 16 Avr 2007 - 20:51

Soit! Mais je n'aime pas ça...
De plus, je suis presque certaine de connaître déjà le nom de la pauvre petite mère de ce narrateur.
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coline
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MessageSujet: Re: François Vallejo   Mar 17 Avr 2007 - 0:09

coline a écrit:

D’autres que moi louangeront certainement ce livre. Il a d’ailleurs reçu le Prix Jean Giono

Il est certainement excellent mais il n’était pas pour moi !
Je me suis fait violence pour le terminer car je me suis sentie étouffer dans l’atmosphère sombre et sauvage de ce roman.

C'est ma réponse à ton questionnement Babelle... Wink
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Aeriale
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MessageSujet: Re: François Vallejo   Mar 17 Avr 2007 - 11:59

Babelle a écrit:
Suis arrivée, dans ma lecture, à cette intersection où, lectrice peu convaincue et flouée déjà par les promesses de mille et une quatrièmes de couv., je pense laisser tomber pour passer à un autre titre.

Je suis un peu dans cet état d'indécision Babelle...Comme toi je peine, du moins je peinais jusqu'à hier, comptant les pages qui me restaient et me disant que je ne m'engagerai plus dans ce genre de challenge, tout en maugréant..Sad .
Comme le dit Bertand, la lecture doit rester un plaisir, et il y a tant d'autres bonheurs à portée de main ...

Et puis, j'ai dépassé l'intersection, me suis peut-être un peu plus habituée à cette écriture étrange, voire ennuyeuse, et à présent ma curiosité a repris le dessus.
Donc à voir :?: (j'en suis à un peu plus de la moitié) ...:arrow:
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Babelle
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MessageSujet: Re: François Vallejo   Mar 17 Avr 2007 - 17:20

Notre baron révolutionnaire, à l'ouest de ses terres, vient de tirer sur son premier sanglier. Une boucherie, selon Lambert.
Il n'y a plus que les chiens pour la curée.
Mlle Berthe s'est installée au chateau.
Lambert, à propos de Magdeleine :
> "Faut pas gâter nos filles avec de mauvais compliments, faut pas. Et celle-là a encore le mérite de m'obéir, comme la meilleure chienne de race."

Coline considérait que ce roman n'aurait pas pu être écrit par une femme.
Je perçois, à travers le rythme même du récit et des évènements (aerial évoque une écriture hâchée), la même chose.
Peut-être parce que l'essentiel tourne autour des deux hommes. C'est à travers leurs confrontations que naît l'enchevêtrement du scénario.
- L'un, très abimé psychologiquement par le mépris que lui portait son père, poursuit ses fantômes à Paris où les barricades surgissent en 1848. Il en revient toujours déçu, Lamartine-même dédaigne sa compagnie. De retour sur ses terres, volets fermés, il prétend vouloir abolir les différences de classe, tout en courant dans les corridors auprès des prostituées qu'il ramène pour une nuit après avoir déchirré en lambeaux leurs vêtements.
Malgré le rappel historique des évènements parisiens, on a du mal à cerner l'enfance, l'adolescence et la première vie adulte du baron qui ne revient au château qu'à la mort de son père, 15 ans plus tard.
- La documentation historique manque (les évènements parisiens ne sont suggérés que par ses retours).
- Son profil reste flou trop longtemps : à la p. 100, on se demande encore qui est le nouveau baron de l'Aubépine des Perrières. Il ne s'intéresse ni aux terres chouanes, ni à la chasse certes, mais on ne sait pas non plus quel enseignement il a reçu, quels livres il a lus, quel intérêt le pousse à repartir vers des barricades hors de sa classe sociale, quelle perversité l'habite ou de quelle morosité il souffre.
- Lambert, serviteur, offre un portrait plus complet, simple, rustre mais clair.

Le vocabulaire, le style et l'écriture ne m'ont pas fait trébuchée.
Une écriture dans laquelle je rentre facilement.
C'est ma première lecture François Vallejo.
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MessageSujet: Re: François Vallejo   Mar 17 Avr 2007 - 20:34

babelle, j'aime bien ta manière de scanérisé le livre.
Tu as su cerner les personnages, et connaitre un sentiment suffisament particulier pendant la lecture pour que naisse en toi ce besoin de comprendre le malaise.
Je persiste à dire que Vallejo est un auteur, réussissant le tour de force de maitriser un style très particulier. Je ne connais rien d'autre de lui.
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MessageSujet: Re: François Vallejo   Mar 17 Avr 2007 - 20:39

Citation :
la manière de scanériser le livre
> j'aime bien cette image...
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MessageSujet: Re: François Vallejo   Lun 23 Avr 2007 - 19:35

Citation de l'auteur:

« Le baron fonctionne dans l’inversion totale des valeurs de son père, des valeurs sociales et sexuelles. « C’est un homme "contre" en permanence, qui se heurte aussi à une pesanteur sociale. Il ne peut se débarrasser de son statut et cette ambiguïté personnelle finit par le mettre en danger. C’est le noeud qui emporte la construction du roman. Ses pulsions politiques et sexuelles viennent par alternance. Il délaisse l’un quand l’autre prend le devant. Son affection peut se transformer en brutalité très rapidement. C’est ce qui fait sa richesse. Mais sa part d’obscurité doit demeurer. On ne peut aboutir à une clarté. A sa manière Lambert, même s’il paraît plus monolithique, est aussi poussé à faire sortir de lui une part obscure. Chacun va là où il ne pensait pas aller. D’une certaine manière, en écrivant, je suis moi-même allé dans des contrées profondes qui m’échappaient. J’ai eu le sentiment d’entrer dans une complexité de moi-même qui m’a troublé. » (François Vallejo)



Ce qui m'a particulièrement intéressée c'est cette confrontation des personnages, non seulement entre eux, mais aussi à l'intérieur d'eux-mêmes.
Le baron s'est construit comme le souligne Vallejo, contre son père, et c'est ce qui le rend si ambigü; exalté par ses idées progressistes et libérales, il ne rêve que de rejoindre Hugo à Guernesey mais se retrouve coincé dans son rôle de maître emprisonné dans son chateau.
"Les barons ont en eux les restes de leurs ancêtres,ils se croient des droits sur le petit monde .Tu peux me parler de la révolution et de la république, moi je dis que le vieux sang est encore pour épuiser la moelle des pauvres gens"


Lambert lui est simple et rude,comme la terre qui l'a vu naître.Il ne comprend pas pourquoi son baron l'encourage à s'émanciper, craint cette personnalité si complexe dont il a du mal à en percer les contours:
"On croit savoir son maître , comme on sait la forêt ,mais on ne sait rien du tout"
Le climat est à la méfiance, on s'épie ,on se redoute...

Mais Lambert, en proie aux doutes vis à vis de son maître, va devoir les taire pour rester au chateau... Petit à petit, il va sortir lui aussi "sa part obscure" pour défendre les siens et sombrer dans la sauvagerie :
" on ne gagne jamais rien à trop agacer la bête, tu le sais bienla fin elle mord"

François Vallejo par son écriture saccadée et nerveuse nous met en condition d'entrée. Au début surpris, on cherche nos repères, les voix se superposent, les temps passé/présent s'entremêlent, on est un peu désorienté.
Puis peu à peu on se fait à cette ambiance oppressante ; Il arrive même à nous faire rire quand la situation dérape et qu'elle en devient burlesque (lors des crises de folie d'Aubépine)...

Mais le tragique n'est jamais loin : le malaise va crescendo; On est pris au piège nous aussi de son récit qui ne nous lache plus jusqu'au final !
Vraiment bravo à cet auteur qui est parvenu à me capter jusqu'à la fin dans ces rapports ambigus pouvoir/ séduction sans me laisser le temps de respirer...Captivant et même très brillant!Very Happy


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Babelle
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MessageSujet: Re: François Vallejo   Lun 23 Avr 2007 - 20:28

Refermé ce w-end mon premier François Vallejo. Sans jubilation.
Toutefois, captive des cent premières pages de ce roman, il me fallait le drame, final. La faille. Le pourquoi.
Ou, comme l’évoque aerial, il me fallait connaître cette part obscure en chaque protagoniste pour m’autoriser à… refermer. Rompre.
Triste lecture. Tristes terres.
(Je n’aime pas la chasse, je n’aime pas les chiens de chasse, je n’aime pas les barons de terres chouanes).
Je garde cependant le nom de cet auteur sur mes tablettes. Une écriture correcte. Plus que cela : un style qui se fonde dans le siècle qu’il évoque, d’une classe sociale à l’autre.
Je garde les pensées intimes de Lambert choisies ci-dessus par aerial :
"- On croit savoir son maître, comme on sait la forêt, mais on ne sait rien du tout."
Un tableau superbe dans le monde clos de cette page d’histoire.
En fait, si je n'ai fait que glisser sans plaisir sur Ouest, j'ai le désir de découvrir l'auteur à travers d'autres titres.
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