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 Linda Lê

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mimi54
Zen littéraire


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MessageSujet: Re: Linda Lê   Dim 2 Oct 2011 - 13:09

A l'enfant que je n'aurai pas

Une lettre que l’on lit comme une confidence prononcée tout bas, de peur de bousculer la pensée unique.
Une lettre que l’on lit d’une traite…mais pas d’un seul souffle.
Une lettre pour toutes celles qui un jour ont entendu toutes sortes de propos sur leur non désir de maternité, pour toutes celles qui un jour se sont senties rabaissées, insultée, humiliée par des clichés d’un autre âge, pour celles qui ont fait un autre choix, et qui n’en sont pas moins femmes.
« A mesure que je mène à terme cette lettre, dont tu n’es pas l’unique destinataire, car je m’adresse aussi à toutes celles qui se sont dispensées de se conformer aux lois de la nature, je me déleste d’un poids. »

Dans un long monologue, Linda Mê s’adresse à l’enfant immatériel, celui qu’elle n’a pas eu, celui dont elle n’a pas voulu, avec une infinie sincérité, et une vérité que seul le papier autorise.
Combien d’idées reçues sur le prétendu égoïsmes de ces femmes sont encore d’actualité ? Et pourtant, derrière un refus de maternité se cachent bien souvent des souffrances enfantines indicibles, des manques affectifs flagrants. Certaines réussissent à transcender cela, d’autres ont peur, ou savent d’instinct, qu’elles reproduiront le schéma personnel.
« Déjà, à l’époque, je me jurais de ne jamais être mère, pour ne pas donner à mes enfants l’éducation que j’avais reçue. »

A une époque où, la maternité est encore, très majoritairement, considérée comme l’expression obligatoire de la féminité, Linda Lê a le courage de faire entendre une autre voix. Elle le fait, et le dit avec une simplicité qui insiste au respect et à l’humilité. A chacun sa vérité, à chacune son chemin.

Linda Lê soulève la difficulté au sein d’un couple d’assumer lorsque les désirs en en ce domaine sont antinomiques, et paraissent inconciliables.
Ce texte aurait pu être revendicatif, aurait pu être un réquisitoire féministe….il n’en est rien. Il est plein de tendresse, et d’amour pour cet enfant qui n’est jamais venu, mais qui paradoxalement a une réalité.

« Ces lignes sont une offrande, tu vogues sur un esquif en papier, mais pour moi tu n’es pas une fantasmagorie, tu existes, tu es doué de vie »
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kenavo
Zen Littéraire


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MessageSujet: Re: Linda Lê   Mar 11 Sep 2012 - 8:51


Lame de fond
Citation :
Présentation de l'éditeur
Un homme vient de mourir. Du fond de sa tombe au cimetière de Bobigny, il évoque, sur un ton qui n’a rien de tragique, mais au contraire ironique et presque joyeux, les péripéties qui ont marqué la dernière année de sa vie d’exil en France. Il n’est pas le seul à se confier. Sa femme, Lou, sa fille, Laure, une adolescente gothique, légèrement déjantée, et une mystérieuse beauté eurasienne, Ulma, se racontent aussi tour à tour, de façon comique ou déchirante. En une journée, de l’aube au crépuscule, ce quatuor exhume le passé. Il y a dans ces pages une grand-mère toute dévouée à sa petite fille, un cadre du Parti Communiste vietnamien qui n’a pas assumé son rôle de père, une ancienne hippie nostalgique des folles années soixante-dix, des personnages bataillant pour échapper aux conventions, mais tout, finalement, tourne surtout autour du séisme qui a provoqué un bouleversement dans le quotidien d’une famille jusque-là sans histoire.

Il y a plusieurs années que j’avais tenté d’aborder cette auteure via Les trois parques. Même après 3 essais je ne suis pas arrivée à surmonter la page 40. Mais puis il y a eu À l’enfant que je n’aurai pas et Lettre morte. Tout d’abord des textes très courts (66 respectivement 92 pages) et des sujets assez personnels. J’ai découvert une écriture très soignée et un talent d’écriture qui m’a donné envie de tenter à nouveau un autre livre d’elle.

Quand j’ai vue qu’elle faisait partie de la rentrée, j’avais noté sans pour autant vouloir me précipiter. Mais puis j’ai lu sur un site internet (et j’ai tenté de retrouver la source, impossible) ou on disait qu’on n’aimait vraiment, mais vraiment pas, cette auteure, mais ce livre faisait partie de leurs coups de cœur de la rentrée... voilà tout pour m’intriguer... quand on n’aime pas du tout et qu’on est capable de revenir sur un jugement et laisser parler le texte, je voulais voir pour moi-même.

Le fait qu’elle se trouve dans la première sélection pour le Goncourt m’a donné envie de lire ce livre tout de suite.

Hm… difficile de suivre le jugement pour ‘coup de cœur’ et la sélection. Certes, c’est un bon livre, bien écrit et pas inintéressant, il y a même des passages sublimes et vraiment extra. Mais, à mon avis elle perd son souffle en cours de route et je me demande si elle ne serait pas meilleure dans une forme plus courte.

Presque 300 pages pour donner voix à quatre personnes lors de quatre chapitres (Au cœur de la nuit, Aube, Midi, Crépuscule). Malheureusement à mon avis elle avait déjà raconté tout à la fin de l’Aube. Par après il n’y a rien de nouveau… ou disons, pas autant que cela donne raison à 150 pages en plus. Et au plus tard en arrivant au Crépuscule je me suis vraiment ennuyée. Ce qui est dommage parce que j’aime vraiment son écriture, son histoire, sa façon de raconter.. mais hélas, elle m’a perdu un peu au milieu du livre…

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Abderrazak
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MessageSujet: Re: Linda Lê   Jeu 6 Nov 2014 - 14:02

Lame de fond - Linda Lê


J'ai lu l'avis de kenavo et je n'ai rien à ajouter de plus ou presque. Le livre commence en fanfare si j'ose le clamer, et s'achève à bâtons rompus, en rayons de roue. 4 voix se succèdent (ce qui est un exercice jamais facile pour un écrivain), et là encore ça s'emberlificote au fur et à mesure. Ceci dit, il y'a un talent d'écriture, des personnages triés, encadrés, célébrés avec une minutie de style, de détails, de petites folies comme ça... Ces personnages, hauts en couleurs, tout au début du moins, se décharnent dans une trame un peu trop inconsistance à mon goût. Néanmoins j'ai flashé sur le style de l'auteur et j'avoue que je suis tenter d'retenter, peut-être des textes plus courts comme j'ai lu dans le commentaire de kenavo. Pour finir, je suis plus intrigué que déçu même si j'ai lâché ce livre au bout de 175 pages, c'est peut-être que la substance est plus mielleuse, lumineuse que cette synthèse romanesque un peu trop capitonnée.
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